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Hi

Est-ce que 2017 ne serait pas une annĂ©e de changement? Je ne serai pas celle qui vous dira le contraire. La semaine derniĂšre, j’ai donc entamĂ© les premiers jours de ma formation Ă  l’enseignement du Yoga  au sein du studio The Yogi In Me Ă  Montpellier, fondĂ© par Layla Philips. S’il y a bien une chose que j’apprĂ©cie dans le sport: transmettre ma passion. J’ai repris mes Ă©tudes dans ce cadre il y a 2 ans. Ça fait donc maintenant 1 an que je suis diplĂŽmĂ©e d’ailleurs, officiellement coach/entraineur de sport (j’en parle dans cet article >>)

J’adore enseigner, j’adore vous rencontrer et Ă©changer Ă  ce sujet-lĂ . Mais s’il y a bien une pratique que je ne savais transmettre comme je le souhaitais, c’Ă©tait bien le Yoga. Ce n’est pas un sport, ce n’est pas une activitĂ© physique… c’est un tout entre philosophie et pratique du corps ainsi que de l’esprit. Cet Ă©tĂ©, aprĂšs un cours de Yoga et un bon jus, on discutait de la formation qu’avait suivie Mel (dont je vous parlais dans cet article) et Ă  quel point ça l’avait changĂ©. J’en rĂȘvais, je m’Ă©tais souvent renseignĂ©e sans passer le pas car je voulais suivre cet enseignement dans un cadre qui me convenait et avec un professeur « sur la mĂȘme longueur d’onde ». Puis Mel m’a encouragĂ©e et me voilĂ  inscrite pour la formation de Layla 2017-2018 qui dĂ©butait justement la semaine derniĂšre. Celle-ci consiste en 200h d’enseignement, plus sa pratique perso Ă©talĂ©e sur 5 mois.. tout collait: pĂ©riode, date…. Ă©tat d’esprit.

J’ai dĂ©cidĂ© de tenir un petit carnet de bords de ces prochaines semaines pour vous faire vivre cela, partager mes Ă©motions, partager mes doutes, partager mes progrĂšs, partager ma comprĂ©hension de cet univers.. Le but n’est pas de vous partager le contenu de la formation, mais bien de vous donner un petit aperçu du mon expĂ©rience avant de devenir moi-mĂȘme professeure.

Venez tout d’abord jeter un petit oeil Ă  la vidĂ©o que je vous ai prĂ©parĂ© sous forme de Vlog, jour aprĂšs jour de cette semaine 1:

Bien entendu, je vais revenir, différemment, par écrit sur ces jours-ci.

Jour 1: Rencontre, postures et connaissance de soi:

Il est tĂŽt pour un samedi, si tĂŽt qu’il fait encore tout gris. J’enfourche mon vĂ©lo, cale comme je peux mon tapis de yoga que je laisserai pour la semaine au studio et c’est parti. Ça sera le seul jour oĂč je serai en avance Ă©hĂ©.

Je pousse la porte du studio. Nous sommes une petite dizaine, toutes souriantes malgrĂ© la fatigue. J’ai le coeur lourd, je suis un peu triste personnellement et j’ai hĂąte de dĂ©buter car j’ai l’intimement conviction que ces heures de pratique, ces heures avec elles, ces heures d’enseignement vont remettre mes idĂ©es et mes envies Ă  une meilleure place qu’elles ne le sont.

Nous nous prĂ©sentons et revenons sur notre pratique. Alors je vais revenir sur la mienne ici aussi: J’ai commencĂ© le Yoga juste aprĂšs le dĂ©cĂšs de ma grand-mĂšre en septembre 2013. Je faisais de la course Ă  pied depuis dĂ©jĂ  quelques temps, je sortais de ma premiĂšre blessure et j’emmĂ©nageais pour seconde annĂ©e Ă  l’Ă©tranger de mon cursus Ă  Brighton au Royaume-Uni (souvenez-vous >>). Comme pour Los Angeles, les premiĂšres semaines Ă©taient compliquĂ©es. J’ai eu un petit  passage Ă  vide: la mĂ©tĂ©o, ma chambre trĂšs triste d’Ă©tudiante, l’Ă©loignement de mes proches, ma grand-mĂšre, l’intensitĂ© du travail, la nourriture anglaise… J’avais besoin de quelque chose de diffĂ©rent dans ma vie. Il y avait une salle de sport Ă  mon universitĂ©. J’ai pris l’abonnement et j’ai dĂ©couvert toute une liste de cours, dont du Yoga. Les horaires collaient bien, j’Ă©tais curieuse. J’ai littĂ©ralement testĂ© TOUS les types de Yoga avant de trouver celui qui me plaisait avec le professeur qui me donnait envie: le Vinyasa. C’est celui que je pratique depuis seule ou avec des professeurs que j’apprĂ©cie. Le contact, la voix, le flow ont toujours Ă©tĂ© essentiels pour moi. Si ça ne collait pas, je ne revenais pas.J’ai parallĂšment testĂ© d’autres yoga de temps en temps, j’ai eu une pĂ©riode « Bikram » qui me relance chaque hiver pour 3-5 sĂ©ances (j’en parlais dans cet article)

J’ai aussi commencĂ© Ă  pratiquer seule lorsque j’ai rencontrĂ© Alix (redecouvrez nos vidĂ©os ici >>). Etrangement, j’avais beaucoup de mal par rapport aux sports que je pouvais faire chez moi. Les salutations, les postures, les videos Internet, je n’arrivais pas Ă  faire abstraction, Ă  vraiment ĂȘtre sur mon tapis.

Puis, j’ai repris des cours. Seuls les cours me permettaient rĂ©ellement de pratiquer et de m’absenter, de me concentrer sur ma pratique et sur moi en fait. Heureusement, j’ai commencĂ© Ă  dĂ©culpabiliser et Ă  mieux me percevoir pour me sentir enfin de faire du Yoga seule. Pas grave si je ne faisais pas une heure, pas grave si je mĂ©ditais plus qu’en cours, c’Ă©tait mon flow. Ma fracture de fatigue en mars m’a donnĂ© encore plus envie de faire du Yoga et de mĂ©diter… Alors venir me former, est finalement le bout du chemin que j’ai commencĂ© cette annĂ©e avec tous ces changements 😉

Entre chaque cours plus ou moins théorique avec Layla, nous suivions les cours du Studio (entre 2 et 4h par jour). Ce samedi-là, il y avait mon cours favori sur les inversions grùce auquel je progresse énormément (merci Kevin). Mais ce jour-là aussi, nous avons revu posture aprÚs posture le répertoire du bon Yogi.

En parlant de bon Yogi, la thĂ©matique de cette semaine 1, c’Ă©tait « nous-mĂȘme ». Mieux se connaitre, ĂȘtre en meilleure santĂ©, physique, mental… avant d’enseigner, c’est vrai que nous devons balayer devant notre propre porte. Moi…rien ne va vraiment mais tout ne va pas vraiment mal non plus. Je navigue comme j’aime le voir. C’est dĂ©jĂ  bien d’en avoir conscience lol

Nous revenons aussi sur les 8 membres du Yoga… je ne vais pas rentrer dans ces dĂ©tails d’enseignement mais quand je ressors de la journĂ©e, je suis d’une part apaisĂ©e, d’autre part, pleines de bonnes ondes et d’une meilleure comprĂ©hension du Yoga, de ma pratique, un peu de moi

Jour 2 – Dimanche:

Pas de cours au studio, c’est Layla qui nous le donne. 2h de Yoga. C’est la premiĂšre fois que j’en fais autant d’un coup et ça m’Ă©puise Ă©trangement. Je fais partie des gens plutĂŽt rationnels. Lorsque j’ai dĂ©but le Yoga, j’avais du mal avec le cĂŽtĂ© plus spirituel qui venait de temps en temps se glisser entre les postures. Ça me mettait mal Ă  l’aise… avec moi-mĂȘme. Je souriais doucement lorsqu’une amie me disait « pleurer » pendant ou aprĂšs un cours. J’avais dĂ» mal Ă  comprendre cet impact qu’1h de pratique pouvait provoquer.

J’ai changĂ© d’avis et j’avoue, parfois, j’ai honte de le dire… Comme si avoir cette tendance plus spirituel, plus d’ĂȘtre Ă  l’Ă©coute de soi Ă©tait… ridicule, forcĂ©ment associĂ© Ă  une petite Ă©tiquette de baba cool. Alors, je ne me laissais pas aller, j’Ă©tais toujours sur la retenue et l’analyse de tout ce qui m’entourait, sans trop me centrer sur ce qui en valait vraiment la peine.

C’est Ă  la base pour ça que j’ai poussĂ© la porte de mon premier cours de Yoga, j’avais trop conscience de ça, de ce besoin de tout contrĂŽler, de tout perfectionner. Ce sont de gros dĂ©fauts.

Pourquoi je vous parle de cela? Vous comprendrez lundi car pour l’instant, nous buchons tout l’aprĂšs-midi sur l’anatomie du Yoga, sur les alignements, les ajustements et c’est passionnant 😉

Jour 3: Lundi – LĂącher-prise:

Nous commençons la journĂ©e par un cours de Yoga en Anglais (Jess!!). J’adore. Ça me rappelle de trĂšs bons souvenirs Ă©hĂ©… Nous apprenons Ă  nous observer pour mieux apprendre et comprendre nos difficultĂ©s dans notre propre pratique. Parfois c’est un jour sans car…. nous n’allons pas forcĂ©ment bien, mais il est bien d’apprendre Ă  accepter justement ces Ă©motions. Quelle journĂ©e pleine d’Ă©motion d’ailleurs. Puis les choses sĂ©rieuses continuent avec un cours spĂ©cial ouverture de hanches.

Pour devenir un bon professeur, il faut dĂ©jĂ  ĂȘtre « bon » dans son quotidien. Suis-je bonne avec moi-mĂȘme ? Non et Ă©motionnellement, je ne le suis pas du tout. Je me dis que c’est la pĂ©riode qui veut ça…Depuis ma blessure et mĂȘme quelques annĂ©es, j’ai les hanches « fermĂ©es ». Il parait que c’est lĂ  oĂč on stocke nos problĂšmes, nos angoisses. Et bien je dois en avoir pas mal pour souffrir Ă  ce point durant le cours. J’ai pour la premiĂšre fois les larmes aux yeux, je me laisse submerger. Oui moi, la fille rationnelle, j’accepte de ne pas contrĂŽler ce moment prĂ©cis. Allez savoir, mes hanches ensuite seront bien plus ouvertes Ă©hĂ©.

Je ne veux pas dĂ©tailler tout mais, le Yoga nous permet d’accepter ce que nous ressentons sans retenu, sans honte, de se laisser traverser par ses Ă©motions. Nous reconnaissons nos valeurs, comment nous souhaitons les protĂ©ger ou les atteindre. Etrangement, j’ai dĂ» mal Ă  les exprimer. Quelles sont mes valeurs ? La libertĂ©, l’indĂ©pendance ?, l’Ă©panouissement de soi … l’accomplissement de soi. Je crois que je suis littĂ©ralement dans une fuite en avant pour m’accomplir moi sans trop savoir comment. Le respect.. Comment Ă  26 ans puis-je ĂȘtre incapable de m’exprimer lĂ -dessus ? Qu’est-ce que j’attends ? Qu’est-ce que j’ai envie? Et bien je ne sais pas, pour la premiĂšre fois de ma vie je ne sais pas ce que je veux. ça ne m’inquiĂšte pas car je suis heureuse de rĂ©aliser ce vide qui fait partie de moi actuellement.

Je retiens celles qui m’inspirent le plus sans ĂȘtre convaincue car je sais qu’il faudra que je retravaille, que je me re interroge. MĂȘme aujourd’hui en vous Ă©crivant ce post, je ne sais pas. C’est bĂȘte mais, je me suis toujours dit que tant que je peux voyager, faire ce qu’il me plaisait ET ĂȘtre heureuse, j’avais tout ce dont je rĂȘvais. Je ne suis pas malheureuse, je voyage, je fais un mĂ©tier qui me plait… mais suis-je bien lĂ  oĂč je suis … Ah c’est compliquĂ© mais c’est bien l’objectif de cette semaine: l’introspection et j’ouvre une petit fenĂȘtre sur mon esprit ici 🙂

Je passerai sur la suite de la journĂ©e…la mĂ©ditation guidĂ©e de Layla, la douche aux calins dont je parle dans la vidĂ©o. Autant d’expĂ©riences qui m’aident Ă  me dire que je ne prends pas le temps de m’interroger, que je ne prends pas le temps de savoir ce que je veux vraiment, que j’ai Ă©vitĂ© de faire face Ă  mes problĂšmes que je traine bĂȘtement sur mes hanches depuis des annĂ©es.

Je finis la journĂ©e en Yoga, en travaillant, puis au tĂ©lĂ©phone en rĂ©glant quelque chose. Je dĂ©teste tĂ©lĂ©phoner, mais je ne veux plus de difficultĂ©s, de perte de temps, de mĂąchoire serrĂ©e car je suis dans l’attente. Au final, ce lundi-lĂ  Ă©tait le plus dur de la formation. Non pas sur la thĂ©orie, mais bien sur ma propre pratique. Je n’ai pas dit au revoir Ă  une Ă©motion, j’ai juste acceptĂ© …mon incapacitĂ© Ă  exprimer ce que je ressens et ce que je veux en ce moment. C’est dĂ©stabilisant, j’ai l’impression d’ĂȘtre Ă  la fois trĂšs sensible et insensible Ă  tout, mais j’enfourche mon vĂ©lo aprĂšs le cours en ayant conscience de ça.

Jour 4 – Mardi:

Je ne suis d’ordinaire pas une grande fan d’Ashtanga puis, comme toujours, il suffit d’un professeur, d’une intention pour que se plonger dans sa pratique. Cette semaine, mĂȘme si tous mes muscles me tirent (et oui), j’ai adorĂ© suivre des cours auxquelles jamais je n’aurai eu l’idĂ©e de m’inscrire. Ce n’est pas une question de sortir de sa zone de confort, mais bien d’habitude. C’est bĂȘte hin! Je n’ai plus de bras, j’ai des courbatures si profonde aux cuisses et aux hanches que je vais les trainer plusieurs jours. Mais je suis apaisĂ©e. Je voudrais pouvoir faire autant de Yoga par semaine… bon peut-ĂȘtre pas autant mais oui 1h par jour.

Sauf… que voilĂ , je fais d’autre chose.Il faut choisir… J’oublie l’essentiel. Nous continuons Ă  passer chaque posture, chaque catĂ©gorie et abordons le flow des cours, les erreurs Ă  Ă©viter bien que nous reconnaissons l’importance de la personnalitĂ© de chaque professeur.

Pour la premiĂšre fois, j’arrive Ă  faire le vide, Ă  me concentrer sur ma mĂ©ditation, lĂącher prise, Ă  me laisser entrainer dans mon Savasanah. Doucement. Nous parlons de la semaine 3 Ă©galement… retraite dans le desert marocain. J’angoisse dĂ©jĂ : silence et jeun. Le jeun ne me fait pas peur, il m’arrive de faire du jeun alternatif lors du changement de saison. Mais le silence, le « lacher » de ma connexion. GLOOBS. On verra 😉 !

Jour 5 – Mercredi

C’est Ă  nous  de jour un peu au professeur entre les « vrais » cours. Nous donnons nos premiers cours par groupe de 2… J’ai dĂ» mal Ă  poser ma respiration, Ă  trouver les bons mots… Mais nous sommes toutes bienveillantes, patientes, observatrices et pleine d’humours.

Nous mettons en pratique le sequencing du Vinyasa pour que nos flows.. soient de vrais flows hihi, sans accrochage. C’est compliquĂ©, cela demande pas mal de rĂ©flexion et de gymnastique d’esprit pour que « tout fonctionne ». Nous testons, re testons. PrĂ©parer des cours va ĂȘtre un peu difficile au dĂ©but, mais je trouve l’expĂ©rience trĂšs prenante. D’ailleurs, Layla, nous invitera  Ă  pratiquer par-nous mĂȘme. J’ai l’habitude… mais je ne sais pas gĂ©rer mon temps car je me laisse souvent absorber, Ă  l’Ă©coute de mon corps pour aller plus loin dans chaque position.

Nous finissons par un cours de Philosophie du Yoga avec un focus sur les chakras. Je suis heureuse d’enfin en apprendre plus Ă  ce sujet et lever le prĂ©jugĂ© de la fameuse expression « OUVRE TES CHAKRAS ». Je les ouvre 😉

Jour – 6 : Jeudi

DerniĂšre journĂ©e, toujours rythmĂ©e entre les cours du Studio et nos cours, Ă  nous. J’ai un petit coup de blues, la peur du vide, la peur de perdre les progrĂšs que je viens de faire.  Un peu de nostalgie aussi, notre groupe va me manquer, notre Ă©nergie, le rythme que j’ai pris.

Il est temps de dĂ©briefer autour d’un petit thĂ© dans le restaurant d’Ă  cĂŽtĂ©, Joy. J’ai envie de dĂ©briefer Ă  nouveau. Je crois que cette formation, la premiĂšre semaine exactement, tombe parfaitement, j’en avais besoin dans ma vie un peu chaotique, mine de rien (contrairement Ă  parfois ce que l’on peut s’imaginer sur les rĂ©seaux sociaux). Je parle beaucoup du cĂŽtĂ© « émotionnel », moral de la formation car le cĂŽtĂ© plus physique ne m’a pas « changé ». Je me doutais que nous allions aborder ces points-lĂ : posture, ajustement, sĂ©quençage, anatomie… mais beaucoup moins cette autre part. Et finalement, c’Ă©tait ce qui m’a le plus intĂ©ressĂ©e. Sans vraiment le remarquer, nous transportons de gros bagages encombrants, lourds, surchargĂ©s qui nous ralentissent, qui nous empĂȘchent d’avancer comme nous le voulons (cette image fonctionne aussi au sens propre !). Je crois que j’avais besoin de vider mon sac. Je n’ai pas terminé  de le faire mais j’ai commencĂ© mon petit bout de chemin. J’ai rĂ©alisĂ© ce dont j’avais besoin, c’est l’essentiel.

Je ne remercierais jamais assez Layla pour son impulsion et, c’est rigolo de l’Ă©crire, sa sagesse partagĂ©e. J’ai dĂ©jĂ  hĂąte de dĂ©rouler mon tapis, sortir mon style, mon petit carnet et de m’imprĂ©gner de tout ça durant la semaine 2

VoilĂ , c’est un article assez intime au final, mais je l’ai Ă©crit avec mon coeur, sans complexe.

La suite ? Fin novembre 😉 En attendant, je travaille sur moi grĂące Ă  un petit carnet dans lequel je note mes dĂ©mons car, lorsque j’enseignerai, j’espĂšre ĂȘtre revenue et ĂȘtre bonne avec moi-mĂȘme, pour l’ĂȘtre avec vous 😉  Pratiquez-vous le Yoga?

@ trĂšs vite

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