CR: Marathon de la Toureille dans les Cévennes (42km/2200m de d+)

 

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Samedi dernier (et oui même pas un dimanche éhé) j’ai pris le départ d’un maratrail ! Le premier de 2022 ! J’ai quelques super trails qui arrivent dans le cadre dans ma préparation et je suis très contente d’avoir enfin pu participer aux Ceven’Trails, juste à côté de chez moi.

Les Cévennes sont des montagnes de moyenne altitude. Elles ont leur charme particulier, accidenté.. assez unique. J’adore y randonner, m’entrainer pour mes trails là-bas… mais aussi explorer les petits villages et les routes entre Gard et Lozère. Je vous. avais déjà partagé quelques itinéraires vélo dans la région dans cet article >>

Là cette fois-ci, nous étions plus de côté du Vigan, que Matthieu et moi connaissons moins. C’était donc la parfaite opportunité pour explorer de nouveaux chemins tout en m’entrainant pour mon ultra trail fin juin. L’objectif était de faire la distance, de pratiquer ma technique en descente… sur des chemins assez accidentés comme je le souhaitais.  Vous l’avez deviné un peu ce n’est peut-être pas l’idéal pour un premier maratrail si vous êtes de la région, mais c’est tout à fait faisable !!

Si vous souhaitez des formats plus accessibles, l’organisation proposait aussi des formats de 23km / 1000m de d+ (Matthieu a fait celui-ci) et de 12km/450m de d+ (parfait pour une premier trail typé Montagne!) (plus d’info par ici >>>) Tous les formats étaient complets donc be ready pour 2023 ehehe

Plus sérieusement, je m’attaquais donc au format de 42km et 2200m de d+.. un peu comme la marathon experience d’Annecy mais en plus technique. Bref je vous tease mais lançons nous, il faut bien avaler quelques cailloux et kilomètres pour mériter la ligne d’arrivée.

Je vous propose comme toujours une version video, puis l’article:

Je vous ai glissé le parcours ci-dessus. Nous avons retiré le dossard quelques minutes avant le départ après un réveil matinal mais motivé. SPOILER ALERT: La météo annoncée était superbe : soleil, température parfaite, pas de vent. Le genre de truc qui n’arrive pas. D’ailleurs, je vous écris ça alors que la région est en vigilance orange pluie et vent. À 7 jours près, ça n’aurait pas été la même.

Au retrait du dossard, on (car Matthieu participe aussi à sa course) nous offre un gobelet réutilisable et un buff super joli. Je ne sais pas vous mais moi j’adore ce genre de petits cadeaux hyper utiles 😉 !

Je prends le départ à 10h en short et manches longues (donc je n’ai pas gardé ma veste de la première photo lol) sur la place du village (il y a un super petit marché à faire le samedi aussi). Si le premier kilomètre est plutôt facile sur route, on attaque direct après une montée abrupte dans une rue qui nous amène directement vers les premiers sommets.

Je crois que les Cévennes peuvent se résumer à des montées soit douces et peu techniques, soit abruptes et techniques. Tant qu’à faire technique ET dur lol. Je ne vais pas vous le cacher mais le trail se divisait vraiment en 2 parties. La première était le gros morceau: 25km 1800m de d+ dont beaucoup de relances, de montées courtes et descentes techniques puis 3km durant lesquelles tu avales 500m de d+, c’est difficile pour les jambes. La 2nd partie est plus roulante avec 17km et seulement 400m de d+, résultat avec les jambes un peu fatiguées, c’était exigeant de relancer et courir sur cette portion.

Mais revenons un peu en arrière…

La 1ere partie:

J’ai été vraiment surprise d’être toute de suite lancée dans des singles (chemin étroit) avec beaucoup de cailloux, de racines, de technicité… de petites montées de descentes… Ce n’était pas un échauffement, c’était directement le plat de consistance. Mais j’ai été heureuse de voir que mes jambes répondaient bien et que je me débrouillais bien malgré la technicité du terrain. J’étais là pour ça après tout.

Par contre, j’ai tout de suite vu mon manque d’entrainement car je trainais plus la patte en montée. J’ai réussi à me motiver à courir sur les montées douces (ce qui est une victoire quand tu es là “juste” pour t’entrainer) mais dès qu’elles étaient plus verticales (et on en a eu lol), j’étais moins à l’aise. Je pense qu’à force de me concentrer sur ma faiblesse qu’était les descentes, j’ai perdu mon avantage des montées. Je sais ce que je dois travailler pour les semaines qui arrivent.

Côté paysage, même si nous sortons de l’hiver, on a pu profiter d’un mélange de feuilles mortes et des premiers bourgeons ! Méfiez-vous tout de même de ces chemins débordant de feuilles mortes car en-dessous ce matelas doux peut se cacher plein de rochers plus brutaux. Ce que j’ai apprécié aussi était les passages dans la foret: les rochers plein de mousses, le granit, les sapins, les châtaigniers.. C’était enchanteur.

Honnêtement, je n’ai pas vu passer les 20 premiers kilomètres. Je cours beaucoup, marche très peu malgré les cailloux. J’ai même failli tomber et je me suis rattrapée. C’est là où je me suis auto felicitée en mode “yeeeah je gère fougère” On arrive au col de la Vieille sur un petit plateau, on remonte doucement la route vers un col qui se dessine. Plus on se rapproche, plus on réalise que ce “mur” est le col de la Toureille : le point culminant du trail (environ 1200m d’altitude) mais aussi la fameuse longue montée …verticale. Imaginez : 2,7km et quasiment 500m de d+. ça fait mal !

Je commence même à souffrir un peu du soleil et de la chaleur… quelle ironie. Ceci n’est pas une plainte contre la météo mais, faites attention : le soleil du printemps peut être trompeur.

Mais franchement, la vue était magnifique au sommet et surtout, c’est synonyme du “vous avez fait le plus dur !!”

La 2eme partie:

Les jambes re démarrent bien, même si la première partie de la descente est assez pentue. Mais le 2eme ravito nous attend déjà. L’organisation avait prévu 3 ravitaillements sur le parcours (contre 1 à Annecy AhEM, quand j’y repense c’était atrocement léger). Ils étaient parfaitement bien répartis et positionnés (après de longues montées, mais pas tout de suite après, juste un bout de descente suffisant). Et surtout: il y avait plein de bonnes choses dont: le coca, les oranges et la Quezac (que demander de plus ?)

À partir de là (25eme) il va falloir enchainer pas mal de portions très roulantes et donc de réveiller les jambes. Ce qui se passe plutôt bien. Ici, les chemins sont plus forestiers et moins techniques, ce qui est idéal si le corps commence à un peu fatiguer. Je découvre vraiment de nouveaux itinéraires très beaux et naturels. Le parcours nous fait aussi passer dans de très beaux villages typiques, des ponts… un petite cascade trop mignonne.

Est-ce que je m’arrête à chaque fois pour faire plein de photos ? BIEN SUR…

Le dernier ravito est à Mandagout sur la place de l’Eglise au environ du 35eme kilomètre. C’était le plus mignon: il y avait un petit concert, les gens dansaient. Franchement, les bénévoles étaient adorables, tout était toujours parfait 😉

Bon bien sûr il a fallu chercher les dernières centaines de mètre de dénivelé. J’avais entendu d’autres coureurs parlés d’une portion “la ronde des champignons”. Je me disais que c’était une blague : le nom trop mignon et enchanteur. Mais figurez-vous que c’était effectivement la dernière portion montante avec de belles formations rocheuses en forme de champignon !

Non je ne courais pas là, mais je courais avant et j’ai re couru après éhé. Vous voyez bien 1 champignon n’est-ce pas ? Je sens qu’au sommet on repasse de l’autre côté de versant car on peut commencer à entendre le speaker. Les chemins ne sont plus techniques, ils sont assez roulant et descendent bien vers le Vigan. Mais bon, je ne cours pas aussi vite qu’au début, forcément je fatigue un peu 😛

On commence à se faire rattraper par les concurrents des formats 23 et 12km partis en début d’après-midi. Ce qui n’est pas très motivant quand toi tu cours doucement et qu’eux volent loool. Un monsieur nous annonce – de 2km !

Je dois quand même faire une parenthèse sur le savoir-vivre en trail. Lorsqu’une personne derrière vous arrive vite, souvent elle annonce “attention…” puis précise de quel côté elle va passer si c’est un peu étroit (mais assez large pour passer sans DANGER) afin que l’autre personne se serre d’un côté ou de l’autre. Si le chemin est trop étroit, il faut patienter. On ne va pas se mettre dans le ravin pour quelques secondes de chrono. J’ai vu plein de traileurs parfois se mettent en danger pour doubler au lieu d’attendre quelques secondes une portion plus facile pour doubler.

En montée, on se pousse, on s’arrête pour laisser passer mais en tous les cas, c’est à la personne qui double de faire attention et de prévenir.  Je me pousse toujours, comme beaucoup d’autres traileurs (tout le monde en fait, sauf certains mecs hin qui ont du mal lol), je demande quand j’entends un coureur arrivé derrière moi s’il veut passer ou pas. En trail, c’est normal. Parfois ça va boucher un peu jusqu’à ce que l’opportunité de doubler se présente.

Bref, on était sur le dernière kilomètre, je me fais doubler par 3-4 concurrents des autres formats. Mais le chemin était super large pour passer sans même prévenir. Et là j’entends un mec débouler me hurler attention… et je pense “mec tu peux passer à droite à gauche”. Non le mec me fonce dessus, me pousse en hurlant à nouveau attention. Je supporte pas ce genre de comportement surtout que clairement, il jouait pas le podium ni un record.

Je lève les yeux très haut en écrivant cet article car je me demande vraiment le but de ce genre de dépassement débile alors que le passage était large des 2 côtés sans avoir à me bousculer pour passer.

Bref, ça a dû me perturber car je me tape 2 chutes sur le cul sur 2 petits escaliers en pierre.  Rien de grave. Quelle ironie alors que j’ai affronté des chemins techniques toute la journée.

La vue depuis la Toureille

Mon équipement du jour:

Au final je boucle le marathon en 6h08. J’arrive pile à l’heure pour le goûter: du fromage, des pommes, du pain, de la soupe à l’oignon… oui dans cet ordre, que voulez-vous. J’attends l’arrivée de Matthieu une bonne grosse demi-heure après ! Un peu fatigué mais aussi content que moi.

Honnêtement, tout était parfait : parcours, organisation, paysage. Le top ! On reviendra sans problème. Je me suis notée des petits itinéraires supplémentaires à venir découvrir 😉 J’espère que ce compte-rendu vous aura donné envie de vous lancer et découvrir les Cévennes (aussi!)

N’hésitez pas à lire mes derniers compte-rendus dont celui de Mireval >>>

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7 réflexions sur “CR: Marathon de la Toureille dans les Cévennes (42km/2200m de d+)”

  1. Bonjour Anne, quelles sont tes lunettes stp ? La photo ne renvoie vers aucun article..
    Merci d’avance et surtout félicitations pour ta performance 🙂
    Laura

  2. Bonjour Anne et comme toujours, quel article motivant!!
    Je ne pose jamais ce type de question d’habitude mais comme Gwen, je me demandais si tu pouvais partager la marque de tes lunettes?
    Je les ai remarquées sur pas mal de post récemment et j’ai essayé de chercher sur le blog en vain! 🙂

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