CR : Je participe au Trail de la Mascareignes à la Réunion (72km, 3880m de d+)

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Je vous retrouve pour certainement le dernier compte-rendu de 2022 sur le blog hihi. Déjà la fin de l’année !  Le 21 octobre dernier, après un peu de vacances à la Réunion (notre 3eme visite, je vous partage plein d’info par-ici si jamais vous envisagez un jour d’y aller >>), nous avons participé à l’une des courses du Grand Raid de la Réunion: La Mascareignes ! Départ le vendredi 21 octobre à 1h du matin pour une belle balade de 72km et 3880m de d+ (en théorie lol)

C’était clairement l’une de mes courses les plus techniques mais aussi, parmi les plus belles, tant en terme de paysage que d’ambiance.

Avant de commencer, je voulais juste revenir sur un point important: Comment participer à la Mascareignes?
Il vous faudra participer d’abord au tirage au sort qui a lieu en janvier (suivez le compte insta du Grand Raid ou mettez-vous une petite alerte à cette période) Le tirage au sort a lieu en mars environ. Si vous n’êtes pas tiré.e au sort, vous serrez peut-être sur liste d’attente. Si vous êtes tiré.e au sort, pensez à bien fournir le certificat médical demandé par l’organisation (date limite le 31 août) Si vous n’êtes ni tiré.e au sort ni sur liste d’attente, retentez l’année d’après, vous avez normalement plus de chances 😉

Pour avoir plus d’info sur la course, rendez-vous par-ici >> 

Je vous propose un compte-rendu sous le format video… mais en 2 parties car j’ai convié Matthieu, mon compagnon, à participer car il a, lui aussi, terminé ce magnifique trail !

La partie 1:


Et la partie 2:

Et la version article:

Nous sommes arrivés quasiment 10 jours avant le jour de la course (vendredi 21 octobre) car nous souhaitions avoir un peu de vacances mais aussi s’acclimater à la Réunion. D’ordinaire, il fait plus chaud et plus humide qu’en métropole mais, à notre surprise, il ne faisait pas aussi chaud ni humide. À dire vrai, nous avons eu une météo idéale durant tout notre séjour: pas de pluie mais pas de grosses chaleurs non plus. C’était la première fois par comparaison à nos 2 précédentes visites.

Contrairement à d’autres trails, il n’y a pas vraiment besoin d’acclimatation à l’altitude car, même si le départ se fait depuis le village d’Hell-Bourg à 1000m de d’altitude, le parcours ne fait pas monter trop haut… et nos jambes vont plus avaler de dénivelé négatif (descente) que positif (montée).

Mercredi 19 octobre : le retrait des dossards

Le retrait des dossard a lieu sur une seule journée pour les 4 courses : La Diagonale des Fous (l’ultra +160km), le trail Bourbon (100km), La Mascareignes (72km, c’est nous ;P) et le relais (Zembrocal). L’organisation conseille certaines plages horaires pour chaque course. Nous, c’était entre 16h et 19h et nous nous sommes gentiment pointés vers 18h30 car nous avions vu sur les réseaux que l’attente et la queue étaient interminables :S

C’était un bon choix car, ça a été relativement rapide: le contrôle complet des sacs (contrairement à tous mes trails de l’année lol), les bracelets pour la navette, le retrait du dossard (avec quelques blagues des bénévoles) puis du t-shirt (port obligatoire au départ)… Nous ne sommes pas allés retirer les goodies et les casquettes offerts car là par contre, la queue était INTERMINABLE (genre pire d’un après-midi à Disney le 1er jour des vacances). Franchement, quelque soit votre course, je vous conseille vivement de faire “la fermeture” du salon, quand il y a peu de monde et qu’il commence à faire nuit. Ce sera bien plus rapide et moins fatigant. Il n’y a pas grand chose à voir/à faire hormis le retrait.

Je vous glisse une petite video que j’ai faite pour présenter ce que je mets dans mon sac d’hydratation:

Quelques références dispo de mon matériel:

J-J ou plutôt soirée du J-1 lol

Le départ est donné dans la nuit du jeudi au vendredi à 1h du matin mais… c’est déjà toute une aventure pour se rendre sur la ligne de départ qu’il faut que je vous raconte aussi.Comme Matthieu et moi participions tous les 2 à la course, pas d’assistance ni moyen de s’organiser avec la voiture pour se rendre au départ (à +2h de l’arrivée à St Denis). Heureusement l’organisation a prévu des navettes qui traversent quasiment toute l’île pour vous amener au départ. C’est juste 5euros et vous pouvez vous enregistrer jusqu’à 3 jours avant le jour de la course (si jamais votre plan tombe à l’eau).

Sauf que… il faut s’organiser en terme d’horaire. Nous avions décidé de laisser notre voiture pas trop loin de l’arrivée… ni trop loin de l’arrêt de la navette. Résultat on part vers 18h de notre logement pour se rendre à St Denis, manger puis attraper le bus qui passe plutôt en avance qu’en retard. Il devait être là 20h15, sachez qu’à 20h14, nous étions partis lol.

Il y a plein de places, l’ambiance est plutôt calme pour dormir un peu car il y a quand même 2h de route jusqu’à Hell-Bourg (cirque de Salazie). Nous y arrivons vers 22h15 où nous descendons avant de marcher vers le stade à 500-800m du parking. Oui 22h15… avec un départ donné à 1h du matin, l’attente va être longue et assez froide contrairement à ce que l’on pourrait penser. On subit un petit contrôle inopiné de notre sac d’hydratation (et c’est tant mieux, car c’est tellement important d’avoir son matériel obligatoire)

Nous sommes à 1000m d’altitude dans une des zones les plus pluvieuses de l’île, forcément, il ne ne fait pas trop chaud. L’accès au gymnase n’est pas très facile par rapport au nombre de participants. Impossible de s’assoir, on peut boire un peu de thé mais ce n’est pas très confortable. Beaucoup de participants ont des sacs de couchage, des bouts de cartons pour s’installer dans un coin. On reconnait les habitués. Au moins, on saura… et vous saurez 😛

Finalement après un pipi, beaucoup trop de thé, le speaker commence à mettre l’ambiance vers minuit et nous invite à sortir du gymnase pour rejoindre le stade et nos sas. Matthieu et moi sommes dans la même vague, la vague 1 (je ne sais pas trop ce que je fais dans cette vague mais éhé). 10min avant le départ, nous rejoignons la ligne. J’ai froid, je me suis bien couverte et alors, que je viens de faire pipi, j’ai déjà à nouveau envie de faire pipi >_<

1h L’heure du départ !

Franchement, j’ai adoré le discours du speaker et l’ambiance avant le départ. C’était très émouvant et galvanisant… sans en faire trop. J’ai aussi apprécié les petits conseils de dernière minute pour appréhender le début du parcours. Terrain gras jusqu’à Aurère, temps plutôt humide durant la nuit et pas de grosses chaleurs le lendemain. On est prévenus. Un dernier bisou à Matthieu (nous ne faisons pas la course ensemble) et c’est parti.

Les premiers kilomètres sont sur route dans le village puis en descente pour rejoindre le début du sentier. Il y a une super ambiance dans Hell-Bourg malgré l’heure tardive. Dès les premiers pas, je sens que je suis trop habillée et que je crève d’envie de faire pipi. Dès que je trouve un petit virage obscur, je fais un arrêt technique en éteignant ma lampe: pipi CHECK, retour au t-shirt CHECK. C’est reparti 🙂 !

Je me sens plutôt bien, pas de soucis au bidou et vessie légère. Ces premiers kilomètres sont top pour se réchauffer et s’échauffer tout court. Si jamais vous avez besoin de faire un arrêt technique, faites-le à ce moment-là. Ne réfléchissez pas trop car dès le début du sentier et la première montée, il ne sera plus trop possible de s’éloigner et trouver un coin tranquille.

POINT PARCOURS:

Comme sur chacun de mes trails, j’aime diviser le parcours en plusieurs portions “mentales” afin de mieux appréhender la distance et la rendre plus facile/acceptable pour mon cerveau. Chaque portion étant comme un objectif à remplir pour me motiver à accomplir le prochain.

Ici, je l’ai divisé en 4 et je vais vous raconter le trail ainsi 😉 Notons que pour 72km il y a beaucoup de ravitaillements, même sur des zones assez isolées et difficiles d’accès. Quand on compare avec la MaxiRace qui n’en propose qu’un pour des raisons “d’accès” hin… lol bref. Chapeau à l’organisation du Grand Raid pour cela !

Partie 1: Hell-Bourg (départ) > Aurère Ecole (km 26,6)

Après la route et la descente, nous attaquons la première et plus longue montée jusqu’à la plaine des Merles à 1808m d’altitude. Honnêtement, je ne suis pas une grande fan des départs de nuit, à 1h du matin, car malgré une sieste, on traine tout même la fatigue de la journée. Je ne me sens donc pas super fraîche mais je suis quand même dans le rythme de ma vague. La montée n’est pas trop technique, elle est plutôt raide et très souvent interrompu par les traversées de ravines et de rivières. Forcément, j’y glisse au moins une fois et mets un pied dans l’eau. Rien de grave mais instantanément, je suis bien plus réveillée lol.

J’adore courir de nuit car tous nos sens sont dirigés vers la lecture du chemin, avancer…avancer. J’avance. Au beau milieu de la nuit surgi le premier ravitaillement de la plaine avec une ambiance boite de nuit 😛 J’engouffre un plat de soupe aux vermicelles puis un bon thé avant de filer sur la longue descente du sentier scout. Nous avions déjà fait cette partie là mais en mode randonnée avec Matthieu quand nous sommes venus en 2021. Oui car mine de rien, nous avions totalement conscience de la technicité et la difficulté des chemins réunionnais mais je reviendrai sur ce point-là plus tard.

La descente est assez raide, les premiers passages techniques se présentent. J’ai un peu froid et sors mes gants (oui des gants lol), il y a un petit crachin et du brouillard un peu gênant devant la frontale. Néanmoins, j’aime tellement cette ambiance. Je jète des petits coups d’oeil devant…derrière pour voir ces murs, ces longs serpents de frontales des autres participant.es. C’est magique ! Mais je ne dois pas non plus trop lâcher du regard le chemin.

Je reconnais les passages, je reconnais le premier îlet Malheurs avant la remontée vers le village isolé dans le cirque de Mafate d’Aurère.

1h avant le lever du soleil, à l’aube, les oiseaux ont commencé à chanter. Leurs chants perçaient l’obscurité et le silence dans lequel la nuit nous avait enveloppé. J’avais l’impression d’enlever un casque audio et de me réveiller comme eux. C’était fantastique. Doucement le ciel a pris des teintes roses très clair, le soleil était encore loin. Nous avions encore quelques heures sans qu’il vienne nous dire bonjour sur le sentier.

Après une remontée assez raide vers Aurère (dont je me souviens bien de la version rando), j’atteins le premier gros ravito où j’ai prévu de recharger mon hydratation et reveiller mon estomac. J’enfourne beaucoup… beaucoup de quartier d’orange sous les yeux bien surpris de la bénévole qui se retrouve à couper en série les oranges… autant que j’en mange. Malheureusement mon ventre a encore un peu de mal donc je me nourris de ce qui passe : des oranges et du coca-cola Pas super comme petit-dej. J’y glisse de la soupe aux vermicelles et je file vers la dernière partie de la descente pour atteindre Rivière des Galets-deux-bras (km 33,3)

Franchement cette portion était CLAIREMENT la plus belle selon moi. Mais c’était aussi le début des hostilités côté technicité des chemins. Je devais m’arrêter pour faire quelques photos tellement le panorama était magnifique, mais le terrain trop difficile pour faire les 2 😛 tant pis pour le chrono et le podium ;D

On descend quasiment à 255m d’altitude, les vues sur Mafate me réveillent totalement. J’ai ni froid ni chaud. Le soleil caresse les sommets sans atteindre le coeur du Cirque où nous cheminons. Après 2 traversées de rivière (plus faciles que durant la nuit), j’atteins le ravito de 2-bras. Matthieu m’a écrit quelques textos pour me divulgacher la suite (avec mon accord): “ravitaille-toi bien à 2-bras car la montée de dos d’âne est …”  je vous passe la suite mais je réalise que, contrairement à ce que je pensais (oui j’avoue), les 3 dernières portions qui, visuellement, semblaient plus faciles côté dénivelé, vont être un vrai chantier >_<

Partie 2: Deux Bras – La possession (km 49)

Je me ravitaille encore bien et totalement préparée mentalement pour cette montée de l’enfer, je l’attaque. Je savais que ça allait être dur mais franchement, je n’ai jamais connu une telle montée. On pourrait un peu la comparer à celle de Tête-au-vent sur la CCC et encore, celle-ci est plus simple. C’est la première fois que je ressens de l’angoisse et de la peur car ici, pas de place pour l’erreur, le vide est tout proche. Je n’ai jamais eu le vertige mais je n’avais qu’une envie : vite arriver au sommet. Passage vertigineux, échelles, un peu d’escalades. Matthieu l’avait dit, je garde mes nerfs en me disant qu’on ne pourra pas avoir pire que ce passage lol.

La seule chance que j’ai : il est encore tôt, il ne fait pas chaud, j’ai juste à me concentrer sur le dénivelé, ne pas tomber, bien m’alimenter et atteindre le sommet. C’est ce que je fais sans perdre mes nerfs lol, j’entends les voix de quelques spectateurs venus encourager. On nous aide à sortir de cette longue montée pour rejoindre une petite portion de route. Ahhh comme cette portion de route était reposante par rapport au passage des sentiers en descente qui vont suivre.

Je ne sais toujours pas comment appeler ces passages tellement ils étaient horribles : des chemins très raides, étroits, accidentés, avec des cordes tendus entre les arbres pour nous aider mais… là, je me suis dit que oui, oui vraiment ça allait être de pire en pire en fait. De me dire aussi que des participants arrivent à courir sur ces portions m’impressionnent énormément car, je galère. Je me force à courir là où je peux courir mais, ici, c’est impossible alors qu’on est en descente. C’est frustrant surtout que ces portions se comptent en plusieurs kilomètres… pas juste des petites centaines de mètre. Je serre le dent en passant au prochain ravito qui marquera la fin de cette 2eme portion, la moitié de la course. Mais franchement, je n’avais jamais vu ça.

Sans relâche, on alterne des petites portions courables à de grosses portions très techniques, très compliqués. Il faut rester concentrer tout le temps sur le terrain pour ne pas tomber, ne pas glisser et juste avancer. J’arrive à l’école soulagée mais un peu usée car Matthieu m’annonce par texto que NON la suite est encore pire ! Je me ravitaille. L’ambiance est vraiment cool, joyeuse ici. Il y a plein de monde venu assister les participants de la Diagonale des fous (partis le jeudi soir).

Partie 3 La possession > Grande Chaloupe (km 58,6)

Je repars motivée et plus fraiche pour la suite, le légendaire chemin des anglais. Je savais que ça allait être dur, technique, néanmoins, je suis quand même prise au dépourvu par la difficulté. La mauvaise surprise ? La pluie s’invite et vient détremper les pierres volcaniques déjà glissantes et peu praticables. Suuuuppeeeeer

Si les premiers kilomètres de la montée se passe bien, plus j’avance plus je galère et glisse. De loin ce sentier aux grosses pierres parait praticable, mais quand tu es dedans, c’est un enfer. Je soupire, cherche à naviguer sur les pierres les moins glissantes et accidentés. Un participant local m’indique de rester au centre puis pour me motiver me glisse : “il vaut mieux de la pluie et que la roche soit un peu glissante que du soleil et cuire sur place”.

Franchement, je ne sais toujours pas quoi en penser. Il n’y pas beaucoup de dénivelé, mais c’est usant et la vue n’est plus trop magique par rapport au Cirque de Mafate. Mes nerfs ont envie de lâcher sur la redescente vers Grande Chaloupe à cause des virages très raides, sur les pavés/roches bien glissants. Mais je parviens à arriver à ce dernier gros ravito avant cette dernière grosse montée.

Partie 4 :Grande Chaloupe – Arrivée : Stade de La Redoute (ou de la délivrance) St Denis (km 72,8)

Bon, je prends mon temps à ce dernier ravito (il y a encore une super ambiance, un petit concert et toujours des bénévoles adorables) Matthieu m’annonce encore par texto que la dernière descente est un enfer sans fin et que la montée, même si moins technique, l’est aussi. J’ai hâte…. Je me dis qu’au moins, nous avons des conditions de course plutôt bonne, ni trop chaudes, ni trop froides.

La première partie de la montée est très raide, encore un dernier bout du chemin des anglais. Je soupire rien qu’en écrivant l’article, mais nerveusement, je ne sais pas comment expliquer mais, on ne fait qu’enchainer ces difficultés techniques, il n’y a que très peu d’endroit où on peut facilement courir en débranchant le cerveau. Monter, descendre, il ne faut JAMAIS relâcher sa concentration et continuer à lire, analyser le terrain pour ne pas tomber ou se faire une cheville.

Là, je sais que je vais finir, je suis là pour ça et quoiqu’il arrive, je sais que mon niveau ne me permet pas de courir là où d’autres y arrivent. Je le fais quand je le peux, mais hors de question de me faire mal si près de l’arrivée et après avoir subi toutes ces portions monstrueuses de difficulté (oui oui je crois que seule la Corse peut relativiser, plus jamais je me plaindrais de la technicité en métropole lol)

BREF, c’est sans fin. Il y a même des petites montées, descentes qui clairement ne sont pas dessinés sur le profil. Mais je tiens, je tiens. On rentre doucement dans “Le Colorado” la fameuse partie moins technique décrite par Matthieu qui se révèle être une longue tranchée parfois dépassée par la végétation. Je ne trouve pas non plus cette portion passionnante et cherche du regard autant que possible le sommet (la station météo) car… j’en ai marre ahaha et le corps n’a plus trop d’entrain non plus. J’ai bu bien trop de coca que je n’aurais dû à cause de mon ventre et de ma fatigue.

Finalement, j’atteins le sommet et je suis bien heureuse de trouver un ravito, le dernier, vraiment le dernier pour un dernier ravito. L’arrivée n’est plus trop loin moins de 4km mais, Matthieu m’a prévenu: c’est technique, c’est sans fin. Je m’y engage quand même motivée en me disant que peut-être je vais pouvoir courir sur cette descente. Les premiers mètres sont plutôt encourageant… puis non, l’enfer revient. On monte, on descend, on remonte. Oui c’est une fameuse descente qui monte. En contre-bas, je peux voir St Denis mais nous sommes encore si haut.

Tant pis, je continue ma course, un pied devant l’autre, peu importe le chrono, je veux arriver entière. Je cours 10m, galère 50m, je cours 20m, galère 100m ainsi de suite Jusqu’à arriver au niveau de la MER, du stade et d’entendre les spectateurs qui rejoignent le stade pour assister aux arrivées du soir. Enfin, ce n’est pas le soir quand même, c’est l’heure du goûter ou d’un apéro tôt.

Je sors du chemin en ayant perdu quelques points de vue mais en gagnant en patience lol. Il reste 500m sur la route pour rejoindre le stade, je savoure ce moment jusqu’à la ligne d’arrivée. Quelle ambiance de fou au stade et sur la ligne d’arrivée !

On me remet ma médaille, le speaker me fait une petite interview, je suis au bout de ma life et les neurones ont du mal à se connecter mais je suis heureuse de retrouver Matthieu qui m’attendait les pieds en l’air pour récupérer.  On savoure tous les deux l’arrivée puis on file s’acheter des churros et récupérer notre voiture pour rentrer dormir et se douuuucher !

Pour conclure:

Je finis officiellement en 16h12min (comme toujours 15h12min actif / 1h sur les ravitos… j’ai encore trainé :P), 492eme et 76e femme. Je suis plutôt contente car je m’étais dit que j’allais finir entre 15h et 16h, on est bon. Je n’ai pas craqué nerveusement même si, il y avait de quoi vu la technicité des chemins jusqu’au dernier kilomètre lol. Je n’ai pas pris autant de plaisir que je l’aurais souhaité (entre un peu d’angoisse, les mauvaises surprises de certains chemins) mais je dois reconnaître que l’ambiance est vraiment à part. Les bénévoles, les spectateurs te portent vraiment. Tu ne peux pas lâcher grâce à leur soutien et heureusement car l’arrivée au stade le vaut vraiment 🙂 ! C’est ce qui me donne envie de revenir mais en bossant plus le côté technique, très particulier à La Réunion.

Cela étant dit, il faut vraiment se préparer à une technicité et des sentiers très mais alors très exigeants si vous venez de la métropole. Franchement, Matthieu et moi savions que ça allait dur car nous connaissions les sentiers de l’île, mais c’était encore pire que dans nos souvenirs.

Je vous glisse le parcours complet du trail si jamais vous êtes tenté.e ou pour faire des portions en repérage (ce que je vous conseille vivement :P)

Vous avez été nombreux et nombreuses à me demander sur Instagram si  j’avais envie de m’attaquer à La Diagonale des fous un jour (le format ultra du Grand Raid de la Réunion): alors oui un jour mais pas avant pas mal d’années. Je préfère gagner en expérience, par contre je ferai certainement le Trail Bourbon (format 100km) avant 😉

J’espère que ce compte-rendu vous a plu. Encore merci pour tous vos messages et votre soutien !

@ très vite

Mon équipement sur la course:

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1 réflexion sur “CR : Je participe au Trail de la Mascareignes à la Réunion (72km, 3880m de d+)”

  1. Pour une fois je vais aller regarder le compte-rendu, enfin les compte-rendu vidéos car les photos ne rendent pas justice au parcours, je ne me rends pas bien compte de la difficulté…
    Je suis impressionnée par le mental d’acier qu’il faut avoir pour ce genre d’épreuve, la distance en soi est déjà un exploit mais comme tu dis, quand tu penses qu’en plus certains arrivent à courir sur ces portions ardues, il faut la caisse mais aussi le mental pour gérer.
    Bravo à toi et Mathieu, c’est chouette de pouvoir vivre ces moments sportifs en duo!

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