Je n’ai jamais voulu être mère.

Hello,

D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais voulu être mère. Tout comme une femme peut avoir ce sentiment ancré en elle, cette certitude qu’un jour elle le sera, moi, j’ai toujours su que je n’aurai jamais cette envie. Je n’ai aucun doute là-dessus malgré les années, les réflexions anodines, les allusions lourdes.

Ma mère se moquait souvent de cette affirmation. Je crois que je me souviens plus de ce qu’elle me disait : “Viens, on te fait signer un papier aujourd’hui et on verra dans 10 ans” que de mes opinions d’adolescente rebelle. Je ne me suis jamais vue fonder une famille, je me suis plus projetée dans les voyages et dans les aventures que je voulais vivre, seule… ou en couple, pas plus. Bien entendu, je ne dis pas que l’on ne peut pas partir à l’aventure ET devenir mère, mais dans mes visions, mon approche de ma vie, il n’a jamais été question de faire de la place à des enfants.

Ce n’est donc pas par défi, je n’ai jamais rien signé ni écrit car je n’ai pas à lui prouver que je ne changerai pas d’avis. Ni à personne car j’ai le droit de changer d’avis, même si, plus les années passent, plus mon choix est définitif, et par la force de la nature le deviendra.  (Tictoc l’horloge biologique comme qui dirait !)

Je vais avoir 30 ans cette année. J’aime ma vie, vraiment.. et je sais encore quelle direction je veux lui donner. Elle ne se dirige pas vers un bébé. J’ai envie d’explorer et quand j’écris explorer, je ne veux pas forcément dire partir en voyage (surtout en ce moment), je pense à explorer des activités, des sports, continuer à apprendre, à m’éduquer, à partager… à militer, à écrire. A vivre pour moi. J’ai longtemps cru que c’était égoïste. Maintenant, je trouve juste que c’est normal, que c’est mon droit. Je n’ai pas à me justifier de ne pas vouloir d’enfant. Cela ne fait pas de moi une mauvaise personne.

Il y a quelques années, j’avais écrit mot pour mot sur ce blog que “je n’aimais pas les enfants”. Cette phrase avait choqué. On ne peut pas … dire ça, on ne peut pas ne pas aimer les enfants. C’est absurde. À dire vrai, je ne ressens rien. Je ressens de l’admiration pour les femmes qui deviennent mères. Je comprends l’amour, l’abnégation mais moi, j’en suis incapable. J’apprécie transmettre, je crois même que ce besoin de transmettre fait partie de moi, mais pas sous la forme de la maternité. Je n’ai jamais été une grande fan du babysitting…et même si j’adore mes cousins-cousines, je les adore surtout depuis qu’iels sont grands. Je n’ai jamais joué à papa-maman, je jouais plus à la femme d’entreprise ou à l’écrivaine (oui on peut être écrivaine et maman, mais pas moi)

On m’a aussi dit que cette décision était immature, que je changerais d’avis (en me faisant des clins d’oeil). Je crois qu’au contraire, mon choix est le plus mature que j’ai pris et…très jeune. Je pense qu’il faut une grande clairvoyance pour “savoir”. Savoir que je ne suis pas faite pour ça, que ce n’est pas quelque chose qui me rendra heureuse, que ce n’est pas comme ça que je vois ma vie. Savoir, malgré la pression de la société, la pression des proches, la pression “malgré elles” des amies, des autres mères de notre entourage: “tu verras ;)”.

Sauf que ce choix n’est pas 100% le mien dans les faits, surtout en étant hétérosexuelle et en couple. Attention, bien sûr qu’un enfant n’a pas besoin d’un papa… ou d’une maman pour être heureux et épanoui, ce n’est pas la question ici 😉 Mais en étant en couple, mon choix a un impact sur mon compagnon. Je ne vais pas écrire pour lui car ça reste son choix à lui.

C’est nébuleux et troublant car je crois qu’il ne sait pas car il ne s’est jamais posé la question. Est-ce que des hommes savent qu’ils seront papa ? Est-ce que les hommes savent s’ils ne seront jamais papa ? Cherchent-ils la parfaite maman ? Ce n’est pas une discussion taboue. Je ne ferai pas d’enfant pour qu’il reste avec moi si lui en veut. Je ne lui demanderai pas non plus ce sacrifice… tout comme j’espère qu’il ne me le demandera pas. C’est tabou cette angle de la question, pourtant dans le choix de notre vie commune, elle se pose à nous deux et se posera encore tant que l’un de nous “ne sait pas”

Car justement, je crois qu’il nous faudrait tous nous interroger sur nos certitudes d’avoir des enfants. Je passe beaucoup de temps à me demander “pourquoi je n’en veux pas” ? Alors qu’au final, mon choix aura très peu d’impact sur ma vie, sur ma personnalité, sur mon entourage….  Ne pas vouloir d’enfant n’est pas un renoncement à quelque chose intrinsèque. Je ne crois pas en ces pulsions de devenir mère à tout prix. J’imagine, pour certaines femmes, que cela se passe comme ça… surtout parce qu’elles savaient déjà qu’elles ont toujours souhaité l’être. Je ne pense pas qu’être mère est naturel, cela s’apprend et parfois, très durement.

A l’inverse, vouloir des enfants a un impact, si ce n’est un tsunami sur notre vie que l’on sous-estime. Ironie de la chose, je me renseigne tellement sur mon absence de désir d’enfant, peut-être plus que des femmes qui veulent des enfants sans jamais avoir questionné cette envie. Pourquoi en voulez-vous ? Souvent quand j’expliquais mon choix, on me rétorquait des raisons tellement absurdes : tu vas mourir seule ! Qui sera là pour s’occuper de toi quand tu seras vieille ? Tu ne transmettras rien ! tu vas rater l’expérience de vie de la femme !!

Mon dieu. Et si il y avait plein d’expériences différentes qu’attendent la …les femmes sans passer par la case maternité ?

Enfin, je ne souhaite pas opposer les femmes entre vouloir ou ne pas vouloir des enfants, mère non mère. Au contraire, je nous vois toutes soeurs et nous nous soutenons dans nos décisions. Tout comme je porte la poussette d’une femme dans les escaliers, l’aide à tenir son bébé lorsqu’elle va aux toilettes dans le TGV, la perspective d’être une bonne tante sans devenir mère ni mamie me rassure totalement. Je ne suis pas un ogre, mais j’aime ma vie sans enfant et pour toujours. J’imagine aussi transmettre sous d’autres formes ici, être la grande soeur si besoin. Mon itinéraire, me rappelle que je n’ai jamais voulu être mère. Je fais la paix avec cette voix qui me hurle de plus en plus fort, que je ne voudrais jamais être mère. Je ne me torture plus de “et si ils avaient raison?”. Je n’ai plus à me torturer de questions “parce que”. Je fais la paix doucement 🙂 je resterai une soeur, c’est bien suffisant.

@ très vite

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75 réflexions sur “Je n’ai jamais voulu être mère.”

  1. Coucou Anne,
    Cet article est très bien écrit, on sent que tu parles avec le coeur, c’est très beau 🙂

    J’ai du mal à comprendre l’argument “ne pas avoir d’enfants c’est égoïste”. Je trouve qu’au contraire, faire des enfants c’est la chose la plus égoïste du monde. Je dis ça en ayant récemment commencé à pencher (sans certitude) du côté “envie d’un enfant”. Et ce n’est clairement pas par altruisme, c’est parce que *moi*, j’ai envie de vivre cette expérience – très égoïstement.

    Bon, le fond du problème c’est que les gens se permettent de remettre en cause ton expérience et tes souhaits de vie, c’est quand même incroyable. Il faut normaliser la non-envie d’enfant, arrêter de poser cette question à toutes les femmes en âge d’enfanter et arrêter de réduire l’expérience humaine à ça … Ce serait chouette 🙂

    1. J’etais venu pour aussi commenter sur l’absurdité de la remarque, “ne pas vouloir d’enfants c’est égoïste”. C’est complètement vide de sens. Au contraire, choisir de ne pas faire d’enfants n’impacte personne. Contrairement au choix inverse
      La question qu’il devrait être posé “est pourquoi tu veux des enfants” plutôt que l’inverse.

      1. Bonjour Anne,
        Un article plein dans sens et sans aucun jugement comme toujours :). Je partage cette vision la de la maternité aussi; je suis persuadée que ça n’a rien d’anormal; chacun sa vision et sa conception de son bonheur et de la façon de le construire ! Il faut du tout pour faire un monde 😉
        Marie

  2. Olala c’est un sujet qui me parle !
    D’abord parce qu’un jour j’ai dit à mon compagnon (ca fait 8 ans qu’on est ensemble, on approche la trentaine..) “tu sais je ne sais pas si un jour j’aurais envie d’avoir des enfants, il faut que tu le saches, est-ce que ça te pose un soucis ? Il faut qu’on en parle” .. Car comme toi je n’aimerais pas que l’un ou l’autre impose son choix à l’autre.

    Et puis j’ai cette peur, la peur de regretter un jour de n’en avoir jamais voulu. De me reveiller un matin et me dire “merde c’est trop tard maintenant”..

    Et puis finalement je me laisse porter et puis on verra bien si un jour l’envie arrive et si on est pret à accepter ça dans nos vies

  3. Je me reconnais dans tes écrits…il y a quelques années en arrière ! Je voulais voyager, faire du sport, profiter de ma vie comme bon me semblait. C’est ce que j’ai fait. Les enfants (même ceux des autres) ne m’intéressait pas. Mon entourage me tannait : alors, tu vas bien avoir des enfants quand même ?
    Il ne faut jamais dire jamais : à 33 ans, le désir de maternité s’est imposé, comme ça, sans vraiment savoir pourquoi. La maternité, c’est un monde parallèle, tu ne soupçonnes même pas qu’il existe, ce qu’il implique avant d’être dedans. J’ai adoré mes grossesses, je n’imaginais même pas tout ce que mes enfants allaient m’apporter. 5 ans plus tard, je vais bientôt être maman pour la 3ème fois et très franchement, si j’avais commencé à 25 ans, je suis sûre que j’en aurais 10 maintenant LOL.
    Je n’ai pas mis mes rêves de côté, je suis devenue chef d’entreprise avec des enfants, je fais toujours du sport, j’attends de voyager dès que le covid nous aura un peu lâché la grappe.
    Tout ça pour te dire : je comprends et respecte totalement ton choix. Mais un jour, qui sait…;-)

    Aurélie

    1. Hello,
      Tu vois Aurélie, j’aime beaucoup ton partage d’expérience, je trouve ça génial que tu sois une super maman qui jongle entre enfant et tous les autres aspects du quotidien mais le “un jour qui sait… ;)” est de trop
      ça souligne que justement tu n’as pas compris mon article, que tu n’as pas compris que toutes les femmes en ont en marre de lire ces sous-entendus, les “tu changeras d’avis”, les “ça viendra”….

    2. En fait, c’est plutôt toi qui n’a pas compris mon partage d’expérience. J’étais justement dans ta position il y a quelques années, donc je la comprends parfaitement. J’ai eu mon lot de remarques de la part de mon entourage et j’ai haussé les épaules. Et pourtant j’y suis venue alors que je t’aurais dit que c’était impossible il y a quelques années. Je ne peux pas t’expliquer pourquoi, ça relève de l’instinct. Donc certaines changent d’avis, d’autres non, peu importe, il n’y a pas de bons ou mauvais choix, mais le qui sait fait référence au fait que la vie peut parfois être pleine de surprises…

      1. J’entends bien Aurélie mais ce que tu ne comprends pas c’est que tu parles bien de ton expérience, que la vie dans TON cas t’a fait changer d’avis.
        C’est hyper subjectif. Tout comme tu parles de ton instinct qui te pousse vers la maternité, c’est encore subjectif et personnel.
        Sauf que tu projettes ta surprise, ton changement… sur d’autres femmes avec cette référence. Cet article est quand même un appel à respecter les choix et l’intimité des femmes qui doutent ou savent et n’ont donc pas besoin qu’on relance encore le “oui mais…”
        Le fameux “oh bah tu verras ;)” qui est épuisant à entendre ou à lire…
        Voilà, j’espère que c’est un peu plus clair

        1. C’est rigolo ce que tu dis Anne, ça fait penser à un documentaire que j’ai vu avant-hier sur l’homosexualité. Les gens dénonçaient un peu les mêmes comportements. On leur disait: “Non, mais c’est une phase”, “un jour tu trouveras le bon ou la bonne, et tu changeras d’avis” “c’est dommage tu es si jolie pour être lesbienne”.

          Ca fait aussi penser à ce genre de phrases quand tu fais des choix qui ne conviennent pas à la bien pensance : “Non, mais tu as fais de grandes études, ça serait dommage que tu deviennes … boulanger, coiffeuse ou je-ne-sais-quoi”.

          Ou encore : “Ca serait bien que tu te trouves quelqu’un”, “c’est pas jolie dans la bouche d’une petite fille”

          Regarde, je suis d’origine éthiopienne. j’ai droit toujours aux même questions et injonctions tout le temps: “tu viens d’où?” “tu es de quelle origine ?”, “ah, ca va t’as pas un nez ou des lèvres trop grosses pour une africaine” “ah bah tu dois courir vite et longtemps” “t’as de la chance les éthiopiennes sont les plus belles femmes d’Afrique” ahah et encore, ce n’est q’une petite sélection.

          Bref, bref je m’emballe, et je fais du hors sujet là. Mais, c’était pour dire que malheureusement, il y a des croyances qui sont tellement ancrées et si peu remise en question, que les gens les disent sans réfléchir. Je ne pense que le souhait soit de blesser, mais c’est vrai qu’à la longue c’est gonflant.

          Et le pire c’est que tout le monde y a droit sur tous les sujets qui sorte de leurs “normes”, les rouquins, les vegan, végétarien, noires, chinois, blancs, célibataires, gros, mince, trop sportif, pas assez, riches, pauvres. Bref tout le monde à son lot d’injonctions pourries. C’est la joie de l’être humain. C’est cool de militer pour une société plus tolérante, il faut continuer à son niveau!! Même si on n’est pas sortit de la berge ! 😀 #commentairetroplong #javaisdutempsàtuer

      2. Bonjour Anne et Aurélie, je pense que ce qu’a voulu dire Aurélie c’est que dans la vie, ne jamais dire jamais!! Le “Mais un jour, qui sait…” d’Aurélie s’appuie sur son expérience mais qui pourrait être l’expérience d’Anne demain. Voilà!

    3. Est-ce-que ça te paraîtrait décent, respectueux, normal, qu’on te dise “oui OK pour le moment tu ne regrettes pas d’avoir des enfants. Mais un jour, qui sait…;-)”?
      Ne te permets pas des remarques que tu n’imaginerais jamais qu’on te fasse dans l’autre sens.

  4. Ha Anne merci pour cet article.
    A vrai dire je me retrouve à travers tes mots. Aujourd’hui je n’ai pas la certitude de ne pas en vouloir car c’est vrai que je m’étais dit que j’en aurai. Et j’ai réfléchi à pourquoi je m’étais dit ça, et en poussant la réflexion je me suis rendue compte que ben la société tout simplement. Être femme c’est être mère pour beaucoup encore.
    Il y 5 ans je m’étais dit j’ai encore le temps, je verrai à 30 ans. Je vais avoir 30 ans dans peu de mois et tout ce que je constate c’est que l’envie ne vient pas. Comme toi je ne dirai pas que je n’aime pas les enfants mais ça me laisse indifférente, je n’en suis pas “gaga” comme certains peuvent l’être à la vue d’un bébé/enfant.
    Mon conjoint il y a peu m’a demandé quand est ce que nous on en aurait. Je lui ai simplement répondu que pour l’instant je ne suis pas prête à changer de vie. Et je me suis rendue compte que lui aussi doit se poser les bonnes questions, en veut il vraiment ? Ou est ce juste pour des questions de sociétés.
    Je finirai en rebondissant sur le fameux “qui s’occupera de toi vieille ?” car paradoxalement m’a grande tante et grand oncle n’ont jamais eu d’enfants mais sont encore aujourd’hui bien plus entourés que l’on était mes grands parents toute leur vie. Comme quoi il ne faut pas se laisser influencer par les” on dit” mais se poser les bonnes questions pour soit avant tout et observer avant de tirer une conclusion attive.
    Bref voilà comme une envie de partager avce toi sur ce sujet loin d’être évident en temps que femme à 30 ans

  5. Je trouve que c’est (et ce doit être) une décision très mature de faire ou ne pas faire d’enfant, et c’est tout à ton honneur d’admettre et de savoir ce que tu veux, pour toi.

    Je souhaite avoir un enfant mais je suis consciente, en même temps, que c’est une décision lourde de conséquences. C’est devenir responsable de quelqu’un, à vie, avoir toujours ça dans un coin de sa tête. C’est renoncer à une part de son indépendance (car par définition, même si on se ménage des “temps à soi”, on partage tout de même sa vie avec son enfant !). C’est avoir certaines contraintes en plus (pour prendre des exemples basiques, ne plus pouvoir partir en vacances n’importe quand parce qu’il y a l’école, devoir trouver un moyen de concilier sa vie d’adulte – et notamment sa vie professionnelle – avec le rythme scolaire)… C’est douter de ses décisions, de ses choix, s’inquiéter parfois.

    Il y a aussi des gens pour qui la parentalité pose d’autres questions : la peur de transmettre sa propre histoire quand elle est difficile, les défis financiers que représente l’arrivée d’un enfant, etc.

    Bien sûr, une personne qui adore les enfants va considérer que “ça fait partie de l’aventure”… mais quoi qu’il en soit, ce n’est pas du tout négligeable tout ça ! Et non seulement on peut comprendre qu’une femme (ou un homme) ne souhaite pas s’engager dans ce projet de vie, mais je trouve aussi que c’est préférable de l’admettre plutôt que de faire un enfant “pour faire plaisir” à son compagnon, pour répondre à des attentes de la société ou de l’entourage.

  6. Merci pour ce partage très personnel, pour ma part, je ne savais pas trop si j’en voulais ou non jusqu’à que mon conjoint me dise qu’il n’était pas sûr d’en vouloir et là j’ai senti qc dans mon ventre qui me disait que si j’en souhaitais. Je ne sais pas quand et si ce sera possible mais en tout cas il est effectivement très important d’en discuter avec son compagnon – ou sa compagne d’ailleurs (en essayant d’éviter toute la pression sociétale et familiale…!)

    1. Merci pour ton commentaire, comme quoi. le fait d’en discuter permet justement de sentir… ou d’écouter une voix plus profonde pour notre avenir, en mettant enfin de côté la pression sociale. On se demande ce que l’on veut vraiment.

  7. C’est un beau post, merci. J’ai très tôt remis en cause cette évidence, car je voyais autour de moi des mères pas épanouies par ce rôle, et dès l’enfance/puberté on me lançait ce futur rôle à la figure et ma supposée incapacité à être mère (on me le balance encore d’ailleurs…).

    Je trouve ça très bien qu’une ado aie des convictions sur le sujet (oui, elle peut changer d’avis, et alors??? il reste tout de même valide), c’est touchant de voir que l’ado prend son destin en main, et c’est dommage que les adultes ridiculisent les ados sentant un autre destin que la maternité.

    On a pas besoin d’être mère pour être altruiste et transmettre, pour avoir des projets cools, pour évoluer. La preuve, c’est ce que tu fais dans ton métier 🙂

    Pour ma part, je voudrais être mère (je l’ai remis beaucoup en question, vu le contexte que j’ai connu… ça n’a pas été un choix automatique), mais ça ne suffira pas à donner un sens à ma vie, ça ne pourra pas être l’unique projet, et ça ne suffira pas pour me dire “j’ai fait quelque chose pour autrui”.

    C’est dommage je trouve que les mecs développent moins leur réflexion sur le sujet. J’ai l’impression que c’est “groumpf, oui j’en ferai 2, 3”, et puis année après année, évitement après évitement, réalisent que non, ils n’en voulaient pas.

  8. Je me retrouve dans ce que tu dis.
    Plus le temps passe et moins j’imagine ma vie ainsi…
    J’ai 31 ans et je ne ressens pas du tout de désir de maternité. Envie de voyages, de livres, de liberté, de sport… mais pas d’enfant…

  9. La question des enfants, ç’a été l’un des premiers sujets de conservation entre moi et mon copain, et mari actuel. Alors qu’on avait 15 ans.
    Ni lui, ni moi n’en voulons. Et jamais nous n’en aurons.

    Je n’ai pas besoin d’un enfant, de tomber enceinte, pour être une *vraie* femme. Et j’ai toujours su que je n’en voulais pas. Depuis toute petite.

    De toute façon, j’ai déjà trop souffert avec l’endométriose. Et écologiquement parlant, ça ne va pas avec mes convictions.
    Mais j’en ai un peu marre de (parfois) devoir me justifier. Je ne veux pas d’enfant, et c’est comme ça. D’ailleurs, je ne pose pas la question “POURQUOI ?” aux personnes qui souhaitent en avoir. Ça ne me regarde pas. Les gens font ce qu’ils veulent tant que ça ne fait de mal à personne. ☺

  10. C’est intéressant de lire ça et on le voit de plus en plus. C’est désormais beaucoup plus simple aujourd’hui de l’admettre et d’en parler et moi au contraire, j’ai toujours voulu être mère, depuis petite, je jouais au papa et à la maman, j’ai ce besoin viscéral d’avoir des enfants, mais aujourd’hui c’est presque ce sentiment qui est montré comme manque de motivation, manque d’envies professionnelles. Alors que je souhaite me développer en tant que femme et professionnellement mais je sais que je ne serai jamais complètement heureuse sans être mère et ça semble presque niais et manquer d’ambition que d’admettre ça.
    Donc c’est très intéressant d’aborder ce sujet et de parler de ce que c’est vraiment : la liberté de choisir pour soi même sans prendre en compte les avis extérieurs ni ce que la société peut souhaiter pour nous ou non.

    1. Coucou Lucille,
      Je pense qu’au contraire maintenant, c’est plus accessible de pouvoir se développer en tant que femme et en tant que mère. C’est moins critiqué/mal vu d’être une femme accomplie d’un côté et une mère de l’autre.
      Je trouve qu’il faut beaucoup de courage pour se lancer dans ces 2 missions si je puis dire 😉 !

      1. Sannier Hélène

        Oui,
        Je ne crois pas qu’on choisissent d’être mère. J’ai 2 filles, pour ma 1er je ne pouvais m’empêcher d’y penser, c’est presque un caprice, c’est comme avoir faim. je voulais un enfant, je pouvais avoir une liste avec 100 contre et 2 pour, rien à faire, je ne pensais qu’à ça.
        Si tu n’as jamais cette envie, tu n’as jamais ce besoin je dis: t’en mieux pour toi et regarde droit devant toi.
        Combien de fois je peux reprendre les gens qui dissent à ma fille qu’elle va se marié et avoir des enfants, “OU PAS”.
        Le “on ne sais jamais” c’est juste que nous on ne saura jamais pourquoi on en a voulu.

  11. Merci Anne pour ces mots. Ca fait du bien à lire, le sujet me semble encore aujourd’hui tellement tabou. Il faut beaucoup de courage pour écrire un texte comme celui-là et je suis sûre que cela fera du bien à de nombreuses femmes. On trouve chacune à notre manière, notre propre envie de s’épanouir et sans avoir à passer par la case maternité. Vivre sa vie comme on l’entend, c’est finalement là le plus important. Et ce n’est pas pas qu’une question de désir, je crois qu’aujourd’hui de nombreux couples s’interrogent sur l’avenir et les perspectives d’avenir d’un futur enfant dans le monde dans lequel on vit. Moi, je suis la plus heureuse des tatas et cela suffit à mon bonheur !

  12. Merci mille fois, je crois que j’aurai pu écrire chaque mot exactement pareil. J’ai la même réflexion que toi, le même recul, depuis toute jeune, j’ai reçu les mêmes retours de mon entourage.

    Je suis en paix avec mes aspirations et mes choix et je trouve que ton article fait très bien ressortir ça 🙂

    Merci !

  13. Juste Merci Anne pour ce post qui fait du bien.
    Ce sentiment d’être jugé parce qu’on ne souhaite pas d’enfant…avec parfois des personnes bien attentionnées qui te disent avec beaucoup de délicatesse et de respect “tu dois forcement avoir un problème !” (c’est du vécu)….c’est fatiguant !!!
    Peut-on à un moment laisser les femmes tranquilles.
    Je pense être la seule à savoir ce qui est bien pour moi…pour mon équilibre…mon épanouissement….et c’est usant de devoir sans cesse se justifier du “pourquoi je ne veux pas d’enfants”.
    Il y a encore un long chemin à faire avant que les mentalités changent sur ce sujet.

  14. Très joli article. Je m’y retrouve bien que je suis maman ! Pourquoi ça me parle ? Je me souviens à l’école et au lycée mes copines parler poupons et bébés, projets de famille. Des conversations auxquelles je ne participais pas, auxquelles je me sentais étrangère. Je suis tombée enceinte avec pillule et j’ai fait un déni de grossesse ! J’avais 25 ans et je vivais avec mon compagnon. En fait, on n’avait jamais parlé de bébé. On a pris le train en marche, je me suis pris plein de réflexions du genre “Je savais qu’un jour tu serais maman !”, etc. On a dit aussi des choses à mon compagnon que lui, comme homme, il pouvait m’abandonner ! Bref, bref ! Après la lecture de ton article, je m’interroge si je serais devenue maman ou non sans cet accident.

    Je crois surtout que chacun est libre et que la société est très dure envers la femme sur cette question. L’important, c’est d’être bien dans sa peau. Avec ou sans enfants. Avec ou sans compagnon. Avec ou sans chien. Peu importe. C’est notre vie.

  15. J’ai 56 ans, et j’ai pris dans ma vie beaucoup de décisions que je regrette. Choisir de ne pas avoir d’enfants est la seule que je ne regrette pas et que je n’ai jamais regrettée. Ce fut la meilleure décision de ma vie – pour au moins un millier de raisons.

  16. Hello Anne,

    Merci pour cet article! Merci infiniment.

    Moi je vais avoir 40 ans et, je n’ai pas encore ressenti l’envie d’avoir un enfant.
    J’ai dû faire face à l’incompréhension de mon entourage, de ma famille …
    Le temps de la résignation est venu pour eux.
    Pour moi, la porte n’est pas encore fermée (la nature le fera pour moi) ou pas encore ouverte.
    Ce que je note, c’est que mon mari ne se pose pas de question. On aime notre vie sans enfant,
    Je n’ai pas peur d’être « seule » quand je vieillirai, les enfants ne sont de toutes façons pas la pour s’occuper de nous. Je serais seule, comme certains parents …
    Ce que je trouve regrettable dans cette expérience c’est le tabou qui entoure ce choix et la solitude que l’on ressent, en tant que femme sans enfants, mise à l’écart de cette communauté des « mamans ». J’aimerai faire partie de la communauté des femmes sans enfants, et partager librement mon choix avec les femmes qui me ressemblent et pour qui la maternité n’est pas une nécessité.
    Merci,
    Mélanie.

  17. J’aime beaucoup la simplicité de ton article qui contraste justement avec les remarques enflammées qui fusent lorsqu’on expose ce choix de ne pas avoir d’enfant.
    Chez moi le désir d’enfant n’est jamais venu, je n’avais pas vraiment tranché la question. Je m’étais dit que j’allais attendre et voir : à 20 ans plongée dans mes études, à 25 ans à découvrir la vie professionnelle, à 30 ans à profiter du confort d’une vie salariée avec des voyages et un achat de maison, etc. Toujours tournée et polarisée par d’autres envies. Si bien qu’à 40 ans désormais, je pense que la question des enfants s’est tranchée d’elle-même :). A mon sens c’est important de ne pas envisager cette question de manière binaire et dramatique : est-ce que je rate ma vie en ayant ou non des enfants ? A chaque moment nous faisons des choix, ceux qui nous paraissent les meilleurs sur le moment. A chaque moment, nous traçons notre vie au travers de milliers d’autres vies potentielles pour avancer vers ce qui nous paraît le plus épanouissant, le plus attirant. Alors oui, j’aurais pu être mère, mais aussi vivre une vie d’expatriée ou choisir un métier scientifique, j’aurais pu déménager près de chez mes parents ou rompre avec mon copain… Mais j’ai tracé ma route autrement, sans regrets, parce que chaque matin je me sens à ma place et en accord avec moi-même.

  18. Plusieurs années que je te lis avec attention et plaisir. Premier commentaire, y a un truc qui résonne en moi, pourtant j’ai deux enfants que j’aime et dont je n’ai jamais regretté la venue. Mais ce n’est pas mon propos, ce n’est pas la première fois que tu abordes le sujet et je trouve triste que, constamment, tu doives justifier un choix de vie qui ne regarde que toi et ton compagnon. Je trouve regrettable que tant de commentaires relatent la même chose que toi, cependant, toutes les remarques qui sont faites ne reflètent que les craintes et projections de ceux qui les profèrent. En somme, c’est leur problème, pas le vôtre. J’espère que tu continueras à mener ta vie comme tu le fais globalement, avec plaisir et enthousiasme et merci pour tes partages.

  19. Je suis tellement d’accord avec toi sur le fait que chacun.e son choix ! C’est génial de libérer la parole, de dire ce qu’on ressent et de faire comprendre que tous les choix sont bons, tant qu’ils sont réellement les nôtres.

    A titre personnel, j’ai toujours su que je voudrais être mère … Et je ne suis pourtant pas du tout gaga des enfants des autres ! J’ai aussi très “peur” de ce que peut représenter la grossesse et l’accouchement … Pour moi, il n’y a pas qu’une façon d’être mère, et ça j’ai pu le remettre en question avec la maladie et l’incertitude de pouvoir en concevoir un jour.

    Et c’est là où la pression sociale joue des tours aussi. : Presque 30 ans, jamais eu de relation sérieuse & saine … Qui sait si je pourrais en avoir un jour ? Parce que la PMA et l’adoption pour une femme seule, entrepreneuse, ça me semble aujourd’hui insurmontable.

    Bref beaucoup de réflexions, et une vraie parole à ouvrir en respectant le choix de tous/tes !

    1. Merci pour ton article. J’ai eu 27ans cette année. La pression sociale devient de plus en plus difficile à gérer. Entre la famille, les amis, les collègues, la société… Je me sens coupable de ne pas avoir de déclic de maternité et je suis impressionnée par les femmes qui disent qu’elles rêvent de maternité depuis l’adolescence. J’ai peur de perdre ma liberté, de chambouler tout mon quotidien et surtout de me rendre compte que je n’aime pas être mère… Beaucoup de réflexion aussi et merci pour vos partages

    2. Bonsoir Camille,
      Pour alimenter ma réflexion, je suis curieuse de comprendre celles qui ont toujours su qu’elles voulaient être mère. Quelles sont les raisons qui te poussent à vouloir un enfant ?

  20. Merci Anne,
    C’est un très bel article, il faut malheureusement du courage pour revendiquer haut et fort qu’on ne souhaite pas d’enfants surtout avec la pression sociale… J’imagine qu’elle est dautant plus forte lorsque l’on travaille avec les réseaux sociaux… Je suis de celles qui ont ce besoin viscéral d’avoir des enfants et qui ne sait pas comment survivre dans le cas où la nature ne serait pas clémente… Je pense toutefois que c’est hyper important de se poser la question “pourquoi je veux des enfants?” et ne pas en faire parce que la société nous l’impose. Il n’y a rien de pire que de faire des enfants pour faire des enfants. Et il en va de même pour son compagnon, il n’y a rien de pire que de se forcer à en avoir pour l’autre.
    Nous n’avons qu’une vie alors vivons là comme bon nous semble ! Avec ou sans enfants !
    encore merci pour ce très bel article

    1. Bonsoir Héloise,
      Pour alimenter ma réflexion, je suis curieuse de comprendre celles qui ont un besoin viscéral. De quelle manière se manifeste-t-il ? Quelles sont les raisons qui te poussent à vouloir à un enfant ?

      1. A l’adolescence je disais que je ne voulais pas d’enfants mais la triste raison derrière était parce que j’avais peur qu’aucun homme ne m’aime vraiment.. bonjour la confiance en soi ^^ et puis j’ai été en couple plusieurs années et vers mes 21/22 ans j’ai vraiment ressentie cette envie d’avoir un enfant. Nous avons rompu avec mon copain quelques années après. A ce moment là j’ai eu une vraie remise en question et tout particulièrement sur les enfants: est ce que je voulais des enfants parce que j’étais amoureuse de cet homme ou est-ce que je voulais intrinsèquement des enfants ? à la suite de cette remise en question j’ai compris que si je n’avais pas d’enfants je ne serai jamais vraiment heureuse avec cette impression qu’il manque quelque chose à ma vie… c’était un sentiment vraiment ancré au plus profond de moi… fonder une famille c’est donner de l’amour, partager sans cesse, grandir en tant que personne et un besoin que je ne saurai expliqué qui est probablement primitif ? (peut-être aussi un besoin égoiste de donner un sens à sa vie?). Au delà de ça j’ai toujours adoré les enfants (j’ai fait très tôt du babysitting), m’en occuper, faire la maman, ça m’a toujours procuré beaucoup de joie. Et je sais au fond de moi que je ne serai jamais satisfaite d’être la tata, marraine ou autre.. Bien évidemment tout cela est très personnel, c’est simplement pour répondre à ta question Elisa et je ne juge absolument personne sur son envie ou non d’enfants. J’espère que ça a répondu à ta question 🙂

      2. Bonjour Elisa
        Pour moi ce besoin viscéral s’est manifesté avec une envie irrépressible d’être enceinte , presque un caprice pour reprendre un terme lu en commentaire. C’était maintenant et tout de suite . Une idée qui arrive dans la tête et qui ne la quitte plus. J’avais toujours voulu avoir des enfants et quand mon copain ( et mari depuis ) et moi ensemble depuis 7 ans avons eu terminé nos études et avons eu l’assurance que notre situation professionnelle était stable il était évident que nous aurions des enfants . Quand cela a été possible c’était une évidence que nous voulions fonder une famille. Il y avait énormément d’amour entre nous ( et encore plus 20 ans après) que nous souhaitions partager cet amour avec un petit être à moitié lui à moitié moi. 2 ans après notre première fille l’envie viscérale s’est a nouveau manifestée puis a nouveau 2 ans après. Pas de pression sociale , pas d’horloge biologique qui tourne ; juste l’envie de construire ensemble une famille. J’espère avoir pu t’éclairer.

  21. Merci pour cet article qui moralement fait du bien. Comme toi, je suis à un âge où la pression sociale et forte, où les réflexions sont usantes, blessantes même (on retrouve le traditionnel « égoïste », je passe sur les insinuations et les quelques insultes que je peux recevoir également). Nous sommes totalement sur la même longueur d’onde avec mon conjoint et cela aide à « affronter » (en l’écrivant je me rends compte de la puissance de ce terme, c’est assez effrayant) sa famille qui ne vit que sur le modèle couple – maison = enfant. Nous sommes plutôt actifs et donnons beaucoup de temps à nos métiers dans la filière équine et nos chevaux (un autre point sujet à polémique en famille…) Il est difficile pour nous de faire comprendre que nous vivons notre vie selon nos choix, nos envies, et que ce choix est bien réfléchi. Nous n’avons jamais critiqué le choix des autres de devenir parents, même dans des conditions qui parfois nous dépassent. A contrario notre choix n’est pas respecté par la majorité de notre entourage. Je continue de croire que les mentalités vont évoluer et que chacun pourra vivre sans pression quelle qu’elle soit. Je te remercie d’aborder ce sujet aujourd’hui encore délicat.

  22. Merci Anne.
    Bientôt 35 ans. J’ai toujours eu ce sentiment là aussi. J’ai pourtant un enfant…que je ne regrette pas et que j aime. Mais le rôle de maman n’est pas pour moi je crois. Cela est à contre sens et lire ton article m’apaise. Mon compagnon avait ce désir là et je n’avais pas envie que l’on se quitte ‘juste’ à cause de ça…

  23. Hello Anne,
    Je te rejoins sur beaucoup de points concernant ton article.
    Pourtant, mon parcours est assez différent car pendant longtemps j’ai pensé que je voulais des enfants, que je serai mère etc.
    En fait, que je ne m’étais jamais trop posée la question de ce que je désirais réellement, j’avais intégré l’idée qu’on devient maman un jour, sans me poser la question de ce que je veux vraiment !
    J’ai compris il y a quelques années que je ne voulais pas l’être, que ça ne rentrait pas dans mes aspirations et mes projets de vie.
    Comme toi, je me heurte à des remarques similaires, parfois assez pénibles (même quand elles ne sont pas malveillantes).

    Par contre, la chose où j’ai changé mon discours c’est sur le fait de dire que je n’aime pas les enfants.
    Je t’explique (car je sais que ca peut être crispant à entendre mais promis, ce n’est pas le but).
    Ces dernières années, c’était un argument qu’il m’arrivait de sortir car j’avais le sentiment que, n’étant pas forcément à l’aise avec eux (ou me lassant assez vite, etc, bref tu vois où je veux en venir) dire cela avait du sens.
    Mais, puisque tu parles de militantisme, je dois dire que le travail de certain-e-s sociologues m’a fait remettre pas mal de choses en questions concernant ce genre d’arguments et sur le regard politique que j’y pose.
    Vois-tu, si on pense les femmes en tant que classe (et donc qui vivent des violences, des expériences et oppressions communes du fait d’être femmes), dire qu’on n’aime pas les femmes n’est pas entendable. Parce qu’on sait que c’est une pensée qui résulte d’un mépris envers notre classe.
    Le problème, c’est qu’on ne pense pas aux enfants en tant que classe alors qu’on devrait. Et donc faire preuve de “précaution” ou peut être de plus de réserve sur ce genre de discours .
    Car, comme tu l’auras remarqué avec l’actualité de ces dernières semaines (et si on se penche sur les chiffres concernant les violences physiques, psychologiques ou même sexuelles), les enfants font partie des principales victimes.
    Car il y a vraiment, dans le fait d’être un enfant, des oppressions qu’on subit parce qu’on a ce statut et où l’adulte nous domine.. Partout.
    Et forcément, le fait d’intérioriser certaines choses sur les enfants (qu’ils sont pénibles, bruyants, égoïstes, impatients, etc), ça ne vient pas de nulle part et ça découle d’un certain regard qu’on pose sur eux, même non malveillant. Au même titre qu’on peut se permettre certains propos envers les femmes de façon complètement anodine… Alors que ça ne l’est pas.
    Le parallèle n’est pas tiré par les cheveux, c’est juste que comme cela a été le cas à une époque concernant les femmes (et encore maintenant parfois…), on a beaucoup de retards quand il s’agit des oppressions subies par les enfants et la manière dont on y réfléchit.
    Bref, je sais que lorsqu’on est une femme c’est parfois très frustrant à entendre. Car je suis féministe comme toi et j’en ai marre qu’on impose aux femmes de devoir aimer les enfants comme si c’était naturel et obligatoire. Ce qu’on n’impose jamais aux hommes, bien sûr !
    Et d’ailleurs je ne t’écris pas ça pour t’imposer de les côtoyer ou que sais-je. J’espère que tu t’en doutes.
    Mais je me dis que c’est une pensée qui pouvait peut être t’intéresser ou te faire réfléchir car, même si au début je l’ai rejetée tant ça me “remuait”, je me suis rendue compte qu’elle m’avait permise de percevoir les enfants et les ados d’une manière différente (sans pour autant forcer à quoi que ce soit en termes d’interactions avec eux, je le répète ce n’est pas le but de mon message).

    Si un jour tu veux creuser le sujet (libre à toi bien sûr), il y a cet article qui est intéressant
    https://www.cairn.info/journal-politix-2012-3-page-9.htm
    Et quelques ouvrages aussi, qui permettent de remettre pas mal de choses en question en tant qu’adultes
    – L’enfance de l’ordre, Comment les enfants perçoivent le monde social de Lignier et Pagis
    – Elements pour une sociologie de l’enfance de Sirota

    J’espère ne pas avoir été maladroite,
    Sophie

    1. Au contraire Sophie, merci beaucoup pour ton partage et je vais approfondir grâce au lien
      Après quand je disais ne pas aimer les enfants c’était avec humour. Cela étant dit, je ne ressens pas de connexion de “oh moi aussi j’aimerais avoir un bébé à moi” quand j’en tiens, si tu vois ce que je veux dire, mais ce n’est pas un manque de considération ou de respect.
      Je t’avoue qu’étant devenue tante, je regarde différemment les enfants et j’aime ce statut de tante, de pouvoir faire plaisir, transmettre… mais sans être mère. C’est une autre forme de lien et d’expérience.

  24. Très bel article qui me me parle, car j’aurais pu écrire la même chose ! C’est vrai qu’on ne connait pas l’avis des hommes sur le sujet, sur leurs désirs profonds ou non désir d’enfant (mais que bcp acceptent d’ignorer pour combler leur femme).
    J’ai eu la chance d’avoir un amoureux sur la même longueur d’ondes que moi, mais nous avons refait le point régulièrement au fil des années pour voir si notre non désir évoluait ou pas. s’il avait eu ce désir, je n’aurais pas accepté pour lui faire plaisir, mais j’aurais pu accepter de lui laisser le choix de redevenir célibataire et se donner une chance de rencontrer une femme qui aurait pu lui apporter ce qu’il désirait. Mais ouf, la question ne s’est pas posée et à 42 ans nous avons la vie que l’on souhaitait.

  25. Ma première réaction : « quel courage, et maturité dans ta réflexion ! Bravo! »
    Si je m’étais posé toutes ces questions avant d’être maman…
    autre réflexion posé là un peu brut on nous a dis quand on disait : mais pourquoi vouloir des enfants pour leur offrir notre Terre qui est pas en grande forme: mais si les gens bien comme vous ne font pas d’enfants on est dans la merde…
    je voulais des enfants j’en ai deux magnifiques mais c’est aussi une très grande part de responsabilités!
    Encore une réflexion poser en vrac!

  26. Bonsoir Anne,

    Merci pour cet article. Personnellement, je me suis jamais posée cette question d’avoir des enfants ou pas avant que le premier arrive parmi mes copines. J’avais 27 ans. Je me suis alors demandée “et moi qu’est ce que je veux ?”. J’en savais rien. Je n’ai jamais été attirée par les enfants. Je n’ai jamais fait de baby sitting. De toute façon ma situation n’était pas stable à l’époque, donc j’ai refoulé la question.
    Et puis à 30 ans, les annonces de grossesse se multipliant, j’ai pris un coup de flip. “Mais moi en fait j’en veux ou pas?” Encore une fois, j’en savais rien. Et alors j’ai essayé de comprendre “pourquoi les femmes veulent des enfants” et de m’intéresser au sujet. Est-ce pour faire comme les autres ? est-ce la pression de l’horloge biologique qui dit “après tu vas le regretter” ? Finalement, c’est toujours un peu flou pour moi les raisons qui motivent les femmes. Car on ne dit jamais après une annonce de grossesse “ah ouais ? super, pourquoi tu te lances dans ce projet ?”.
    Si les femmes qui ne veulent pas d’enfant doivent se justifier, on demande jamais de se justifier à celle qui en font !

    Bref, j’ai eu 30 ans l’année dernière et maintenant c’est un sujet qui occupe beaucoup de mes pensées. C’est fou, avant ça je n’y pensais pas. Et maintenant, je me questionne énormément au quotidien. Du coup, lire ton article me montre que c’est un sujet pour beaucoup aussi. je me sens moins seule merci!

    Signé la fille hésitante qui met déjà 3 plombes à choisir son plat au resto, alors choisir si elle veut un enfant ou pas c’est encore pire !

    1. Bonsoir Elisa,
      C’est exactement l’objectif de l’article. C’est normal et même sain de se questionner, même si on n’a pas forcément la réponse immédiatement.

    2. Bonjour Elisa
      J’essaye de te répondre à pourquoi se lancer dans le projet d’enfants, j’ai 3 grandes filles et pour chacune d’elle un besoin viscéral d’avoir un enfant s’est manifesté. Pas de questionnement , juste une évidence dans notre vie à 2, une envie commune de fonder une famille puis de l’agrandir. Contrairement à Anne, j’ai toujours eu cette envie d’enfants et mon mari également… mais pour rebondir sur ce que dit Anne dans son article pour moi c’était tellement évident que je ne me suis jamais questionnée sur cette envie …et ses conséquences. Et alors que mes filles sont ado je me questionne souvent en ce moment ” et si c’était à refaire ?” . Évidemment j’aime mes filles plus que tout mais est ce que faire des enfants dans cette société actuelle ne serait pas finalement plus égoïste que réfléchi ? Je ne sais pas de quoi leur avenir sera fait , je n’aspire qu’à ce qu’elles soient heureuses et en bonne santé dans leur vie d’adultes mais le contexte actuel inquiète … Autant j’aspirais à être mère autant si mes filles ne font pas d’enfants et bien je n’aurais aucun regrets pour elle. Par contre une chose que l’on ne peut pas connaitre si on n’a pas eu d’enfants c’est la bouffée d’amour qu’on ressent pour eux bébé puis après en grandissant… quand mes filles souffrent je souffre avec elle , quand elles pleurent j’ai envie de pleurer. Et quand elles rigolent elles me remplissent de joie. La maternité ce n’est pas juste enfanter c’est aimer , partager , éduquer, s’inquiéter , construire , être fière, être triste … bref un concentré d’émotions dédiées à nos enfants. Mais cela n’empêche pas non plus une vie perso ou de couple heureuse. Mon mari a fait des Ironman quand les filles étaient toutes petites , j’ai fait des marathons au moins une fois par an depuis qu’elles sont la aussi. Ma grande s’est mise au triathlon, les 2 autres courent. Et partager nos passions avec elles c’est source d’énormément de satisfaction. Nous n’avons pas mis nos vies entre parenthèses à leur arrivée. J’avais l’impression en lisant les commentaires que la maternité pouvait avoir aussi une image négative mais avoir des enfants c’est quelque chose d’unique.
      Merci Anne pour cet article, je suis vigilante depuis tes premières prises de paroles sur ce sujet à ne plus poser cette question ” c’est pour quand ?” ( tellement déplacée… j’ai honte de l’avoir prononcé moi-même).
      J’espère que la société évoluera suffisamment vite pour que chacunE puisse vivre sa vie comme elle l’entend sans jugement… Belle journée !

  27. Bonjour Anne,
    Je te lis souvent mais t’écris très peu. Tu évoques ici un sujet qui me touche et qui m’intéresse particulièrement. Pour ma part j’ai toujours su que je voulais des enfants et la question d’une maternité commence à se poser plus sérieusement actuellement. Et même si cela me semblait simple et naturel, je m’interroge sur ce que signifie être mère dans le monde actuel, sur les raisons qui nous poussent à le devenir, sur les points communs et les contradictions entre le fait d’être mère et d’être pour l’égalité homme-femme….
    Il n’est pas encore simple d’être libre de ces choix pour une femme en 2021 alors bravo et merci pour nous toutes d’ouvrir ce chemin à ton niveau

  28. Bonjour Anne, comme toi très tôt j’ai su que je ne voulais pas d’enfants. Mais c’est quelque chose que je n’ai pas pu affirmer ou revendiquer et qui je pense a aussi nui à ma vie amoureuse. Aujourd’hui la question ne se pose plus – j’ai plus de 50 ans.J’ai fait une ménopause précoce à 35 ans qui a été très compliquée à vivre ( je devenais une vieille, même plus bonne à enfanter). Je me réjouis que des jeunes femmes abordent aussi simplement et franchement le sujet, j’aurais aimé avoir ton courage à ton âge. Merci pour ton post

  29. Bonjour Anne,
    Merci pour cet article, je me reconnais beaucoup en toi et c’est très rassurant de voir que l’on n’est pas seule à se poser cette question, lorsque toutes les femmes qui nous entourent deviennent les unes après les autres mères sans se poser aucune question. Je viens d’avoir 35 ans et je vis actuellement une vraie torture psychologique, oscillant sans arrêt entre « j’adore ma vie et je ne veux pas qu’elle change, je veux continuer à m’épanouir dans la course à pied et les voyages » et « je crois que je ressens quand même l’envie de vivre cette expérience de la maternité, je me vois mère à terme ». Je sais que l’horloge biologique tourne très vite maintenant mais je n’arrive pas à prendre une décision, j’ai peur de jouer avec le feu mais aussi peur d’être extrêmement frustrée si je me lance… bref, cela me fait toujours du bien de lire des articles sur le sujet, et je t’envie de juste SAVOIR.

    1. Salut Marion,
      Je me permets de te répondre car je viens de devenir maman à presque 32 ans. Ma fille a 2 mois. Comme toi, j’adorais ma “vie d’avant”: mon conjoint et moi gagnons bien notre vie, nous avons une maison, nous voyagions pas mal avant le covid, je faisais beaucoup de sport, des grasses matinées, liberté totale d’emploi du temps… et pourtant j’ai fait un enfant, et pas parce que j’étais blasée de ma vie je ne connais aucun parent qui te dira “oh bof, j’avais fait le tour, les journées au calme, les nuits complètes et la liberté j’en avais un peu marre” . Quand mon conjoint et moi avons décidé d’avoir un enfant, on savait qu’on renonçait au moins pour un temps à tout ça. On s’est demandé “si demain tout s’arrête, est ce qu’on aura le sentiment d’avoir profité autant qu’on voulait ou est ce qu’on aura la sensation de renoncer à tout à contre-coeur pour ce bébé”? Pour nous, on était heureux de nos expériences et prêts à en vivre une autre, différente et c’est pour cela qu’on s’est lancé.
      Et si ça peut te rassurer, j’étais en plein doute sur le fait d’en vouloir ou pas. J’avais le sentiment de vouloir (qui est venu très tard, je n’ai jamais été une fan de bébé), mais beaucoup de doutes. En fait, je n’étais juste pas tout à fait prête. Je suis très heureuse d’avoir eu ma fille, mais je n’ai aucun mal à dire que cela n’aurait pas été le cas il y a 5 ans et que si j’étais tombée enceinte à 27 ans je ne l’aurais pas gardé. Par fois, tout est une question de timing, laisse-toi du temps et tu sauras si oui ou non tu veux un bébé dans ta vie

  30. Coucou Anne,
    C’est un très bel article qui résonne en moi tout particulièrement car je me retrouve totalement dans ce que tu écris. J’ai fait le même choix que toi, depuis toujours, et je suis passée par les mêmes étapes/ réactions de l’entourage: les « tu verras », « tu n’es pas encore assez mûre », « tu n’as pas encore trouvé le bon », « tu changeras d’avis », « tu le regretteras », « tu es égoïste »… j’ai rencontré celui qui est devenu mon mari tard, à 33 ans, et j’ai mis le sujet sur la table lors d’un de nos premiers rendez vous… en fait je me suis dit que je préférais lui dire tout de suite pour ne pas qu’on perde du temps et de l’énergie à batir une relation qui se finirait sous peu (horloge biologique oblige)… en fait il a été soulagé qu’on en parle car il partage le même avis!
    J’ai 41 ans aujourd’hui, mon entourage proche a fini par comprendre et accepter mon choix. Ce n’est pas le cas de certaines connaissances un peu plus éloignées, qu’on croise à l’occasion et qui demandent encore « c’est pour quand? ».. question qui peut être d’une violence absolue pour les couples qui aimeraient avoir un enfant mais qui ne peuvent pas (j’ai une amie chère dans ce cas et c’est une situation tellement triste).
    Nous sommes en 2021 et il est maintenant temps que la société évolue et accepte qu’une femme puisse se réaliser pleinement sans passer par la case maternité. Tout est question de choix. Notre vie, notre corps, notre choix. Point à la ligne. Nous n’avons pas à juger ceux des autres ni à être jugées pour les nôtres.
    Même si on ne se connait pas personnellement, je me sens très proche de toi et de toutes nos soeurs qui font ce choix et le revendiquent haut et fort. Car ce n’est toujours pas quelque chose de facile ne de bien accepté, malheureusement. Et surtout quand ça vient d’une femme. (Bizarrement, mon mari s’est pris beaucoup moins de réflexions que moi, alors que c’est le même choix..)
    Soutenons nous les unes les autres, avec ou sans enfants, nous avons toutes la même valeur, nous sommes toutes femmes de mille façons et avons tant à apprendre les unes des autres. Ce n’est que comme cela, en étant bienveillantes entre nous, que nous pourrons faire avancer la cause féminine… et que les filles et petites filles de nos soeurs auront la chance d’être respectées pleinement dans tous les choix qu’elles feront plus tard!
    Désolée pour le pavé, mais tu m’as inspirée
    Des bises, jolie Anne ☀️

  31. Bonjour Anne.

    Bravo et merci pour cet article. J’ai apprécié le ton et la sincérité de tes écrits, qui me rappellent les « blogs d’antan » 🙂 qui sont personnels, qui questionnent, qui partagent, et font réfléchir.

    Amicalement

  32. Coucou,
    Je ne suis pas du genre à lire ce genre d’article, et encore moins à réagir sur les réseaux.
    Mon conjoint m’a envoyé ce lien ce matin en me disant : “C’est tout toi !”

    Je pense que moi aussi, depuis toujours, je n’ai jamais ressenti ce désir ou ce besoin. Par contre, je suis usée de devoir justifier mon choix.
    Doit-on avoir des enfants pour être heureux ? L’aboutissement d’un couple est-elle l’enfant ? Je ne le crois pas.
    Pourquoi justifier le fait de vouloir un enfant par : “c’est le fruit de notre amour ” … Ce n’est pas un argument à mes yeux … Pourtant 95% des nouveaux parents vous diront cette réplique ou quelque chose de très proche …
    Pourtant, en quoi ma décision est vue de manière plus mauvaise que la décision de faire un Bébé Médicament “Sauveur de couples” (solution qui ne marche pas ! ). En quoi ma décision est plus mauvaise que d’essayer d’inculquer une éducation correcte qui ne l’aidera pas dans la vie car ce monde ne tourne pas très rond. En quoi ma décision est plus mauvaise que de faire un enfant pour ne pas s’en occuper. En quoi ma décision est plus mauvaise que de faire un enfant et de le pourrir- gâter et ne jamais le laisser grandir / découvrir et faire des erreurs.

    J’ai la chance inouïe d’avoir un conjoint qui me comble de bonheur au quotidien et depuis très longtemps. Nous partageons les mêmes passions, les mêmes aspirations et il partage ce point de vue à ce sujet. Ce n’a jamais été un sujet tabou entre nous ou avec nos proches. Certains comprennent, d’autres moins. Mais ce choix là nous appartient et nous ne ferons pas d’enfants pour X Y ou Z personnes. Alors pourquoi essayer de nous faire changer d’avis ?
    Comme cet argument, vous verrez avec le temps … Le temps passe cela fait 8 ans que nous sommes ensemble, j’ai 31 ans et NON malgré les années ça ne vient pas …
    Je ne dis pas qu’un jour je ne changerai pas d’avis mais vos arguments ne me feront pas changer d’avis, ce sont les événements de la vie qui en sauront à l’origine.
    Comme cet argument de dire que nous sommes égoïstes. Au contraire, nous donnons à nos proches, nous gardons un lien très fort avec notre famille et nos amis, nous sommes également très investi dans des associations locales et nous partageons notre vie. Avoir un enfant, nous obligerait à se refermer sur nous, sur notre nouvelle famille et vivre de manière beaucoup plus calculée et beaucoup plus solitaires. Nous ne souhaitons dépendre de personne et encore moins d’un enfant qui dicte notre rythme de vie (levée à 7h, manger 12h …).

    Je pense pour réagir à ton article que malheureusement en 2021, nous devrons toujours nous justifier. Il a tellement de causes qui ne sont toujours pas résolues (racisme, homophobie, écologie, bien-être animal, égalité homme-femme etc) à ce jour et malheureusement les mentalités ne changent pas très vite. C’est un sujet naissant dans la société et vraiment porteur de préjugés, qui n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encres.

    Je tiendrai pour finir à avoir une pensée particulière pour toutes ses femmes qui souhaitent avoir un enfant mais qui ne peuvent pas en avoir et qui peuvent avoir une réaction toute autre face à tes propos et les pensées que nous partageons. L’adoption reste une solution très noble de donner une chance à un enfant qui n’en a pas. D’ailleurs, je suis personnellement plus ouverte à l’idée d’adopter que d’avoir un enfant.

    Un grand merci pour “démocratiser” ce sujet et pour ta très belle lettre !

  33. Céline Dubreuil

    Merci pour ces mots qui pour moi résonnent tellement. Je viens d’avoir 42 ans, il reste encore quelques irréductibles qui veulent me persuader qu’il n’est pas trop tard… mais globalement on commence à me laisser tranquille. Comme toi, je pense avoir beaucoup plus questionné mon non désir que les autres ne l’ont fait pour leur maternité. Et du coup, au lieu d’expliquer, je leur disais simplement cela: « tu ne comprends pas que je n’en veuille pas ? Et bien moi je ne comprends pas davantage que l’on puisse en vouloir. » J’ai fini par comprendre, tout simplement, que c’était un projet qui ne faisait pas sens pour moi.

  34. J’ai 32 ans, j’ai deux filles, et je clamais depuis toute petite qu’un jour, j’aurais deux enfants, que je serai maîtresse et que jaiderai les gens. J’ai réalisé mes trois rêves et j’en ai découvert deux autres en cours de route, celui du sport et des voyages. La petite Anne avait ses propres rêves et QUI peut se permettre de juger ? Qui serait davantage une femme que l’autre ? C’est incroyable. Laisse ta vision de la vie dominer,. J’en profite aussi pour te dire merci, je te suis depuis un an et tu m’inspires beaucoup côté sport et j’aime beaucoup ta joie de vivre, ta vision de la féminité. Belle journée à toi !

  35. Pareil. J’ai toujours su que je n’en voulais pas. Un souvenir marquant pour moi, c’était ma mère qui me disait, à 8 ans, que quand je serais plus grande, je pourraispasser mon BAFA, comme mes cousins. Ça me permettrait de travailler l’été. Je me souviens que l’idée du BAFA m’ennuyait, m’angoissait profondément. Dans mon souvenir, il était question que la plupart de mes copines le passent aussi… La chose me semblait donc obligatoire et profondément ennuyeuse (bosser avec des gamins… L’idée m’ennuyait terriblement). Puis… Les années ont passé. Je n’ai pas eu besoin d’un BAFA pr travailler l’été et la petite voix qui me disait que je ne voulais pas d’enfants a continué à se faire entendre. Aujd j’ai 35 ans. Je pars du principe qu’il ne faut jamais dire jamais, mais je suis sûre que je n’en ferai pas. J’ai envie de faire plein d’autres choses. Un enfant, ça me semble être 1 charge épuisante, particulièrement quand on en fait par mimétisme sociale, sans en avoir réellement envie.

  36. Salut Anne,
    J’ai 34 ans, j’aime ma vie comme elle est, avec mon bel amoureux (bientôt deux ans ensemble et toujours des fourmis dans le ventre)
    Et on n’en veut pas non plus des enfants. Enfin même… on ne ne pose pas la question. Ça ne nous correspond pas pour diverses raisons.
    Et nos amis ne nous jugent pas.
    J’ai déjà traversé bien des épreuves alors autant te dire que j’ai bien envie de profiter de la vie maintenant
    C’est triste de devoir expliquer, de se faire juger. On est libres de nos choix non ? Est ce qu’on va enquiquiner les personnes qui souhaitent avoir des enfants ? Non. Moi je suis heureuse pour eux si ça les rends heureux, et j’écouterais les aventures de ces Schtroumpfs avec plaisir.
    Voilà
    Gros bisous !

  37. Coucou Anne 🙂 bravo pour ce très bel article. De mon côté j’ai 26 ans et je sais que j’ai ce besoin viscéral de devenir mère. Et du coup je me retrouve quand même dans ton article pour le côté définitif et irrévocable de nos choix. Pour moi rien ne pourra jamais remettre mon choix en cause, et personne ne me fait de réflexion pour me faire changer d’avis. Que ce soit être dur d’être de l’autre côté, avec des gens qui ne comprennent pas ce choix viscéral (d’avoir ou PAS des enfants), alors même que le sujet de la maternité peut être si tranché et irrévocable pour beaucoup de femmes ! Juste parce que ton choix à toi n’est pas dans les habitudes de la société donc on le questionne. Alors que moi jamais je serai questionnée alors que tout comme toi ma position est définitive ^^
    Le commentaire qui finit par « ne jamais dire jamais » m’a un peu choqué dans le sens où si on me disait ça à moi, mais juste j’aurais envie de crier que non mon choix ne changera pas !
    Enfin bref, bravo d’être la porte parole de toutes ces femmes qui savent et qui n’ont pas envie d’avoir d’enfant 🙂

  38. “tu vas mourir seule ! Qui sera là pour s’occuper de toi quand tu seras vieille ? Tu ne transmettras rien ! tu vas rater l’expérience de vie de la femme !!” : Ces phrases, sont au contraire très égoïste. On ne fait pas un enfant pour soi, ou c’est mal connaitre la fin… Il n’y pas qu’une seule façon de vivre.

  39. Bonjour Anne,
    je te lis régulièrement avec curiosité, amusement, empathie, motivation, envie parfois même je l’avoue. Mais aujourd’hui en plus de lire, je commente. Parce que ce texte, bien que très personnel et intime, reflète au mot près mes sentiments vis à vis de la maternité.
    Il y a eu bcp de doutes et de changements dans ma vie, mais j’aurais été moins surprise de devenir ministre ou astronaute que maman. Je n’ai pas de temps, d’argent, de nerfs ou de place pour un enfant. Je n’en ai jamais voulu et n’en voudrais jamais.
    Bien sur il y a les “tu verras ça va changer” ou les “on ne sait jamais”. Parce que certaines ne savent pas justement. Mais moi je sais. Ça peut paraitre arrogant d’avoir cette certitude mais ça m’est égal. Est ce qu’on dit à un homo “tu verras, si tu rencontre la bonne femme, tu vas changer” ?
    J’ai un chien, un malinois, qui est le soleil de ma vie, mon bébé et qui me comble d’amour et qui a chamboulé toute mon existence, transformant l’alcoolique paumée que j’étais en une sportive disciplinée et solaire. Mon compagnon n’en a jamais voulu non plus.
    Chacun ses choix de vie et si la pression sociale est très forte en effet, c’est d’autant plus courageux que de suivre ses convictions et envie, surtout à une époque ou on peut choisir de faire des enfants ou de ne pas en faire.

    Merci pour cette prise de parole (et pour toutes les autres que je n’ai pas commenté ^^).
    Porte toi bien.

  40. Très bel article. C’est grave de devoir se justifier de ne pas vouloir d’enfants dans cette société dite “ouverte d’esprit”. Les schémas ont la vie dure. Je te souhaite tout le bonheur du monde 🙂 Merci encore pour ce bel article qui déculpabilise 😉

  41. Bonjour Anne!
    Merci de cet article que j’aurais pu écrire tellement je me reconnais. J’ai, comme toi, cette certitude depuis aussi longtemps que je m’en souvienne que je nous souhaitais pas avoir d’enfant. Bien évidemment j’ai au droit aux éternels “tu changeras d’avis”, “ne dis pas: fontaine je ne boirai pas de ton eau”, etc. En réalité, je pense que ces paroles, prononcées par ma mère en partie, reflètent davantage sa frustration à elle de ne pas avoir de petits-enfants… Je pense en réalité que nous faisons un choix mature (si tant est que l’on choisisse vraiment parce que pour moi c’est une évidence). Je m’étonne toujours de certaines personnes qui agissent “parce que la vie est ainsi”, par pur comportement moutonnier, pour suivre le diktat de la société. C’est dommage que chcun ne prenne pas le temps de s’interroger intimement sur la question et ceci dans l’intérêt des enfants également! Mais il faut un certain courage pour sortir de la norme…
    Merci de ton témoignage!

  42. Bonjour Anne,
    Merci pour cet article sincère et sans filtre dans lequel je me suis beaucoup reconnue surtout plus jeune). J’ai 52 ans, une endométriose, le même conjoint depuis 28 ans. Nous n’avons pas d’enfant par choix (même si pour beaucoup de personnes c’est à cause de l’endométriose, ce qui est faux car si mon désire d’enfant avait été présent j’aurai testé les FIV etc…). A 52 ans je n’ai toujours pas cette envie..et avec la ménopause le problème ne se pose plus (et du coup nous avons enfin la paix…tu vois il faut être patiente mdr).
    ; par contre nous avons toujours eu des chiens (et là on va te parler de transfert…puis ça passe), et sommes tous deux très sportifs et avons plein de passions que nous partageons ou pas …donc une vie épanouie … mais nous subissons quand même d’énormes réflexions: nous avons une vie de merde (dixit certains membres de ma famille) ou nos seules préoccupations ne sont que le sport, les animaux et les vacances au ski, en corse etc où nous sommes toujours fourrés…nous ne connaissons pas la vraie vie…(nous travaillons pour tout ça et avons des soucis comme tout le monde même sans enfant)avant cela me touchait et j’avais l’impression de devoir sans arrêt me justifier et parfois même de culpabiliser.. tout ça parce que j’aime les enfants mais chez les autres…maintenant l’age faisant j’ai décidé de ne plus prendre la tête et de laisser dire…Merci pour cet article

    1. Bonjour Aline,
      Merci beaucoup pour ton commentaire
      Pour moi, tu as une vie de rêve et celle que j’aimerais mener au même âge que le tien, comme quoi <3
      Prends bien soin de toi, je n'ose imaginer par contre pour l'endométriose. Même si la prise en charge avance, cette maladie (j'espère ne pas te blesser en la qualifiant ainsi) est encore peu connue, reconnue et bien soignée.

      1. Bonjour Anne,

        Non pas de souci c’est une maladie que l’on qualifie de silencieuse et dont on parle à présent ce qui est une avancée car lorsqu’on me l’a diagnostiquée à 23 ans on ne savait pas ce que c’était. Pour la vie de rêve je pense que tu es sur le bon chemin …et puis on habite une région qui est plutôt pas mal c’est un bon début…

  43. Ton article est très touchant.
    J’ai juste envie de dire qu’on peut avoir une vie épanouie sans enfants et une vie morose et vide entourée de plein d’enfants (heureusement, bien qu’ayant des enfants ce n’est pas mon cas)
    J’avais toujours dit que je n’aurais pas d’enfants, d’ailleurs, je n’aimais pas les enfants. Jeune adulte, mes copines ont commencé à avoir des enfants, je ne voulais même pas les toucher ou les porter!
    Puis j’ai rencontré mon mari, lui il voulait la maison et les enfants… je l’avais prévenu que je ne voulais pas d’enfants, des chiens, des chats, des chevaux, mais pas d’enfants! Vers 30 ans la pression sociale, mon mari, les couples de parents autour de nous ont eu raison de mon choix, première grossesse, l’horreur, alitée à partir de 3.5mois, et à l’époque, pas d’internet, pas de blogs, d’instagram ou autres trucs pour passer le temps, seulement 6 chaînes de tv, bref la grosse déprime. J’ai eu beaucoup de mal à accepter ma fille à sa naissance, à me concevoir en tant que mère, mais ça ça ne se dit pas, il paraît que l’instinct maternel c’est naturel et spontané, bon bein pas chez moi… si tu as le malheur de le dire, tu te fais assassiner, alors tu gardes ça pour toi. J’ai eu une deuxième grossesse parce que je ne voulais pas que ma fille grandisse en enfant unique (des exemples autour de moi…). Un peu mieux que la première, on va dire que ma fille a essuyé les plâtres, elle m’avait appris à être maman (mais heureusement que mon mari avait la fibre paternelle et entendait les enfants pleurer la nuit parce que moi rien… à mes yeux le coup de la maman qui devance les pleurs de son bb la nuit relève totalement du mythe!).
    Bref maintenant j’ai une jeune adulte étudiante confinée pas à prendre avec des pincettes et un lycéen sous hormones à mi temps au lycée pour cause de covid…. pas facile à gérer comme situation. Quand mon mari craque, je lui rappelle bien volontiers que s’il m’avait écouté, on n’en serait pas là, à subir les sautes d’humeurs de deux hormonés! Mes enfants je les aime, je ne regrette, je ferai tout pour eux, mais il y a vraiment des jours où je me dis que je n’étais pas faite pour en avoir, que j’aurais dû suivre mon choix!
    Alors Anne suis ta voix, n’écoute que toi et sois heureuse!

  44. Bonjour Anne,
    j’ai déjeuné avec ma mère et la famille de mon ami dimanche et j’ai tellement pensé à toi et ton article.
    Pendant 2h, lors du déjeuner, je me suis faite mitrailler de toute part avec: mais tu as déjà 30 ans il est temps de faire des enfants; on commence à s’ennuyer, des petits enfants nous ferait tellement plaisir, ça nous occuperait; mais pourquoi tu n’en veux pas, encore une idée que tu as vu sur internet; tu es tellement égoïste, pense aux gens autour de toi qui veulent vous voir avec des enfants…
    Bref, je n’ai rien répondu car cela ne sert à rien de se battre avec du vent, mais je suis ressortie de ce repas choquée par un tel “retard” sur cette idée de la femme doit être mère et déçue de voir que les personnes proches de moi ne sont pas plus ouvertes d’esprit.
    il y a encore des gros gros progrès à faire.

  45. Bonsoir Anne!
    Quel plaisir de lire autant de maturité ( et non d’immaturité comme on pourrait le penser…)
    Tu sais sûrement depuis enfant qui tu es, en tous cas la femme que tu veux être. C’est énorme de savoir faire des choix pour soi. dans tes mots je sais d’avance que tu ne le regretteras jamais car ce sont les mêmes que j’écris depuis des années. J’aurai bientôt 50 ans et c’est avec un bonheur de chaque instant que je savoure la joie de ne pas avoir enfanté! Oui, c’est une euphorie que peu comprennent. Tu dois bien connaître cette euphorie de la liberté, de la non-appartenance, du non-attachement à vie ! Quelle sensation d’ivresse n’est-ce pas? Qui vit cette ivresse dans ses trippes de femme ne peut pas vouloir enfanter et s’attacher à “un boulet” de chair à vie ! J’aime les enfants! ceux des autres surtout ! J’ai d’excellents rapports avec eux et ils me le rendent bien également…J’en ai même fait mon métier ! (Chut !)
    J’ai tout de même rencontré dans ma vie des femmes réellement heureuses d’être mères . celles-ci se voient et portent le masque” gai”( j’appelle ça le masque “gai” !) malgré les difficultés d’élever des enfants, les coups durs et les claques elles y croient, elles aiment, c’est bien.
    Toutes les autres subissent, et tu as dû le ressentir très tôt ou à l’adolescence comme moi.
    pas folle la guêpe ! Tu vas pas te laisser avoir …t’as tout compris ma belle !
    Bonne vie !
    Sandra

  46. Bonjour Anne,

    Non pas de souci c’est une maladie que l’on qualifie de silencieuse et dont on parle à présent ce qui est une avancée car lorsqu’on me l’a diagnostiquée à 23 ans on ne savait pas ce que c’était. Pour la vie de rêve je pense que tu es sur le bon chemin …et puis on habite une région qui est plutôt pas mal c’est un bon début…

  47. Merci pour cet article! C’est rassurant, inspirant.
    Continuez à garder cette simplicité et cette générosité qui vous rend si empathique et sympathique, depuis des années!

  48. Bonjour Anne,
    Merci beaucoup pour ce partage si réconfortant.
    Je sais depuis longtemps que je ne veux pas d’enfants, j’en ai parlé dès le début à mon compagnon qui a décidé de tenter l’aventure avec moi en connaissance de cause. Et puis le sujet est revenu et reparti aussi vite, la question a souvent été remise à plus tard. Seulement à l’approche de la trentaine nous nous apercevons que nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde et que son désire de paternité grandit. Evidemment ce n’est pas le genre de situations où il est possible de faire des concessions.
    Alors nous voilà, mettant un terme à plusieurs années de relations et alors que nos sentiments n’ont pas changé. Ca se fait progressivement, dans la bienveillance et le respect, mais c’est une douleur sans nom. Et bien sûr pour notre entourage ce n’est pas vers mon compagnon que les “reproches” s’orientent, c’est à coup de “tu t’en mordras les doigts quand tu changeras d’avis”, qui me brisent encore plus le cœur.
    Alors merci pour cette bouffée de déculpabilisation, la première depuis longtemps.

    1. ça me fait mal au coeur de lire ton témoignage, même si pour moi, c’est toi qui fait le plus bel acte d’amour et un gros sacrifice.
      Au contraire, prends bien soin de toi, je suis de tout coeur avec toi

  49. Merci pour cet article qui résonne tellement en moi ❤️ À 32 ans, je n’ai jamais eu de désir d’enfant, et je suis incapable d’imaginer ma vie avec un ou des enfants ! Ça fait du bien de te lire

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