Randonner Seule: Mes conseils et précautions

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui je souhaitais vous partager quelques conseils pour vous lancer et faire votre (première) randonnée solo. Avec ma pratique croissante du trail, je me suis vite retrouver à partir en montagne seule. Bien que je ne me sois jamais trop posée de question pour courir seule, j’ai toujours été un peu anxieuse à l’idée d’être seule en forêt, en montagne. Je n’ai pas peur de me faire agresser mais plutôt “qu’il m’arrive” quelque chose et de ne pouvoir prévenir personne ni d’être retrouvée facilement.

Je sais, je ne commence pas cet article de la manière la plus joyeuse qui soit MAIS, je sais aussi que pour beaucoup d’entre vous la question ne se pose: vous partez randonner seul.e point. Je me suis souvent retrouvée à attendre mon copain, attendre qu’une amie m’accompagne car je n’osais pas. Encore de temps en temps aujourd’hui, il m’arrive de me figer alors que toutes mes affaires sont prêtes. La porte d’entrée me terrifie, je suis en sécurité et je me surprends à avoir peur de quelque chose qui va pourtant m’apporter énormément de plaisir: randonner, marcher, courir, admirer les paysages…

Ce moment d’hésitation, fort heureusement, s’évapore doucement. Tout comme j’avais peur de faire du vélo seule, j’ai eu peur de randonner seule. Alors peut-être que le terme de “peur” était un peu exagérée, mais on va dire que le stress de partir seule l’emportait sur le plaisir.

J’ai donc suivi mes propres conseils que j’appliquais en trail et maintenant, même si j’ai de temps en temps cette petite boule au ventre, la porte ne m’impressionne plus et je pars randonner seule.

J’ai profité de ma dernière rando solo en Ariège pour vous partager en direct mes conseils, mais comme toujours je vous le propose aussi en format article 😉

Prêt.e à randonner solo ?

1.Itinéraire CHECK

Ne jamais partir en randonnée sans avoir l’itinéraire sur votre téléphone en hors connexion. On s’imagine peut-être que tout sera bien indiqué, qu’il suffira de suivre les petites marques ou le chemin. Honnêtement, même avec le chemin sur mon téléphone, je me suis déjà un peu égarée. Les randonnées très fréquentées sont forcément bien indiquées et entretenues, celles qui sont un peu plus discrètes, le sont un peu moins. Il suffit d’un peu d’inattention et hop, c’est l’angoisse.

J’ai l’appli Visorando sur mon téléphone, j’y télécharge les fiches, les traces GPX des randos pour tout avoir même en hors connexion car oui… même en 2021 vous pouvez tout à fait ne pas avoir de réseaux au beau milieu des montagnes. Il vaut mieux prévoir 😉 Je trouve ça pratique, rassurant et surtout indispensable. Bien sûr il doit exister d’autres sites, d’autres applications, mais pour moi, c’est vraiment le plus complet que j’ai pu utiliser jusqu’à présent.

J’ajoute aussi l’itinéraire sur ma montre pour qu’elle me guide afin que je n’ai pas à sortir tout le temps mon téléphone. Je vous renvoie sur mon article et video mon tuto pour créer et suivre un Itinéraire Rando, Running ou Trail sur votre montre Garmin >>>

Une fois que vous avez votre itinéraire, lisez bien les descriptions ainsi que les avis d’autres randonneurs. C’est comme ça que vous pourrez évaluer le temps réel que vous allez y passer (j’ai mis 3h à faire la rando de l’Etang bleu indiquée en 5h par exemple) et évaluer la difficulté par rapport à votre niveau et votre motivation. Personnellement, si je randonne seule… avec ma chienne, je vais choisir des randonnées sans passage difficile type: échelle, le “un peu d’escalade” = je dois la porter. Alors que quand je suis vraiment…vraiment seule, je m’autorise un max de 20km voir 30km dans la journée si je suis en mode trail avec peu de dénivelé. Mais quand j’ai débuté la rando solo ou le trail solo, je ne faisais pas plus de 10-15km et jamais en haute-montagne. Maintenant, j’ai plus confiance en moi, je suis moins inquiète, je me lance plus facilement. L’essentiel est de s’écouter au moment de choisir et aussi, pourquoi pas, de voir si vous pouvez écourter si jamais la grande boucle vous fait peur. Lancez-vous sur une petite randonnée 5-8km en basse altitude ou sans altitude tout court, puis progressivement, allongez, allez plus haut. L’essentiel est de se faire plaisir et de kiffer 😉

2. Equipement CHECK

Alors je sais qu’une randonnée n’est pas une compétition de trail, mais cet équipement n’est pas si lourd à transporter et peut s’avérer super utile:

  • Une couverture de survie: même à l’entrainement, elle est dans mon sac.  Elle peut vous isoler du froid ou du chaud, c’est indispensable en cas de chute ou de pépin. Vous pouvez aussi emporter une petite trousse de premiers soins 🙂
  • Kway Coupe-Vent avec capuche: en cas de changement soudain de météo ou juste de coup de froid au sommet, c’est toujours utile 🙂  Avec ce type de vêtement vous pourrez affronter les intempéries et la fraîcheur on va dire ;). Personnellement, je possède une Gore Shake Dry qui prend très peu de place mais est très performante. C’est un budget mais je l’utilise aussi pour le vélo, le trail (je vous en parlais ici). Elle est parfaite pour isoler du froid tout en évacuant l’humidité liée à votre transpiration. La capuche tient bien. Testée et approuvée depuis plusieurs années notamment sur la Saintelyon très humide de 2018 😉
  • Réserve d’eau: poches à eau, flasques, gourde… comme vous préférez mais plus votre rando est longue ou les conditions particulières (chaleur), plus il faudra prévoir (jusqu’à 2L bus en Corse sur une randonnée !). Perso, en trail comme en rando, j’utilise une poche à eau, ça me permet de boire régulièrement sans m’arrêter pour tout ouvrir, surtout que je transporte souvent mon appareil photo. En été, j’utilise une poche isotherme en prime afin de garder mon eau fraiche. Il m’arrive aussi de transporter une petite canette d’orangina ou d’ice-tea (que j’emporte, ne jamais laisser d’emballage !)
  • Réserves alimentaires : okkkk pour les randonnées courtes un petit snack ça fait toujours plaisir, mais si vous partez plus longtemps pensez au pique-nique, au goûter à ce que vous aimez autant pour recharger les batteries que pour vous récompenser.!
  • Un téléphone portable avec les numéros d’urgence, 
  • Un petit couteau type opinel.. non pas pour tuer un ours, mais c’est toujours utile plus souvent pour couper du fromage que vous achetez directement mais parfois ça aide.
  • Un peu d’argent liquide et une identification

À considérer en fonction des conditions:

  • Une frontale si votre randonnée s’annonce longueeee et qu’on ne sait jamais (surtout à l’automne quand le jour tombe vite)
  • Un vêtement chaud supplémentaire
  • Lunettes de soleil, casquette, crème solaire…

Si vous souhaitez plus de détails, je vous invite à (re) lire mon article sur le matériel obligatoire en trail >>

3. Sécurité CHECK

Tout d’abord,  vérifiez TOUJOURS la météo avant de partir. Il arrive qu’elle change très rapidement en montagne, surtout en fin d’été. La nuit tombe plus vite, il fait rapidement plus froid (d’où le besoin en équipement pour le “on-ne-sait-jamais”) Personnellement, c’est toujours mon angoisse d’être prise dans un orage. Alors je vérifie même juste avant de partir. Bien sûr si on randonne sur la côte, c’est différent mais on peut être surpris.e par le vent, la nuit ou la marée 😉

J’informe mes proches de ce que je fais, d’où je suis avant la randonnée. Je suis précise, j’envoie le lien de la randonnée, j’explique combien de temps je pense que ça va me prendre et donc à partir de quand ils peuvent s’inquiéter. S’il y a du réseau pendant, j’envoie 1 ou 2 SMS pour leur dire où j’en suis… et quand j’ai terminé bien entendu. Ce n’est pas grand chose, mais si effectivement il m’arriverait quelque chose, j’aurais donner le maximum d’information en amont 😉 ! ça me rassure, ça rassure mes proches, tout le monde est content.

Pour finir, j’ai activé sur mon garmin “La détection d’incident” qui envoie en moins de 15sec une alerte à mes proches. Quand un incident est détecté (une chute par exemple), mes proches reçoivent mon nom et ma position GPS. J’ai défini des contacts d’urgence dans ma Garmin. Je vous glisse le lien du site pour y jeter un coup d’oeil >>  À savoir que je l’ai aussi mis en place sur mon compteur de vélo Garmin. Attention, pour que cela fonctionne, il faut forcément avoir du réseau mais… bon c’est toujours ça de pris.

Option: Randonner avec Pippa/avec son chien 

Ironiquement je randonne assez peu avec Pippa car quand je pars seule, je pars souvent pour de très longues randonnées sur lesquelles j’aime aussi courir. C’est donc difficile de gérer mes ravitos, les siens, son eau, la mienne… sans parler de l’effort très très long (bien qu’elle soit hyper endurante, passer 4-5h, elle fatigue unepu) Mais quand je le fais, je dois avouer être encore moins stressée. Je m’imagine qu’elle viendra me sauver s’il m’arrive un truc. Non je déconne, c’est une vraie poule mouillée et elle se mettrait certainement à pleurer.

Néanmoins, je me dis qu’en cas de mauvaise rencontre, un chien reste dissuasif. Pippa me permet aussi de partager un peu ma joie et mon bonheur d’être dans ces paysages. Je vois qu’elle apprécie autant que moi et mine de rien, c’est parfois ce qu’il manque quand on est seul.e : le partage.

Cela étant dit, randonner avec son chien demande une certaine éducation (le rappel, le stop, la laisse adaptée).  N’hésitez pas à relire mon article sur courir avec son chien >>>. 

Enfin, n’oubliez pas que les chiens ne sont pas acceptés sur tous les chemins de randonnée. Ils existent des réserves et de nombreux parcs nationaux en France où ils sont purement et simplement interdits. Renseignez-vous bien 😉 En tout cas côté Ariège pas de soucis (sauf les réserves d’Orlu) par contre, si vous randonnez l’été, respectez vraiment les indications vous demandant de ne pas laisser divaguer et de rattacher votre chien à cause de l’estive (troupeaux de moutons, de vaches en altitude…). De même, un chien ne passe pas forcément partout (échelle, passerelle) comme en Corse, donc préparez-vous parfois à devoir le/la porter (comme en Corse>>)

L’équipement de Pippa actuellement:

NOTE: Je ne prends pas la ceinture à chaque fois avec moi, seulement la laisse que j’attache à mon sac à dos puis à elle, si besoin. J’évite de m’attacher à Pippa en descente (sauf si rencontre ou troupeaux d’animaux) car cela peut vite être dangereux.

OPTION 2: Et les souvenirs en solo ?

Personnellement, j’adore faire des photos des paysages mais c’est vrai que c’est dommage de n’en avoir aucune de moi dessus. Les selfies c’est sympa mais au bout d’un moment, c’est ennuyeux. Je glisse souvent un tout petit trepied sur lequel je place soit mon appareil photo soit mon téléphone et j’utilise tout simplement le retardateur. Bien sûr si je croise un.e autre randonneur.euse, je n’hésite pas à lui demander ma photo souvenir !

J’espère que cet article vous aidera, n’hésitez pas à ajouter votre conseil si vous randonnez fréquemment seul.e 😉 ?

@ très vite

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2 réflexions sur “Randonner Seule: Mes conseils et précautions”

  1. Salut Anne.
    Merci pour ton article.
    Je randonne et bivouac seule. J’ai comme toi toujours une petite appréhension sur le “s’il m’arrive quelque chose”. Il m’arrive de ne pas pouvoir donner de nouvelles à mon conjoint durant deux jours car pas de réseau la-haut, mais dans ce cas, je donne une plage horaire a partir de laquelle il faudra s’inquiété si je n’ai pas donné de nouvelles. Je donne mon itinéraire et m’y tient. Pas d’impro même si il y a un petit détour sympa…mais que je ne peux pas signaler.
    Petits “conseils” supplémentaires : je m’arrête dire bonjour aux bergers qui gardent leur troupeaux et en profite pour prendre des nouvelles de la météo pour la journée et la nuit si je bivouac. Ils ont une bonne connaissance des conditions météos changeantes…et ils connaissent le terrain par coeur, ils n’hésiteront pas à donner l’itinéraire bis si celui envisagé n’est pas praticable ou risqué.
    J’ai également lu récemment un conseil utile : en cas de gros problème et une batterie faible sur le portable, changer son message de répondeur en donnant les indications sur notre position ou la direction prise. S’il n’est plus possible d’être jointe, le message sur le répondeur, qui lui reste activé même téléphone éteint, donnera les infos à notre place.
    Et dernière chose que je dois encore faire : un bracelet d’identification avec les infos nécessaires pour joindre mon conjoint, et mes infos de santé, si jamais on me trouve au bord du chemin et que je suis inconsciente.

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