Compte-Rendu: Ma reprise avec l’Ironman 70.3 Vichy 2017

3 septembre 2017 - Triathlon - 20 commentaires

Hi,

Je ne pensais pas poster de si tôt un compte-rendu de course sur le blog..encore moins celui d’un triathlon et plus précisément d’un half-ironman !! Samedi dernier, j’ai fini (pour la deuxième fois) un triathlon longue distance ! Le premier, c’était à Miami l’an dernier. N’hésitez pas à relire mon CR >>. Cette année, je m’étais inscrite à Vichy début janvier. Moins sexy que la Floride, mais avec, une belle ambiance et une météo au rendez-vous sur mon propre vélo, en France. Pour celui-ci, j’avais envie de mieux me préparer et passer un stade dans ma pratique du triathlon qui était plutôt en « dilettante » car, j’adorais nager et courir, mais alors le vélo…

Résultat, même si je prenais énormément de plaisir à chaque triathlon, je n’étais franchement pas à l’aise sur le vélo… Je me sentais très frustrée à l’arrivée. Mais après Miami, j’avais pris la décision de m’y mettre VRAIMENT. Cela passait par un changement de vélo début 2017 et …plus de sorties vélo forcément. C’est d’ailleurs à cet effet que j’ai accompagné ma propre pratique de nouveaux articles sur le blog, pour vous encourager vous aussi à tenter l’expérience « cycliste » (par-ici >>)

Finalement, je me suis blessée en tout début de saison sur le marathon de Barcelone. Fracture de fatigue. Vous connaissez toutes un peu mon histoire. Béquilles pendant 2 mois puis une béquille pendant 2-3 semaines pour enfin finir par marche et vie « sédentaire » pendant 1mois supplémentaire jusqu’à ma dernière IRM le 18 juillet qui m’annonçait la guérison de ma fracture (ENFIN CONSOLIDÉE). Cette date marquait enfin l’autorisation de ma reprise officielle de TOUS Les sports…enfin surtout ceux à impact (la course à pied pour ne nommer que lui lol)

Honnêtement, j’avais mis une croix sur tellement de courses qu’à un mois et une semaine de Vichy, je ne donnais pas cher de ce dossard (qui vaut pourtant TRES CHER). Cependant… je ne suis pas restée inactive durant ces 4 mois de blessures. Dès que j’ai pu, j’ai repris la natation au rythme de 2 puis 3 puis 4.. voire 5 séances par semaine. Tout d’abord avec l’interdiction de bouger mes jambes (coucou le pull buoy), puis progressivement, j’ai pu les re intégrer à mes séances sans douleurs. Le vélo ainsi que le RPM ont été repris courant mai. Ironiquement, c’est le sport qui m’a le plus permis de rester motivée malgré les baisses de moral lié à ma fracture (et les douleurs). Comme vous l’avez vu, j’ai énormément développé ma pratique … comme je le souhaitais début 2017.. en gravissant d’ailleurs mon premier col (le Ventoux) et en passant la barre symbolique des 100km pour mon anniversaire.

Si je vous raconte tout ça, c’est parce qu’arrivée la semaine précédant la course, je ne savais toujours pas si j’allais y aller ou non. Matthieu le faisait de toute façon, le Airbnb était réservé… il y avait plus qu’à prendre une décision OU PAS. Après discussions, mon médecin m’a juste dit que « ce n’était pas raisonnable ». Ni de oui ni de non. C’est pourquoi, j’ai coupé la poire en deux. Je me savais tout à fait capable d’enchainer la natation et le vélo sans me blesser, sans qu’il ne m’arrive rien, j’avais le niveau pour. La course à pied… serait une décision que je prendrai en fonction de mes sensations et de mon corps. Je savais que j’allais être raisonnable et ne pas me mettre en danger.

Pour rappel un ironman 70.3 (ou half ironman) c’est enchainé: 1,9km de natation, 90km de vélo et un semi-marathon (21km de course à pied).

J-2 et J-1 avant Ironman 70.3 de Vichy:

Vous devinez, pour ma reprise officielle de la compétition, j’avais envie d’une coiffure qui me donne énormément confiance en moi, qui me booste. Et oui car revenir de blessures, surtout d’une fracture, est terriblement angoissant et déstabilisant. On n’a l’impression d’avoir perdu ce lien intime que nous nouons tous avec notre corps. Ce pacte entre le corps et la tête. Si la tête veut aller à un endroit, le corps ira. Exception faite de la fameuse blessure, lorsque le corps « nous trahit ». J’avais peur qu’à Vichy mon corps ne soit toujours pas en accord avec ma tête qui avait soif de ça… soif de courir, d’adrénaline.. d’aller au bout d’une course.. chose que je n’avais pas faite depuis plus de 5 mois !

Alors yes, je me suis fait faire une coiffure de folie puis jeudi soir nous avons pris la route direction Vichy, sa campagne et sa chaleur caniculaire. Vendredi matin, nous dormons un peu puis glissons doucement hors de nos lits, en fin de matinée, direction le village pour retirer nos dossards …enfin l’énorme pack de course. Qui dit triathlon dit 3 fois plus de préparation d’avant départ forcément. Le retrait est assez simple… bon honnêtement, j’ai encore en travers les 50 euros à payer pour la « licence triathlon journalière ». Donc non je n’ai pas de licence Triathlon, ce qui signifie à chaque fois un petit sur-coût mais je n’ai jamais dû autant payé. Bon ce n’est pas grave, les bénévoles sont adorables. Avec la chaleur, nous tergiversons tous sur l’interdiction OU NON de la combinaison le lendemain matin. En effet, Vichy est connu pour ça… le fleuve (l’Allier) dans lequel la natation est organisée, est très chaud fin août (25 degrés au bas mot). On prie secrètement pour qu’un iceberg fasse baisser la température lol entre les signatures de règlement et le retrait des dossards, des petits sacs de transition.

C’est la première fois en fait que je prends connaissance de cette organisation millimétrée. À Miami, c’était bien plus relax. Une fois que nous avons tout récupéré… c’est parti pour une après-midi au calme sur les bords de l’Allier. Au programme: pique-nique, lecture et sieste. (J’ai retenu la leçon à Barcelone). J’ai bavé dormi bien 2h sous les platanes. C’était très agréable surtout avec les 37 degrés de Vichy éhé. Matthieu était parti en reconnaissance du parcours vélo. Moi je préfère garder la surprise (non en vrai, on m’avait briefée ;))

Enfin, nous retournons à notre Airbnb pour préparer en détails les sacs de transition (sac bleu = toutes les affaires dont vous aurez besoin pour le velo, sac rouge = toutes les affaires pour la course à pied). Tout (ou presque) doit être prêt et glissé à l’intérieur pour être déposé la veille avec le vélo OBLIGATOIREMENT. Je ne vous raconte pas le stress car je n’étais pas bien sûre de pouvoir revenir rajouter quelque chose en cas d’oubli au petit matin (on a toujours le droit à 1h-30min dans le parc de transition avant le départ).

On doit aussi mettre notre dossard-autocollant sur le velo, le casque… les sacs, préparer les dossards. Honnêtement, ça peut bien vous prendre une petite heure. Nous avions le droit de venir tout déposé entre 16h et 21h la veille. Nous prenons le parti de venir assez tard pour que nos vélos (et leurs roues) restent au frais. La chaleur peut faire éclater vos chambres à air et je peux vous assurer que jusqu’à 19h-20h il faisait vraiment TRES CHAUD. De plus, moi je scotch toujours la veille sur le vélo mes ravitos (bon a posteriori j’aurais largement eu le temps de faire le lendemain matin mais bref..). Je gonfle mes pneus à la bonne pression en croisant les doigts pour qu’ils soient OK le lendemain matin.  Tout est déposé au bon endroit. Je me familiarise avec la zone de transition, la tente pour se changer à l’ombre et….Il est temps d’aller manger un bon plat de pâtes au centre de Vichy.

Toute la ville vibre au rythme de l’Ironman ce weekend-là (half le samedi, full le dimanche). Les restaurants proposent des repas spéciaux, des menus pour les sportifs, les boutiques font des offres.. Bref, on se sent soutenus et encouragés (même notre airbnb était à fond). Puis il faut filer au dodo car demain, le réveil est programmé à 5h30 (oui sans stress loool)

J-J Ironman 70.3 Vichy

(Si tu es un homme passe ce paragraphe LOL)

Le matin, j’avale des céréales complètes, un petit thé et une banane. Je passe joyeusement aux toilettes et là, bah oui je dois vous le signaler. J’ai mes règles 🙂 C’est un signe non ? Jour de reprise, jour zéro du cycle. Je me suis dit que ça allait être une journée compliquée mais pas impossible après tout. Les athlètes pro doivent aussi avoir ce genre de cadeau au mauvais moment. Donc j’embarque mon spasfon (j’ai une première journée TRES douloureuse, d’autant plus depuis ma fracture…bref) que j’espère pouvoir ajouter au sac de transition, team Coupe Menstruelle que je pense ne devoir changé qu’une fois durant le triathlon (enfin je prie pour que mon corps soit OK sur ce point LOL) (je vous parle de ma protection dans ce post >>). Je prends un spasfon car les crampes au dos et dans le bas ventre débutent déjà, je porte ma coupe menstruelle, glisse une culotte dans ma tri-fonction (on n’en met pas d’ordinaire) en priant pour ne pas avoir de frottements. Et… INCH’ALLAH.

Contrairement à Miami, je suis vraiment venue la coeur léger à Vichy, je n’avais pas suivi de préparation spécifique, je n’avais pas couru plus de 10km depuis 6 mois, je revenais de blessures. J’étais là…pour me retrouver MOI, je m’en fichais en fait de ce que je pouvais faire en terme de performance, juste le plaisir de prendre le départ, de me challenger alors mes règles, c’était juste « on s’en fiche, on fait avec ». Je voulais m’amuser tant pis QUOI loool

Après avoir ajouté nos petits tatouages/dossards, direction le parc de transition à 6h30, je check mon vélo… qui est tout mouillé par la rosée, mes ravitos ET ma pompe ont leur scotch un peu décollé. Je redonne un coup, les pneus sont bons.. Au final, tout va bien je peux accéder à mes sacs de transition pour rajouter si besoin un spasfon dans chaque sac, une bouteille d’eau, de la crème solaire (Dont je me badigeonne bien avant). Je file ensuite dans le gymnase pour un dernier passage aux toilettes, rendre mon sac blanc (sac blanc = le sportswear tout ce dont vous avez besoin avant et après la course). J’abandonne Matthieu qui file dans son sas de natation, moi je file dans le mien (43-47min pour 1900m). Toujours pas de stress, je suis bien. le soleil se lève enfin.

1. Natation

Contrairement à Miami, nous ne partons pas par groupe d’âge, mais par temps projeté de natation (moi pour 2000m en natation je mets d’ordinaire 43-45min) en rolling start (3 personnes des sas toutes les 5 sec).. Donc je me glisse confiante dans mon SAS en espérant avec le courant ET sans la combi faire à peu près la même chose. Petit plongeon en activant la montre et c’est parti pour un aller-retour de 1900m. Je me sens bien au début, je double ENORMEMENT DE MONDE… au point que ça m’agace légèrement puisque, j’en viens à me demander si je ne me suis pas transformée en Flipper le dauphin durant la nuit. Car NON, je ne suis pas une championne de natation, je me débrouille, je suis moyenne on va dire. Au final en vérifiant ma montre, je suis dans les temps habituels. Je n’accompagne pas mes mouvements des jambes, éhé, je préfère les garder bien fraîches pour le velo.

Je sors de l’eau un peu avec la nausée car l’Allier est un fleuve assez vert et … sablonneux (rien à voir avec l’eau turquoise de Genève ou les algues de Chantilly lol). On n’y voyait pas grand chose (juste mon bras). Puis bon, j’ai passé ma nage à slalommer.. Résultat, je fais bien 2000m au lieu de 1900 en 46min temps officiel ET, je rate la marche de sortie, m’ouvre le genou droit bien profondément au grand malheurs du bénévole qui me rattrape à la volée (encore merci LOL).

Je gambade bien sur la moquette pour rejoindre la zone de transition, je me sens bien, je change mes affaires… je ne passe pas par les toilettes mais je reprends un spasfon car.. je prévois le retour des crampes sur le vélo. J’avale 2 pom’potes, rajoute 2 pâtes de fruit dans ma tri-fonction, me rince la bouche, le visage, sèche mes pieds, mets mes chaussettes velo/run, passe du stick « crème solaire » sur mon visage, glisse mes lunettes de soleil, clip mon porte-dossard et je file à mon vélo pour sortir de la zone.

2. Velo

J’adore mon vélo et je suis super heureuse qu’il m’embarque sur ces 90km à travers Vichy et sa campagne. 90km ça me parait plus grand chose après TOUTES les sorties que j’ai pu faire. Il est encore tôt, il ne fait pas trop chaud ET en prime un nuage paresseux a décidé de se caser devant le soleil pendant la moitié de la course.

90km… à doubler et re doubler les mêmes personnes puisque nous roulons à la même allure. Bon ce qui me fait plaisir c’est que des cyclistes aguerris me doublent (yes je te suis passée devant en natation éhé). Ce qui signifie, même si je ne suis pas une sirène, je n’ai pas trop « merdouillé » dans l’Allier. Je m’accroche en terme de vitesse et essaie de tenir les 30km/h. Toute la première partie du parcours (environ 60km) est du faux-plat montant.

Il y a une ambiance plutôt sympathique avec plein de papy/mamie/agriculteurs/locaux sortis pour nous encourager. ça me rappelle le Marvejols-Mende  ! J’ai adoré le grooos logo Ironman en foin et l’épouvantail déguisé en bénévole (en vrai il m’a fait flipper.)  Finalement, je ne vois pas trop passer ces 90km. Je croise quelques participants/lecteurs bien sympathiques (si vous vous reconnaissez) qui me boostent un peu sur ma vitesse. GENRE SURPRISE je sais faire du vélo cette fois. Et l’ironie, c’est que je pense que j’aurais pu aller plus vite, mais si je ne l’ai pas fait, c’est parce que je ne savais pas trop jauger mon état de fatigue. Car, ma jambe fracturée allait très bien… durant le vélo, je décide donc de me lancer sur la course à pied !

Les derniers kilomètres passent littéralement à une allure folle (malgré les crampes des…règles lol)… descentes sur montées sur descentes. Je fais de belles pointes de vitesse. Je laisse ensuite un peu tourner les jambes sur les 2-3 derniers kilomètres pour pouvoir faire une belle transition et éviter des cuisses tétanisées en déposant le vélo. Ce qui me coûte les 3h tout pile pour le velo… Je fais les 90km en 3h08 (enfin 91km précisément lol)

Transition 2: Je descends du vélo et là… TOUT VA BIEN, les jambes sont au rendez-vous… résultat, je cours pour poser mon vélo et filer récupérer le dernier sac de transition. La peur vient enfin…partir courir ou pas ? courir combien de kilomètres ? tout courir ? Je me change, je me rafraichis, je remets de la crème solaire, je mange une banane, je n’enfile même pas mes bas de compression… et là je suis obligée de filer aux toilettes.  Vous savez pourquoi lol

3. Course à pied

Je n’ai JAMAIS pratiqué d’enchainement car au grand JAMAIS je ne pensais pouvoir faire Vichy. Résultat, j’avais une belle appréhension : vais-je réussir à courir après ces 90km de vélo ? Et bien oui éhé. Zero blocage, zéro crampe (du moins pas aux jambes lol). Je pars comme une folle en 5min25… puis me souviens que je reviens de fracture, que j’ai 21km à faire, qu’il fait déjà plus de 30 degrés. Mon médecin m’avait conseillée de courir en sous-régime, d’allonger les foulées, de marcher 200-300m passé les 2/3 de la course et si possible de courir sur de l’herbe ou un sol vraiment « doux » = éviter la route et le béton.

J’ai de la chance, car les 2/3 du parcours proposent justement de l’herbe ou du stabilisé. Je cours en 6min30/km, je me sens bien, je ne souffre pas de la chaleur. Sur Vichy, nous devons faire 21km, il s’agit en pratique de 2 boucles de 10km le long des berges de l’Allier et un peu dans le centre pour visiter les thermes. Le parcours est vraiment sympa, j’ai adoré le faire 2 fois sans soucis éhé. Il y avait des encouragements tout au long et des ravitaillements placés très régulièrement.

Je tiens personnellement à remercier en particulier les bénévoles armés de jet d’eau qui m’ont trempée jusqu’à la culotte mais ce qui m’a permis de ne pas sentir les 35 degrés. Je grignote une orange à chaque ravitaillement et bois 2 verres d’eau. Le premier tour se passe bien… le deuxième c’est le point d’interrogation. En fait, je me disais en courant « écoute toi …écoute toi, est-ce que tu as mal ? si tu as mal tu t’arrêtes, tu as mal ? tu as pas l’impression d’avoir mal? c’est une douleur là non ? »… En fait les douleurs que j’ai commencé à avoir étaient musculaires.. Mon corps avait du mal à passer la barre des 10km. Les tendons tiraient un peu mais la fracture restait étrangement silencieuse.

Retour au village, je prends mon bracelet et repars sur le deuxième tour… la fin est proche et je commence enfin à me dire que peut-être je vais pouvoir passer cette ligne d’arrivée.

Je ne vous dis pas que le dernier tour a été facile. En fait ces 10km ont été l’inconnu total pour moi, le risque, le coup de poker. Matthieu vient m’encourager au 11ieme kilomètre, me donne un peu de St Yorre et je file. J’ai peur, je ralentis autant que possible, j’allonge et je calcule. Je m’autorise à marcher quelques mètres passer le 14ième kilomètre… non pas par fatigue mais parce que j’ai peur d’avoir mal et que je préfère anticiper. Je vais faire cela plusieurs fois jusqu’au 16-17ième kilomètres

En fait, le cardio va bien, je ne surchauffe pas, je n’ai pas de crampe grâce au spasfon, j’ai les jambes fatiguées de la course mais… je sens que je peux courir et comme je le disais sur snapchat J’EN AVAIS MARRE d’être en plein soleil, de me forcer à courir doucement. JE VOULAIS ARRIVER. Alors, je reprends la course, j’arrête d’alterner car je sens que ça va aller, que je peux me faire confiance, faire confiance à mon corps… Il m’a déjà agréablement surprise aujourd’hui, il est en forme, alors POURQUOI PAS.

Pourquoi pas? J’accélère lorsque je sais qu’il ne reste que 2km… je ne m’envole pas, faut pas déconner, mais je suis super contente de l’allure que j’arrive à tenir. Je saute le dernier ravitaillement, je sprint sur les derniers 800m pour arriver ENFIN avec le BIG SMILE (et quelques larmes bien cachées derrière les grosses lunettes)

Arrivée

Je passe la ligne d’arrivée en 6h18… j’explose littéralement mon record de Miami (6h49) .. en arrivant en bien meilleur état, je n’ai pas de petits malaises, tout va bien. Je récupère ma médaille… et je pleure un peu. Merde quoi, je suis tellement heureuse de l’avoir fait. Je sautille un peu sur ma jambe fracturée, elle va bien. Je ne suis pas blessée. J’ai gagné la partie aujourd’hui et j’en suis fière mine de rien. J’avais reçu tellement de critiques car en tant qu’entraineur diplômé… soi-disant on ne peut pas se blesser… et bien en tant qu’entraineur diplômé, j’ai réussi à garder une bonne forme durant ma blessure, un bon niveau dans ces disciplines et de bien préparer ma ré-athlétisation. C’est une revanche sur ça, une revanche aussi sur Barcelone.

Je crois que cette blessure m’a apportée encore plus de volonté et d’envie d’aller au bout de ce que j’entreprends. J’ai su être très patiente avec moi-même. Vichy m’a permis de récolter ces petites choses semées au hasard. Je n’y croyais pas trop et au final, j’ai pu y parvenir. C’est magique et c’est vraiment avec beaucoup d’émotions que je regarde et conserve ma médaille.

Pour finir, je vous avertirais que pour faire un half-ironman il vaut mieux suivre une bonne préparation et ne pas faire ça seulement 1 mois après une reprise post-fracture de fatigue. Mais, je crois que j’étais prête, le corps était en forme, la tête a fini le travail sur le semi-marathon 🙂 Enfin, je tenais vraiment à vous remercier pour votre soutien, votre motivation, vos petits mots, votre indulgence qui m’ont accompagnés tout au long de la course… sans oublier vos félicitations qui m’ont particulièrement touchée. J’ai l’impression que je sors d’un long sommeil sportif et que je peux enfin envisager de nouvelles compétitions éhé.

UN GRAND MERCi à tous les bénévoles ce jour-là, à toutes les personnes que j’ai croisé qui m’ont encouragée. Bravo aussi à tous les finishers 🙂 !!!  I’M BACK !!

@ très vite

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20 commentaires

  • Repondre jennifer 3 septembre 2017 à 19 h 14 min

    Bravo Anne pour ce retour en fanfare ! (et je suis « choquée » par les critiques que tu as reçues…)

  • Repondre Margaux Lifestyle 3 septembre 2017 à 20 h 05 min

    Un grand bravo à toi Anne !!!!!! La page de la blessure est maintenant tournée, un nouveau chapitre s’écrit 😉

  • Repondre Bérangère 3 septembre 2017 à 20 h 18 min

    Bravo !! Tu peux être plus que fière de toi tu as fais taire les mauvaises langues….car franchement « on peut pas se blesser en tant que coach diplômé » c’est marrant mais les sportifs de haut niveau se blessent eux aussi…donc ce n’est pas le professionnalisme qui compte mais plus de la malchance ..les gens grrr.
    En tout cas encore bravo pour ta course!!! En plus en battant un record
    PS : (ne pas avoir honte après ça) je passe des exams et j’ai ta playlist « kitsh Running » avant de rentrer dans la salle…mine de rien ça détend

  • Repondre Myriam 3 septembre 2017 à 20 h 43 min

    Bravo!!! Tu es une vraie championne! Quel courage et quelle forme!
    So glad you’re back 🙂

  • Repondre Alizée 3 septembre 2017 à 21 h 04 min

    Félicitations Anne !!
    Je me suis blessée il y a quatre mois au semi de Bordeaux (les ligaments internes). Au début on m’avait dit que je ne pourrai sûrement reprendre la course et depuis seulement deux semaines je sais que si, et que je vais pouvoir prendre ma revanche en 2018 et avoir une meilleure préparation. Ce genre d’articles me permet de rester focalisée sur mon objectif : reprendre la course.
    Merci et courage pour la suite !!

    • Repondre Alizée 3 septembre 2017 à 21 h 05 min

      Sûrement jamais reprendre*

  • Repondre Chamrcl 3 septembre 2017 à 21 h 54 min

    Félicitations Anne ! C’est rassurant de voir que l’on peut reprendre après une fracture de fatigue ! ça fait rêver 🙂

  • Repondre Marine 3 septembre 2017 à 21 h 55 min

    Bravo Anne! Et pour les critiques… tu as beau être entraineur diplômé, tu restes un être humain! Et là où beaucoup auraient attendus que la fracture se rétablisse sans rien faire tu as jonglé avec d’autres disciplines et je pense que c’est ce qui t’a aussi permis de faire ta course comme ça!

    C’était un plaisir de t’encourager, ainsi que Mattieu et tous les autres! Belle course et beau retour sur le triathlon!

  • Repondre Olivia 3 septembre 2017 à 22 h 01 min

    Encore félicitations pour cette belle performance ! Et c’est toujours autant un plaisir de lire tes comptes-rendus ! J’ai hâte de lire les prochains 😉

  • Repondre Travelandrun 3 septembre 2017 à 23 h 12 min

    J’suis pas assez attirée par la nage et le vélo mais ça doit être top comme défi. Moi je vais déjà viser le marathon en octobre ça va déjà être beaucoup!

  • Repondre Audrey 3 septembre 2017 à 23 h 13 min

    Je vais de suite faire lire ton article à mon papa qui était bénévole ce jour-là, merci d’avoir mis en valeur la ville 🙂

  • Repondre Marine 4 septembre 2017 à 8 h 52 min

    Très beau compte rendu et très touchant surtout!
    Bise,
    Marine

  • Repondre Audrey 4 septembre 2017 à 10 h 56 min

    Je te félicite pas, tu m’as fait monter les larmes aux yeux bureau ! 🙂
    Bravo a toi ! C’est tellement dure de revenir après une blessure et tu l’as fait sur un TRIATHLON quoi 😀

  • Repondre Pixeltriathlon 4 septembre 2017 à 17 h 41 min

    Félicitations ! Après 1 mois de reprise CAP c’est énorme !

  • Repondre nadia 4 septembre 2017 à 18 h 06 min

    génial c’est super de lire d’aussi bonnes nouvelles; bravo pour ton courage et ta lucidité
    çà fait super plaisir pour toi
    bises

  • Repondre Marie 6 septembre 2017 à 16 h 34 min

    Bon bah voilà tu m’a mis les larmes aux yeux…
    Tu écris tellement bien ce que tu as vécu qu’on a l’impression d’être avec toi tout au long de l’iron man.
    Juste bravo tu es vraiment une chouette femme, un vrai exemple pour moi.
    Toujours autant motivée et souriante ça fait vraiment plaisir 🙂
    Bisous

    • Repondre Anne 7 septembre 2017 à 23 h 50 min

      Un énorme merci Marie 😉 !!!

  • Repondre Frenchie au Canada 6 septembre 2017 à 22 h 16 min

    Bravo! Tu as assure 🙂 En plus avec des crampes… LE truc qui me donne envie de rester au fond de mon lit.
    Et je suis surprise de lire « on peut pas se blesser en tant que coach diplômé » . Quelles conneries! Au contraire, meme les athletes de haut niveau se blaisse. Ca n’enleve rien a tes competences au contraire.

  • Repondre Sophie 7 septembre 2017 à 11 h 24 min

    Wohh merveilleux récit qui m’a mis les larmes aux yeux ! Je suis absolument ravie de lire de nouveau tes comptes-rendus de course et celui-ci était particulièrement prenant. Bravo pour tout ce que tu fais, gérer une blessure et la rééducation ça a du être très dur mais tu sembles l’avoir très bien fait.

    • Repondre Anne 7 septembre 2017 à 23 h 50 min

      Merci beaucoup Sophie !