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Hi,

J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui je souhaitais aborder un sujet qui ne me tient pas du tout à coeur. J’aurais même voulu ne jamais en parler mais… au bout d’un moment, quand vos harceleurs se font passer pour des feministes qui soutiennent et poussent d’autres femmes à faire du sport, à avoir confiance en elles… tout en humiliant publiquement d’autres femmes, je crois qu’il est temps de sortir du bois.

Pendant longtemps, je me suis toujours dit que la rançon à « tout ça » c’était les trolls, les haters. Au positif vient le négatif, c’est normal mais c’est souvent une part toute petite du bonheur et du soutien que j’ai pu recevoir tout au long de ma « carrière » d’influenceuse (oui car l’harcèlement est 360 : Instagram, Twitter, Blog.. mail..). J’ai souvent subi car c’est toujours une personne qui « passe par-là », une personne qui est déçue, pas en accord (ça arrive)  ou qui clairement m’a prise ce jour-ci pour son punching-ball.

Ça arrive, ça arrive encore et j’ai appris un peu malgré moi à faire avec car la passion de partager, de créer est bien plus forte. Même si parfois j’hésite à publier car je n’ai pas assez de force ou de moral pour potentiellement faire face aux critiques, je me lance toujours.

Sauf qu’une fois passé les haters, les trolls de passage, il ne demeurent que des personnes malveillantes qui ne peuvent pas passer un jour sans aller voir « ce que l’autre a fait », qui suivent pour critiquer, enfoncer pour le pur plaisir. Même en bloquant ces gens, ils arrivent toujours à trouver un moyen pour venir vous espionner et pire, continuer leur harcèlement. Oh non quand tu te plains, ils te rétorquent que ce ne sont pas des harceleurs, ce sont juste des personnes « à la critique constructive » et toi tu es un censeur, vilain qui n’accepte pas la critique, qui limite leur liberté d’expression.

Depuis 12 ans, je sais distinguer la critique constructive…. de la haine, de la méchanceté et de la jalousie. Ecouter les critiques constructives m’a beaucoup aidé à évoluer dans mon métier mais aussi d’un plan personnel. J’ai dès les débuts de mon blog à mes 18 ans dû affronter les forums ou les blogs comme « fashionfauxpas » qui publiaient des articles assassins pour se moquer et laissaient des gens, sous couvert de pseudos, vomir des horreurs, des mensonges sur vous. On pourrait se dire qu’à 18-19 ans, on est capables d’affronter ça. Quelque soit l’âge, il est très difficile de faire face à des commentaires sur votre physique ou vos compétences de personnes cachées derrière leur écran sous un pseudo.

On va dire que ces débuts en 2010 m’ont « équipé » à affronter le monde du sport et l’influence. Quand j’ai emménagé à Paris, je crois que c’est à ce moment-là que tout a pris des proportions incontrôlables et surtout récurrentes. Auparavant, c’était un article par-ci, un sujet de forum par-là (un forum consacré à la critique des blogueuses modes, faut le faire quand même). Admettons. A présent, c’était des conversations sur Twitter sans fin à mon encontre sur tout ce que je faisais, publiais: mes contenus, mes performances en sport, mes photos, mon physique, mon couple, mes études, mes révenus. Cela a commencé en 2014, pour devenir très compliqué à gérer entre 2015 et 2018. Plus j’étais « reconnue » = plus j’avais de personnes qui me suivaient, plus cela attirait les « haters ».

Pourquoi parler de harcèlement ? Non je ne vous rassure, je ne vais pas me plaindre de recevoir des commentaires négatifs par contre, j’aimerais vraiment faire les différences entre 1 commentaire négatif et une personne ou un groupe de personnes qui vous harcèle.

Je n’ai pas subi beaucoup d’harcèlement comparé à d’autres influenceuses sur Internet. J’ai toujours considéré l’ampleur de ce que je subissais comme « un moindre mal », qu’il  y avait « bien pire » pour que je réagisse ou fasse quelque chose. Sauf que c’est devenu de pire en pire, dès que j’ai commencé à vivre à Paris et surtout à essayer de vivre à 100% de ma création de contenu. Pendant plusieurs mois, des participants aux Adidas Runners (Les fameux Boost + un quartier de Paris) dont une autre blogueuse et quelques « satellites » sans affiliation (juste pour le plaisir de vomir leurs mots) prenaient un malin plaisir à critiquer TOUS nos agissements, TOUTES nos performances sportives et même à se réjouir de ma fracture de fatigue (oui oui) (nos ? Oui car si on peut attaquer aussi mon compagnon, Matthieu, « just do it ») sur Twitter ou Instagram. Ils ne nous adressaient parfois pas directement ces messages mais c’était très facile de tomber sur eux. Mais ce monde sportif parisien est très petit, même quand je me déplaçais à des évènements, ça continuait. Vous vous demandiez pourquoi je n’ai jamais travaillé avec Adidas ? Voici une partie de la réponse puisque la marque en France n’a jamais rien fait pour y mettre un terme.

« ça fait partie du « game ». Est-ce que ça en fait partie quand c’est répété ?

Je peux vous assurer que lorsque vous subissez pendant des mois (Années!) des commentaires (instagram, blog…) des posts Instagram, des stories dédiées sur leurs comptes Instagram personnels, des e-mails tout ça sur des rythmes hebdomadaires (oui ils prenaient des jours de repos quand même mais c’était pour mieux agresser d’autres personnalisés présentes sur Internet que vous devez suivre aussi), vous faites la différence. Eils ? Nous les appellerons DOCU et FOX, mari et femme.

Heureusement, nous avons déménagé de Paris. Malheureusement, oui,  quand nous avons pris la décision de quitter la capitale, c’était aussi car nous n’en pouvions plus de ce climat fondé principalement sur la jalousie et la méchanceté gratuite. (moins chère qu’une bière). La distance, le fait que nous soyons je pense éloignés, moins présents aux évènements, moins sur les mêmes courses ont permis progressivement qu’eux s’arrêtent.

Malheureusement, ce n’est pas mieux en régions (Surtout vers la Côte d’Azur) et à dire vrai, les agissements de ces 2 personnes (je reviens sur les « héros », les personnages principaux, Docu et Fox) avaient même débuté alors que nous vivions encore à Paris dès fin 2016. J’ignore totalement pourquoi du jour au lendemain nous sommes tombés dans leur viseur (une nouvelle fois Matthieu et moi). Mais ça ne s’est plus arrêté pendant des mois. Matthieu et moi faisions des captures d’écran, tellement la quantité de commentaires, de messages devenait folle. Même en les bloquant, ils revenaient à la charge mais indirectement… non ils sont malins, surtout lui. Je ne vais pas dire intelligent.

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Je sais « pourquoi accuser sa femme « DOCU » alors que c’est son mari qui crachait 80% du venin… car elle le faisait aussi, elle participait même joyeusement aux stories de « FOX » puis a arrêté certainement, quand elle a commencé à gagner en followers et rejoindre la team des influenceurs. C’est sur que « ça la fout mal » d’être considérée comme une harceleuse si on doit travailler avec ses victimes. Mais, ce qui la fout encore plus mal est d’être considérée comme un exemple pour certaines femmes sportives tout en s’amusant à se moquer des physiques et des performances d’autres (oh oui !). La sororité ? connait pas !

C’est bien le podcast UltraTalk du 28 août (que j’adore au passage) qui a été un électrochoc fin août. Comment peut-on inspirer quand on a descendu (et descend) encore d’autres sportives, sportifs ? Comment peut-on vouloir motiver des femmes, des hommes, quand on attaque moralement d’autres ? Ce n’est pas l’esprit du sport, clairement pas.

J’ai eu la nausée. Alors que ça faisait bien 1 ou 2 ans qu’on entendait plus parler d’eux, qu’on ne nous envoyait pas leur dernière nouveauté à notre encontre. Je me suis même dit peut-être que DOCU s’était enfin aperçue de la nocivité de son mari FOX et s’était séparée. Apparemment non.

Leur sport n’est pas le mien car une des lubies de FOX était de vomir des textes sur son Instagram pour susciter des réactions afin de faire ricaner et amplifier l’harcèlement. On appelle ça du harcèlement en meute maintenant, non ?  Son mari adorait faire des posts sur son instagram sans jamais nous citer mais si vous nous suiviez, si vous regardiez ses stories vous saviez très bien de qui ils parlaient. Vicieux. FOX adorait les commentaires d’autres personnes qui venaient cracher sur nous (j’appelle ça des hyènes qui ricanent bêtement). Ça le flattait, ça le confortait dans sa noirceur et dans son activité favorite, faute d’autre chose.

TOUT pour lui et elle était sujet à moquerie, à dégrader, à rabaisser : performance, formation, diplôme, publication pro, privé, déplacement, revenu. TOUT

Depuis mes tweets en août, FOX a suspendu (supprimé ?) son compte Instagram quand j’ai commencé à parler, quand j’ai commencé à raconter mon histoire. Il est évident que c’est pour supprimer les traces… pardon, je vous laisse lire son e-mail très pompeux avec même une adresse e-mail créée pour l’occasion (c’est vous dire la perversité infinie dont ils font preuve pour continuer à suivre, à vérifier nos agissements et cracher encore et toujours). Mais une adresse qui l’anonymise 😉 !

(La photo dont il parle est celle qu’il a pris de moi et publier sur compte Instagram sans mon consentement, puis vous vous doutez que dans la legende il vomit encore ses mots). Durant ces mois, nous n’avons jamais rien dit. Plusieurs fois, j’ai essayé de répondre à leurs commentaires, mais c’était pire que de s’adresser à un mur. On « nourrissait » le monstre malgré nous. Pire, nous ne les avions JAMAIS rencontrés, nous n’avions JAMAIS échangé avec eux, comment peuvent-ils en arriver-là ?

Tout cet article pour quoi ? Non, je ne suis pas ici pour faire un tribunal, non je ne souhaite pas que vous alliez leur demander des comptes et c’est d’ailleurs pour ça que je ne cite pas les pseudos en entier (de toute manière je m’attends à ce que FOX me ponde encore un commentaire digne d’un Opéra tragique ou un email avec une nouvelle adresse pour m’expliquer ma méchanceté, mon opposition à la discussion, me donner des conseils sur le féminisme ou sur le sport…DOCU me dire jalouse, pas féministe, méchante…).

Matthieu et moi avons notre carapace maintenant. Néanmoins, ces gens ont eu un impact profond sur nos vies et ça me coûte de l’écrire. J’ai souvent douté de mes capacités en sport par la suite, je suis toujours sur la défensive lorsque je reçois un message privé de « critique » (même fondée) car j’ai peur que ces mots viennent m’attaquer moi personnellement.

C’est très dur de faire confiance et d’à nouveau se lier d’amitié avec d’autres personnes issues d’Internet. On s’isole car on se méfie. Même si on sait prendre du recul, on ne peut pas ne pas être atteint. Même physiquement c’est épuisant, çå rend malade, ça vous tord le ventre « que vont-ils encore nous sortir ! ». On a peur d’ouvrir son profil. On ne peut pas faire abstraction pendant des mois même en bloquant les comptes, même en limitant leurs accès. Des amis bienveillants vous signalent leurs contenus « regarde ils crachent encore sur vous…! » « Tiens j’ai fait une capture de leur story, tu te rends compte ce qu’il dit de Matthieu » .

Comme on dit: Les chiens aboient, la caravane passe. On a laissé aboyer car on s’est dit que c’était la meilleure solution. Laisser baver baver… baver jusqu’à ce que DOCU et FOX s’épuisent. Ça a mis du temps, mais ça a fonctionné.

Sauf que vous savez quoi ? Matthieu et moi n’avons pas été leurs seules victimes. Ce n’est pas mon histoire et ce n’est pas à moi de la raconter. Néanmoins, je me dis que si nous étions allés au bout de nos démarches peut-être que leurs comptes auraient été suspendus, peut-être qu’ils auraient compris (franchement j’en doute, vu l’aptitude à la création de compte et d’email pour poursuivre « leur sport », nouvelle catégorie sur Strava ? Quadrathlon nager, rouler, courir et harceler). D’autres ont été victimes… mais j’espère qu’avec cet article d’autres ne seront pas victimes. La parole est libérée même si j’ai la nausée à écrire cet article, je souhaite vous montrer que ces agissements en ligne ne sont pas excusables, ne sont pas acceptables.

J’ai 29 ans, j’ai subi, je n’ai rien dit et je n’ai rien pu faire légalement. Ces agissements ne peuvent pas exister et ne peuvent plus exister. N’oubliez pas, on peut NE PAS aimer quelqu’un, NE PAS aimer sa création sur Internet mais à aucun moment, on peut se permettre de tels comportements, de tels écrits pour la/le dégrader moralement et compromettre sa santé physique ET psychologique pour son plaisir ! Oui j’écris car ils prenaient (prennent ?)  plaisir à faire ça.

Ne vous laissez pas faire. Si vous êtes victimes, même à une échelle différente, sur votre lieu de travail, dans votre entourage, isolez-vous, protégez-vous des propos mais ne laissez pas « couler », parlez. Il faut parler, il ne faut pas avoir honte et ne pas subir jusqu’à s’en rendre malade.

Prenez soin de vous et n’oubliez pas que les réseaux sociaux sont imparfaits

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