Pourquoi et Comment J’ai abandonné sur ma 1ere course de Gravel

Hi,

J’espère que vous allez bien ? On remonterait pas un peu le temps au moins d’octobre et au weekend “gravel” que j’ai passé à Fréjus avec Garmin ? Si si on va le faire alors qu’il fait tout gris et froid dehors car ça va nous faire du bien. Enfin du bien? Je ne suis pas si sûre car comme vous avez lu en titre, j’ai abandonné durant ma 1ere course de Gravel.

J’avais envie de vous partager mon expérience pour vous montrer que même après des années de pratique sportive, l’abandon peut toujours arriver. Et ce n’est pas grave 🙂 ! Le gravel est un sport que j’ai débuté en 2020 après le premier confinement. Je vous avais écrit un article avec plein de conseils pour débuter par-ici >>car c’est vraiment une pratique plus proche du VTT que de la route.

Je n’ai jamais fait de VTT mais je fais du trail, j’adore faire du Gravel. J’ai aimé en faire durant notre voyage en Utah (souvenez-vous). J’ai pas mal progressé depuis 2020. Quand Garmin nous a invité (Matthieu et moi), je me suis dit BANCO, ce serait une super occasion de découvrir des paysages proche de Fréjus (que je savais magnifiques, petits chanceux et chanceuses si vous vivez par-là) et de me familiariser avec la communauté gravel…

Si la première sortie a été géniale, la 2nd…ne s’est pas passé comme je l’aurais souhaité.

J’ai réalisé un vlog durant le weekend que je vous glisse juste là…

Je vous propose une version article 🙂

Tout d’abord c’est quoi le Roc d’Azur?

C’est le 1er événement VTT au monde qui rassemble depuis +35 ans, chaque début du mois d’octobre, l’ensemble des acteurs du cycle et du VTT. Ce n’est plus proprement parlé uniquement un évènement : salon, course, festival autour du VTT mais plus largement autour du vélo, de l’outdoor… Avec un grand nombre de courses proposées, diverses et variées (trail, triathlon, rando, vélo électrique, gravel, VTT…) le Roc d’Azur a évolué comme la pratique de ses visiteurs lol. Donc tu y trouveras toujours du VTT mais bien plus. Ce salon est ouvert à tous et gratuit, seules les courses sont payantes (plus d’info ici)

Cela faisait plusieurs années que j’étais invitée par les marques avec lesquelles je travaille régulièrement mais c’est la première fois que j’étais disponible ! Je me suis aussi souvent dit qu’en tant que non-pratiquante de VTT, je n’y avais clairement pas ma place. A dire vrai, en faisant el tour du salon, oui il y a du VTT mais le Roc d’Azur est maintenant un salon autour du vélo en général et le mode de vie des passionnés de cycle (VTT, Gravel, …triathlon, trail). Résultat, j’ai adoré et malgré mes 2 jours sur place, à mon grand désarroi, je n’ai jamais pu voir la totalité des stands… tellement le salon est gigantesque !

Au-delà du salon, nous étions aussi là pour participer à 2 “courses” afin de mettre à l’épreuve les nouveautés  Garmin. Je vous ai déjà partagé mon test du nouveau Garmin Varia par-ici >>

Pas de course en vélo de route mais bien avec nos vélos de Gravel. Vendredi, après un magnifique run sur la côte et quelques heures sur le salon, nous avons pris la direction de St-Raphaël et du massif de l’Esterel. Je rêvais de découvrir davantage ce massif que l’on traverse en vélo de route par le littoral.

Pour cette première course, pas de chrono. On a un dossard mais c’est plus symbolique afin d’accéder aux ravitos et à la finish line. Sinon c’est considéré comme une “randonnée” en gravel.

Je vous glisse le parcours si ça vous tente:

Alors je dois avouer qu’au début, j’ai eu un peu peur car il y a eu quelques passages assez techniques. J’étais stressée de gêner les autres participants car en vélo, tu ne doubles pas aussi facilement qu’à pied sur un petit single. Alors que j’avais pris beaucoup confiance en moi depuis le printemps au gravel, je me suis retrouvée un peu maladroite. Heureusement, j’ai retrouvé mes marques et surtout, les passages techniques étaient très courts et peu nombreux durant tout le parcours.

Pour moi, j’étais vraiment sur un parcours “gravel” comme je l’entends: un tout peu de route, beaucoup de routes forestieres et quelques chemins. Franchement, en terme de paysage, c’était MAGNIFIQUE… alors même que nous en avons parcouru même pas 1/3 du massif. J’adore le vélo de route, mais parfois les mises en danger des voitures et le fait de rester sur la route me frustrent. J’apprécie le trail pour ce contact à la nature. Le gravel est pour moi l’accord de mes 2 passions: le velo et chemin. Durant cette rando gravel, j’ai retrouvé exactement ce qui me plait dans ce sport.

Alors oui, par rapport aux autres participants, je me suis sentie débutante de par ma vitesse et mon aisance… mais c’est normal. Je roule moins en gravel qu’en route. Mais ce n’est pas grave. J’ai fini, j’ai kiffé. Il y avait une super ambiance et des bénévoles adorables.

Il faut bien débuter quelque part. J’aurais peut-être dû m’arrêter à cette expérience positive car le lendemain, ça n’a pas été la même chose.

On s’est aussi inscrits à la course “Gravel Roc” du samedi matin (+60km). On s’est dit que la veille nous servirait d’échauffements, sauf que les conversations avec les autres participants au sujet de la technicité des chemins du lendemain m’ont plutôt refroidie. J’en reparlerai à la fin de l’article.

Côté météo, ce n’était pas la même ambiance (soleil et chaleur), le temps devait tourné à la pluie mais en fin de matinée. Raison de plus pour terminer la course tôt. Le départ est donné vers 7h30 et ça part vite. J’ai anticipé en me plaçant bien au fond derrière pour ne gêner personne.

Le problème en gravel, c’est qu’il y a une certaine disparitée de niveau. Certain.es passent très bien des petits passages techniques, d’autres non. Si toi tu peux le passer mais que la personne devant, non et décide de descendre du vélo et pousser, tu vas malheureusement devoir faire pareil. Je suis ces 2 personnes, parfois ça passe, parfois je descends et je fais chier l’autre derrière. Ça fait partie du jeu et ça me stresse. Mais globalement, je suis plutôt bien partie. Je me suis dit qu’il fallait assurer pour une première ET que je n’avais pas envie de me taper la pluie.

Honnêtement, tout s’est bien passé, même la grosse montée dans le camping dont tout le monde parlait. J’ai adoré voir le lever du soleil. Il y avait pas mal de sables, de cailloux mais rien de pire. J’avais vu des chemins plus abimés aux USA ou même près de Montpellier lol. Puis oui, ça a commencé à se compliquer côté technicité jusqu’à une grosse descente.

Je croyais vraiment bien contrôler ma trajectoire, mon vélo. Je regardais là où je voulais aller tout en lisant le terrain, mais j’anticipais aussi les autres participants, puis boom, ma roue arrière est partie, j’ai essayé de redresser mais avec le sable, le dévers, les cailloux, mon guidon est allé plus loin que je voulais. Je suis partie au sol et ma tête a heurté un rocher en glissant sur le côté gauche (le bon côté pour la mécanique du vélo lol). Enfin mon casque a bien encaissé le choc. J’ai été un peu sonnée mais je me suis relevée. Un participant qui m’a vue est vite venu m’aider et m’a rassuré. Je n’avais pas merdé, c’est le terrain qui ne pardonne pas. Je ne voulais pas pleurer mais les larmes sont montées d’un coup. Avec le peu de femmes participantes, je ne voulais pas montrer cette image de la nana qui pleure après une chute mais j’ai eu peur quand j’ai senti ma tête partir :S. Impossible de contrôler ces fichues larmes.

Heureusement, Matthieu est revenu sur ses pas (toujours à m’attendre ou pas lol) et a pris la suite. Le participant est reparti en prevenant les bénévoles de la Croix Rouge (pour voir ensuite si j’avais un traumatisme crânien ou pas)

Attention, j’ai déjà chuté en gravel… plusieurs fois, mais jamais la tête n’a pris. Je ravale mes larmes. Matthieu et moi faisons le tour du vélo. Je fais le point physiquement. J’ai des égratignures, des douleurs au coude, à la cheville mais rien qui m’empêche de remonter. Je ne sens pas encore de douleurs à la tête.

Je vous glisse le parcours… amputé de la fin:

 

Après avoir repris le vélo, le coeur n’y était plus et surtout, j’étais dans une sorte de spirale d’angoisse dès qu’on approchait d’une descente. J’étais sortie de la course, j’avais peur. On a essayé de continuer puis ma tête a commencé à me faire mal du côté de l’impact. Au 2/3 du parcours, on a mis le clignotant et on a abandonné. Enfin, j’ai abandonné et Matthieu a suivi.

Je n’ai aucun regrette car je n’avais pas du tout envie de me dégouter et de mal vivre la suite de la course. Surtout que clairement, niveau paysage c’était bien moins sympa de la veille et niveau météo, ça se gâtait de plus en plus. En trail, quelque soit la chute, j’arrive toujours à me re mobiliser. Là, je me suis fait peur et je n’y suis pas parvenue.

Honnêtement, ce n’est qu’à froid et après la douche que j’ai constaté que j’avais bien tapé le sol lol…

Morale: portez bien votre casque en pratique sportive et remplacez-le en cas de chute. Je suis vraiment reconnaissante que ma chute n’est pas été grave.

NOTE niveau participantE: Je crois qu’autant sur la rando roc du vendredi que la course du samedi matin, nous étions un petit dizaine. C’est assez peu hin mais déjà pas mal 😉 ! D’ailleurs merci à la participante du vendredi qui m’a fait un petit coucou et glisser un conseil bien utile (la pression des pneus en Gravel, encore une autre histoire).

Personnellement et c’est ce qui m’empêche globalement de participer à des sorties ou des évènements gravel, c’est l’ignorance du niveau de difficulté/technicité du parcours. En VTT, en escalade, les chemins/voies sont classé.es par difficulté. Tu sais totalement dans quoi tu t’engages. En gravel, la définition même du sport et donc des parcours empruntés n’est clair pour personne. Aux USA, lorsque nous y étions, c’était assez bien défini puisque tu n’as pas le droit sur les terrains aménagés de t’engager sur des parcours VTT… car il y a ton parcours GRAVEL qui t’attend: des chemins bien tracés, pas ou peu techniques. En France, ces chemins sont souvent des routes forestières ou des chemins étroits mais sans technicité.

Attention, je ne renvoie pas la faute sur le parcours ni l’organisation, on peut aussi chuter sur un beau chemin tout beau tout propre mais c’est juste frustrant, en tant que débutant.e d’être dans le flou pour une épreuve. Or, beaucoup de participants le disent, certains parcours sont plus pour des VTT que des gravel. C’est frustrant. En gravel, une erreur de pilotage ne pardonne pas… alors qu’en VTT tu peux plus facilement te rattraper. C’est pour ça qu’en gravel, tu ne t’engages pas sur certains chemins. Oui bien sûr il y en aura toujours qui iront, tant mieux pour eux lol.

J’espère clairement que ça va avancé et que les organisateurs rendront ces informations accessibles.

En tous les cas, je garde quand même un bon souvenir de ce weekend. Je suis bien sûr remontée sur mon gravel depuis… mais sur mes itinéraires bien connus autour de Montpellier 😛 Je remercie encore Garmin pour l’invitation et j’espère vraiment y retourner l’an prochain !

Pour conclure, une chute, un abandon ne sont pas synonymes d’échec. Je n’ai pas pris cette course pour un échec. Je suis ressortie très frustrée… à charge de revanche !

@ très vite

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3 réflexions sur “Pourquoi et Comment J’ai abandonné sur ma 1ere course de Gravel”

  1. Toujours un plaisir de lire vos comptes rendus, l’émotion, les émotions sont présentes à chaque fois.
    Et là je dis bravo au matériel, et oui nous ralons souvent après les casques (trop serrés, pas assez, trop fun, pas assez…) mais tellement sécuritaire.
    Je considère l’abandon comme courageux, c’est du bon sens, qu’il nous faut parfois avoir.
    Ravie que n’ayez rien, et puis je crois qu’un nouveau casque pour Noël s’impose
    Sportivement

  2. Pourquoi pas un article sur le choix de son casque, la qualité de celui ci, la sécurité , les matériaux, nous ralons souvent sur les prix cependant parfois c’est justifié.
    Sportivement

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