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Hi,

J’espère que vous allez bien ? ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit un petit CR de course….le fameux compte-rendu! Bon depuis la Saintelyon, je n’ai pas accroché de nouveaux dossards. Vous m’aviez glissé dans l’oreillette de venir faire à nouveau les 10km de la promenade des anglais (la fameuse Prom’Classic). Cette année, j’ai passé mon tour (bon je les avais déjà fait 2 fois (ici et ).

En 2018 mes objectifs sont plus tournés trail et triathlon. J’ai publié quelques dates d’ailleurs dans  » mon prochain défi  » si vous voulez y jeter un œil. Mais pour revenir au sujet du jour, samedi soir dernier, j’ai accroché un dossard (enfin j’ai mis un porte-dossard car je ne voulais pas mettre d’épingle dans ma veste, le détail important). Matthieu m’avait motivée en décembre dernier pour m’inscrire au Forest Trail, une course aux alentours de Toulouse : plusieurs formats (12, 18, 25 et 43km) mais avec 3 points communs : la foret, la nuit ET la boue.

Honnêtement, la boue, ce n’est pas trop ça qui me faisait peur (déjà fait des Spartan) et la nuit, j’adore l’ambiance ! Résultat, je signe et tant qu’à faire puisque je prépare le marathon de Los Angeles (je vous en parlais là), je choisis le format de 25km. Ça sera ma sortie longue de la semaine … que je me dis ! BAH OUI !

Alors, les gens normaux un samedi soir d’hiver ET de pluie sont au cinéma ou derrière un verre/thé sous un plaid. Non…. Nous on était sur la route pour la fôret de Levignac… direction le départ du Forest Trail. Je dis ‘NOUS’ car nous sommes une bonne partie de la team i-run.fr mais aussi Mathieu (vous vous souvenez le père Noël à réaction de la Saintelyon et presque Dark Vador mais pas vraiment à Disney? yes…) ainsi que Thomas de Basic Runners >>. Plus on est de mais quelle idée sérieux de fous, plus on pleure devant la machine à laver on rit.

D-DAY… enfin N-NIGHT: Samedi

Bon on rit, nous arrivons un peu en retard. Il pleut. Il pleut. Il p.l.e.u.t. Il fait froid… mais rien à voir avec la Saintelyon. Je suis la seule à ne pas avoir mon dossard. Donc je m’ajoute avec d’autres traileurs à la queueleuleu, (c’est que j’ai décidé d’être drôle aujourd’hui), dans cette désorganisation ordonnée. On change les pancartes des queues… Bon ouf, je récupère mon dossard, je fais une croix sur mon t-shirt souvenir ;( plus de XS. Désolée, j’avais préféré faire la sieste que d’arriver plus tôt. Je ne me plains pas, j’aurai la boue en souvenirs !!

J’aime bien cette ambiance… très masculine. Les départs s’enchainent toutes les 30min. J’en profite pour retrouver les toilettes sèches pour un dernier pipi  afin d’améliorer mon apnée et mes squats. Yolo. Plus sérieusement, j’ai une chance de folie, car j’ai mes règles, c’est le premier jour, je suis pliée en 2 depuis le matin. Je n’aime pas courir sous médoc mais j’ai bien été forcée #teamantadys…

On rejoint les SAS, et je commence à tirer la gueule en entendant tout le monde parler des NOMBREUX passages dans l’eau. Je ne me posais pas trop de questions en terme de parcours. C’était  » relativement  » plat 500m de dénivelé annoncé, beaucoup de relances (petites montées/petites descentes). Non en moi ce qui me stressait c’était l’annonce des passages  » dans l’eau  » les jours auparavant qui faisait bien marrer l’organisation (petit exemple >>)

S’il y a bien quelque chose que je n’aime pas, c’est l’eau. J’ai toujours peur de glisser et fini, y’a plus d’Anne.  Sur la Spartan Race (OMG loool je compare un trail à une spartan !!), il y a TOUJOURS des passages en eau.. Alors, le choix des baskets et des chaussettes étaient vite fait: du léger qui sèche vite et des baskets à bon crampon.

Au passage, ce soir-là, c’était  mon premier vrai trail… Je prends donc pour habitude de faire des trails dans des conditions….spéciales je dirais. J’espère qu’en suivant ce type de course,  le reste me paraitra super facile.

Revenons dans notre SAS, le départ est donné avec  15min de retard. Il ne pleut plus mais mon flash ne marche pas pour immortaliser nos baskets AVANT. Pourquoiiiii!

Je portais : Baskets Reebok All Terrain, Leggings Nike Shield (similaire ici), Veste trail Nike, Pull de running Nike, sous-couche Odlo et brassière Nike.

Sans oublier mon bandeau Kari Traa pour le froid et mon camel Bag Nike 😉

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Je vous la mets quand même. Car franchement, je n’ai pas grand chose à vous montrer de cette course.. D’une part c’est de nuit, d’autre part, j’avais tellement peur de le pommer dans la boue (ou me pommer aussi), que j’ai préféré rester concentrée entre les racines, les dizaines centimètres de boue, les petits cailloux.

Sur le trail, pas de ravito…enfin si quelque chose annoncé à 18,5km. Donc j’emporte pas mal d’eau dans mon camel et un petit ravito (pom’pote, pâtes de fruit). Après le départ, on est pas mal nombreux…ça bouchonne un peu, notamment au premier passage dans l’eau ou dans les premiers endroits très glissants et boueux. Globalement, le parcours alterne beaucoup « petite montée/grosse descente ». Contrairement à la Saintelyon, je ne m’en sors pas du tout donc je ne récupère pas MAIS au moins zéro chute.

 J’avais bien rigolé lorsque Matthieu a publié ses ressentis km après km sur son instagram. Je me suis dit que j’allais en faire autant ici au lieu de faire un compte-rendu habituel. D’autant plus que… de nuit, je n’ai fait aucune image ni story. Je vous aurais bien invité à regarder la story de Mathieu (vous suivez toujours ?) ou Thomas (Basic Runners) mais trop éphèmère, elle s’est déjà évaporée. Il reste cela dit son CR par-ici >> ça vous donnera 2 retours différents (+un avis de baskets au passage lol).

De 0 à 12km tout allait bien, je m’amusais bien, je rigolais même dans les singles, au coeur de la forêt… on voyait quasiment  la lune (romantique…). Non je n’ai pas croisé le cerf de la photo. Il est vrai que la première montée du début te réveille bien mais, pour une fois, j’avais regardé le parcours, je savais que c’était « le plus dur ».

12eme km… je commence à avoir mal exactement comme sur le marathon de Barcelone… Et là, je panique: il reste 13km, je suis dans le trou du cul d’une fôret avec de boue jusqu’au cou (enfin ne chipotons pas). Qu’est-ce que je fais ? Je ne peux pas abandonner, j’irai où ? Les loups me mangeront. Je préfère continuer, mais je lâche totalement mon rythme et je m’enferme dans mes angoisses. Je ne sens plus que ça et chaque difficulté, nouvelles traversés, cette boue… m’énerve…m’énerve. Je me dis enfin que je verrai comment je suis au ravito… Car avec mes règles, ma fatigue, l’habitude des douleurs fantômes, je ne sais plus trop où j’habite. Au final, 19eme km, ravito, je profite des superbes toilettes (des vrais) pour réfléchir, vider ma vessie et repartir.

Je n’ai pas mal, je suis juste gênée, je vais finir, il reste presque 5km. Puis forcément, j’entends tout le monde discuter « non mais en vrai il reste 7km ! et 2 passages dans l’eau » MAIS NOOON MAIS NOOON Je rumine.. comme pour le triathlon de Gerardmer : « pourquoi j’ai dit oui déjà ? » C’est dommage je sais mais je focalise sur ma cuisse. Heureusement, je ne tombe pas, je suis bien le chemin, la boue, les petits ponts… j’arrive encore à relancer de temps en temps mais, je ne prends plus du tout de plaisir et lorgne les km sur ma montre (mais quand est-ce qu’on arrive ?)

Puis au 25eme km… j’entends ce speaker mais je suis toujours perdue dans les bois, dans la boue. Je m’énerve intérieurement. Pas du tout yoga ou zen comme comportement. Une fois arrivée au village, je me remets à courir direction l’arrivée où je tire une tête de 6 pieds de long tellement suis fatiguée et énervée. Matthieu, le survivor, m’attend pour le débrief, le sandwich et les bobos.

Au final, dès je suis arrêtée, je n’ai plus mal… par contre lol, à force d’avoir focalisé sur ma cuisse, je n’avais même pas remarque à quel point mes chevilles et la naissance de mes mollets étaient fatigués voire tétanisés du travail d’appui dans la boue. Un mal pour un bien car la marche en canard à la voiture dans le froid est assez comique 😛 TOUT en sachant qu’il ne fallait surtout pas y ramener un gramme de boue (strip tease par 2degrés !).  Toujours pas de médaille, mais, vu toute la boue que j’ai récolté, j’en ai assez pour tous mes soins de beauté de 2018 !

Bon contrairement au Spartan, et c’est bien pour ça que j’aime le trail, c’est l’AMBIANCE et l’entre-aide (aussi bien qu’à la Saintelyon !). Merci aux mains vigoureuses (mais pas baladeuses) qui me hissaient hors de l’eau ou me rattrapaient dans les descentes boueuses. Merci aux fous rires en plein bois, merci au monsieur en jaune fluo avec qui j’ai fait quasiment toute la course (heureusement que je t’ai rattrapé après MA pause pipi), merci pour les petits mots d’encouragement quand non vraiment non je voulais plus mettre les pieds dans l’eau pour le dernier passage au 25eme… Enfin, sachez aussi que je me suis bien marrée à croiser ces nombreuses Cendrillon-traileurs… chercher des baskets restées plantées dans la boue… ou dans l’eau. Mais je n’étais pas la seule.

Est-ce que je le referai ? MAIS NOOOON ça ne va pas la tête ! Plus sérieusement, avec ces douleurs et le marathon qui arrive, je vais juste prendre soin de moi et essayer (je sais je rêve) de rattraper/récupérer mes baskets !! Cela dit, je suis curieuse de savoir si ça vous tente ce type de trail… si vous en avez déjà fait ? En tout cas encore bravo à tous les finishers, on a bien mérité le sandwich-saucisse à la fin (enfin moi c’était pain au ketchup, mais j’étais quand même bien contente d’arriver, vous avez vu ma tête sur Instagram, je n’en pouvais plus). Encore un énorme MERCI à l’organisation et aux bénévoles.

Pour finir, pensez à voir ou à re voir (lire ou relire d’ailleurs), les deux articles que j’avais publié au sujet du trail :

  1. Comment bien débuter le trail >>>
  2. Comment bien s’équiper lorsque l’on débute le trail >> 

Prêts pour des trails en 2018 ? avec un peu moins de boue hihi 😉

@ très vite

PS: J’ai mis à jour mon vide-dressing par-ici >>>

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