Girls Like Us #875

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Un article blabla, ça faisait 2 mois sans. Je dois dire que j’ai beaucoup travaillé en décembre pour pouvoir prendre 2 semaines de “vraies” vacances en janvier. Peut-être, vous ne le savez pas mais Matthieu et moi sommes partis tout juste après Nouvel An à La Réunion. À ce moment-là, nous étions en France encore dans une “bonne phase” du Covid et début décembre, nous avons re planifié ce voyage en n’y croyant pas trop.

Je n’étais pas réticente à voyager à ce moment-là. Je culpabilisais plus à l’idée de prendre l’avion que de “voyager” au beau milieu d’une pandémie. Je voyais enfin une parenthèse égoïste à ce long tunnel. Je voyais le soleil au creux de l’hiver, je voyais la détente d’être loin de l’atmosphère anxiogène, je voyais les randonnées, je voyais le bonheur de se retrouver loin de chez nous, loin de ce que nous voyons non-stop, je voyais le dépaysement, le repos enfin.

Partir est un privilège, une chance qui n’est pas synonyme de relâchement. Je ne l’ai pas partagé ici mais je suis extrêmement angoissée à l’idée d’attraper le Covid et je suis devenue un peu obsédée de l’hygiène depuis mars dernier. Ok pas jusqu’à désinfecter chaque emballage de course mais de respecter aux conseils près les directives quitte à être un peu agressive si une personne me colle trop dans une queue ou est incapable de porter son masque correctement. Si on partait en vacances, je ne voulais pas participer malgré moi à l’épidémie. C’est totalement paradoxale d’écrire ça puisque c’est bien par le déplacement et la rencontre d’humain que le virus se propage. Nous avons pris nos responsabilités et respecté les demandes et recommandations: test PCR, isolation de 3 jours à l’arrivée (à l’époque), nouveau test… puis test avant le retour. Nous avons acheté plein de masques chirurgicaux pour pouvoir les changer régulièrement tout au long du trajet.

Enfin bref, cela n’excuse pas le “partir en vacances au beau milieu d’une pandémie”, prendre du “bon temps” pendant que des étudiants crèvent de faim et font la queue pour obtenir de denrées alimentaires. A dire vrai, je ne sais plus ce qui est “bon” ou mauvais car sur le moment, je n’ai pas vu le mal. Sur Instagram, j’ai apprécié suivre les voyages d’autres personnes car “enfin”, je retrouvais des choses connues: le bonheur de partir en voyage. Comme une sorte d’espoir, comme si oui la vie d’avant existe toujours et elle nous attend.

C’est ce que j’ai ressenti lors de mon voyage, malgré les restrictions, j’ai juste repris espoir en me disant que j’allais pouvoir à nouveau me projeter, qu’il y aura un bout du tunnel même s’il était impossible de donner une date, là tout de suite. Sauf que je comprends aussi maintenant que c’était égoïste, déplacé et clairement privilégié de partager ce genre de contenu alors que des personnes souffrent bien plus que moi, ont des situations bien plus graves que la mienne. Qu’est-ce que l’on attend de moi ? Montrer l’exemple ? Mais quel est l’exemple actuellement ?

Je suis tiraillée entre le “on est beau milieu de la fin du monde connu” VS “il faut bien que la vie reprenne comme elle peut”. Oui nous sommes au coeur d’une pandémie mais non, j’ai respecté strictement ce qui était autorisé. Dans ce que je partage, j’essaie de trouver cette voie légère mais pas superficielle afin de contribuer à “votre bout du tunnel”. Je considère mes contenus comme des petits soleils, des petits rendez-vous doux qui vous permettent vous aussi de vous échapper quelques secondes, quelques minutes de la réalité. Je n’ai jamais voulu offenser ni enfoncer davantage les personnes qui me suivent. 

Je comprends totalement cette relation à double tranchants que nous pouvons tous avoir avec les réseaux sociaux. C’est pourquoi, j’arrive à écrire un article décousu autant que mes sentiments. C’est fait, c’est fait. Je regrette tellement que cela ait pu choquer et qu’on puisse s’imaginer que je ne prenne pas au sérieux la situation actuelle.

Pull- &OtherStories
Surchemise – H&M
Jeans – Balzac
Baskets – Veja

Un petit look d’hiver tout doux. C’est mon uniforme de cette saison. Tout d’abord, un jean large: j’ai envie de confort mais pas envie de rester en jogging, je trouve le compromis plutôt pas mal. Je regarde mes jeans “slims/serrés” comme un enfer dans lequel je n’ai pas envie de me glisser. Ce jeans est un jeans “ecolo” de chez Balzac. Un petit auto-cadeau de début décembre. Je le trouve vraiment bien : bien taillé, passe bien le lavage. Je l’ai choisi brute dans l’optique qu’il se délave et évolue naturellement. Il a un prix “correcte” pour ce genre de jeans ET par rapport à d’autres marques 🙂

Le reste vous connaissez à vrai dire: cette sur-chemise est un achat de l’an dernier que j’ai déjà énormément porté. J’avoue ne m’en être pas lassée et continuer à la porter, quitte à faire l’oignon afin de ne pas mettre un “vrai manteau”. Mais c’est un vrai manteau…non ?

Je poste moins de look car comme vous, je sors moins, je m’habille moins. Je m’habille pour les longues sorties avec Pippa et pour cette occasion, j’ai investi dans des bottes de pluie…Mais c’est une autre histoire.

@ très vite

Ne vous arrêtez pas là !

Like Nobody #874

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Hi, J’espère que vous allez bien ? Nous sommes déjà en décembre ! J’ai l’impression d’avoir vécu cette année en…
Wash Your Hands #869

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Hi, J’espère que vous allez bien ? Genre vraiment bien ? Avec le corona virus, cette question a d’autant plus…
Million Ways #868

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Hi, J’espère que vous allez bien ? Ce weekend, nous étions (avec Matthieu, je ne parle pas de moi comme…

9 réflexions sur “Girls Like Us #875”

  1. Je ne lis jamais les commentaires, mais vu ton article je me dis qu’un peu plus de positif c’est toujours mieux 🙂 Personnellement, j’ai vécu vos vacances comme un petit moment de “c’est possible”, et ça bouscule un peu mes pensées qui en ce moment sont plutôt très pessimistes sur la situation. Du coup je n’ai pas vu de mal, au contraire. Et puis il vaut mieux partir en vacances en respectant les consignes plutôt que rester à la maison et faire des fêtes avec 30 personnes tout les week-end…

    Et finalement, si le fait de vivre des moments de privilège choque, il ne faut plus rien partager. Même sortir courir ou juste avoir du soleil dans sa maison est un privilège par rapport à d’autres…

  2. Je suis désolée de lire ce billet… Désolée que tu sois obligée de te justifier sur ce voyage, désolée de la pression sociale, euh non, sanitaire… on n’en avait pas assez comme ça de la pression, il fallait être politiquement correct, écologiquement correct etc… maintenant en plus il faut être “sanitairement correct”? Si vous avez fait ce voyage, c’est parce que vous avez jugé pouvoir le faire, ça ne regarde que vous, vous avez porté votre masque, fait les tests pcr, respecté les “quarantaines”…. alors où est le mal? Vous en avez profité, ça vous a fait du bien c’est l’essentiel. Les râleurs, les aigris, les donneurs de leçons auraient dû profiter de tes posts sur instagram pour y prendre de la douceur, du soleil, de la chaleur, de la liberté aussi, choses qui nous manquent tellement en ce moment. Moi j’ai apprécié les paysages, le soleil, le bonheur, ça fait du bien, alors juste un grand Merci!

  3. Tout pareil, je tombe vraiment des nues en lisant cet article. Je ne sais pas si cela peut participer à te rassurer, mais le partage de ton voyage, les belles photos, les petites vidéos,… c’était vraiment mon rayon de soleil quotidien pour m’aider à passer ce mois de janvier si déprimant. Vous aviez l’air d’être seuls au monde au milieu de paysages paradisiaques, cela m’a fait un bien fou de me souvenir que cet ailleurs était possible.
    Bref, merci à toi du fond du coeur!

  4. Alors la Anne vraiment tu n’as rien à te reprocher. Tu as fais ce que bon te semblait, vous avez pris les précautions nécessaires et il n’y a rien d’autre à dire. Car ces personnes qui sont “choquées” sont probablement les mêmes qui se regroupent chez les uns et les autres sans masques bien évidemment bref…
    Moi en tout cas j’ai adoré tes post sur La Réunion. J’étais pressée tous les jours de découvrir tes stories ainsi que celle de Matthieu. Ça m’a rappelé mon voyage à La Réunion en 2017 et ça m’a donné envie de partir encore et encore. Alors merci à toi d’avoir voyagé pour nous faire rêver encore, d’avoir un peu voyagé pour “nous” en quelque sorte.

  5. Je te lis toujours mais je ne commente pas à chaque fois. mais là je suis obligée. Non tu n’as pas à être désolée de vivre, continuer de vivre ta vie. Parce que le virus, on va en avoir pour un moment. Et on ne peut pas mettre notre vie sur pause indéfiniment.
    Je suis ravie que tu sois partie en vacances. C’est vraiment génial, du positif dans le quotidien morose. J’espère que tu as bien profité et que cela t’a ressourcé.
    J’espère que cette année vous ferez des voyages et que tu feras des articles. C’est une bulle d’air frais quand je te lis.
    Je compte moi aussi partir quand je pourrais au niveau de la loi et par rapport à mes finances. Mais pandémie ou pas je partirai. Il ne faut jamais s’excuser de vivre.
    Grosses bises à ton chéri, à toi et à Pippa 🙂

  6. Je crois qu’il faut nuancer… Il y a des personnes qui ne font que partir, sans faire attention sur place, bien que le test soit obligatoire, ça n’empêche pas d’être porteur sur place et de contribuer à sa propagation. C’est vrai qu’on a tous besoin d’évasion, je n’ai pas eu de mal à te voir partir. Par contre, j’ai du mal quand je vois d’autres qui viennent de partir et qui repartent à nouveau. Comme si c’était si difficile de rester en place. Entre-temps il y a ceux qui travaillent et ne peuvent s’évader ainsi (j’en fais partie, je suis tenue à poser des congés et j’ai vu 3 fois mes vacances annulées! impossible de reporter mes congés donc c’était vacances à la casa), il y a ceux aussi qui ne partent jamais en vacances car pas possible financièrement. Alors quand je vois qu’on fait voyage sur voyage (je répète, ce n’est pas ton cas), alors qu’on conseille quand même de ne pas le faire, ça me rend folle.
    Et OK, qu’on soit confiné chez soi ou en vacances, c’est pareil mais en fait non! Certains pays sont beaucoup plus à risque, parfois partir nous expose 2 ou 3x plus au virus, on risque donc de l’attraper encore plus que si on restait dans notre région et donc revenir dans notre région contaminer l’entourage. D’ailleurs, depuis le retour des vacances de noel (où ceux qui n’ont pas pu s’empêcher de partir à la montagne sont revenus – ben oui trop dur de ne pas aller à la montagne alors qu’on a pu y aller l’année dernière!) c’est de nouveau la remontée des cas, en tout cas dans mon pays. Alors oui, je peux comprendre qu’il ne faut pas s’arrêter de vivre, mais perso j’ai l’impression qu’en fonctionnant comme ça, ça n’ira jamais mieux, que ceux qui font rigoureusement attention seront pénalisés pour ceux qui continuent de vivre comme avant.

    1. Coucou Audrey, je suis d’accord il faut nuancer mais après, les lieux de contamination sont plus dans notre quotidien (transports en commun, école, travail) que vacances quoiqu’on dise :S

  7. Chère Anne, je suis désolée que tu aies eu à essuyer des commentaires désobligeants. Les gens ne savent de toi que ce que tu nous partages, on ne sait pas ce que tu as vécu ces derniers mois et le besoin que tu avais de changer d’air. Je dirais même plus que mettre dans la même phrase “il y a des étudiants qui ont faim” et “tu ne devrais pas partir en vacances” est aussi absurde que dire qu’il faut finir son assiette car il y a la faim dans le monde. Le lien de causalité est aussi éloigné. Personnellement, je préfère me réjouir que quelqu’un a passé un bon moment, en faisant attention, bien évidemment, et reviens dans un meilleur état qu’il n’était perdu. On a besoin d’espoirs, on a besoin de soupapes pour aller mieux nous aussi. Et pour moi, ta bonne humeur fait partie des petits messages d’espoir. Je pense, en particulier sur les réseaux sociaux, il faut savoir tout simplement se désabonner quand un message que l’on voit ne nous convient plus. Mais il faut aussi savoir se remettre en cause, car on n’a pas besoin de partir loin ou même de prendre l’avion pour contaminer d’autres personnes. A part rester entièrement confiné chez soi, malheureusement on prend tous des risques.

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