Trail: Les Indispensables dans mon Camel /Sac d’Hydratation (Matériels Obligatoires et plus)

8 septembre 2019 - Running - 7 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ! On se retrouve aujourd’hui pour un article que vous me demandiez depuis un certain temps…qu’est-ce que je glisse dans mon sac d’hydratation. Quand on fait du trail, le camel devient vite le must have (en plus de baskets adaptées aux chemins) pour réaliser de longues sorties en autonomie. On peut tout y transporter afin de courir en « sécurité » en montagne, enfin du moins, de réduire les problèmes que l’on pourrait rencontrer: eau, ravito, kway…

Dans ce post, je vais revenir sur le matériel obligatoire qu’une organisation peut exiger lors de votre participation à un trail en semi-autonomie. Contrairement à la course sur route, il y a bien moins de ravitaillements. Les zones en trail sont moins accessibles: alors si vous vous blessez, s’il vous arrive quelque chose, il faudra attendre un certain temps les secours OU il vous faudra un certain temps avant de rejoindre un point de secours.

On l’oublie parfois, pourtant lorsque l’on évolue en montagne, on prend aussi des risques: la météo peut rapidement changer, on peut chuter. C’est pour cela qu’il a été mis en place ces contrôles ET ces listes de matériels obligatoires. Bien entendu à l’entrainement, on n’est pas obligés de transporter TOUT.

Bref, je vous présente un peu tout ça en video ou juste ci-dessous 😉

J’ai investi dans mon premier camel quand j’ai commencé à faire des sorties longues en totale autonomie afin de transporter facilement une grosse quantité d’eau. Puis j’ai débuté le trail et j’ai changé de sac pour pouvoir emporter toujours plus d’équipements avec moi. En outre d’eau ou de ravitaillements, ce que l’on retrouve dans mon camel c’est finalement des essentiels pour ma sécurité, ma gestion de l’effort et/ou mon confort.

Depuis quelques années, suite à de lourds accidents, le monde du trail (en compétition) a beaucoup évolué en mettant en place des listes de matériels obligatoires. Faute de pouvoir les présenter au retrait du dossard ET lors de contrôles inopinés durant la course, vous pouvez ne pas pouvoir prendre le départ de la course, être pénalisé ou disqualifié. C’est vrai que parfois, on peut se dire que c’est « trop » tout ce qu’il faut prendre : « pourquoi prendre un kway alors qu’il annonce grand soleil?  » Car justement, en semi-autonomie, il faut pouvoir faire face à toutes les situations et en montagne, on peut vite se retrouver face à un orage qui modifie subitement la météo. Or, avec le peu de ravitaillements ou de zone accessible, il est essentiel de pouvoir se débrouiller un maximum avant que les secours arrivent OU que vous puissiez rejoindre un point de secours.

Chaque trail a sa propre liste de matériel obligatoire, chaque trail est plus ou moins exigeant sur le contrôle, mais n’oubliez pas que c’est pour votre propre responsabilité et votre sécurité que l’on attend cet équipement dans votre camel 🙂

Le matériel obligatoire à transporter dans votre sac d’hydratation, les essentiels:

  • Une couverture de survie: même à l’entrainement, elle est dans mon camel. Elle peut vous isoler du froid ou du chaud. Des organisations exigent qu’elle soit dans son emballage d’origine avec les dimensions bien visibles.
  • Un sifflet: alerter de votre présence, tout petit, il reste aussi dans mon camel dans la même petite poche que la couverture de survie. De plus en plus de camels disposent de siflet intégré au design 😉
  • Kway Coupe-Vent avec capuche: Les principales raisons de décès sur trail sont liées à des changements soudains de météo. On peut difficilement prévoir un nuage qui apporte un orage sur une toute petite zone d’un trail. De même, les températures chutent très vite. Avec ce type de vêtement vous pourrez affronter les intempéries et la fraîcheur on va dire ;). Personnellement, je possède une Gore Shake Dry qui prend très peu de place mais est très performante. C’est un budget mais la technologie « gore » est la norme en trail. Elle est parfaite pour isoler du froid tout en évacuant l’humidité liée à votre transpiration. La capuche tient bien. Testée et approuvée depuis plusieurs années notamment sur la Saintelyon très humide de 2018 😉
  • Réserve d’eau: poches à eau, flasques… comme vous préférez mais plus votre trail est long ou les conditions particulières (chaleur), plus l’organisation peut exiger une certaine quantité d’eau (1l…1l5). Perso, j’ai du mal avec les flasques sur les trails longs, surtout que je ne supporte pas les transporter sur les poches avant du sac. Je préfère une poche à eau plus importante que je glisse au dos de mon camel dans une poche isotherme en prime ET isolé de tout le reste du sac (gain de place).
  • Réserves alimentaires : qui dit semi-autonomie pour l’eau, le dit aussi pour vos ravitaillements. Vous devez avoir assez de ravitos pour couvrir un certain nombre de calories. Personnellement, je vois toujours un tout petit peu plus pour couvrir mes besoins mais aussi des fringales supplémentaires. En tous les cas, il faut pouvoir prouver que vous pouvez rejoindre la première zone de ravitaillement sans mourir de faim OU tomber en hypo !
  • Un téléphone portable avec du réseau ET les numéros d’urgence (notamment ceux de l’organisation): Bon on a forcément tous nos téléphones. Si vous faites des trails à l’étranger, vérifiez bien que vous disposez de réseau dans ce pays. Ne mettez pas votre telephone sur mode avion, vous devez être joignable durant toute la compétition (par ex recevoir une alerte si la météo s’est dégradée etc.) Enfin, il est souvent conseillé d’avoir l’application LIVE TRAIL. Beaucoup de course l’utilise maintenant pour le suivi et les contacts d’urgence + info médicales.
  • Gobelet réutilisable: ce que j’aime en trail c’est bien l’engagement écologique et cette volonté de réduire au maximum l’impact sur la nature de l’organisation. Résultat, vous ne trouverez quasiment JAMAIS de gobelets en plastique sur les zones de ravitaillements. Il faut votre propre gobelet que vous utiliserez pour boire de l’eau, du coca…de la soupe ou du thé. Personnellement, j’en ai un petit qui se plie. Mais j’aime aussi utiliser ceux que les organisations parfois offrent. J’y fais un petit trou et avec un crochet, il m’arrive de le transporter ainsi sur mon camel. À l’entrainement, je ne le prends pas à chaque fois, sauf si je sais que je vais  trouver des fontaines pour me ravitailler. C’est parfois bien utile de pouvoir prendre dans un gobelet que dans ses mains ;).
  • Bandana/ Buff ou Casquette: Que ce soit pour s’isoler du froid, l’utiliser comme casquette, comme mouchoir au poignet, comme bandeau, il n’est pas à chaque fois obligatoire mais honnêtement, c’est un petit accessoire hyper utile.. Sinon vive la casquette qui est acceptée comme équivalent.

 

En fonction de la longueur du trail, on pourra aussi exiger de vous :

  • Des frontales + batteries de rechange 
  • Un leggings de rechange
  • Carte d’identité et argents/moyen de paiement
  • Un pull/top manches longues: surtout si vous passez une nuit ou une soirée dehors, les températures chutent vites !
  • Pantalon imperméable: essentiel si la météo s’annonce catastrophique, ce sera la seule solution pour rester au sec longtemps
  • Bonnet/gants imperméables: en fonction de la météo. Les gants sont souvent obligatoires contrairement au bonnet car si vous gravissez des cols en haute altitude, les températures y sont souvent bien plus basses qu’en vallée. Vous serrez très contents de pouvoir vous couvrir avant de redescendre 😉
  • Bandes adhésives straps: Bon hormis sur l’UTMB, je ne crois pas qu’on vous le demande mais je trouve que c’est plutôt une bonne idée mais… il faudrait rendre obligatoire les petits ciseaux pour couper la bande afin de s’auto-strapper en cas d’entorse lol

 

En quoi consistent les contrôles de l’équipement obligatoire ?

Comme je le disais, pour retirer votre dossard, il faut apporter, en plus de votre carte d’identité ET votre certificat médical, votre camel bag avec TOUT l’équipement exigé par l’organisation. Parfois vous serrez contrôlé de manière très vigoureuse. Que ce soit en Italie sur le trail de Cortina, ou durant l’UTMB, le contrôle ne se fait pas sur la totalité de l’équipement mais de manière aléatoire. Dans la liste, le bénévole chargé du contrôle choisit 1, 2 voire 3 éléments. Le sac en suite obtient la puce pour prouver le contrôle, la puce ne peut être retirée ou posée sur un autre sac jusqu’au départ.

Sachez que c’est aussi pour les trails rassemblant BEAUCOUP de participants et vous faisons parcourir des longs kilomètres en semi-autonomie. Mais sur d’autres trails plus modestes, l’organisation est plus flexible. N’oubliez pas que c’est surtout et avant TOUT pour votre propre sécurité ET celle des autres coureurs autour de vous (pouvoir porter assistance etc.)

Enfin, vous pouvez aussi subir un contrôle « inopiné » durant la course sur les zones de ravitaillement, ça m’est arrivé 2 fois (Un sifflet sur la Cortina et sur la CCC également). Si vous ne pouvez présenter l’équipement demandé, il vous sera imputé sur le champs une pénalité de quelques secondes à 1h en fonction du trail et de la gravité du manquement (ne pas avoir de couverture de survie ou de kway alors que c’est la base….). Après, honnêtement, il n’y a pas d’arbitre de course, les contrôles restent bon enfant, réalisés par des bénévoles passionnés. On n’est loin du triathlon où l’ambiance est hyper stricte !

Forcément, j’ai aussi un équipement que j’aime avoir avec moi qui est plus personnel et aussi en fonction de mon propre vécu ! Ce que j’aime aussi avoir dans mon camel à l’entrainement ou en compétition:

  • 1 ou 2 pansements spécifiques ampoules je n’en ai jamais eu besoin mais je suis sûre qu’un jour je serais content de les avoir !
  • Sac isotherme en plastique: j’en ai souvent 2 ou 3, 1 dans lequel je glisse mon téléphone. J’ai remarqué que dans mon camel, il s’activait souvent. Au moins dans ce cas, il reste en veille ET ne se décharge pas. J’utilise les sacs congélations aussi pour rassembler mes ravitos et les isoler de l’humidité (surtout s’il pleut, les camels sont imperméables….enfin pas complètement non plus !). Il m’arrive aussi de les utiliser comme poubelle. Si le trail est pluvieux, j’emballe mes affaires (seconde couche, leggings, lampes…) dedans. ce n’est pas très écolo mais c’est souvent la seule manière pour garder tout au sec.
  • Smecta en gel: bah oui … plus le trail est long, plus on prend des petits risques niveau gastriques 😉
  • 1 doliprane/traitement cystite: je n’emporte pas une pharmacie juste 1 / 2-3 pour la cystite, mais j’ai parfois des migraines liées à l’altitude OU des cystites d’effort. J’en ai même si çå ne soignera pas, ça permet de soulager et de finir. J’aurais aimer avoir mon traitement pour soulager ma cystite durant l’OCC l’an dernier.
  • Crème solaire: j’en ai une 3 en 1 (visage, corps ET lèvres). Je mets souvent de la crème AVANT le trail sur le corps et le visage, mais j’ai tendance à avoir les lèvres brûlées par le soleil, donc j’emporte une toute petite crème avec moi pour me protéger et me soulager.
  • Go Pro/Caméra d’action: pour enregistrer facilement vos souvenirs sans utiliser la batterie de votre téléphone
  • Ecouteurs: il m’arrive, dans les moments difficiles, d’écouter la musique. ça me permet de me concentrer et de me remotiver ! J’ai une paire en bluetooth toute petite qui se glisse facilement dans une poche du camel 🙂
  • Bâtons (ou pas) à glisser dans le camel, à accrocher dessus OU dessous (ceinture élastique), ou à glisser dans un carquois/carcan adapté à votre sac. L’utilisation reste à votre propre discrétion mais il vaut mieux savoir courir avec sinon c’est vite contre-productif (je parle pour moi ! Je ne sais toujours pas les utiliser alors je fais sans la plupart du temps !)
  • Lunettes de soleil adaptées à l’effort
  • Batteries portatives + câble: et oui si le téléphone ou la montre se déchargent trop vite,  vous serrez content de donner un petit peu de jus durant une pause.
  • Mouchoirs: en cas de chute,  de blessures, de pause pipi/caca (ne jamais les laisser derrière vous !! non le papier n’est pas biodégradable, on ne laisse jamais ses papiers par-terre)
  • Manchons avant bras: je trouve ça plus pratique, c’est petit, ils se glissent facilement dans les poches. Ils transforment le t-shirt en manches longues en un clin d’oeil !

Et le camel en lui-même ?

Honnêtement, je suis assez satisfaite de mon Salomon. Il est hyper pratique et bien pensé. En organisant mieux l’équipement, je me retrouve toujours avec encore un peu de place. Le seul point négatif: il n’a pas vraiment été conçu pour les femmes :S lol ! Pensez à en essayer de différents et à en acheter en fonction de vos besoins.

Je sais que je me répète mais n’oubliez pas que le trail est une discipline en nature en semi OU en autonomie. Il vous faut couvrir vos besoins OU les éventuelles situations que vous pourriez affronter. La nature est accueillante mais changeante, il est essentiel de pouvoir les anticiper sereinement.

Bien entendu, ça fait vite un certain poids dans notre dos mais avec l’entraînement, vous allez prendre l’habitude de transporter tout ça ! Pensez vraiment à vous y habituer, n’attendez pas le jour de la compétition pour découvrir le poids que cela représente sur votre dos et vos épaules.

Et vous, qu’emportez-vous dans votre camel qui n’est pas sur la liste 😉 ?

@ très vite

PS: Si vous êtes abonné.es au Dubndidu Atelier rdv par-ici >> j’ai créé une liste à télécharger de tout votre nécessaire avant un trail 😉 !

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7 commentaires

  • Repondre Gwenn 9 septembre 2019 à 18 h 28 min

    Bonjour !
    Merci pour cet article, j’ai sensiblement les mêmes choses que toi. J’y ajoute juste parfois :
    – un couteau suisse
    – une poche à déchet pour pouvoir les vider facilement aux ravitos)
    – un tube de Nok quand c’est une loooongue distance
    – une paire de chaussettes de rechange (pour les temps bien pluvieux, je suis parfois contente de mettre les pieds au sec)
    Encore merci pour tout ces conseils !

  • Repondre Line 9 septembre 2019 à 19 h 50 min

    Merci pour cet article!
    Depuis le temps que je cherchais un article assez détaillé et honnête (je me suis reconnue dans le traitement pour la cystite lol) sur le camel bag. Je débute en trail et je me demandais ce qu’on devait emmener en course ou ce dont on pouvait avoir besoin.
    Vraiment top !

    • Repondre Bérangère 9 septembre 2019 à 22 h 18 min

      Le matériel de trail ça me rappellera toujours le matériel obligatoire pour monter au Ben Navis en Écosse…pas très haut et pourtant il faut un sifflet des rations de survie de l’eau…le temps tellement changeant peut être fatal pour les touristes..mais j »ai compris l’utilité du sifflet plus tard à cause du brouillard…
      Et sinon en plus du smecta en gel il y a aussi du doliprane en poudre à prendre sans eau 🙂

      • Repondre Anne 10 septembre 2019 à 10 h 53 min

        Ah beh oui je pensais qu’on utilisait le sifflet en cas de détresse mais au final dans le brouillard pour signaler sa présence !!

  • Repondre Lanco 9 septembre 2019 à 23 h 18 min

    Merci Anne pour cet article.
    Juste une question à propos de la poche à eau… est-ce qu’elle ne fait pas floc floc lorsque tu cours ? J’ai l’impression que même en vidant bien l’air, ça reste bruyant…

    • Repondre Anne 10 septembre 2019 à 10 h 53 min

      Coucou Sonia
      Quand tu remplis ta poche à eau, au moment de la fermer, il faut que tu évacues l’air en la serrant le plus possible quitte à renverser un peu d’eau. Puis, personnellement, j’aspire l’air et bois un peu avant de la ranger 🙂
      J’espère que çå t’aidera sinon OUI c’est hyper désagréable comme bruit

  • Repondre Sophie 11 septembre 2019 à 9 h 59 min

    Merci pour ton article très intéressant, je pense à me mettre au trail, je reviendrai sûrement le lire !