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Hi,

J’espère que vous allez bien ? Nous sommes déjà en décembre ! J’ai l’impression d’avoir vécu cette année en 4 temps, le début tout enthousiaste, la claque du confinement, le milieu tout enthousiaste, la fin et la claque du reconfinement. J’avoue que je suis moins au fond du seau depuis l’élargissement de la pratique sportive à 3h/20km mais, fou… je l’ai senti passer. Comme tout le monde j’imagine et peut-être moins que d’autres personnes.

Je ne me projette plus très loin et l’avenir, qui ne me semblait pas très rose auparavant, pue du cul pour 2021. Même pour mon travail, je ne sais pas trop où je vais, mais j’y vais. Je sais que je suis privilégiée car je travaille. Je ne me plains pas. Il y a quelques semaines, je vous parlais de cette colère sourde qui ne voulait plus partir et qui restait viscéralement ancrée en moi. Elle est toujours là. J’essaie de l’utiliser comme une force pour faire quelque chose, pour m’engager. Le militantisme qu’est-ce que c’est ? J’ai peur d’aller en manifestation car j’ai très peur de la foule, des mouvements de foule… sans parler des interventions policières. Je n’ai aucun problème à passer des dizaines de minute à bousiller mes ongles pour arracher des affiches « contre la PMA ». J’y ai pris un malin plaisir alors qu’ils venaient chaque jour les recoller, je décollais.

Mais que puis-je faire et surtout est-ce que je vais oser le faire ?

J’ai cette colère d’un côté mais aussi  ce sentiment terrible du confort de ma situation. Je suis libre de faire ce que je veux à peu près quand et comme je le veux. Je n’ai plus de contrainte et j’adore cela. En m’engageant quelque part ou pour une cause, j’ai peur de me heurter à des structures que je ne comprends pas très bien et de ne pas avoir la capacité de m’investir comme je le souhaite ou le pourrai.

Au-delà de faire des dons alimentaires ou financiers, j’ai regardé par hasard les Restos du coeur pour m’investir physiquement et devenir bénévole. Sauf que j’ai l’impression qu’il faut que ça soit très régulier. Je sais que je suis capable de dégager plusieurs journées dans le mois ou demi-journées pour venir aider à un poste, mais est-ce qu’ils en ont besoin, est-ce que je sauras bien faire ?

C’est étrange mais, ma mère m’a toujours appris à donner et à aider. J’ai donné des jouets, des vêtements très tôt. Je me souviens d’un épisode précis lorsque j’étais adolescente et qu’il y avait eu de graves inondations dans le Gard. Nous avions donné, nous avions amené des couvertures, des vêtements, des jouets. Je ne sais pas pourquoi je ressentais un sentiment de honte à donner. Nous n’étions clairement pas aisé. Nous vivions seuls avec notre mère, divorcée et professeure. Mais, on donnait dès qu’on pouvait. Même si ce n’était pas grand chose. On pourrait croire que donner, à manger, un peu d’argent, est facile. Ce geste de tendre une main, de juste rendre visible la difficulté de quelqu’un m’a mise toujours mal à l’aise. Je ne sais pas le décrire. Quand Matthieu et moi donnons… c’est toujours Matthieu qui y va car je ne sais pas. J’ai ce sentiment de crainte ? de honte ? honte de ma propre situation ? de ne peut-être pas savoir ou pouvoir faire plus ?

Alors je suis là à parler de moi mais en ces fêtes de fin d’année, je crois que 2020 a profondément marqué et mis en difficulté des individus, des familles. Pourquoi ne pas changer ses habitudes et offrir son temps, offrir des repas, offrir ces choses dont on n’a pas besoin à d’autres qui en ont besoin ? Ce n’est pas ça au fond l’esprit de Noël ?

Je n’ai pas de bonnes réponses, mais, je me dis que je vais parvenir à m’investir et à sortir de ma torpeur.

Chemisier – Zara
Gilet – &Other Stories
Pantalon – Zara
Sac – &Other Stories
Baskets – Veja

Je n’avais pas réalisé en portant cette tenue qu’elle était presque qu’à base de vêtements de « fast fashion ». Hormis la chemise que j’ai acheté cet été aux soldes (ça faisait des années que je n’avais pas mis les pieds dans un Zara, mais je l’ai vue, j’ai eu un coup de coeur pour ses couleurs bref.), tout est assez vieux.

J’ai oublié où j’ai entendu ça, mais un vêtement n’est du « fast fashion » que si vous ne le portez pas ou peu. Bien sûr cela ne compensera pas les conditions de production, mais le porter longtemps, vraiment « user » son vêtement permet par contre de lui donner une vraie « vie », si je peux le formuler ainsi. Je crois que j’y parviens. Ce pantalon… je l’ai acheté quelques jours avant ma fracture de fatigue… c’était il y a 4 ans maintenant ? Je voulais en pantalon en laine bien doudou… Ah bah il n’a pas trop bougé, il est très confortable. Ma tenue est un peu mon archétype du style « confiné-pomponé » J’essaie de garder un peu d’élégance avec la chemise mais le reste, c’est CONFORT.

Vous validez le confiné-pomponé ?

Des bises et @ très vite

 

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