Mes 6 conseils pour faire du velo, malgré le vent

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous mes conseils pour pouvoir faire du velo de route malgré le vent. Je vis dans une région très venteuse et, même par temps calme, nous avons toujours du vent (pas une petite brise de 10km/h). Bon ok ce n’est pas la plus venteuse de France non plus, mais nous sommes pas mal servis. Depuis que j’ai débuté le vélo de route, je me suis vite rendue compte que le vent était une condition à prendre en compte dans ma pratique. J’ai appris à faire du vélo quelque soit la météo. Je peux endurer la pluie, le froid, l’humidité, mais le vent, c’est une autre histoire.

Je vous ai préparé une version reel très fun sur instagram, mais j’avais envie de vous poster une version longue sur le blog car… si vous me suivez un peu sur Strava, Twitter ou Instagram (je me plains sur les 3!), je déteste le vent quand je fais du velo. Je râle beaucoup, j’avoue, mais je bataille, je prends quand même mon velo !

Avant de vous dévoiler mes conseils (les plus pragmatiques et utiles), j’avais envie de vous partager ceux que Matthieu me sort à chaque fois qu’on roule avec du vent (et qui ont le don de m’énerver, mais c’est une autre histoire);

  • Tiens plus fort ton velo/ton cintre: comme si je ne m’accrochais déjà pas assez au cintre du velo en le suppliant de ne pas décoller du tarmac. Car oui, c’est le moment d’apprendre à lâcher les 2 mains quand il y a une bourrasque à 45km/h (je plaisante lol)
  • Sois plus gainée: oui car je suis comme un chamallow qui a envie de se faire renverser à la prochaine bourrasque, je ne suis pas du tout la plus gainée / crispée possible. Je veux juste rentrer sans mourir sans tomber sans m’envoler 
  • Ne freine pas et continue de pédaler: Bah oui quand je me prends une énorme bourrasque, que le velo fait un écart, oscille sans que je puisse le contrôler, je n’ai pas envie d’accélérer et j’ai tendance à freiner ou arrêter de pédaler car J’AI PEUR. Je n’ai pas honte de le dire car ça peut vraiment être effrayant. Cela dit, il vaut mieux ne pas s’arrêter de pédaler. Ralentissez, freinez doucement si ça vous rassure comme moi 😉 !

Heureusement, on s’habitue, on apprend à rouler malgré le vent car….je ne sais pas vous, mais je préfère subir 1h sous le vent durant une sortie de 2h, que m’entrainer sur mon home-trainer. Depuis les confinements, je ne peux pas résister aux entrainements en extérieur, quelque soit la météo, il faut que je profite.

Alors, si un jour la météo est venteuse, ou si vous vivez dans une région venteuse, j’espère que ces conseils vous aideront :

1. Consultez la météo avant vos sorties

Honnêtement il y a vent (petite brise mignonne,  “la clim” en été) et VENT (grosse bourrasque qui va te balayer au premier virage). Quelque soit la région, dès qu’on fait du vélo, on roule toujours avec 5-10km/h de vent, mais ce vent peut grossir et devenir plus violent. À vélo, nous pouvons tenir jusqu’à une certaine force, mais au-delà de 40…50…60km/h, il est clairement dangereux de sortir rouler. Car oui, on peut vraiment tomber de vélo à cause du vent: un virage, une descente exposée, une bourrasque au mauvais moment et hop.

Bien entendu, nous avons tous et toutes une tolérance différente au vent. Quand j’ai débuté, elle était vraiment …basse. Maintenant, je peux sortir seule jusqu’à 30km/h de vent et des rafales à 40km/h, au-delà, j’ai trop peur et la sortie m’apporte plus de stress que de plaisir.

Prenons l’exemple du VENTOUX (je vous en parlais ici), il ne sort pas son nom de nul part. C’est un col où il y a quasi tout le temps du vent…ça n’empêche pas les cyclistes d’y grimper… Cela dit, plusieurs fois le Tour de France n’a pas pu se terminer au sommet à cause…de vents trop violents.

Ainsi, consultez la météo …des vents pour savoir ce qui vous attend le lendemain matin et  et si vous jugez que le vent annoncé sera trop violent pour vous, reportez votre sortie 😉 car franchement, faire du velo dans le vent c’est épuisant physiquement mais aussi nerveusement. Bien sûr ce sont de super entrainements pour le mental et à la résistance à l’effort mais si c’est trop puissant, on peut aussi faire autre chose : du VTT, du Gravel, de la course à pied. Il vaut mieux reporter sa sortie, que chuter à cause du vent !

2. Préparez votre itinéraire et démarrez votre sortie tôt

Une fois que vous connaissez le sens du vent, préparez votre itinéraire de manière de ne pas affronter le vent en pleine face durant la moitié de votre sortie. Préférez les routes vallonnées qui sont naturellement plus abritées du vent mais aussi celles qui passent en forêt ou des zones que vous savez bien protégées. Choisissez un itinéraire un peu zigzag/sinueux qui vous permettra d’avoir le vent un peu en latéral, un peu en 3/4 mais jamais en pleine face. 

Même si vous avez l’habitude de partir tôt faire du vélo… partez VRAIMENT tôt si du vent est annoncé car lui par contre à tendance à se lever tard ! À Montpellier, il ne s’invite qu’en milieu voire fin de matinée en hiver, en milieu de matinée en automne/printemps et l’été, nous avons peu de vent (ouf !), quand il se montre c’est toujours en fin de matinée et attention, il tourne et se renforce le soir (vent du nord le matin, vent du sud le soir, yeeees je suis une pro du vent ici).

Ainsi, si vous partez tôt, vous aurez peut-être la chance de ne pas subir de vent voire-même de n’en avoir que les bons côtés et de rentrer avec le vent dans le dos 😉

3. Acceptez de rouler moins vite

Même si on a l’habitude de faire cet itinéraire à Xkm/h de moyenne, avec le vent ce serait absurde de vouloir tenir la même vitesse. Le vent augmente la résistance et exige de vous un effort physique plus intense (de développer plus de watts) pour soutenir… exactement cette vitesse. Il vaut mieux accepter de rouler un peu moins vite afin de ne pas se fatiguer davantage… car, le vent fatigue physiquement et mentalement, surtout si vous êtes sorti.es seul.es.

Je sais que cela peut paraitre démotivant, mais considérez votre entrainement en nombre d’heures passées sur la selle et non en vitesse. C’est bien plus pertinent par rapport à l’effort que vous avez fourni !

4.  Commencez toujours votre sortie vent de face

D’ailleurs, il vaut mieux commencer vos sorties vent de face pour mieux doser votre effort. En partant vent de dos, on a l’impression d’avoir des ailes (bah voui il y a quelqu’un ou quelque chose qui nous pousse), tout nous paraît facile, la moyenne s’envole, ça nous rend euphorique, on appuie plus et on tourne, c’est le drame. Le vent de face au retour alors que la sortie a été longue, que nous sommes fatigués, c’est le PIRE. 

Honnêtement, c’est hyper motivant de “subir” le vent au début… puis de se dire qu’au retour, malgré la fatigue, on sait qu’on sera dans le bon sens et qu’il nous aidera à rentrer tranquillement chez nous, sans trop puiser dans nos forces (du moins celles qui nous restent lol)

5. Adoptez une position aero sur le vélo

Même si l’on subit beaucoup lorsque l’on roule face au vent, on peut “réduire” un peu cette sensation de gifle qui nous empêche d’avancer. Pour cela, il suffit d’adapter votre position et de travailler votre aérodynamisme afin de réduire au maximum la résistance en vent. Sur les vélo s de route, il suffit de placer les mains en bas du cintre, à la limite des cocottes. Et si vous roulez sur un CLM ou si vous avez des prolongateurs, c’est encore mieux car c’est la forme idéale pour rester le plus profilé.

Bon çå c’est en théorie, car parfois le vent est bien trop fort, ça fait bien trop peur de se mettre dans ces positions… Je vous rassure, ça se travaille, testez quand vous vous sentez à l’aise. Promis, en adoptant cette position aéro, vous verrez immédiatement la différence et gagnerez 1..2..3km/h en moyenne !

6. Roulez en groupe (ou cachez vous derrière un popotin qui va vite

Quand le vent n’est pas trop violent, rouler en groupe peut vraiment se révéler être une super solution. En effet, l’effet de groupe protège du vent et le fonctionnement en relais, permet de maintenir une bonne moyenne sans dépenser plus d’énergie (c’est la magie de l’aspiration, vous savez, dès qu’un ami cycliste se met devant vous, hop on a l’impression que le vent est coupé et d’avancer en faisant moins d’effort !) Attention, essayez de bien coopérer sur les relais et surtout de rester vigilant car, l’effet de groupe peut aussi être catastrophique en cas de chute.

Si vous roulez en duo, relayez-vous et positionnez-vous en fonction du sens du vent. S’il vient de face, restez juste bien derrière sa roue, s’il est latéral et que c’est possible, placez-vous en côte à côte, si ce n’est pas possible, mettez-vous dans sa roue et  décalez-vous un peu  à droite ou à gauche, en fonction.

Enfin, n’oubliez pas, le vent est le parfait ennemi qu’on aime détester mais qui est parfois bien agréable, lorsque nous sommes fatigué.es d’une sortie et qu’il nous pousse gentiment pour rentrer à bon port, avec moins d’effort 😉 Le vent a une force subtile mais il fait partie de la pratique du vélo. Il ne faut pas lutter ni se battre, mais juste… faire avec ! A chaque fois que je sors faire du vélo, je me motive en me disant qu’au retour, le vent et moi, on sera pote !

Et vous, quel est VOTRE conseil pour faire du vélo malgré le vent ?

@ très vite et bon weekend

Ne vous arrêtez pas là !

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2 réflexions sur “Mes 6 conseils pour faire du velo, malgré le vent”

  1. J’ai appris à rouler malgré le vent (jusqu’à un certain point). Comme toi, au-delà de 40 km/h de rafales, je ne sors pas.

    Quand j’ai le vent de face, bien sûr cela me fatigue, mais cela me dérange beaucoup moins que quand je l’ai de côté ! Ce qui me fait vraiment flipper, ce sont les bourrasques de vent latéral, qui sont inattendues et peuvent vraiment me faire dévier, voire éventuellement tomber si je ne suis pas suffisamment attentive…

    1. C’est exactement pareil pour moi ;( Le vent en latéral c’est vraiment le pire, surtout quand tu l’as de face, tu vas tourner et tu sais que tu vas l’avoir en latéral ;(

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