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gel ravitaillement bio

Pendant que je suis entrain de souffrir courir le Marathon de Brighton (n’hésitez pas à me suivre sur Snapchat en live: AnneDubndidu), j’avais très envie de vous partager mes conseils ET mes astuces pour participer à des courses  (10km, semi, marathon et plus) tout en ne consommant QUE des ravitaillements bio. Non non, vous n’êtes pas OBLIGÉES de manger des gels !

La première chose que l’on m’a dit lorsque je me suis inscrite à mon premier marathon (celui de Paris): Ah bah tu vas être obligée de manger des gels là. Comme je vous l’expliquais, pour moi c’était hors de question. Je n’ai jamais succombé à la mode des gels. C’est chimique, ça pollue les parcours, ça colle, c’est pas bon… J’exagère mais je vous préviens, je suis viscéralement contre les gels, tous les produits non naturels car, à notre niveau (d’ailleurs je doute que les coureurs de haut niveau prennent des gels), nous pouvons largement nous ravitailler avec des produits NATURELS, voire même bio. Il suffit de faire quelques recherches, quelques tests, prendre un peu plus de temps pour trouver ces alternatives qui vous conviennent. Mais promis, ça vaut le coup et vous vous sentirez même bien mieux. Car, soyons honnête, ce n’est vraiment pas bon (je fais exprès, je sais que ça ne se dit pas) et pas franchement digeste (pas tous certes mais, c’est la roulette russe).

Tout d’abord, j’aimerais revenir sur les bases pour vous démontrer pourquoi nous n’avons pas besoin de ces gadgets !

Petit point nutrition: Qu’avons-nous réellement besoin (hydratation/solide) durant une course ?

Si vous petit-déjeunez bien (pas trop sucré par exemple) et que vous ne courez pas au-delà d’une heure, hormis de l’eau et peut-être un peu de sucre s’il fait chaud, vous n’avez quasiment besoin de rien. Vous aurez par contre besoin de bien manger APRÈS la course. Pour bien manger, avant, pendant et après la course, je vous invite à relire cet article.

Plus la course est longue, plus vous allez effectivement avoir besoin de vous ravitailler en :

  • Eau
  • Glucide

Le type de glucide est assez important car lorsque vous courrez, vous avez besoin IMMEDIATEMENT de carburant. Même si l’image sucre lent/rapide n’est plus très pertinente, dans ce cadre-ci, elle prend sens. Avant votre course, vous allez manger des aliments à indice glycémique bas (quasiment l’équivalent du terme sucre lent) : du pain complet, des fruits. Comme ça, quand vous arriverez sur la ligne de départ, cette énergie sera disponible doucement mais surement. Pendant la course, c’est une autre histoire.

Pas besoin de courir un marathon pour avoir le besoin de vous ravitailler. Que vous faut-il ? Tout simplement  de l’eau et du sucre. Le sucre est l’aliment le plus rapidement assimilé par votre organisme, vous permettant de disposer IMMEDIATEMENT d’énergie. Ce n’est pas hyper agréable, vous pourriez préférer les bananes, les fruits frais proposés mais attention à l’acidité de certains et surtout, leur effet est un peu à retardement. Résultat, si vous avez un coup de mou, il vaut mieux vous diriger vers un bon carré de sucre qui vous redonnera un vrai coup de fouet, surtout sur des distances de 10km ou 21km. Manger un  fruit au 16 ou 18eme km… vous aurez un effet qu’une fois la ligne d’arrivée passée (effet kiss kool :P). Pas très utile lorsque vous vous sentez mal pile à ce moment-là. Très utile donc en début de course si vous vous savez enclin au coup de mou au 18eme km. Mangez un fruit au 5eme ou 10eme km 😉 (ou 7 ou 14eme km en fonction des stades de ravitaillement).

À quoi correspond le mur du marathon ? 

Il correspond à l’épuisement de « quasiment » TOUT votre carburant. Si on compare avec une voiture, vous rentrez sur la réserve lorsque vous tapez le « mur » du marathon. Votre corps préfère alimenter les organes vitaux que s’amuser à vous permettre de continuer de courir. D’où cette sensation de jambes qui n’avancent plus, de tête lourde. Rassurez-vous, si vous vous ravitaillez bien, le fameux « arrêt au stand » en formule 1, vous ne devriez jamais croiser ce mur car votre corps n’arrivera pas sur la réserve :). Si c’est le cas, vous ne le sentirez que légèrement, un petit sucre et c’est reparti.

Mais alors pourquoi consommer des gels ? Car effectivement, votre corps lorsque vous courez ne consomme pas que des glucides, en outre il a également besoin de vitamines, de minéraux pour palier à tout ce qu’il consomme OU produit en consommant votre énergie. De plus, c’est vrai que les gels sont un peu plus faciles à transporter que du sucre, du miel ou des fruits. Mais honnêtement, ces 2 petits avantages (je vous rassure, jusqu’au marathon, vos autres besoins sont comblés très rapidement à l’arrivée) ne peuvent compenser tous les désagréments du gel dont leur bénéfice sur la performance n’a jamais été prouvé ! (je vous avais dit gadget !) : pollution, composition douteuse, problème digestif…

Le secret > la digestion

Alors voilà soi-disant le grand avantage des gels. Mouais bon. Honnêtement, en buvant bien et apprenant à savoir ce que votre corps apprécie, vous ne risquez pas de mauvaise surprise… digestive. Personnellement, j’adore consommer des oranges lorsque je ne m’appuie QUE sur les ravitaillements des organisations. Elles sont sucrées, juteuses, rafraichissantes, facile à manger (Technique approuvée par la cantine)… mais pas très digeste pour tous les estomacs (attention à l’acidité). ça ne me pose pas de soucis de mon côté, mais voilà il faut donc avoir l’habitude ET donc TESTEZ. Comme pour les gels, les ravitaillements naturels et bio demandent aussi des essais.

Parfois, votre estomac supportera plus facilement les raisins secs et les bananes que le sucre et le pain d’épice. Alors ne vous inquiétez pas si votre pote marathonien lève HAUT les sourcils quand vous lui dites adorer manger des oranges en course (je parle d’expérience personnelle). Chacun son tube digestif, chacun ses habitudes. 

Voici mes propres ravitaillements favoris:

  • Sachet Zip sandwich (sans le sandwich mais bio-dégradable si je n’arrive pas à les jeter dans la poubelle une fois vide) avec une sélection de fruits secs (banane et abricot >>BIO) et de sucre
  • Pâtes de fruits bio : du sucre, des fruits, facilement transportable ET mangeables
  • Barre de céréales bio ET cru : facilement transportable ET mangeable, mais donne un peu trop soif
  • Boisson énergétique  maison : eau avec ajout de  (facilement transportable dans le bidon du camel bag par exemple) de sucre, de miel. Ils existent de nombreuses petites recettes que vous pouvez vous préparer et consommer doucement durant toute la  course.
  • Gel énergétique bio: Bon si vous voulez tout de même des gels, sachez qu’il en existe désormais des bio dont ceux de Ballot-Flurin fourni avec leur petit récipient réutilisable ! Mais que vous pouvez aussi utiliser pour créer les vôtres (à base miel, aussi bien que le sucre ;))

Si on ne mange pas de gels et que nous avons besoin de plus que des fruits, du sucre,  n’hésitez pas à créer vos propres ravitaillements. Voici comment régler le soucis du transport.

Comment transporter ses ravitaillements ?

AH bah oui les bénévoles ne sont pas vos assistants-ravitaillements. L’idéal est de transporter vous-même vos ravitaillements à l’aide d’une ceinture (flip belt par exemple) ou via un camel bag. Vous pouvez encore demander à vos proches de se placer à des endroits stratégiques de votre course pour qu’ils vous les donnent. Mais cette dernière solution est plutôt risquée puisque si vous vous ratez, adios le ravitaillement, hello le coup de mou ! S’il y a bien quelque chose que j’ai appris de ces courses sans ravitaillement de la part de l’organisation (Coucou Berlin !) >> ne comptez QUE sur vous-même.

Je récapitule: Quels ravitaillements pour quelle course ?

  • 10km : de l’eau et du sucre si besoin, mais un bon petit-déjeuner et un diner riche en féculents devraient vous suffire.
  • Semi-marathon: de l’eau, du sucre et des fruits si besoin mais idem que sur le 10km pour vos repas d’avant-course
  • Marathon : obligatoirement et dès le 5eme km, de l’eau, du sucre et des fruits (frais ou secs, le sucre vous donnera un bon coup de fouet et les fruits, plus longs à assimiler, seront disponibles et utilisés par vos muscles un peu plus tard). Résultat, pas de coup de mou ni de mur. Ah oui, j’ai couru tout mon marathon comme ça, sans soucis (pas de crampe, pas d’envie pipi ni autre). J’ai envie de vous dire testé et approuvé, mais surtout de souligner que lorsque les gels n’existaient pas, des coureurs participaient SANS problème à ces courses :). Si vous vous inquiétiez, n’hésitez pas à faire comme moi et préparer votre propre petit ravito plus digestes. Il faudra juste trouver un moyen pratique de les transporter, mais ce n’est pas infranchissable. ça nous demande un effort supplémentaire, certes, mais bien meilleur pour NOTRE organisme ET la nature.

L’eau est en tous les cas hyper importante et non-négligeable. Apprenez à vous écouter et à repérer les signes avant-coureur de votre corps : déshydratation et hypoglycémie (le coup de mou). Dès que vous saurez les reconnaître, vous pourrez mieux anticiper et éviter ces situations hyper désagréables de coup de mou, de pompe, mini-malaise, jambe en bétons et j’en passe et des meilleurs (pitié que ça ne m’arrive pas en ce moment #BrightonMarathon)

N’oubliez pas : si ça brille, si c’est fluo, avec des parfums digne d’un malabar, c’est que ce n’est pas bon pour vous ni pour l’environnement ! #Jecourssansgel

Et vous, quels sont vos ravitaillements favoris ? Avez-vous des boissons/ravitaillements naturels/faits maison à partager ! N’hésitez pas, les commentaires sont faits pour ça.

à très vite

NOTE: C’est bien entendu mon humble avis sur gels et les boissons énergétiques industriels, je respecte tout à fait les personnes qui en consomment.

PS: N’hésitez pas à me suivre sur Snapchat 🙂 AnneDubndidu

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