Mes erreurs lorsque j’ai débuté le Triathlon

16 juin 2019 - Triathlon - 1 commentaire

Hi,

J’espère que vous allez bien? On termine la série sur les débuts en triathlon par les erreurs que j’ai pu commettre lorsque j’ai débuté dans cette discipline. Je me suis intéressée au triathlon en 2015, tout de suite après mon premier marathon. J’avais recommencé la natation en décembre 2014 car je vivais juste à côté d’une belle piscine à Paris de 50m !!

C’était assez étrange de se dire… tiens je cours mon premier marathon puis je vais enchainer par mon premier triathlon. J’avais envie de me challenger et de me challenger sur autre chose que la course à pied. Non pas parce que j’étais écoeurée mais, car je voulais essayer quelque chose de nouveau.

Dans la video ci-dessous, je vous parle de mes débuts, de mon premier triathlon, de mes déboires, de mes erreurs, de mes peurs …

Video et l’article ci-dessous sont vraiment différents, donc je vous invite à consulter les 2. Et voici le retour sur mes erreurs et mes difficultés de débutante en triathlon :

Comme pour le running, j’y suis allée hyper progressivement car, j’ai participé en 2018 à mon premier Ironman. Je crois que c’est le premier conseil que j’aurais à vous donner : petit à petit !

Ne pas se lancer sur un format long en triathlon lorsque l’on débute :

On voit tellement d’émulation autour des Ironman 70.3 ou de l’Ironman tout court. Ça fait rêver : ces émotions, ce challenge mais non…cela demande des entrainements longs, de la technique, c’est hyper chronophage. Si j’ai bien un conseil à vous donner : kiffer chaque étape et la première étape c’est des formats courts pour réaliser ce qu’est ce triple effort, l’organisation que cela représente, l’ambiance et l’entrainement.

Ce serait dommage de vous dégoûter avec un format trop long. Personnellement, j’ai adoré mes premiers triathlons, en dépit du fait que OUI j’étais nulle, OUI je n’avais pas l’équipement, OUI je débutais.  C’était court mais intense. C’est clair qu’après mon marathon, les formats XS ou S me paraissaient ridicules, pourtant, quand on se lance là-dedans, l’effort est long. Je vous rassure, c’est hyper ludique. On ne doit rien lâcher sur les 3 sports et ce n’est pas quelque chose dont on a l’habitude en venant du running par exemple. Chaque discipline a ses difficultés qu’il faut apprendre à maîtriser. Plus le triathlon sera long, plus il y aura de nouvelles difficultés.

N’hésitez pas à relire mon article sur la préparation de mon  premier triathlon. Vous verrez que j’ai bien évolué depuis mais c’est normal de devoir débuter quelque part 😉

Ne pas avoir honte de votre niveau (et d’être un peu en mode touriste pour votre première fois)

Quand j’ai débuté, je ne me sentais pas du tout à ma place ! J’ai failli jeter l’éponge après mon premier triathlon. J’étais hyper impressionnée par cet univers très perf mais aussi très élitiste, très fermé par les clubs de triathlon. En 2015, les « triathlètes » touristes/débutants comme moi, c’était une espèce assez rare mais on se marrait bien en queue de peloton. Les arbitres étaient bienveillants et nous expliquaient les règles à respecter. Contrairement au running, il y a de vraies règlementations, des pénalités. C’est un univers assez complexe finalement.

Ma première natation, donc sur mon premier triathlon de la Grande-Motte, était une vraie catastrophe. J’ai fini en dos crawlé ! J’étais essoufflée après avoir sprinté de la plage jusque de la mer, puis dans le banc de sable. Mais je n’ai rien lâché, j’ai continué, je suis sortie parmi les derniers. J’avais un peu honte par rapport à tous ces triathlètes de haut niveau, en tri fonction, avec leurs belles lunettes Oakley. Je les regardais avec admiration tout en ne me sentant pas à ma place car je n’avais pas l’équipement et surtout, je n’avais pas leur niveau.

J’imaginais que jamais je ne pourrais faire aussi bien. Je vous rassure, au fil des triathlons, des entrainements, je me suis améliorée.

Lutter contre vos peurs

Peur ? J’avais peur à velo : les freins, les descentes, les virages. J’avais tellement peur !! Vous avez vu ces roues hyper fines ? Je croyais que j’allais tomber. Hop un coup de vent et je passe par-dessus le trottoir lol ! Je déconne même pas. Heureusement, j’avais une coach hyper patiente et bienveillante (coucou Maud !!), qui m’a initié avec beaucoup d’amour pour ce sport. J’étais si lente, j’avais un si joli velo, un casque immonde de VTT, je n’avais pas de pédales automatiques, je ne savais pas freiner sur les cocottes mais je me suis accrochée.

Je n’ai pas eu peur de nager dans l’eau libre, la  mer car Maud m’a jamais laissé le choix à l’entrainement. Il fallait y aller quelque soit l’état de la mer lol. Je n’ai jamais réfléchi à ce qui se passait sous l’eau, si j’allais rencontrer des poissons ou des algues. J’y allais

C’est NORMAL d’avoir peur, d’avoir des angoisses. LE triathlon est un effort long, même quand le format est court. On part toujours pour au moins 1h !! Il faut lutter contre les éléments, contre la mécanique (enfin soyez gentil.les avec vos vélos lol). AU final, quand on arrive sur la course à pied, je peux vous assurer qu’on se dit qu’on a fait le plus dur lol… courir c’est facile par rapport à se noyer, pédaler sur des toutes petites roues contre le vent 😛 !

Je vous promets, j’avais peur, j’ai encore peur. J’ai peur en descente mais cela ne m’empêche pas de gravir des cols ! (Coucou le Stelvio l’an dernier !! Coucou le Semnoz !)

Ne pas (trop) attendre pour s’équiper

J’ai commencé à vraiment m’accrocher à cette passion après mon premier triathlon officiel…car j’ai investi : je me suis achetée une trifonction, je me suis achetée une vraie combinaison de natation, je me suis achetée mon premier velo (bon c’était le même modèle que celui que Maud m’avait prêté) et je me suis entrainée plus régulièrement pour mon deuxième triathlon (celui de Chantilly dont je vous parle ici >>)

Avant, pour mon triathlon, j’avais une combinaison de natation pas chère de chez Decathlon qui n’était pas assez épaisse, qui n’était pas à ma taille, je n’avais pas de tri fonction, je n’avais pas de pédales automatiques. C’était terrible. Si vous aimez ce sport, je sais que c’est du budget, n’attendez pas trop car votre confort est important pour pratiquer de manière optimale et surtout pour progresser rapidement 😉

Aimer ce sport et pleurer son porte-monnaie

Oui je mets les pieds dans le plat mais clairement, le triathlon est un sport qui coûte CHER, très cher. D’une part car il y a 3 sports, d’autre part car ce n’est pas des sports, surtout le cyclisme, si pratiqués que ça ce qui rend la barrière à l’entrée si chère.

Le velo, la combinaison de natation, la tri fonction (qu’on utilise qu’en compétition lol) sont des investissements qui se chiffrent vite en centaine voire millier d’euros. Personnellement, j’ai investi sur plusieurs mois … années, mais avec la passion, c’est sans fin, vous verrez. Oui il existe des marques un peu moins chères mais globalement, ça reste cher. Peut-être que je peux vous rassurer en vous disant que vous garderez cet équipement sur plusieurs années (la combi que je portais pour mon Ironman est la même que j’avais pour mon deuxième triathlon ;).

Cependant, c’est important pour moi de le dire sans gêne, c’est un sport cher, même les dossards sont chers… C’est une passion qui coûte chère en plus d’exiger du temps….

Prendre le temps de s’entrainer dans les 3 sports

Et surtout, s’entrainer dans la ou les disciplines dans laquelle vous êtes le/la moins fort.e ! Pour moi, c’était surtout le velo et pour progresser en velo, il faut vraiment prendre du temps, rouler longtemps. C’est pareil pour la natation, il faut être patient.e, s’entrainer régulièrement pour s’améliorer.

Honnêtement, venant de la course à pied, c’était difficile pour moi au début, de réduire ma pratique de la course à pied au profit de 2 autres disciplines car on a toujours que 24h dans une journée. Au début, il faut aussi laisser son corps s’adapter à ce nouveau rythme : natation, velo, natation, velo, natation course, velo…

C’est aussi pour cela qu’il ne faut pas se lancer tout de suite sur des formats longs au risque de vous blesser, de vous écoeurer, de vous sur-fatiguer. Le corps peut encaisser d’énormes charges d’entrainement mais…progressivement. Je me souviens dans mes débuts, j’étais épuisée après 1500-2000m de natation. JE ne me voyais pas aller courir le soir par exemple.

Aujourd’hui, je peux faire 3000m le midi, partir faire 3-4h de velo en fin d’après-midi… sans soucis 😉

N’oubliez pas, que même sur un format court, pour bien vivre votre course, pour éviter les mauvaises surprises, c’est important de s’entrainer à votre rythme, certes, dans les 3 disciplines. Quand je dis qu’il n’y a pas de problème pour aller un peu mode touriste sur un triathlon, c’est vrai. Beaucoup de personnes font de la brasse par exemple en natation, pas de pédales automatiques, pas de tri-fonction … mais n’y aller pas sans préparation : aller nager, aller faire du velo, aller courir, enchainer les sports, pour vous familiariser et ne pas paniquer le jour J !

Bon j’espère ne pas vous avoir effrayé car le triathlon est vraiment devenu MA passion, avant le running 😉 Ce sport est une combinaison parfaite. Chaque discipline se compense, préserve, évite les blessures, nous sort de notre zone de confort. Il apporte tant d’émotion, de variété. Je suis heureuse de le voir évoluer, se démocratiser, se féminiser et je ne peux que vous encourager à découvrir le triathlon !!

N’hésitez pas à partager vos souvenirs de vos premiers triathlons en commentaire !

@ très vite

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1 commentaire

  • Repondre Marie-Laure 16 juin 2019 à 21 h 06 min

    Woaw… j’ai eu l’impression de lire ma propre histoire. Marathonienne depuis février, j’ai depuis l’envie de me mettre au triathlon. J’ai d’ailleurs acheté mon vélo il y a un mois et recommencé la natation il y a quelques mois. J’avoue avoir peur, peur de m’inscrire à ma première course et qu’on se foute de moi. Ayant quelques soucis, je ne peux courir très vite, et débutant dans le vélo, bah disons que je suis encore au stade escargot aussi dans ce domaine :D. Mon seul avantage est d’avoir un papa Ironman pour me guider un peu ! Et tes articles m’aident également à y voir plus clair dans ce domaine qui n’est que trop peu connu!
    En tout cas félicitations pour tes résultats à l’ironman 70.3 des sables !