Compte-rendu Trail: PDA Val d’Aran by UTMB – 55km / 3000m D+

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Vous ne rêvez pas ! Enfin un compte-rendu de course par-ici. Même si la situation sanitaire n’est pas toute rose, les courses ont repris et j’ai pu participer samedi 10 juillet ENFIN à un trail dont j’avais très envie depuis quelques temps. Je ne sais pas si vous l’aviez remarqué mais je suis très “team Alpes”. Je connais très mal les Pyrénées. Mais, avec Matthieu,  nous avons décidé de “changer” la donne. Notre voyage en Ariège en juin était déjà un début, et ce dossard aussi (du côté espagnol éhé)

J’ai décidé dès le printemps de reporter mon inscription au format 120km du LUT, dans les Dolimites (j’avais participé au 46km et je voulais revenir pour “le format complet” puis il y a eu la pandémie….). Je me suis dit que je ne pourrais pas être prête pour 120km, surtout avec le nouveau confinement. Mais par contre, je pouvais largement me préparer pour un format de 56km 😉 dans une région que je ne connais pas/

Me voici donc à Vielha, à Val d’Aran… on va dire le côté espagnol de l’Ariège. C’est à un peu plus de 3h30 de route de Montpellier. C’est donc kiffe-kiffe par rapport aux Alpes, mais bien moins que les Dolomites. Petite aparté: j’ai adoré la ville de Vielha qui a un charme architectural fou (tu as bien lu ça). Nous sommes arrivés le mercredi soir et j’ai pu visiter un peu les 2 jours précédents la course. J’ai même fait du vélo… un pur plaisir de ce côté-ci de la frontière où les automobilistes respectent vraiment les cyclistes.

Pardon je m’éparpille mais sachez que moi aussi j’ai perdu l’habitude d’écrire des CR lol… j’ai une version vidéo à vous proposer aussi 😉

Revenons à nos moutons (même si on croise plus de vaches lol)! Bref, la région est vraiment magnifique et je suis contente d’avoir pu l’explorer un peu avant… et un peu après puisque j’ai emmené Matthieu faire une petite randonnée qui emprunte un petit bout de la PDA (la course dont je vais enfin vous parler). Je vous glisse l’itinéraire par-ici si vous venez dans la région 😉 >

Donc la PDA signifie Peades d’Agua….c’est en catalan mais en résumé ça veut dire “ma cocotte toi qui aime voir des lacs de montagne, tu vas être contente “OVER THE MOON”. La PDA est une course organisée par le groupe UTMB, vous en avez 3 autres formats, un “sky” de 15km, un 105km… et le format … 162km ! Cette année était la 1ere édition 😉 puisque l’an dernier elle a dû être annulée 😉

Côté village et retrait des dossards, c’était super bien organisé. J’ai été un peu surprise par la liste très longue du matériel obligatoire pour ce format… Ou peut-être que je ne me souvenais plus qu’il fallait tout ça. Je trouve qu’ils abusaient un peu (pantalon de pluie + leggings + top manches longues…) … des couverts, un récipient réutilisables. Je ne sais pas si les couverts and co étaient à cause du COVID mais bon, ça fait pas mal à transporter. Heureusement que je prépare un trail plus long. Je me suis dit que ça allait être un bon entrainement de faire une promenade avec tout cet équipement.

Plus sérieusement. Le départ est donné à Pra-Beret, une petite station de ski à 20min au-dessus de Vielha, à 6h30 pile au lever du soleil le samedi matin. Ça pique car ….le réveil lui a sonné bien plus tôt. J’ai pesté autant que possible mais au final, ça valait tellement le coup de prendre le départ aux premières lumières du soleil car … laissez-moi le préciser: les conditions météo étaient parfaites. Du soleil. un peu de chaleur mais pas trop (ça change des canicules comme sur le marathon du Mont-Blanc lol)

La particularité de ce trail…. oui les lacs mais c’est surtout son profil. Je vous partage le petit découpage mental que je réalise dans ma tête pour que mon corps me dise pas NON avant même d’avoir pris le départ. Je ne me dis pas je vais faire 55km, je divise toujours le parcours….

Voici le profil:

La particularité est qu’il y a plus de dénivelé négatif que positif. C’est assez rare pour le souligner. On pourrait s’imaginer que c’est donc “plus facile” sauf qu’en trail, les descentes sont bien plus traumatisantes pour les muscles.

Partie 1: ça descend 0-9km, partie 2: ça monte non stop de 10 à 32km, partie 3: ça descend mais tu vas te prendre une petite remontée entre 32 et 40. Partie 4: 40 à 56km, que 2 montées, une descente et c’est fini, 16km, tu sais faire. Voilà pour la “map”

Résultat, nous avons commencé par quasiment 10km de descente jusqu’au premier ravito. Nous avons réveillé les pauvres vaches du plateau qui n’étaient clairement pas prêtes à voir débouler 1000 coureurs si tôt. J’avais un peu peur d’attaquer direct par une descente technique, au final, ce fût un bon échauffement et un bon réveil pour les intestins. Oui c’est clairement compliqué d’aller si tôt aux toilettes et, même si apparemment c’était très propre, j’avais pas la motivation pour faire la queue.

À mon grand malheur, le 1er ravito était decevant: des verres d’eau, de jus orange (pas d’orange) très bizarre et surtout PAS de toilettes les amis ! Je suis repartie aussi vite que je suis arrivée en me disant qu’il fallait me dépêcher d’aller au 2eme.

Pour moi la grosse difficulté de ce trail réside dans cette longue montée de 10 à 30km… et surtout l’absente de ravito entre 17 et 32km. Mais… je dois vous avouer, les paysages m’ont explosé au visage. Je n’ai pas arrêté de sortir mon téléphone pour faire des photos. J’ai arrêté de compter le nombre de lacs que nous avons croisé. Ce trail se classe directement dans mes chouchoux. C’était si beau !

De plus, même si la montée était longue… la petite pause au 17eme était parfaite car particulièrement attendue par mes intestins: je sur-valide ces toilettes (propres, papiers). Par contre et je généraliste à tous les ravitos de la course, c’était pas la folie en terme de choix, de gourmandise. C’est la première fois que les ravitos ne me tentent pas des masses et que je mange plus ce que j’ai dans le sac.

Avec le COVID, il fallait aussi demander individuellement chaque produit que je souhaitais manger. Perso, j’adore les oranges, ça m’a fait réviser mon espagnol LV2. Sauf que l’adorable bénévole me donnait 1 quartier alors que j’étais là pour enfourner 1kg. J’ai fait une forme de bol avec mes mains pour en avoir une dizaine et la laisser tranquille. J’ai bu des litres de coca et je suis repartie pour m’attaquer à THE montagne du parcours.

La suite…. a été un enchantement pour les yeux. J’ai fait tellement de photos lol, personnellement, c’est important pour moi de capturer aussi des souvenirs sur le téléphone. Je suis devenue une pro du “je marche en faisant des photos”. C’est une course mais je ne suis pas là pour le podium lol

Bon je dois vous confesser que les 2 derniers kilomètres de cette longue montée ont été un peu… difficiles. Un VRAI mur de rochers à grimper, voire escalader. Je me suis sentie un peu fatiguée et nauséeuse au sommet, je pense à cause de l’altitude mais aussi le besoin de gros ravito. Car mine de rien, c’est une longue montée. Je l’ai déjà écrit lol mais c’est vrai. J’ai mangé mes petits bonbons bien sucrés pour me remotiver. Jusque là, la technicité du chemin n’était pas si gênante pour la course car nous montions.. en tous les cas en marchant. Pour descendre, ce fût un peu frustrant car il était impossible de courir tellement les chemins sont techniques.

Si près du prochain ravito: 2km mais si loin quand c’est si technique ;(

Bref, je vous donne dans le mille, toutes les descentes qui vont suivre vont être aussi techniques !

Arrivée au 32eme km, j’ai été encore déçue par les ravitos… j’ai mangé une sorte de sandwich d’autoroute pas très bon. Je sais qu’avec le COVID, c’était compliqué mais bon, je vous ai longtemps vanté le bonheur des ravitos de Trail. C’était un peu la soupe à la grimace. Résultat, j’ai rempli à fond mon camel bag et je suis repartie en me disant que ça allait être de la descente cadeau jusqu’au 40eme km.

J’avais oublié le “gros” coup de cul de 32 à 35km. Les espagnoles sont comme les italiens, pourquoi faire des lacets quand on peut monter TOUT droit. Chaque petit km nous mettait 200m de d+. La dernière fois que j’ai ressenti cet effet “mur” c’était aux Dolomites sur la dernière montée lol. Sauf que là, il en restait 3 et avec aucune descente “facile” pour dérouler et récupérer.

Mais… mais le paysage les amis ! Même si de 35 au ravito tant espéré et visé du 40eme, j’ai pu à peine courir dans la descente, il y avait encore cette ambiance bien espagnole en mode ” VAMOOOOOS”. Au ravito, j’ai à nouveau emprunté les WC pour un petit pipi. J’y ai cru mourir de chaud mais il y avait du PQ et c’était propre ;). Je sais vous allez me dire : pourquoi tu attends les ravitos pour te soulager ? Bah à dire vrai, il y avait très peu d’arbres ou de fôret où j’aurais pu aller. Je ne plaisante pas lol.

Je ne vais pas me répéter sur les ravitos mais bon voila. bif bof. Matthieu est venu me faire un petit coucou avec Pippa pour me motiver. ça m’a bien reboosté et je lui ai dit en rigolant que je serai là pour l’apéro 😉 ! Il ne me restait que 2 montées après tout.

AHAHHA les montées pyrénéennes…ça commence doucement puis boom, ça repart sur un mur de petites herbes piquantes.  Je les déteste. Elles ont l’air si douce mais quand tu glisses ou tu tombes dessus, c’est cactus party. Revenons à ces montées à travers champs qui étaient si abruptes que j’ai cru faire du jardinage pour l’organisation tellement j’avais la tête proche du sol (ou des fesses du participant de devant ahaha)

Plus sérieusement, c’était interminable. Même quand je croyais voir le sommet, nop nop, il restait encore. C’est pourquoi, au lieu de passer rapidement au dernier ravito (47eme) entre les 2 dernières montées, j’ai pris vraiment mon temps, j’ai rempli mon sac d’hydratation car je commençais à souffrir un peu de la chaleur. J’ai à nouveau enfourné un wagon d’orange, des litres de coca, j’ai un peu discuté (j’ai croisé pas mal d’entre vous, c’était super cool de s’encourager) avant de repartir pour le dernier mur… pardon montée en herbe moelleuse… AHEM

Bon…. le dernière montée fût toujours aussi pleine d’herbe et verticale lol. Ironie de la chose, je suis arrivée au beau milieu d’un nuage au sommet. Mais ça donnait un air mystique et magnifique ! J’ai marché quelques centaines de mètre avant d’enfin pouvoir courir sur les 5-6 derniers kilomètres en descente…. sans technicité particulièrement. Ce qui fait plaisir pour bien finir sans galèrer. J’ai commencé à entendre à 2-3km l’ambiance en ville et ça, c’est hyper motivant pour lever plus haut les genoux et descendre plus vite afin de rejoindre la ligne d’arrivée.

J’ai adoré ces derniers kilomètres qui étaient “faciles” comparés au reste de la course. J’ai “sprinté” (oui enfin équivalent de courir vite après 50 bornes lol), j’ai sonné la cloche (pardon j’étais un peu prise au dépourvue) et j’ai eu ma petite médaille en bois (je ne m’y attendais pas non plus lol)

Je finis en 11h52 (temps officiel), 63e femme et en ayant pris beaucoup de plaisir. Je crois que cette course est direct passée dans mon top 3 en terme de beauté et de tracé, malgré les difficultés et la technicité. J’ai trouvé plus dure la PDA par rapport à l’OCC (sa cousine des Alpes dont je parle ici >>), je ne la recommande pas pour un premier format de plus de 50km, il vaut mieux vous tester sur d’autres avant.

Je suis super heureuse du résultat de ce trail. Je me suis sentie bien, j’ai kiffé le parcours (oui oui malgré ce que je peux en dire), pour la première fois EVER, j’ai mangé correctement au cours de la journée (peut-être parce que les ravitos étaient nazes), pas de cystite éhé, des petites chutes mais zero bobo. Que du positif pour la suite de l’été 😉 on croise les doigts

En tout cas, malgré la technicité des chemins (de la grosse caillasse quoi), je suis sûre que je reviendrais. À savoir que vous n’avez pas besoin de tirage au sort, mais d’avoir déjà des points ITRA pour vous inscrire aux courses. Enfin, je n’ai pas utilisé les bâtons que j’avais emporté. Si vous en avez pas l’habitude, que le temps est sec, vous pouvez vraiment vous en passer.

J’espère vraiment que ce compte-rendu vous plaira…. et vous motivera si jamais vous hésitiez à prendre un dossard pour une course près de chez vous 😉

@ très vite

Je portais:

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2 réflexions sur “Compte-rendu Trail: PDA Val d’Aran by UTMB – 55km / 3000m D+”

  1. Merci pour tout ce que vous racontez,! Si j’aurais su, que vous serais là,,, je vous aurais dit bonjour!
    En 2019 j’ai fait l’OCC et j’ai vue et revue votre vidéo sur Youtube après en 2020 je voulais faire l’CCC j’ai regardé votre vidéo aussi, mais à cause du Covid c’est n’était pas possible. Je vous suis sur Strava et tout mes félicitations vous inspirez beaucoup de gens.
    J’ai fait la PDA aussi, dur, dur, malheureusement je suis tombé au 40k( j’ai une côte fracturé) mais j’ai pu terminer !!!! 12h57. Merci pour partager,,, des souvenirs qui viennent, Ne vous arrêtez jamais!

  2. Bonjour Anne,
    J’ai (encore!) une question, après avoir fait quelques petits trails dans les Pyrénées cet été, je me suis aperçue que j’ai parfois le vertige dans certaines descentes. Dans ces moments-là je me fais allègrement doublée par des dizaines de coureurs, et, même si , comme toi, je relativise beaucoup le classement (team tortue aussi ^^) je pense que je pourrai m’améliorer beaucoup en appréhendant un peu mieux les descentes. Est ce que ça t’arrive ? Notamment dans les Alpes ou les Pyrénées ? Comment tu fais dans ces cas là ?
    J’ai relu l’article que tu avais écrit avec les conseils de Sissi Cussot mais je n’ai rien trouvé sur le vertige, hormis de faire des petits pas…
    Je te remercie d’avance et bon courage pour tes prochaines courses.

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