Mon Bilan Sportif de 2019: Marathon de Tokyo, Ironman 70.3, Trail…CCC, Cortina.

Hi,

J’espère que  vous allez bien ? Comme l’an dernier… ou chaque année, j’avais très envie de vous partager mon bilan sportif de 2019.  Il est moins dense que 2018 car j’en ai moins fait, par choix ou par défaut. Je vais me répéter par rapport à mes bonnes résolutions mais l’achat, la rénovation puis l’emménagement dans notre maison nous a pris beaucoup de temps (surtout entre avril, mai et juin,..). Résultat, on a dû choisir entre rénover ou participer à une course. On ne rénove pas une maison, notre premier

J’ai bien entendu essayer d’éviter de me répéter entre les comptes-rendus de course que je vous ai déjà publié (j’ai fait un récapitulatif en fin d’article). Alors prêts ? Rapprochez une petite tasse de thé ou un grand verre d’eau #teamsportif, on rembobine l’année. Avant de me lancer, j’ai relu celui de l’an dernier et les envies que j’avais. Contrairement à 2018, j’ai essayé, tout au long de 2019, de mieux vous partager les fameux les “à-côtés” de mes courses. Auparavant, je publiais le compte-rendu, tadaaaa regardez ma jolie médaille sans vous partager tout le travail, les entrainements, les remises en question, la préparation, les doutes, les émotions que je pouvais traverser auparavant. J’espère clairement continuer en 2020 car je privilégie de plus en plus l’expérience du chemin parcouru à la destination visée (même si atteindre ce niveau ou vivre ces courses demeurent très unique).

Comme l’an dernier, je vais rentrer dans des détails que je n’ai pas abordés. Le but est vraiment de vous ouvrir un peu mon coeur, mon moral sur chaque course, peut-être que mes réponses vous surprendront peut-être par rapport à ce que je pouvais dire il y a quelques années. Mais tant mieux. On change tous 😉

Voici la version vidéo, et juste après l’article 🙂 (un peu plus complet et structuré):

Un désamour de la course sur route au profit du trail:

Oui hop je lâche ça ici. Je n’aime plus trop courir sur route. C’est pour ça que cette année, je n’ai pour l’instant pas pris de dossard pour un marathon. ce sera la première année sans marathon au printemps ! Résultat, depuis le début d’année, j’ai dû mal à me motiver à courir, je préfère pédaler et nager…et enfin retourner à la salle de sport. C’était une de mes résolutions, je commence donc plutôt bien 😉 Je crois qu’à force de manger des descentes, des montées, de voir de beaux paysages, de savourer le calme des chemins, de ne pas avoir mes articulations aussi traumatisées que sur route… j’ai dû mal à prendre du plaisir sur le béton. Je me sens un peu étouffée et je m’ennuie de plus en plus vite. Pas grave vous allez me dire. C’est une période, faut je fasse avec mais je préférais être honnête avec vous et c’est normal de voir sa pratique évoluée, changée ou se diversifier. En 2019, je me suis fait plaisir dans ce sens, quasiment que du trail.

Je me dis, heureusement que je pratique d’autres sports qui m’évitent cette sensation d’impasse. Je crois cela dit que chaque mois de janvier pour moi rime avec démotivation en running. Oui oui ça m’arrive à moi aussi. Mais dans le cadre de ce bilan, clairement, je n’ai réalisé qu’une course sur route et ça me convenait très bien…! En 2020, sans surprise, ce sera pareil, du trail et du triathlon/ velo 😛

Quelle est LA course la plus dure ?

J’ai vraiment bien réfléchi et pour faire suite au paragraphe ci-dessus et je crois que moralement et physiquement, c’est bien le marathon de Tokyo, que je considère comme LA plus dure de mon année. Les fractionnés… je n’y prends aucun plaisir, j’ai le ventre noué avant de me lancer et …. oui ça me saoule lol. Je m’y suis collée car, j’apprécie tout de même de progresser et surtout d’aller battre des records. Cependant, je trouve que je n’ai plus l’envie actuellement de suivre ces préparations, déjà l’an dernier, j’ai ressenti cette lassitude, ce “bon j’y vais parce que je veux faire ça” mais dans le fond… je n’avais qu’une hâte: l’arrivée du printemps, de la fin de la chasse pour aller gambader en garrigues.

Au-delà de la préparation, j’ai passé 4h SOUS LA PLUIE… pas une petite pluie fine, mais des sauts d’eau ! Donc, entre la préparation qui ne m’a pas passionnée, la course dans des conditions horribles, oui le Marathon de Tokyo a été difficile. Alors, je sais, j’ai préparé la CCC, donc 101km … je me suis fait des entrainements bien plus longs et “durs” physiquement qu’un fractionné mais…J’ai l’impression de connaître mon corps, je sais où il peut aller, je savais que je pouvais boucler ce marathon ET qu si je suivais bien la préparation, je pouvais aller chercher mon record. Résultat, ce n’est que mon mental qui en prenait un coup à chaque séance. “Pourquoi tu le fais ?” pour ce record. Bof, je crois que la vitesse ne m’attire plus. Je n’ai rien à prouver ni à me prouver car ce qui m’épanouie maintenant c’est de faire du “longue distance”. Moralement et en terme de motivation, j’y ai laissé plus de plumes que pour toutes mes autres courses.

Je suis quand même fière de me dire, que 2 après ma fracture de fatigue, j’ai pu retourner sur marathon et enfin boucler la distance en 3h42, ne pas rencontrer un mur et ne rien lâcher en vitesse. Ce n’est juste plus ce qui me fait vibrer en sport 😉

Mais la bonne nouvelle ? Le Marathon de Tokyo a levé la malédiction de mes courses aux conditions météo pourries. Depuis 2 ans, si vous vous souvenez, je n’avais que de la pluie, du vent…. TOUT sauf le soleil (enfin sans la canicule, car ça aussi j’ai testé). En 2019, j’ai eu beaucoup plus de chance ! YOUPIE

Un coup de coeur confirmé pour le vélo:

Même si j’en ai moins fait qu’en 2018, je trouve que cette année m’a permis de progresser et de renforcer des acquis. Je me suis améliorée (je roule plus vite !). Je m’étais promis de continuer à rouler chaque hiver, je tiens le coup malgré le froid. Je prends énormément de plaisir à rouler (en dépit des voitures…), à me challenger… Tant et si bien que j’ai eu assez confiance en moi pour me lancer dans l’aventure de l’Etape du Tour. Pendant longtemps, je me croyais incapable de boucler cette course. Je ne m’y voyais même pas participer. Cette année, je l’ai fait ET j’y retourne en 2020. J’ai certes fait moins de volume en terme de kilomètres, car je n’ai pas préparé d’Ironman (ce qui implique BEAUCOUP de kilomètres), j’ai réalisé par contre autant de sorties, plus de dénivelés. J’ai réellement progressé, surtout en velo de montagne, malgré ma peur incontrôlable des descentes.

J’aimerais tellement continuer à m’améliorer, aller plus encore plus vite, rouler plus souvent en groupe et surtout ne plus avoir peur en descente justement. Je rêve aussi de faire un voyage à velo… et de continuer à emporter autant que possible mon vélo en voyage pour en profiter et découvrir plus lentement une région 😉 On essaie autant que possible d’avoir nos vélos dès qu’on se déplace en France, en Espagne ou en Italie.

Enfin, en 2018, j’avais peur de ne jamais réussir à trouver le bon équilibre entre le triathlon et le trail. Au final, même si en 2019 je n’ai pas participé à un Ironman (en 2018, c’était Barcelone), je crois avoir trouvé un bon équilibre. Ce qui m’a permis de garder un bon volume de vélo pour m’améliorer aussi en trail. Faire du dénivelé à vélo pique autant qu’à pied mais est beaucoup moins traumatisant. J’aime ce fonctionnement et j’espère le poursuivre en 2020.

J’aimerais aussi encore partager  avec vous ma passion pour le velo, quasi absente de mes réseaux sociaux. J’aimerais montrer à d’autres femmes que c’est un super sport…mais aussi plus m’engager sur la sécurité routière. Mais c’est une autre histoire.

Et le mental ?

La motivation n’est pas quelque chose qui me manque en général. J’ai toujours envie de bouger et d’être dehors, en nature. Comme tout le monde j’ai des jours avec et des jours sans. Cette année, j’ai juste ressenti un peu de lassitude en fin d’année et en début d’année. J’aime la régularité, j’ai besoin de la routine. ça me rassure dans mon quotidien, dans mon travail, qui n’a jamais de routine. Chaque jour est différent, sauf pour le sport ;P Forcément, je peux tomber dans un cercle de lassitude à force. C’est pourquoi, j’essaie de me trouver des challenges pour me stimuler et ne pas perdre de vue le “pourquoi” je le fais. LA réponse est invariable le plaisir. Par contre, je dois le reconnaître, à force de privilégier le plaisir, j’ai dû mal à m’imposer cette séance de fractionnés maintenant… qui ne me plaisent PAS DU TOUT. C’est quelque chose je ne sais pas si je vais travailler dessus ou pas…

Faire les entrainements que je fais n’est pas venu du jour au lendemain. C’est progressivement que j’y suis parvenue, qu’ils sont devenus des “routines”. Tout comme un jour courir 10km me semblait le bout du monde, maintenant, c’est le minimum d’une séance de running. Le mental se construit de la même manière, brique après brique, course après, défaite après victoire.  Je crois que ma plus grosse défaite, a  été ma fracture de fatigue (souvenez-vous). C’était il y a bientôt 3 ans maintenant, mais j’ai l’impression que c’est toujours dans un coin de ma tête. Je me dis toujours si la motivation manque : souviens toi quand tu ne pouvais pas. Je peux, alors j’y vais.

Moins mais mieux:

J’ai finalement accroché PEU de dossards cette année. Avec l’achat de la maison, les rénovations, le déménagement, pas mal de projets professionnels dont le Dubndidu Atelier… quelques beaux évènements familiaux, ce fût des mois chargés professionnellement et personnellement, ce qui implique moins de sport.

Je ne m’en plains pas car les courses auxquelles j’ai participé, j’ai pu bien…mieux les préparer. J’ai battu mon record sur la distance Ironman 70.3 en juin puis à nouveau en novembre.  Chaque weekend n’impliquait pas un déplacement à droite à gauche. Ça fait du bien. A une époque, c’était CHAQUE semaine, un dossard… c’était cool mais épuisant. En 2019, je devais m’épuiser ailleurs qu’en transpirant.

Progresses-tu toujours ?

Oui. Mais contrairement en 2018 où je qualifiais mes progrès dans la résistance et mes capacités à encaisser de gros entrainements et des longues courses, en 2019, je suis revenue sur la qualité. J’ai bien progressé en natation, en vélo, en course à pied… côté vitesse mais en ne m’imposant pas non plus des séances de folie, voire même pas du tout. Je suis une fervente de l’endurance fondamentale et des entrainements croisés. J’essaie d’optimiser tout ça pour ne JAMAIS mettre les pieds au stade pour du fractionné 😛 Je crois que nous progressons tous, il faut juste se fixer des objectifs et voir si on les atteint. C’est ainsi que je constate mes progrès : en trail, en triathlon.

J’avoue aussi que je jauge mes progrès à mes courbatures d’après course. Je n’en ai quasiment eu aucun cette année, j’ai été embêtée que 24h-48h après la CCC. Matthieu dit que je devrais me pousser plus car si je n’ai pas de courbature, c’est bien que j’aurais pu mieux faire. Moi je crois plutôt que mon corps était prêt et qu’il est prêt à bien récupérer aussi 😛

Quel trail as-tu préféré en 2019 ?

Alors, c’est vraiment une question de goût et je ne souhaite fâcher personne mais je préfère les paysages que m’a offert le trail dont je rêvais: Le Cortina… au coeur des dolomites.  Je suis AMOUREUSE des Dolomites et du Sud Tyrol. Même si, c’est clair que les paysages des Alpes ou du trail des Passerelles étaient magnifiques, j’ai des souvenirs uniques de la CCC mais… je préfère l’Italie.

D’ailleurs, sans surprise pour vous, j’y retourne en 2020 pour la 3eme fois ET avec Pippa !!

Quelques petites réponses bonus:

Les conditions de course en 2019 étaient-elles meilleures ? Comme vous le savez, j’aime bien en rire, mais pendant 2 ans, je n’ai quasi eu que des courses avec des conditions météos HORRIBLES, c’était une vraie malédiction. Heureusement en 2019, hormis le marathon de Tokyo, tout était parfait 🙂

Quelques statistiques: 9600km de vélo, 3200km à pied, 500km de natation, 332h de yoga, 100h de fitness…

Quelle discipline du triathlon préfères-tu pratiquer ? Le vélo…. même si j’adore nager et courir 😉

Ce dont je suis le plus fière en 2019 ? la CCC bien entendu… mais surtout de continuer à mener à bien, sans blessure, plusieurs préparations sur 2 disciplines différentes (trail et triathlon)

Combien de pot à de chocolat à tartiner tu as consommé et d’Orangina ? J’aime tellement ça quand je suis en préparation, vous avez dû le remarquer… mais je ne compte SURTOUT pas.

Mes comptes-rendus de 2019 à découvrir ou relire si vous vous aventurez sur ces distances ou mêmes courses :

Et vous, quel est votre bilan sportif 2018 ? vos succès, échecs ? Dites-moi tout 🙂 ! Bon, j’essaierai de vous préparer un article objectifs 2020 et surtout comment on s’organise avec Matthieu pour conjuguer nos envies (et nos vies de couple lol)

@ très vite et merci de me suivre !

Ne vous arrêtez pas là !

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3 réflexions sur “Mon Bilan Sportif de 2019: Marathon de Tokyo, Ironman 70.3, Trail…CCC, Cortina.”

  1. Merci pour ce bilan sportif Anne ! Le trail est une si belle discipline, je comprends que tu ressentes une lassitude avec la route après plusieurs années 🙂

  2. Coucou Anne,
    J’ai rencontré mon copain car nous pratiquons le même sport : le triathlon. Seulement, nous avons 10 ans d’écart… et donc une expérience différente dans ce sport.
    Lui s’entraine pour son 3ème IM. Il me dit qu’ensuite il arrête cette distance car ça prend trop de temps d’entrainement.
    Moi je n’ai pas encore fait cette distance mais j’ai pour idée de l’expérimenter au moins 1 fois.
    Du coup il me dit : Ca veut dire que tu vas aller t’entrainer longtemps sans moi, que je vais rester tout seul etc etc
    C’est pas super égoïste de sa part sérieux ?

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