Ironman 70.3 des Sables d’Olonne: Mon Compte-rendu

14 juillet 2019 - Triathlon - 3 commentaires

HI,

J’espère que vous allez bien ? Je suis de retour après une semaine chargée en cartons. Je reviendrai vite là-dessus car aujourd’hui, je vais (enfin) vous raconter mon Ironman 70.3 des Sables d’Olonne ! Le weekend 16juin dernier, on a littéralement traversé la France pour rejoindre la Vendée et participer à cette première édition dont les dossards se sont vendus comme des petits pains ! Heureusement, Matthieu et moi avons réussi à en avoir…début octobre dernier. C’est vous dire 😉

Pour le première fois, j’ai pu BIEN préparer ce triathlon L et je suis arrivée là-bas en me disant qu’il y avait moyen de faire quelque chose. C’est difficile de se fixer un objectif en triathlon, notamment car chaque course est différente de par le lieu, le parcours, et les conditions météos. Résultat, je me suis fixée des objectifs par sport: faire une bonne natation (faire mieux qu’à Aix l’an dernier), faire un bon vélo (objectif 30km/h), faire de bonnes transitions (arrêter de trainer lol !) et gérer ma course à pied (pas de record, je n’ai par contre pas trop bossé cette partie-ci depuis le Marathon de Tokyo)

Comme d’habitude, je vous raconte ET fais vivre ce weekend Ironman 70.3 en video:

Je vous conseille vivement de regarder la video car je détaille certains préparatifs (comme les sacs de transition) que je ne fais pas  dans l’article.

Avant de vous partager ce beau weekend aux Sables d’Olonne, je voulais vous expliquer la différence entre un Ironman 70.3 et un Ironman. En effet, après ce triathlon, j’ai reçu de nombreux messages me félicitant pour mon Ironman, que j’étais un « ironman » sauf que je n’ai pas fait un Ironman ce dimanche-là mais un Ironman 70.3. C’est comme si on disait à une personne faisant un semi-marathon qu’elle était marathonienne, il manque une petite moitié lol.

Vous allez me dire que je suis tatillonne, mais depuis que je me suis entrainée ET que j’ai couru un Ironman (souvenez-vous), je me vous assurer, que ce n’est pas la même chose. Alors:

Half Ironman = Ironman 70,3 = triathlon L = 1,9km de natation, 90km de vélo et un semi-marathon (21km) de course à pied

Full Ironman = Ironman 140.6 = Triathlon XL = Ironman = 3,8km de Natation, 180km de vélo et un marathon (42km) de course à pied.

TOUS LES IRONMANS sont ouverts aux femmes (et non juste aux hommes…) Aux Sables d’Olonne, était organisé le format Ironman 70.3 ;). Donc après avoir roulé 7h entre Montpellier et la Vendée…. bah on s’est vite couchés très tard le vendredi soir. Autant vous dire que le samedi matin a été compliqué mais il fallait vite aller retirer le dossard avant 14h.

Honnêtement, j’ai tout de suite adoré autant la région que la petite ville des Sables d’Olonne, c’est très mignon. Il faisait beau, doux (j’avais un peu froid comparé à Montpellier lol, mais là aujourd’hui, j’aimerais avoir les températures vendéennes), les habitants étaient adorables, hyper curieux de savoir ce qu’il avait avoir lieu dimanche, comment se déroulait le triathlon. Le retrait des dossards et le petit tour sur le village a été hyper bien organisé. Franchement, c’est parfois un peu la guerre sur les Ironman en France, là, tout était parfait 🙂

Résultat, on avait retiré nos dossards très tôt le matin. On en a donc profité pour visiter tant les Sables que la côte vendéen qui est magnifique, sauvage, bleue, ensoleillée. Je note qu’il faudra que l’on revienne pour plus d’un weekend 😉

On file ensuite manger et surtout faire une sieste car on est EXPLOSÉS du trajet de la veille. Après… 2h de sieste, on s’active pour préparer nos sacs de transition et  nos vélos, car nous devons tout déposer avant 20h dans le parc à velo et la zone de transition. Pour une fois, mes sacs sont HYPER légers car… devinez ?

 

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J-1 avant l’Ironman 70.3 des Sables d’Olonne 🏊🏼‍♀️🚴🏼‍♀️🏃🏼‍♀️🤜🏼 Dossard retiré, sac/vélos déposés 😌 Trop hâte de prendre le départ demain avec @frenchfuel et des milliers d’autres participants😍🎉! C’est la première course depuis 2 ans que nous allons faire en même temps (et non ensemble car je suis bien trop lente 🐢 pour lui 😂) D’ordinaire l’un encourage l’autre et de fait, ne participe pas ☹️ Là, on s’est challengés, on a suivi notre #prepatriathlon et on va tout donner sur ces belles terres vendéennes😍👊🏼 Surtout qu’il parait … vraiment il paraît qu’on devrait bénéficier de conditions au top : ☀️☀️☀️ Je crois que votre soutien a du aider Miss Météo a enfin changé et arrêté de maudire toutes mes courses 😂💖 ⤵️Mais j’ai quand même besoin de tout votre soutien 🙏🏼 Bonnes chances à tous les participants de #im703sablesdolonne ou d’une autre course 😘 GO GO 🎉🎉 #dubndiducrew #runstoppable #triathlontraining #triathlongirls #trilife #ironman703 #triathletes #triathletesofinstagram #ironmantri #triwoman #sablesdolonnes #ironwoman

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Comme vous le savez, depuis quelques temps, TOUTES mes courses me réservent une météo pourrie (souvenez-vous du marathon de Tokyo), donc là, j’y allais en priant pour juste ne pas avoir de la pluie. Heureusement, il annonçait une météo parfaite : pas trop chaude, juste ce qu’il faut, quasi pas de vent, du soleil. Le top !

Résultat, mes sacs de transition étaient plein du strict minimum pour velo ou la course à pied et ça fait du bien. Moralement, je commençais beaucoup à fatiguer de devoir affronter de mauvaises conditions (je vous en parle ici..). Au final, tout était idéal.  On a donc pu déposer nos affaires facilement au parc, vélo, sacs… sans soucis, dans la bonne humeur avec des bénévoles au top. Je ne suis pas de nature stressée pour mes courses, et là clairement, tout était si bien organisé, que j’étais encore plus détendue que d’habitude 😉 !

On ne s’est pas couchés tard mais on ne s’est pass levés tôt non plus le lendemain car gros avantage pour la nage en Océan Atlantique ? Les horaires des marées. Départ donné vers 10h30 = grosse grasse matinée. Franchement, c’était le pied car d’ordinaire, les triathlons L de ce type démarrent vers 6…7h = levé vers 4h ! Ainsi, lorsque l’on se rend dans le parc à velo pour les dernières vérifications (attacher les ravitos + gonfler nos pneus), Matthieu et moi sommes plutôt reposés et dispo.

On est tellement bien organisés qu’on  a le temps de repasser par notre voiture pour déposer notre pompe, nos téléphones et juste de partir tranquillement pour la plage, là où sera donné le départ.

Natation:

Franchement, je n’ai jamais vu AUTANT de monde pour un départ ! La ville, les rives, la plage sont noir de monde. Je n’en reviens pas. On rejoint parmi la foule la zone de départ sur la cette plage immense. C’est impressionnant mais c’est surtout super excitant. L’océan est assez plat contrairement à ce que je m’imaginais. Normalement à partir de 11h, la marée remonte et devrait nous aider ! Matthieu file s’échauffer, il partira dans un SAS privilégié #jesuistroprapide lol, Moi je me faufile dans mon SAS, croise une amie avec qui finalement je reste pour le départ. Je pars assez tôt, je n’attends pas trop avant mon départ … je rate donc l’avantage de la marée.

La natation est un aller au large et surtout un LONG retour dans le canal vers le port des Sables d’Olonne. Bon ce n’était pas hyper ragoutant (coucou les hydrocarbures du port) MAIS, on voyait la foule nous encourager sur les rives. C’était de la folie. Avant le départ, j’avais des soucis de combinaison… qui se confirment avant le départ puisque je déchire le Néoprène de ma combi sur une petite partie du tronc jusqu’au haut de ma cuisse gauche. Super, niveau glisse on repassera lol.

J’ai dû mal à poser ma nage, l’odeur de mazoute me donne vite la nausée mais je m’accroche. L’eau est…fraîche et j’ai rapidement une petite migraine (coucou je nage en Méditerranée moi !). Il y a très peu de visibilités dans l’eau, j’essaie uniquement de suivre les bulles et les pieds du gars devant moi lol. Je ne vois pas le temps passer et me concentre pour accélérer un peu sur les derniers 200m. La sortie d’eau est compliquée, je me fais aider par un bénévole puis je me redresse, impossible cependant d’enlever ma combinaison… qui continue de se déchirer au niveau de la jambe. Je regarde ma montre, je boucle ces 1900m en 33min, objectif de faire mieux qu’à Aix atteint alors que les conditions de l’eau n’étaient pas évidentes. Je suis partie avant que la marée remonte, résultat le courant ne pas aider mais pas grave. Je fais mieux sans en tous les cas.

Transition 1:

Pour en finir avec ma combi dont un petit trou s’est transformé en 2nd ouverture..la doublure se désolidarise du néoprène. Résultat, je suis obligée de tirer comme une folle dans la zone de transition pour la retirer. Après cette galère, j’essaie d’enchainer mais bon… niveau « améliorer mes transitions » c’est MORT. Je repars après 8min de bagarre avec ma combinaison avec mon velo toute heureuse d’enfin de passer à mon épreuve favorite où je vise un chrono.

Le velo !

C’est parti pour 90km relativement plat et sans franchement de vent. J’ai adoré le parcours qui était hyper roulant avec quelques bosses mais il est clairement fait pour battre des records de vitesse. J’arrive à tenir une moyenne de 30km/h et à prendre un plaisir fou. Il fait beau, ni trop chaud, il y a une foule monstre sur TOUT le parcours pour nous encourager.  L’ambiance est dingue, je n’ai jamais vu ça. On se croirait sur le Tour de France. Les bénévoles, les spectateurs, tout le monde est à fond avec nous. ça me donne un sourire de folie et je m’accroche à ma moyenne. J’essaie de bien me ravitailler régulièrement. Les jambes ne montrent pas de signe de fatigue donc j’appuie dans les petites côtes pour ne rien lâcher. Je me nourris des encouragements, de tous ces gens qui déjeunent le long de la route et nous encouragent. Les paysages sont magnifiques, très variés. Je suis contente d’avoir pu rapidement apercevoir quelques lieux sympas autour des Sables d’Olonne. Je ne vois pas le temps passé. Je croise nombreux d’entre vous, on s’encourage. C’est génial !

Gros bémol : le drafting ! Malgré beaucoup d’arbitres présents, ça n’a pas arrêté… surtout entre clubs ET surtout à la fin où ça roulait carrément en peloton. Forcément sur un tel itinéraire c’est tentant mais j’ai du mal à comprendre cette tricherie alors que les triathlons longues distances sont des efforts SOLITAIRES. Bref.

Je boucle ces…92km en 3h. Donc plus de 30km/h. Je suis tellement sur mon nuage que je mords un peu la ligne au moment de descendre de vélo: bim pénalité de 30sec. Je marmonne un peu mais tant pis, je me reposerai durant la course à pied.  Le pire, c’est que Matthieu avait aussi souffert de cette pénalité sur son Ironman (souvenez-vous) et je m’étais moquée de lui la veille genre « ça n’arrive qu’à toi ». Autant vous dire que je ne m’en suis pas trop vantée à l’arrivée, j’ai attendu qu’il me demande pourquoi j’avais été aussi lente sur un certain kilomètre…alors que j’étais dans la tente des pénalités.

Transition 2: 

Je pose le velo, et je file directement aux toilettes. J’ai un peu trop bu je pense. Et Zou, j’enchaine sur la course à pied. Ce n’est pas une transition rapide, mais c’est mieux que la première LOL… 4min!

Course à pied:

J’évite de partir bêtement comme une flèche, je cherche mon rythme pour flirter avec le rouge sans jamais tomber dedans. Je sais que je ne suis pas bien entrainée à ce niveau-là (je fais plus de trail que de la route en ce moment). J’ai adoré les premiers kilomètres qui nous font rejoindre la promenade des Sables d’Olonne, j’ai moins aimé les 500m sur la plage et le sable, l’escalier pour ENFIN y parvenir. ça m’a fait travailler mes appuis LOL. Je crois qu’on a tous souffert de ce passage. L’organisation l’avait annoncée mais je m’étais imaginée qu’on allait courir sur du sable dur.

Le parcours course à pied se compose de 3 boucles sur la promenade des Sables d’Olonne, avec une petite partie dans un parc ombragé. C’est tout plat, la seule difficulté au final c’est cette vision PERMANENTE sur la lignée d’arrivée sans jamais pouvoir y aller avant le dernier tour bien sûr.

Honnêtement, avec le petit vent, il ne faisait pas si chaud que ça, au contraire, c’était idéal comme conditions.Des points d’eau, des ravitos parfaits. Bon au bout du 9e km, je tombe enfin sur la tente de pénalité. Je rentre et zou c’est partie pour 30sec. Je réajuste mes chaussettes car je sens des frictions et des échauffement sous mon pied droit. J’espère que ça ira pour la suite.

BAh…. non, c’est pire et je sens direct que je vais cohabiter avec une énorme ampoule sur les prochains kilomètres. J’ai beau essayé différents appuis, c’est une catastrophe. Je crois que c’est la première fois que ça m’arrive durant une course. Je garde quand même la pêche car l’atmosphère est dingue.

Je boucle le semi en 1h54 sans m’être trop rentrée dedans. J’ai géré mon effort, j’ai kiffé ces allers-retours sur la promenade, les soutiens, vous !!, les cris, l’ambiance de feu qu’il y régnait. J’aurais pu faire un 4eme tour mais bon, j’avais une ampoule sous le pied qui me tuait aussi et un peu envie d’aller MANGER. J’ai fini sous les encouragements en particulier d’un autre coureur Didier avec qui j’ai passé la ligne. J’en avais marre vers la fin, j’avoue et il m’a reboostée (en plus de tous vos encouragements).

Je me répète mais je n’ai jamais vécu une TELLE ambiance de FOLIE sur une course. Je tenais vraiment encore à remercier TOUTES les personnes qui sont venues nous encourager.

Je finis la partie course à pied en 1h54, et ma course totale en 5h41 ! Je suis tellement heureuse. Je retrouve mes amis et Matthieu pour vite aller fêter ça aux ravitaillements de MALADE qui nous ait proposé juste après. Matthieu est lui aussi super content de son temps. Je n’ai qu’un mot à dire pour tout ce weekend: MERCI. tout était parfait: l’organisation, l’accueil, la course, l’ambiance, les ravitos, la météo… Vichy a aussi une superbe atmosphère, un soutien de toute la ville mais je dois dire que les Vendéens ont fait fort. Je ne peux QUE vous recommander d’aller prendre votre dossard l’an prochain pour vivre une expérience unique du début jusqu’à la fin (il y a une mamie qui m’a félicitée et fait la bise alors que j’étais dégueulasse, si c’est pas du soutien ça !)

Je vous remercie encore pour tous vos petits mots, vos encouragements sur le parcours, ces belles rencontres. Ce fût un weekend parfait, malgré la longue route pour vous retrouver 😉 On est repartis direct d’ailleurs à traverser la France. Mais on reviendra avec plaisir 😉

@ très vite

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3 commentaires

  • Repondre Emilie R 15 juillet 2019 à 11 h 31 min

    Hello Anne, super ton compte rendu comme d’habitude ! J’ai le même « soucis » que toi, suite à mon Ironman l’été dernier j’ai axé trail cette année (nous avions échangé sur instagram dans le cadre de la lavaredo, où j’ai fait le 87km …enfin…93 km lol) et du coup j’ai beaucoup plus de mal à tenir un rythme  » soutenu » lorsque je cours sur bitume. Clairement si je devais faire un 10km ou un semi, là je serais complètement à la ramasse alors qu’avant je pouvais tenir un rythme quasi dans le rouge très longtemps. Je me dis que je vais me refaire un peu de fractionné pour reprendre un peu de vitesse, et que cela ne peut que m’aider y compris en trail… qu’en penses tu ? comment gères tu ceci ?

  • Repondre Lucie 5 août 2019 à 12 h 06 min

    Bravo Anne et bravo les vendéens (que je suis 😉 ) pour leur soutien ! ça devait être top, en effet.

    • Repondre Anne 5 août 2019 à 12 h 48 min

      Oh oui 😉 !