Running: Courir en Sécurité quand On est une Femme

12 novembre 2017 - Running - 34 commentaires

Hi, 

Ou je devrais même élargir ce titre à « faire du sport en sécurité quand on est une femme », car on prend finalement des risques (n’ayons pas peur des mots) pas uniquement en course à pied malheureusement.

Honnêtement, je n’aurais pas cru avoir à écrire à nouveau à ce sujet. Lorsque je venais de débuter le running, j’avais déjà bien trop conscience des difficultés « sociales », sécuritaires et civiles que nous femmes, nous rencontrons dans notre pratique. Souvenez-vous, en 2013 >>, je dressais même la terrible liste des coureuses assassinées…et tout récemment Alexia! À l’époque, je partageais déjà avec vous mon expérience (très courte encore à l’époque) face aux incivilités et mes conseils.

Mais voilà, le temps a passé, nous sommes de plus en plus à nombreuses à pratiquer la course à pied, de plus en plus victimes de « petites frayeurs », de « mauvaises rencontres ».. J’aurais aimé qu’entre 2013,  date de mon article et 2017, les choses s’améliorent, que je n’ai plus à le mentionner. Malheureusement, c’est tout l’inverse. Je vous lis, j’entends de plus en plus, je reçois par mail tellement de mauvaises expériences. Ça me met en colère, ça m’exaspère mais à un point. Comment en 2017 nous sommes arrivées à être restreinte dans notre pratique sportive pour des raisons qui ne devraient même plus exister: se faire suivre, importuner, attoucher, agresser verbalement…physiquement, sexuellement..

Se mettre au sport, à la course à pied, au velo, à la natation, peu importe est déjà DIFFICILE en soi, mais si en plus nous ne sommes pas à l’aise, nous nous ne sentons pas en sécurité… ça en vient à être restreint dans nos droits et nos libertés.

Malheureusement, comme en 2013, j’ai quelques astuces à partager avec vous pour pratiquer en toute sécurité, mais avant, je souhaitais faire le point moi aussi sur ce que j’ai vécu ces dernières années.

  • C’est lorsque j’ai emménagé à Paris où j’ai vécu le PIRE (ok le meilleur aussi) en terme de violence et d’incivilité, mais plus largement on peut parler des runs en ville : entre les hommes qui te suivent, te sifflent, t’encouragent à coup de blagues graveleuses, font exprès d’effleurer ta peau voire te pincent ou t’attrapent par les cheveux (VERIDIQUE), te matent comme si tu étais un morceau de viande, t’interpellent à coup de « grosse salope / cochonne / tu suces / ton short me fait bander / bonnasse la coureuse / tu cours après ma queue ma petite  » (oui ça vous marque, on n’oublie pas). Ce sont souvent des hommes qui ne courent pas, puis tu as les autres coureurs… celui qui fait exprès de courir JUSTE derrière toi, ou à côté de toi, ou mieux le mec qui n’accepte pas que tu le doubles, te redouble et se rabat juste devant toi. En septembre, ce dernier cas m’est arrivé, mais en plus le mec m’a insulté et bousculé jusqu’à temps qu’un cycliste intervienne sinon j’allais passer dans la Seine.. ça m’a retourné et j’en tremblais en rentrant à mon hôtel. Tout ça pour.. quoi?
  • En campagne: j’ai pour l’instant eu de la chance, à part des chasseurs relous et un monsieur étrange qui m’a fait faire demi-tour, de ne pas avoir fait pas de mauvaise rencontre. Cependant, je ne suis plus du tout rassurée en écoutant les expériences de mes amies.

Cela dit, il ne faut pas verser dans la psychose, il ne faut pas s’empêcher de pratiquer LE sport que nous aimons. Il ne faut pas nous faire spoiler notre « bulle de bien-être ». Il faut que nous arrivions à nous préserver pour continuer à vivre notre passion.

Personnellement, c’est ce que j’ai choisi de faire, je continue à courir le coeur léger, l’esprit qui parfois rumine mais jamais je ne raccrocherai mes baskets…. et voici mes conseils pour courir en « sécurité », du moins en essayant de l’être.

  • Informer son entourage de nos séances de sport: Je ne pars jamais courir ou faire du velo sans en informer mes proches. J’envoie un petit SMS, souvent à ma mère, pour lui expliquer où je vais courir, combien de temps ET à partir de quelle heure elle peut s’inquiéter si je ne lui dis pas que je suis rentrée. Si je suis en déplacement dans une ville, j’avertis une amie qui y vit… mais j’avertis toujours. C’est devenu un réflexe. Parfois, ma mère ne prend connaissance des sms (départ très tôt le matin et retour chez moi), alors que j’ai déjà fini de courir tôt le matin, mais au moins c’est fait 😉 !
  • La routine avec modération: n’allez pas courir chaque semaine au même endroit, même jour, même heure, même parcours. Bien que ce soit rassurant et plus facile de fonctionner ainsi, pensez à varier, inverser, changer votre emploi du temps de runneuse.
  • Courir en groupe: personnellement, j’apprécie courir seule, en fonction de mes horaires, courir en groupe est un plaisir ponctuel. Alors, je vous le conseille car forcément en groupe, on prend bien moins de risques. Si vous avez des petits stress ou angoisses à courir seule, courir avec d’autres personnes vous permettra de le faire en sécurité AVEC des personnes aussi passionnées que vous. Bien que je trouve que…cela limite NOS libertés justement en devant chercher un « accompagnant », cela demeure une bonne solution si vous en avez la possibilité.
  • Votre meilleur ennemi: les applications de running sont vos meilleures amies lors de vos sorties pour compter vos pas, vos kilomètres, votre allure, le temps de course total…mais elles partagent aussi vos itinéraires, votre adresse personnelle ou du moins de départ. Faites-y attention. Sachez que sur Strava, vous pouvez établir un périmètre de sécurité avec plusieurs adresses (domicile, boulot, maison de vacances, maison de vos parents, de vos petits amis). Ce périmètre permet aux personnes consultant votre profil (s’il est public comme le mien >>) de ne pas voir l’adresse exacte de départ et d’arrivée de votre séance. Je vous laisse lire l’article de Matthieu à ce sujet, plus précis >> 

  • Strava: Toujours sur l’application, si vous êtes premium et si vous l’utilisez directement ou avec votre monter Garmin, pensez à activer l’option « Beacon » avec l’un de vos amis. Il recevra des notifications en texto (début, fin de run et suivi en temps réel). Ce qui pourrait rassurer votre entourage et s’il utilise l’application suivre exactement votre sortie. La personne que vous souhaitez alerter de votre séance n’est pas obligée d’être sur Strava, elle recevra des SMS, c’est uniquement si elle a besoin de connaître votre parcours, qu’elle devra s’y connecter. N’hésitez pas à regarder cette petite video, elle l’explique mieux que moi 😉 >>
  • Être identifiable:  Pensez à adopter ces petits bracelets d’identification simples (j’en parlais ici) sur lesquels vous pouvez faire graver les informations importantes (identité, groupe sanguin, adresse etc.) Si jamais il vous arrivait quelque chose…
  • Jamais sans un téléphone: je sais… c’est bien aussi de se déconnecter en courant, de tout laisser chez soi, y compris ce smartphone qui déborde de travail et de notifications. Mais, emmenez-le avec vous, il vous sera indispensable en cas de petit pépin ou …pire.

  • Votre instinct, votre vigilance: Si vous avec un mauvais pressentiment sur une personne qui se promène au loin, si vous êtes mal à l’aise… ECOUTEZ-VOUS, changez, rebroussez chemin, alertez les autres promeneurs, appelez quelqu’un au téléphone, hurlez si jamais elle tente quelque chose… Je ne vais pas vous encourager à prendre des cours de boxe ou de self-defense, mais le sport peut aussi vous servir à vous protéger, ne l’oubliez pas 😉  Tenez vous au courant aussi auprès des autres coureurs de votre région, parfois certains signalent des comportements ou  des personnes gênantes sur les parcours, vous serrez ainsi alerter et pourrez, si besoin, changer votre parcours.
  • Musique et environnement: De même, bien que vous pouvez écouter de la musique, si vous êtes mal à l’aise, si vous vous sentez suivie, restez vraiment consciente de votre environnement. Je sais, j’use et abuse de la musique JUSTEMENT pour couper et ne pas entendre les insultes ou réflexions que je me prenais. Néanmoins, il est bon d’anticiper les comportements de ces personnes. Bien que la meilleure solution soit d’ignorer ces individus , moi aussi je m’énerve et j’ai envie de cracher dessus, de le remettre à sa place …Mais je me tais, je fais comme si je n’avais rien entendu. Sachez jouer de cela: être tellement présente et parfois, absente… du moins quand il faut pour faire mine que nous n’entendons par la drague lourde-dingue du mec que vous venez de croiser. . mais nous n’entendons pas venir une personne plus dangereuse. Alors faites-y attention aussi !

Je réalise à quel point il est aberrant en 2017 de préférer courir accompagnée… avec un chaperon (mon ex petit ami par exemple) pour être à l’aise ET en sécurité. À Paris, je détestais courir seule … je redoutais toujours de me faire « emmerder ».J’y allais quand même car, j’aimais trop ça, j’y vais toujours lorsque j’y suis. Mais, je n’imaginais pas que la course à pied féminine pourrait tellement évoluer, tellement rassembler de femmes passionnées puis d’un autre côté, nous faire souffrir, nous rabaisser, nous faire subir autant d’harcèlement… Je préfère y faire face la tête haute tout en vous invitant à continuer votre petit bonhomme de chemin et de faire VOTRE sport avec toujours autant de plaisir 😉

N’hésitez pas à poster vos conseils et vos expériences commentaires pour les exorciser un peu aussi

@ très vite et bon run !

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34 commentaires

  • Repondre Emeline 12 novembre 2017 à 12 h 11 min

    Merci pour tes conseils, je me sens moins seule !
    Je me pose toujours 1000 questions avant d’aller courir.
    Peu importe l’heure et l’endroit je me fais régulièrement « emmerder ». C’est assez démotivant mais j’ai l’impression que ca m’endurcie …
    Cependant, courir sans mon téléphone me parait maintenant impossible
    Force et courage à toutes 😉

  • Repondre Mathilde 12 novembre 2017 à 14 h 37 min

    Ohlala je dois avoir de la chance car je vis en région parisienne et j’ai que très rarement eu l’occasion d’être confronté à ce genre de situation (une fois j’ai eu une réflexion car je courrais en short, le mec etait pas gêné de me balancer des obscénités alors qu’il y avait sa petite amie juste à côté… bref)
    Apres j’ai la chance d’avoir le Parc de Sceaux pas loin c’est vrai que c’est une banlieue assez favorisée avec beaucoup de coureurs et je me suis jamais fait embêter 🙂 je préfère aller courir quand il y a du monde notamment le week-end , je me sens alors pas en insécurité.
    Sinon j’utilise la méthode de mettre un casque dans les transports (pas forcément avec la musique le casque suffit) pour ne pas être interpellée et j’ai constaté que je n’ai jamais de remarques quand je me mets. C’est un peu dommage mais bon il faut en arriver à développer nos petites astuces pour avoir la paix…

  • Repondre Julie 12 novembre 2017 à 17 h 58 min

    Bonsoir Anne,

    Merci pour ces conseils. J’ai la chance de toujours courir en campagne. Lorsque je cours en ville, c’est généralement pour des courses.
    Mais je suis écœurée de lire ces témoignages !
    Je n’emporte plus mon téléphone pour courir depuis que j’ai ma montre, mais je vais sans doute reconsidérer la chose. Une astuce pour qu’il ne soit pas gênant mis à part le brassard qui, personnellement, me gêne ?

    Merci à toi et bonne continuation sportive !
    Julie

    • Repondre Maud 12 novembre 2017 à 20 h 48 min

      Bonsoir,

      La banane autour de la taille. Tres moche mais pratique!

    • Repondre Mel 15 novembre 2017 à 13 h 51 min

      Flipbelt, très confortable, elle se fait oublier

  • Repondre Victor 12 novembre 2017 à 18 h 16 min

    Certaines insultes et expériences que tu racontes sont glaçantes !
    Je me demande vraiment ce que ces personnes ont pour être si dérangé et irrespectueux avec les autres, et en particulier avec les femmes…
    On a du mal à croire qu’on est dans un pays civilisé au XXIème siècle 🙁

  • Repondre Caroline 12 novembre 2017 à 19 h 29 min

    Bonsoir Anne ,
    C’est triste d’en arriver à écrire ce genre d’article en 2017. Mais je te remercie de tous les bons conseils et les infos.
    Bonne continuation sportive à toutes 🙂

  • Repondre Aurélie G 12 novembre 2017 à 19 h 31 min

    Ça m’a vraiment bien refroidi l’agression de la pauvre Alexia… J’étais prête à prendre un abonnement Strava pour avoir Beacon. Puis par hasard j’ai vu que maintenant avec Garmin, on peut lancer « Livetrack » via l’appli et on aura le même principe que le Beaton de Strava mais sans abonnement 😉 Du coup mon copain peut me suivre en direct lorsque je cours via un lien qu’il reçoit par mail.

    • Repondre Anne 12 novembre 2017 à 20 h 51 min

      Ah bah top Aurélie, merci du bon plan, je l’ignorais 😉 !!!

      • Repondre Malorie 15 novembre 2017 à 16 h 43 min

        Nous vivons dans un pays « soit disant » moderne et civilisé et je me demande encore comment peut-on en arriver là en 2017 ? Je suis attristée par cette haine gratuite envers les humains et plus précisément envers nous les FEMMES !
        Personnellement, j’habites et je cours à la campagne et depuis l’assassinat de cette pauvre joggeuse, je n’ose même plus allez courir dehors toute seule même munie de mon portable, d’une bombe lacrymogène ou de telle ou telle application …
        Du coup, j’ai opté pour une solution plus sécurisante : un abonnement en salle de sport à mon grand regret …

  • Repondre Maud 12 novembre 2017 à 20 h 46 min

    Bonjour à toute,

    Pour mon premier marathon, mon mari avait activé une fonction avec garmin. Il arrivait grâce à ma montre à voir où j’etais sur le parcours en temps réel. Ça peut être utile pour suivre une personne.

    Merci pour cet article!

    Sportivement

  • Repondre Nora 12 novembre 2017 à 20 h 46 min

    Merci pour cet article Anne!!
    Je suis une vrai passionner de course à pied (2 à 3 fois par semaines) j’ai déjà participer à plusieurs course.
    Quand j’étais au collège j’adorai la partie athlétisme (surtout la course) pendant les cours de sport. Donc j’ai toujours couru. Mais en comme tu le rappelle ces anciennes histoires tragiques… Je me souviens que j’étais moins confiante et j’ai pris peur une fois (il n’est rien arrivé) mais après coup j’ai arrêté la course à pied pendant 2-3 ans!!! Je regrette que des choses comme ça arrivent!
    Aujourd’hui je recommencer à courir et c’est un vrai plaisir. Là où je vis j’ai jamais eu de soucis, sauf avec des chiens mais bon ça c’est une autre histoire…
    Par contre je prends pas toujours mon téléphone sur moi, j’ai pas d’accessoire adapté mais je pense que ça sera sur ma liste de Noël 😉

    Merci pour tes conseils

    Nora

  • Repondre Cloé 12 novembre 2017 à 20 h 46 min

    Une bombe lacrymogène. Classique mais pratique. C’est petit, je la glisse dans ma poche, ou ma ceinture quand j’en cours. Et finalement, j’en ai aussi une dans mon sac à main.
    J’espère ne jamais avoir à l’utiliser !

  • Repondre Zoé 12 novembre 2017 à 21 h 12 min

    Ça fait du bien de lire des articles comme celui-ci. C’est triste d’aller faire son sport avec la boule au ventre, ou même de ne pas y aller parce qu’on a peur.
    Ne supportant pas le brassard de mon smartphone, je ne le prenais plus avec moi. En plus, j’avais une montre, alors je me disais que je n’en avais pas besoin. Finalement, j’ai acheté une ceinture (style Flipbelt) chez H&M dans laquelle je glisse mon téléphone avant de partir. Je la supporte bien, et je me sens plus rassurée.
    Et en général je me débrouille pour courir dans un endroit où je croise pas mal de promeneurs, de coureurs.
    Après, j’habite en Espagne, et ici je me fais beaucoup moins embêter dans la rue. Et j’ai de la chance, chez moi les gens sont fous de cyclisme et de sport en général donc il y a beaucoup de sportifs, les gens sont habitués et je ne me prends jamais de remarques.
    Par contre, dès que je reviens en France, c’est plus compliqué. J’ai toujours trouvé ça bizarre (et tellement triste) que dans notre pays, où on prône l’égalité et la fraternité, les femmes soient à ce point victimes de harcèlement, d’agressions en tous genres, sans que personne ne réagisse. Enfin, bon, en attendant, c’est à nous de nous battre tous les jours et d’être vigilantes.

  • Repondre Stéphanie 12 novembre 2017 à 21 h 17 min

    Bonsoir,
    Je re cours en campagne, depuis fin juillet, seule. J’ai toujours une appréhension et depuis l’agression d’Alexia, mon copain est pas du tout rassurer car quand je cours, il dort (rapport à son travail). Il m’a acheter une espèce de bague avec une poignée qui donne une décharge électrique, pas de quoi faire une infarctus mais juste le temps de se sauver. Je sais c’est barbare, mais comme tu le signale très bien, c’est malheureux qu’en 2017, on ne puisse pratiquer son sport sereinement.
    Merci pour tous les conseils et bon sport à tous !

  • Repondre Pluky 12 novembre 2017 à 21 h 20 min

    Merci beaucoup pour cet article et surtout les conseils car même si, comme tu le dis avec justesse, il ne faut pas tomber dans la psychose on a toute forcément un peu ça en tête…
    Je rajouterais un conseil qui est passé à la tv et qui m’a paru utile : porter un vêtement de couleur vive lorsqu’on court le soir car, en plus d’etre Plus visible (par ex pour les voitures) apparement cela dissuade les agresseurs car on est « trop » visible…

    Je suis en revanche super surprise pour ton expérience parisienne car, parisienne de naissance courant 2 fois par semaines depuis plusieurs années, je me dis justement toujours : « cela me concerne moins car à Paris je ne risque pas grand chose » car il y a toujours du monde etc contrairement à la campagne où j’aurais beaucoup plus peur mais c est peut être une question d’habitude et de connaissance des lieux où je peux aller en fonction de l’heure (bois de Boulogne, quais de Seine…) ! les seuls moments où j’ai des remarques c est quand il y a des supporters (foot surtout) dans les rues de Paris, là clairement j’evite D’aller courir pour ne pas me prendre des remarques salaces…mais c est vrai que j’ai toujours des écouteurs et je suis dans ma bulle donc peut être que cela joue !

  • Repondre Elodie 12 novembre 2017 à 21 h 40 min

    Merci pour cet article, personnellement depuis le meurtre d Alexia je n’y suis pas retournée, j’ai trop peur et je ne supporte pas de courir en groupe, j’aime tellement courir seule et déconnecter…je pensais acheter des accessoires de défense…

  • Repondre KIKI 12 novembre 2017 à 21 h 59 min

    En ce qui me concerne , j’habite en pleine campagne et cours environ 2 a 3 fois par semaine et je n’ai jamais ete embêtée mais pas trop rassurée quand même. Sur les conseils de mon copain j’ai pris un chien et c vrai que je me sens plus rassurée et que depuis je varie un peu plus mes parcours alors que je n’osais pas avant et la présence de mon chien est super agréable et motivante!!!

  • Repondre Sheenaa 12 novembre 2017 à 22 h 19 min

    Coucou! En ce qui me concerne, JAMAIS je n’ai eu de problème, de réflexion, ni rien…J’ai l’impression d’avoir eu de la chance. Mais si je cours la nuit, je cours dans des lieux fréquentés. Je ne psychote pas, car je me dis que n’importe quoi peut arriver n’importe quand donc bon. Mais il y a des conseils que tu as donné qui sont essentiels! en tout cas, ça à l’air de t’être arrivé souvent…Ça t’arrives plus souvent à Paris? Ce que je trouve triste, c’est que j’ai l’impression que tu te prends aussi des remarques parce que tu es une jeune femme mignonne, bien faite, qui cours en short…Et c’est dégueulasse de se faire traiter comme ça pour si peu, on emmerde pas un mec qui court en short à ce que je sache!

  • Repondre Laurie 12 novembre 2017 à 22 h 54 min

    Merci pour cet article qui tombe à pic.
    J’habite à seulement quelques dizaines de km de l’endroit où Alexia courait et a été retrouvée. Depuis sa disparition je ne vais plus courir seule, mes parents ou mon frère m’accompagnent toujours à vélo c’est plus rassurant pour eux comme pour moi. N’empêche que c’est incroyable de voir qu’au XXIème siècle on en soit réduites à ça… Et que certains (et certaines !!) continuent de penser que les femmes de devraient pas faire telle ou telle chose seulement parce qu’elles ont eu la mauvaise idée de naître sans une paire de c******* !
    La bise et bon courage à toutes

  • Repondre Apolline 12 novembre 2017 à 23 h 46 min

    Bonsoir Anne,

    Je te lis maintenant depuis plusieurs mois, et même si je ne cours pas, ton regard sur ce sport est très intéressant.
    Tu me fais porter un regard différent sur cette discipline et je t’en remercie, tu es le genre personne avec qui il est intéressant d’être en contact (même par la lecture :)) ton regard sur le monde, les gens est très juste. Le jour où je le mettrai à la course, je sais que tu seras une grande partie responsable 🙂
    Comme toi je trouve regrettable en tant que femme d’avoir à prendre autant de précaution au quotidien.
    Je monte à cheval régulièrement, et meme si je monte une grande jument, certains hommes ne me rassurent pas, certain ont un comportement étrange, des regards, … j’en ai même un qui m’attendait sur le chemin du retour, j’ai vraiment eu peur.
    Bref tout ça pour dire que la prise de conscience du sexe masculin sur ce que nous vivons est difficile.
    Courage, et fait bien attention à toi
    Continue comme ça, c’est toujours un réel plaisir de te lire et de voir toutes ces ondes positives que tu dégages 🙂

  • Repondre Marine 13 novembre 2017 à 7 h 08 min

    Très bon article très instructif! Pour ma part, j’ai tellement peur que je ne cours jamais en campagne ou là où il n’y a personne… J’ai un parc à côté de chez moi avec plein de coureurs alors je vais là… C’est horrible d’en être arrivée là, mais je n’arrive plus à être seule sans avoir TRÈS peur 🙁
    Bise
    Marine

  • Repondre Morgane 13 novembre 2017 à 7 h 46 min

    Merci pour cet article rappel 🙂

  • Repondre Chloé 13 novembre 2017 à 8 h 19 min

    Bonjour Anne!
    Merci pour ton article m’intéresse autant que ce harcèlement m’énerve.
    J’ai couru pendant 3 au bord du canal de l’ourcq : et puis un soir, je suis rentrée chez moi écœurée.
    Il en faut de la motivation pour après une journée de travail, ressortir avec 10 degrés, prendre le métro pour aller courir la-bas et puis:
    – un homme qui fait exprès de te faire sursauter
    – un homme qui alors que tu es ruisselante et clairement pas attrayante te dit «  pour toi j’arrête l’alcool, pour toi j’arrête tout, je suis amoureux de toi » (alors que c’était mes 5 minutes d’après effort ou tu profites et que tu n’as pas envie d’être regardé)
    – un homme qui essaie de t’embrasser
    – et un homme qui commence à se toucher les parties genitales au dessus du pantalon…
    Comme tu le dis, je suis privée de ma liberté de courir et c’est tres frustant.
    J’ai trouvé heureusement un stade a cote de chez moi (250 mètres) et Oui c’est tout petit, et oui c’est courir dans une roue comme un hamster… mais au moins, je ne suis (casi ment) jamais embêtée et il y a du monde autour de moi.
    C’est un vrai sujet pour moi, merci d’en parler !
    Bonne journée 🙂

    • Repondre Teace 14 novembre 2017 à 0 h 29 min

      Moi aussi je cours au bord du Canal et justement je me disais qu’au moins je ne me fais jamais emm*****… Mince alors ! Quant au stade de 250m je crois que je vois lequel c’est, il me démoralise aussi #teamhamster

  • Repondre Waterhouse 13 novembre 2017 à 9 h 04 min

    Merci pour cet article Anne. En cas de danger, une femme n’a pas le temps de débloquer son téléphone, encore moins d’appeler ou d’envoyer un message. Alors l’app LETMINO a été conçue pour les joggeuses et permet de lancer une alerte à ses proches en cas d’agression sans avoir à déverrouiller son smartphone ni à ouvrir l’app. Avec LETMINO, il n’est pas non plus nécessaire d’avoir pensé avant de partir courir à lancer l’app. C’est l’ ENORME DIFFERENCE entre LETMINO et les autres apps. LETMINO est, une fois téléchargée, tout le temps active et il suffit d’appuyer 5 fois sur le bouton on/off du smartphone, même s’il est verrouillé, pour que LETMINO envoie automatiquement un SMS et un email aux conctacts sélectionnés avec votre géolocalisation et ce toutes les deux minutes pour suivre vos déplacements jusqu’à ce que l’alerte soit arrêtée. LETMINO est conçue pour les joggeuses mais aussi pour tous nos enfants, petits et grands, qui font des trajets seuls. Allez voir sur le web et sur twitter, il y a a plein d’info

  • Repondre coline 13 novembre 2017 à 9 h 58 min

    Merci pour tous tes conseils Anne.
    Sans rentrer dans la psychose, toujours bombe lacrymogène et téléphone. Je trouve vraiment triste d’en arriver la, mais je cours exclusivement seule en campagne et montagne. Et a mon sens c’est ce qui me permet de continuer cette pratique en quasi totale securité. Du moins en étant rassurée!
    Contrairement à la ville ou on croise beaucoup plus de monde et où on est forcément plus sujette au commentaires désagréables, on reste relativement entourées …
    Dans la nature tu es souvent totalement seule donc c’est mon plan de secours!
    S’adapter pour pouvoir continuer ce qu’on aime!

  • Repondre Diablotinus 13 novembre 2017 à 12 h 08 min

    Excellent article ! Bravo Anne.

  • Repondre Andreea 13 novembre 2017 à 15 h 41 min

    Effectivement, c’est malheureux, mais vaut mieux prévenir ce genre de situation, merci pour les tips ! J’ajouterais à ta liste de conseils l’adoption d’un chien 😀 Très sérieusement, lorsque je cours avec le mien, je me sens toujours en sécurité. Bizarrement, je ne croise aucun gars louche quand il est avec moi. Lorsque je cours seule, c’est une autre histoire… Courage, chicas !

  • Repondre Caro Duhduh 13 novembre 2017 à 18 h 57 min

    Je ne vais parler que de l’aspect sécuritaire de ton post ; je ne souhaite pas disserter sur le harcèlement, tellement ton témoignage sur le sujet m’a donné envie de vomir…

    Je tremble un peu pour toi quand je vois que tu pars souvent courir seule et en petite tenue, et ce dans des zones peu habitées. Faudrait-il pour autant renoncer à ces courses en solitaire ? Je ne pense pas. Les agressions de joggeuses restent très rares, à tel point que chacune d’entre elles fait la une de l’actualité. Une conductrice a bien plus de chance d’avoir un accident grave, qu’une coureuse de faire une mauvaise rencontre ! Alors oui, continuons toutes à courir où bon nous semble, mais en prenant le maximum de précautions, dont tu dresses une liste assez complète. Bon, juste un bémol concernant les réseaux sociaux : je ne suis pas criminologue, mais un « geek » casanier un peu trop connecté au profil d’une sportive me semblera toujours bien moins menaçant qu’un « promeneur » un peu trop présent sur un itinéraire plébiscité par des runneuses.

    Si je ne devais retenir que deux règles de base, ce serait :
    1) Pour toutes tes activités sportives en extérieur, le plus possible tu chercheras à en varier les lieux et les horaires ;
    2) En rentrant chez toi, surtout à l’approche du domicile, toujours tu t’assureras de ne pas avoir été suivie.

    P.S. Pour finir avec le sourire : sur les photos du post de mai 2013, c’est qui la fille avec les frêles épaules, le ventre relâché et les jambes mollassonnes ? 😉

  • Repondre Camille 13 novembre 2017 à 19 h 03 min

    Mon astuce quand je vais courir seule et dans des endroits isolés: emmener mon leonberg de 70kg avec moi ! Je me sens vraiment en sécurité avec lui, et ça lui fait faire un peu d’exercice aussi 😛

  • Repondre Audrey 13 novembre 2017 à 20 h 54 min

    Bonjour Anne,
    Malheureusement, on doit toutes se reconnaitre dans cet article. Moi aussi je cours en ville et c’est vrai qu’on croise plus de gens qu’à la campagne (forcément) et du coup qu’on est sans doute plus victimes de ce genre de paroles voire de gestes déplacés. Personnellement je suis surtout victime de paroles.
    Je ne sors jamais sans mon téléphone. Il est rare quand je sors sans mes écouteurs car même si j’entends les paroles/obscénités au moins je peux faire comme si je n’entendais pas.
    Je redoute toujours lorsque je passe sur une portion de chemin où il y a des bancs car souvent des racailles y traînent en bande et c’est toujours l’occasion de glisser une petite phrase bien casse-couilles. L’autre jour j’ai carrément presque été suivie par deux ados d’à peine 14 ans puis finalement l’un s’est dégonflé et l’autre l’a suivi (quand j’y repense, je trouve ça idiot mais finalement vu comment ça va maintenant…).
    En tout cas tout ça est bien triste mais bon… Je pense qu’il faut faire notre possible pour faire ce qu’on aime en sécurité.

  • Repondre nadia 14 novembre 2017 à 5 h 25 min

    j’habite un village et j’applique les conseils de base que tu donnes à savoir dire où je vais, je change de parcours , de jour de course, je cours de jour ou dans le village si c’est de bonne heure ou à la tombée de la nuit. J’ai toujours eu conscience du danger , la mauvaise rencontre, les chiens. La réalité nous pousse à faire attention , encore plus aujourd’hui. Rester attentive et ne pas se priver d’aller courir mais en prenant des précautions partout où on court ville, village, montagne…

  • Repondre Stéphanie - Il Etait Une Fois... Cocotte 15 novembre 2017 à 13 h 11 min

    Je ne pense jamais à prévenir mes proches, ils n’habitent pas du tout près de chez moi alors c’est peut être pour ça. Je cours généralement le long du canal ou en forêt car je déteste courir en ville. Depuis que je suis devenue célibataire, j’hésite beaucoup à aller courir car ça me fait peur. Je fais souvent d’étranges rencontres… Les réflexions et les insultes je m’en fiche à la rigueur mais la dernière fois je suis passée à côté d’un groupe de pêcheurs et il y en a un qui m’a mis une petite claque sur la fesse, normal quoi! Je n’ai jamais couru aussi vite…. Avant je courais en musique mais maintenant je préfère entendre ce qui m’entoure sinon je me retourne tout le temps ^_^.

    Bisous