Compte-rendu: Marathon de Tokyo 2019

10 mars 2019 - Running - 5 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ! Il y a pile poil 7 jours, je prenais le départ du marathon de Tokyo et aujourd’hui, je suis vraiment contente de pouvoir vous partager mon compte-rendu car ce fût 42km assez épiques …

Tout d’abord, j’ai eu la chance d’être invitée par Asics en novembre dernier à prendre part à une expérience assez unique puisqu’il s’agissait de certes participer au marathon de Tokyo mais surtout de tester en avant première la paire que j’ai donc porté le jour-J: la nouvelle Meta Ride qui était gardée secrète jusqu’à 48h avant la course !!

Le Marathon de Tokyo fait partie des 6 majors. Tout comme New-York ou Londres, il est assez difficile de pouvoir y participer puisque l’inscription passe par un tirage au sort. Les chances sont très minces mais pas impossible. C’était donc une énorme opportunité, mais risquée car je n’ai reçu la paire que fin janvier pour pouvoir l’apprivoiser. Je vous le dis souvent mais, comme Cendrillon, nous avons chacun des pieds différents et de fait, des souliers différents plus ou moins adaptés. C’était donc aussi un pari pour la Meta Ride bien que rien ne m’a été imposée. Je vous partagerai plus loin mon avis sur la paire car je sais que vous avez été nombreux.ses à me demander.

Bref !! Retour sur Tokyo car après une préparation express de 8 semaines, j’ai quand même battu mon record et réalisé un temps que je n’aurais jamais imaginé atteindre !

Comme toujours maintenant, vous avez une version video du compte-rendu ET l’article juste après 😉

Je ne vais pas vous reparler du weekend, cet article par-ici >> est là pour ça.

Retrait du dossard
J’ai préféré aller retirer mon dossard le vendredi car je savais que le samedi, l’affluence au salon allait être très importante. Bon, honnêtement, c’était aussi noir de monde mais l’organisation était tellement au carré que je n’ai jamais attendu pour aucune étape.

Au début, on vous équipe d’un bracelet à code barre qui permettra le jour-j de vous donner accès à la zone de départ, une petite photo pour des raisons de sécurité puis direction le retrait plus traditionnel du dossard qui est justement très très gros lol. Forcément, j’ai un soucis avec le mien qui est enregistré chez l’homme et non la femme. Panique côté japonais pour savoir que faire. Au final, après quelques minutes d’attente on me le remplace, je refais un bracelet, une photo puis je peux aller retirer le petit t-shirt du Marathon de Tokyo qu’on me glisse dans un joli sac en tissu PLEIN de prospectus qui termineront… à la poubelle.
Je remarque que sur les 22 stands de retrait de dossard, seulement 2 sont « consacrés » au étranger. Ce qui est cool pour les japonais, ça reste un marathon « local ». Les volontaires sont très nombreux. Bon, je l’ai déjà pas mal dit mais la majorité des japonais ne parle pas anglais, ceux qui parlent cette langue, ou d’autres, sont bien matérialisés pou donner un coup de main  !

Ensuite, il faut sortir de ce village en traversant littéralement chaque stand. Je craque forcément à celui d’Asics pour 2 t-shirts Marathon de Tokyo un peu plus sexy que celui de l’organisation. J’en prends un pour Matthieu et un pour moi. Il ne reste quasiment plus de taille, plus de modèles alors que l’exposition a ouvert la veille. On fait la queue à la caisse comme à Disneyland, c’est un peu la foire d’empoigne sur les dernières tailles mais ça reste dans un calme assez étrange.
Enfin, ça c’était jusqu’au passage dans le village running en lui-même où les vendeurs hurlaient plus fort les uns que les autres pour attirer le runner qui piétinait à la queuleuleu entre les allers. J’ai un peu moins aimé cette partie-là, asphyxiée par la foule…heureusement qu’il y avait des mascottes bien kawaï;)

Samedi soir :
Après un bon repas de sushi/maki (c’est un peu ma tradition personnelle d’avant course, je trouve ces plats plus sympa que la traditionnelle pasta party lol), direction la nuit la plus courte de ma vie. En fait, j’ai hyper bien dormi dans la nuit de vendredi à samedi, malgré quelques réveils, j’ai toujours réussi à retrouver le sommeil. Je me suis arrangée une belle sieste l’après-midi même, peut-être un peu trop longue mais je n’aurais jamais cru être autant empêchée de dormir.

Avant de me coucher, je prépare ma tenue et c’est difficile de prendre une décision car la météo s’annonce catastrophique… : pluie, pluie, pluie, un bon vent glacial et une température pas hyper sympathique. Je sors donc mon kway que j’avais pris en mode plan C…D (souvenez-vous de l’organisation de ma valise), je glisse aussi une sous-couche d’hiver sous le t-shirt que je devais porter « sans rien ». Le reste de la tenue ne bouge pas : short 2 en 1, chaussettes de compression et mes baskets meta ride sur lesquelles je noue la puce du marathon.

Dans ma flipbelt, je mets mes ravitos : 2 pâtes de fruit, des amandes caramélisés et 3 pompotes. Au final, je replacerai les pompotes dans mon kway pour laisser un peu de place à mon téléphone et aussi pour des questions de sécurité niveau aquatique. La flipbelt n’est pas waterproof, déjà que je me doute un peu que mes doigts ne vont plus être très coopératifs passer 10-15km pour ouvrir les emballages, alors s’ils sont trempés >_< lol

Je m’endors vers 23h… et me réveille à 1h30 du matin, sans pouvoir me rendormir avant le réveil que je vais programmer à 5h30. Je crois que lorsque l’on participe à un marathon à l’étranger, on considère mal le jetlag. Avec Los Angeles, j’avais pleinement conscience de cette difficulté que ce soit du côté sommeil que digestif. À Tokyo, le digestif reste endormi une partie de la journée, c’est-à-dire que le toilette du matin en France, vient plutôt en soirée. Pas d’inquiétudes de côté-là, par contre, je ne pensais pas NE PAS pouvoir dormir du tout la veille du marathon. Est-ce que la sieste était une erreur ? Oui… mais est-ce que j’aurais mieux dormi la nuit, peut-être… peut-être pas. Dans ce dernier cas, heureusement que j’ai eu cette sieste pour compenser le sommeil car se presenter à un marathon avec 2h30 de repos, je ne le conseille à personne lol.

Honnêtement, j’ai tout essayé pour me rendormir : méditation, yoga. Rien n’y faisait, mon corps était déjà sur la ligne de départ. Je me lève donc à 5h30 pour me badigeonner de crème anti-frottement avant de m’habiller, me coiffer et aller petit-déjeuner. Foutu pour foutu, je décide de prendre un petit-dej plus habituelle : muesli et fruits. Avant course, je mange plutôt du riz tout simplement là, j’avais envie de ça. Mon corps ne veut pas dormir, veut manger du muesli aux myrtilles bah, OK yolo lol

Nous partons de notre hôtel à 7h en bus pour la zone de départ. Il faut savoir que plusieurs rues adjacentes à l’avenue du départ sont bouclées pour accueillir les participants. Il pleut déjà. Je suis désespérée ;( mais il faut bien y aller, je n’ai pas suivi toute cette préparation pour rien.

Je quitte l’équipe Asics, je passe mon bracelet/badge pour pénétrer dans la zone. Des bénévoles fouillent mon sac et c’est parti pour 30min à: faire la queue pour faire pipi sous un pont au sec, faire pipi en apnée, me changer = retirer mon jogging, mon gros pull, tout remettre dans mon sac, mettre le pull que je donnerai au départ qui était sensé me protéger du froid sous un magnifique soleil de printemps.  Le soleil il est…dans mon coeur. Mais ce n’est pas ça qui tient au sec. Je dépose mon sac au camion. Il faut savoir que la départ ET l’arrivée du Marathon de Tokyo ne sont pas au même endroit. Je vous conseille vivement de faire une consigne car, au-delà de l’état dans lequel on se trouve, le départ n’est pas immédiat. Cela m’a permis rester au chaud et au sec jusqu’à 8h30 (départ vers 9h10).  Enfin à l’arrivée, j’ai pu me remettre au sec et au chaud rapidement tout étant présentable pour prendre le metro. J’étais assez mal à l’aise à l’idée de prendre le metro en couverture de survie toute sale, ce n’est pas vraiment quelque chose qui se fait ici je trouve. Chaque japonais se changeait après le marathon.

BREF, on n’est pas encore là.

Honnêtement, tout est hyper bien organisé ET clair malgré le nombre de coureurs. Je me glisse dans mon sas en douceur. En fait, l’atmosphère est un mélange de silence tranquille et de musiques rock’n’roll japonaises. Tout le monde est très respectueux de chacun, personne ne pousse, pisse dans un coin du SAS, cherche à remonter absolument pour mieux se placer, pousse pour rejoindre X ou Y, crache. Nop nop rien de tout ça, même les petits déchets de dernières minutes sont rapportés directement dans les mains ou poubelles tenues par les bénévoles. Je le souligne car je n’ai jamais vu un marathon AUSSI PROPRE. Tous les coureurs, moi y compris, trop honte de lâcher un papier et passer pour la connasse qui ne respecte pas les règles, donnaient leurs papiers, emballages, gobelets aux bénévoles attitrés avec des poubelles, des gants « ventouses » pour bien tout attraper. C’était…fou mais tellement normal en fait.

Le départ est donné à l’heure après que l’hymne national est échangée ET repris par de nombreux coureurs japonais. Rien que de vous l’écrire ça me donne des frissons tellement c’était solennel et vibrant d’être 38000 et des milliers sous la pluie à avoir froid sans se plaindre en silence, chanter. Oui car pour tout vous dire, je tremblais de froid avec le départ, mon pull était trempée, heureusement mes sous-couches étaient bien protégées par mon kway, mes baskets étaient encore au sec.

Je passe la ligne 10min après le départ officiel environ. Je laisse mon pull dans un bac prévu à une association et je lance ma montre. L’ambiance est déjà FOLLE dès le début. Je n’ai jamais vu autant de monde venu voir des gens souffrir courir 42km. Ils hurlent, ils saluent, ils nous sourient. J’avais le cliché culturel des japonais plutôt réservés… bah je me suis bien gourée. C’était dingue cette atmosphère et je dois vraiment ovus le dire qu’elle m’a porté tout au long du marathon.

Il y avait tellement de monde que c’était impossible de lâcher l’allure. Il y avait tellement d’encouragements, de sourire, de cri pour moi, pour les coureurs qu’on ne voulait pas décevoir, faire mine de ralentir. Je crois que ça a totalement joué dans ma performance car je le dis bien, il n’y a JAMAIS eu de vide dans les encouragements, il y avait des spectateurs PARTOUT, des animations très régulièrement. C’était… oui de folie. Je n’ose même pas imaginer s’il avait fait beau !

Car oui, il a plu du début jusqu’à la fin. Les coureurs qui étaient partie avec leur poncho en plastique l’ont gardé jusqu’à l’arrivée. Je n’ai JAMAIS retiré ma capuche qui n’a pas bougé d’un pouce de ces 42km et heureusement car le reste était trempée lol.

De 0 à 10km, nous sommes sur globalement une longue ligne droite. Le parcours du Marathon de Tokyo est en fait en 3 parties. Enfin, moi je l’ai divisée ainsi dans ma tête: 0 à 10k, 10-30km puis 30km à 42. Cette ligne droite était assez agréable pour se lancer car je dois dire que, même si les japonais sont disciplinés, par contre, soit je me suis largement sous-estimée (ok un peu par rapport au résultat final mais quand même), soit ils se sont largement sur-estimés. J’ai passé bien 5-7km à doubler…slalomer entre les coureurs. Et au Japon, on se respecte tellement qu’on ne se touche pas. Pour doubler, faut ruser et beaucoup tendaient leur bras en avant pour passer. Bah c’est ce que je n’ai pas arrêté de faire tout en m’excusant dès que j’effleurais un bras.

Je savais que ma montre allait déconner. Si vous avez déjà couru dans de très grandes villes, sur de grandes avenues bordées de très grands buildings, le GPS a tendance à devenir un peu fou. Dès le départ, je cherche à retrouver l’allure que j’avais préparé à l’entrainement (5min20/km), sauf que je vois bien que ma Garmin a dû mal à bien me suivre: sur-estimation de la distance parcourue par rapport au parcours officiel, impossible d’avoir un calcul réel de mon allure.

Bah résultat, je pars au feeling et je vais passer TOUT le marathon à faire des maths dans ma tête pour essayer de calculer mon allure, mes temps de passages exacts. Sauf que je suis nulle en maths, surtout quand j’ai froid et que je suis mouillée lol. Donc je tiens cette allure qui me semble bien: rapide sans être intenable en terme de cardio. Je me dis que globalement je dois être dans les clous. Je me questionne quand même pas mal: est-ce la bonne allure, est-ce que je peux bien la tenir jusqu’au bout ?

Sous ma capuche, j’écoute ma musique. Je m’étais préparée une petite enfin une grosse playlist pour le marathon (à retrouver ici>>). Mais je suis quand même tenue par les encouragements. Honnêtement ce marathon est hyper bien organisé dans chaque détails. Les ravitaillements en eau sont hyper bien placés, sur plusieurs centaines de mettre vous avez la chance de boire. Les volontaires viennent vraiment à votre rencontre pour vous les donner. Il y en a très souvent par contre, il n’y a des solides qu’à partir du 25eme km, auparavant c’était de l’eau ou une boisson sucrée. Personnellement, je le savais , je l’avais anticipé mais je le précise car à l’étranger, c’est souvent comme ça 😉

J’ai donc pris ma propre nutrition: J‘ai mangé dans cet ordre: 30min avant le départ une banane puis 7e km:pompote 1, entre 12 et 15km pompote 2, 21km pate de fruit, 26eme km clémentine puis 28eme km pompote, enfin 33eme une demi pate de fruits. Je prenais de l’eau à chaque ravito. J’ai arrêté de me ravitailler après le 35e km.

Enfin, le parcours est un parcours conçu pour faire un record, il est quasi plat. Vous enchainez quelques faux plats montants/descendants, mais les lignes droites permettent vraiment de tenir l’allure. Le seul gros challenge est ces aller-retours sur plusieurs portions de route (entre 15 et 28km puis 30-41km). De mon côté, cela m’a bien motivé sur le premier aller-retour: voir le semi de l’autre côté, je me projetais, je me disais que je voulais vite atteindre ce point. De même, cela permet de croiser les premiers voler lol !

Par contre entre 30-41km, ça m’énervait car j’avais cette sensation de m’éloigner de cette ligne d’arrivée. Je voyais les panneaux « 4km to go » alors que de mon côté de la route c’était seulement que 32-33km de fait !

Honnêtement, j’imagine qu’à chaque Marathon, je me dis que je vais refaire le monde dans ma tête. Et bien je crois que celui-ci est le premier où je n’ai strictement RIEN fait du tout dans ma tête à part COMPTER pour savoir si je respecte cette fichue allure et me motiver par des petites phrases :

  • Vas-y, tiens le coup
  • T’es une ironwoman ou bien?
  • Ne lâche pas l’allure
  • C’est maintenant
  • C’est bien ce que tu fais
  • T’es bientôt dans les « dizaines » (je décompte les km lol)

Bien entendu, j’ai eu des douleurs fantômes à ma fracture de fatigue. Jamais elle ne me laissera tranquille ! Je lui ai dit de la mettre en sourdine car clairement, je m’étais écoutée, je m’étais reposée, je m’étais bien entrainée, je n’avais pas de douleurs, RIEN nada, je ne pouvais pas me blesser à Tokyo (puis il y avait trop de japonais qui me regardaient pour ça arrive). Par contre, à cause de la pluie et du vent qui s’engouffrait souvent de manière violente dans les rues, les buildings pour venir nous geler sur place, j’ai commencé à avoir les cuisses qui tétanisait. Vous savez, quand on a froid, on ne sent plus trop ses doigts, ils sont rouges, insensibles. Là c’était pareil, sauf que moi je courais avec ces cuisses. Je les voyais devenir de plus en plus rouge en courant. J’avais une gêne sans que ça me fasse mal. Je craignais juste d’avoir des poteaux à trainer sur les derniers kilomètres à cause du froid ressenti.

Vous allez me dire ? MAIS QUELLE IDEE de courir en short quand il pleut… et bien nos vêtements de sport absorbent tout, y compris la pluie. Je vous laisse imaginer le poids d’un leggings après 42km sous la pluie ET le ressenti du vêtement froid avec le vent. Je préférais avoir des cuisses gelées qu’un leggings. Côté frottement, la pluie a fait gonfler mes doigts de pieds, j’ai eu mal au niveau de ma brassière, entre les cuisses mais rien de bien grave, surtout rien par rapport à ce que j’imaginais possible d’avoir avec la combinaison pluie/marathon.

Tout cela pour vous dire que, OUI faire un marathon sous la pluie c’est horrible, c’est chiant mais j’étais tellement concentrée sur tout autre chose : tenir mon allure, ne pas avoir mal, bien me ravitailler et arriver sur cette ligne d’arrivée, qu’au final, on fait vite abstraction (enfin sauf pour éviter les flaques par-terre ou de glisser sur les bandes blanches).

J’ai fait abstraction, je suis restée hyper concentrée dans ma course, j’ai kiffé le parcours, les animations, les petites découvertes de Tokyo puis entre 30 et 40km, j’ai serré les dents, j’ai attendu ce mur qui n’est jamais venu, j’ai attendu que mes jambes ralentissent, mais ce n’est jamais venu, j’ai attendu plein de chose, toutes ces choses qui me sont déjà arrivées durant mes autres marathons: moral qui flanche, douleurs, perte totale d’énergie, pleurs…Rien.

Il n’y avait rien qui m’empêchait de garder le rythme. Attention, je dis pas que j’étais aussi fraîche qu’au départ, j’ai du redoubler d’efforts pour continuer à maintenir l’allure mais j’y arrivais, j’y suis parvenue. Les encouragements, notamment de Manu qui se reconnaitra, vers la fin ne sont pas innocents.

Je passe le 41eme km et là nous entrons dans une longue avenue bordée de milliers de japonais qui hurlent qui brandissent des pancartes. J’accélère comme une folle en me disant que la ligne d’arrivée est au bout (je ne l’ai pas précisé MAIS oui une capuche limite beaucoup les mouvements de tête et donc la vision lol). Nan nan elle n’y est pas, un dernier virage et elle est là. Elle n’est pas imposante et en réalité la vraie ligne d’arrivée est matérialisée au sol 4-5m avant. Résultat on passe ces tapis et on se dit » oh beh déjà finalement » !

3h42min !!!!

J’ai envie de pleurer puis j’ai tellement froid d’un coup, je suis tellement trempée que je me contrôle lol. Mais purée !!

Je portais:  Veste Gore, Top, Brassière, short 2 en 1 et mes Asics Meta Ride

Je vous passe mes couinements durant les 5km que j’ai du faire en tout (bon ok j’exagère) entre la ligne d’arrivée, la serviette, la couverture de survie, la médaille, le sac de ravitaillement, la sortie des sas, la marche… la traversée du Japon jusqu’à récupérer mon sac pour me changer. Je rigole mais mes mollets hurlaient de crampe, j’étais frigorifiée donc mes jambes ont moins bien apprécié ce long parcours qui… je suis en vrai ne devait être que de 500m, mais c’est compliqué de parcourir beaucoup plus après 42km sous la pluie. Heureusement, les sourires des volontaires m’ont fait ravaler mes envies de râler lol. Puis de toute manière, il fallait bien aller chercher sac pour me changer avant de filer fêter ça après un bon bain chaud !!!

Petit avis sur la Meta Ride:

C’est avec cette paire innovante que j’ai pu réaliser toute la seconde partie de la préparation du marathon ET courir le marathon avec. Alors non, elles ne sont pas water resistant mais l’empeigne est très confortable. En fait les deux maîtres mots de la basket pour moi sont le confort ET le dynamisme. Ces baskets sont plutôt légères mais surtout entrainent naturellement la foulée vers l’avant. Il  ya une sorte de balancer qui rend la course plus efficace et efficiente, notamment sur des sorties longues. Il y a donc moins de perte d’énergie, moins cette sensation de lourdeur et de perte des bons appuis en fin de séance. Enfin, je parle vraiment POUR MOI car s’il y a bien des baskets dans lesquelles glisser ses pieds avant de juger, ce sont elles.

Personnellement, lorsque je les ai mises la première fois, j’ai été hyper surprise des sensations (surtout ce « projeté » que la basket vous suggère) puis très curieuse de le voir appliquer sur marathon. Bah je n’ai pas été déçue. J’ai hâte de pouvoir la tester sur triathlon après ce marathon 😉

 

 

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Pour conclure

J’espère que le compte-rendu vous plaira. Au-delà de mon record, ce fût vraiment une aventure unique que j’ai eu la chance de vivre. C’est vraiment l’un des marathons qui m’a clairement marquée par son ambiance, les volontaires, les locaux qui nous encourageaient… J’ai tout changé côté préparation mais je n’aurais jamais cru pouvoir atteindre ce temps-là. Je visais 3h55, même avec 3h58 j’aurais été heureuse. Ce fût donc la surprise. Je suis heureuse d’avoir écouté mon coeur, mes jambes qui ont su me mener là où je voulais aller sans vraiment le savoir loool.

Encore merci pour tout votre soutien et @ très vite

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5 commentaires

  • Repondre Catherine 10 mars 2019 à 22 h 55 min

    Bravo Anne, très belle performance !

  • Repondre Justine 11 mars 2019 à 17 h 16 min

    Bravo pour ton record ! J’ai l’impression que les trails ont renforcé ton mental et ton endurance !

  • Repondre Myriam 12 mars 2019 à 8 h 48 min

    Un grand bravo à toi et félicitations pour ce beau record!
    Il semble que les conditions dantesques te réussissent vraiment 😀
    T’es une championne!
    Des bises

  • Repondre Dupé Aude 12 mars 2019 à 9 h 39 min

    Compte-rendu qui m’a donné des frissons ! Je m’y croyais, j’imaginais les locaux comme supporters en folie, ça m’a porté moi aussi haha.
    Bravo pour cette belle perf !

  • Repondre Dufour 17 mars 2019 à 8 h 12 min

    Bravo
    J’y étais aussi
    Quel froid quelle pluie ….
    Pour moi pas de record
    25 mn de + que mon meilleur temps mais quelle ambiance …..
    Violette