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Hi,

J’espère que vous allez bien ? Un article blabla, ça faisait 2 mois sans. Je dois dire que j’ai beaucoup travaillé en décembre pour pouvoir prendre 2 semaines de « vraies » vacances en janvier. Peut-être, vous ne le savez pas mais Matthieu et moi sommes partis tout juste après Nouvel An à La Réunion. À ce moment-là, nous étions en France encore dans une « bonne phase » du Covid et début décembre, nous avons re planifié ce voyage en n’y croyant pas trop.

Je n’étais pas réticente à voyager à ce moment-là. Je culpabilisais plus à l’idée de prendre l’avion que de « voyager » au beau milieu d’une pandémie. Je voyais enfin une parenthèse égoïste à ce long tunnel. Je voyais le soleil au creux de l’hiver, je voyais la détente d’être loin de l’atmosphère anxiogène, je voyais les randonnées, je voyais le bonheur de se retrouver loin de chez nous, loin de ce que nous voyons non-stop, je voyais le dépaysement, le repos enfin.

Partir est un privilège, une chance qui n’est pas synonyme de relâchement. Je ne l’ai pas partagé ici mais je suis extrêmement angoissée à l’idée d’attraper le Covid et je suis devenue un peu obsédée de l’hygiène depuis mars dernier. Ok pas jusqu’à désinfecter chaque emballage de course mais de respecter aux conseils près les directives quitte à être un peu agressive si une personne me colle trop dans une queue ou est incapable de porter son masque correctement. Si on partait en vacances, je ne voulais pas participer malgré moi à l’épidémie. C’est totalement paradoxale d’écrire ça puisque c’est bien par le déplacement et la rencontre d’humain que le virus se propage. Nous avons pris nos responsabilités et respecté les demandes et recommandations: test PCR, isolation de 3 jours à l’arrivée (à l’époque), nouveau test… puis test avant le retour. Nous avons acheté plein de masques chirurgicaux pour pouvoir les changer régulièrement tout au long du trajet.

Enfin bref, cela n’excuse pas le « partir en vacances au beau milieu d’une pandémie », prendre du « bon temps » pendant que des étudiants crèvent de faim et font la queue pour obtenir de denrées alimentaires. A dire vrai, je ne sais plus ce qui est « bon » ou mauvais car sur le moment, je n’ai pas vu le mal. Sur Instagram, j’ai apprécié suivre les voyages d’autres personnes car « enfin », je retrouvais des choses connues: le bonheur de partir en voyage. Comme une sorte d’espoir, comme si oui la vie d’avant existe toujours et elle nous attend.

C’est ce que j’ai ressenti lors de mon voyage, malgré les restrictions, j’ai juste repris espoir en me disant que j’allais pouvoir à nouveau me projeter, qu’il y aura un bout du tunnel même s’il était impossible de donner une date, là tout de suite. Sauf que je comprends aussi maintenant que c’était égoïste, déplacé et clairement privilégié de partager ce genre de contenu alors que des personnes souffrent bien plus que moi, ont des situations bien plus graves que la mienne. Qu’est-ce que l’on attend de moi ? Montrer l’exemple ? Mais quel est l’exemple actuellement ?

Je suis tiraillée entre le « on est beau milieu de la fin du monde connu » VS « il faut bien que la vie reprenne comme elle peut ». Oui nous sommes au coeur d’une pandémie mais non, j’ai respecté strictement ce qui était autorisé. Dans ce que je partage, j’essaie de trouver cette voie légère mais pas superficielle afin de contribuer à « votre bout du tunnel ». Je considère mes contenus comme des petits soleils, des petits rendez-vous doux qui vous permettent vous aussi de vous échapper quelques secondes, quelques minutes de la réalité. Je n’ai jamais voulu offenser ni enfoncer davantage les personnes qui me suivent. 

Je comprends totalement cette relation à double tranchants que nous pouvons tous avoir avec les réseaux sociaux. C’est pourquoi, j’arrive à écrire un article décousu autant que mes sentiments. C’est fait, c’est fait. Je regrette tellement que cela ait pu choquer et qu’on puisse s’imaginer que je ne prenne pas au sérieux la situation actuelle.

Pull- &OtherStories
Surchemise – H&M
Jeans – Balzac
Baskets – Veja

Un petit look d’hiver tout doux. C’est mon uniforme de cette saison. Tout d’abord, un jean large: j’ai envie de confort mais pas envie de rester en jogging, je trouve le compromis plutôt pas mal. Je regarde mes jeans « slims/serrés » comme un enfer dans lequel je n’ai pas envie de me glisser. Ce jeans est un jeans « ecolo » de chez Balzac. Un petit auto-cadeau de début décembre. Je le trouve vraiment bien : bien taillé, passe bien le lavage. Je l’ai choisi brute dans l’optique qu’il se délave et évolue naturellement. Il a un prix « correcte » pour ce genre de jeans ET par rapport à d’autres marques 🙂

Le reste vous connaissez à vrai dire: cette sur-chemise est un achat de l’an dernier que j’ai déjà énormément porté. J’avoue ne m’en être pas lassée et continuer à la porter, quitte à faire l’oignon afin de ne pas mettre un « vrai manteau ». Mais c’est un vrai manteau…non ?

Je poste moins de look car comme vous, je sors moins, je m’habille moins. Je m’habille pour les longues sorties avec Pippa et pour cette occasion, j’ai investi dans des bottes de pluie…Mais c’est une autre histoire.

@ très vite

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