Ma Contraception: Pourquoi J’ai Arrêté La Pilule et Comment je m’organise maintenant ?

2 mai 2019 - Bien-Être - 26 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Je suis contente de vous retrouver aujourd’hui pour parler de contraception. Ça faisait longtemps que je préparais cet article, notamment depuis mon partage de mes podcasts féministes favoris (souvenez-vous >>). Je sais que je suis assez irrégulière ces derniers temps en terme de publication et…. ça ne va pas trop s’arranger en mai. En outre du Dubndidu Atelier qui me prend pas mal de temps….un autre projet m’accapare aussi ! Je vous expliquerai pourquoi mais je fais ce que je peux, promis 🙂

Bref, si j’ai eu l’idée d’aborder ce sujet, c’est bien parce que j’ai découvert puis écouté chaque épisode du podcast: Ma Contraception et moi.  On l’oublie vite, pourtant, la pilule, et plus globalement tous les moyens de contraception, ont été des éléments fondamentaux dans la libération de la femme. Pourtant, j’ai pendant plusieurs années « subi » ma pilule et je crois que nous sommes encore trop de femmes à « mal vivre » notre contraception. Comme pour les règles, j’ai aussi cette impression que c’est un sujet tabou. C’est pourquoi, j’ai eu envie de prendre la parole, vous parlez de ma propre expérience afin de vous montrer que nous sommes toutes différentes mais qu’il est essentiel d’être pro-active dans le choix de sa contraception 😉 !

Mon expérience ne fera peut-être pas écho à toutes mais ce partage a vraiment pour but de vous faire réfléchir sur votre rapport à votre contraceptif.

Je vous en parle forcément en video mais aussi directement à l’écrit juste après 🙂

De ma première pilule…

J’ai commencé à prendre la pilule vers 16-17ans en même temps que j’entamais une vie sexuelle plus active. C’était un peu…obligatoire dans ma tête. Au-delà des MST ou du SIDA, j’avais une grande peur de tomber enceinte (je voyais les téléréalités sur les très jeunes mères aux USA). Je me disais qu’avec préservatif  + pilule, rien ne pouvait m’arriver et ça me rassurait beaucoup. Je n’ai jamais apprécié prendre cette pilule: pas de libido (ironie de la chose à 16-17ans), migraine, rétention d’eau, spotting. Pourtant, ma maman m’a emmené rapidement chez un gynécologue qui m’a rétorqué quand je lui ai dit que je n’avais pas trop de libido, qu’il fallait aller consulter un sexologue. Bah voyons.

J’ai heureusement trouvé un gynécologue à Aix-en-Provence (la ville où j’étudiais), bien plus compréhensif et à mon écoute, qui a su me prescrire une pilule… qui passait mieux. Mais, honnêtement, étant en couple depuis longtemps, après une prise de sang pour vérifier que ni Matthieu ni moi ne souffrions de MST ou du SIDA, nous avons arrêté le préservatif.

Résultat, je DEVAIS prendre la pilule en tous les cas pour « notre » confort. Quand je repense à mon rapport à la pilule, je la prenais vraiment par obligation pour nous arranger tous les deux. Je n’étais pas actrice ni à l’aise car même si mon gyneco à Aix m’avait prescrit une pilule plus adaptée, je ne me sentais pas non plus très bien avec. Sauf que ça faisait déjà 4 ans que j’étais sous traitements hormonaux, soit déjà un grand bout de ma vie de « femme », je crois qu’à l’époque, mes petits soucis de santé, mes migraines, mes jambes lourdes, mes fatigues étaient des symptômes normaux d’étudiante. Attention, je parle bien sûr pour mon cas, nous sommes toutes différentes mais à force de changer tous les 5-6mois, j’étais un peu désespérée car je me disais qu’en tant que femme libre et indépendante, cela passait par la pilule ! Je ne comprenais pas pourquoi je ne trouvais pas LA pilule qui allait me libérer de cette inquiétude de tomber enceinte… sans y perdre ma santé.

À côté de tous ces petits aléas, ces changements, j’ai commencé à avoir beaucoup d’acné, malgré la pilule…puis malgré une pilule spéciale anti-acnés (coucou Diane35). Ni ma dermato, ni mon gyneco ne trouvaient de solution et à ce moment-là, je ne me sentais pas prête à passer par Roaccunate (un traitement lourd contre l’acné), d’autant plus que je partais étudier à l’étranger.

… Au stérilet cuivre

Finalement, avant de partir 1 an aux Etats-Unis, je suis passée sous le …sterilet cuivre 🙂 Fini les hormones et là…c’était mieux, c’était même un peu la révélation. J’ai retrouvé mon corps, j’ai retrouvé mes règles (plus abondantes que sous pilule, mais rien de trop énorme ou d’insupportable)… mais j’ai surtout subi une acné encore plus « invasive » que jamais.

J’étais hyper complexée, je me sentais sale, je le vivais vraiment mal. Aux Etats-Unis, je vivais avec le soleil, donc ça « passait » à peu près, mais quand je suis rentrée en France, j’ai décidé de passer sous Roaccutane. J’ai dû me faire retirer mon sterilet dont j’étais plutôt contente pour sa fonction première: m’éviter une grossesse non désirée. Oui j’avais mes règles, plutôt abondante, j’avais quelques symptômes prémenstruels mais ce n’était rien comparé à ce que je subissais sous pilule. Sauf que pour prendre Roaccutane, je devais reprendre la pilule. Le retrait a été compliqué je dirais….malgré cela, si je devais reprendre un contraceptif, je m’orienterai vers cette solution, sans hormone et assez « naturel ».

À la pilule à nouveau :

Je ne vais pas revenir sur mon traitement Roaccutane (j’en ai parlé il y a longtemps ici)  mais pour lutter contre mon acné, j’ai du faire retirer mon sterilet et passer sous pilule à nouveau afin de prendre ce médicament. Là, ça a été très compliqué pour moi de revenir sur un traitement hormonal, mais ça m’a permis de découvrir le coupe menstruelle (dont je vous parle ici). J’avais lu un peu partout que coupe ET sterilet ne faisaient pas bon ménage (ce qui est faux!)

De plus, je voulais vraiment me débarrasser de mon acné. J’étais en master 2, j’allais rentrer sur le monde du travail, je ne voulais plus avoir ces boutons, je voulais avoir la tête de l’emploi quitte donc à reprendre cette pilule. Une fois le traitement terminé, j’ai continué cette pilule même si… les migraines étaient revenues, les jambes lourdes, la rétention d’eau ET même une prise de poids. Chose que je n’avais jamais eu quand j’étais plus jeune. Mais, j’ai « accepté » la chose.

À l’arrêt total de tout contraceptif :

Puis, à force de lire plusieurs articles sur l’arrêt total des traitements hormonaux (les risques cardio-vasculaire…) A cette époque, il y a 4 ans, certaines pilules de nouvelles générations étaient diabolisées et de plus en plus de femmes partageaient l’importance de mieux se « connecter » à son corps, son cycle… sans hormone. Après mes lectures, mes échanges avec d’autres femmes, je me suis lancée. J’ai terminé mes plaquettes puis je n’en ai pas racheté. J’ai gentiment expliqué à Matthieu que nous allions reprendre le préservatif car je ne supportais plus ce traitement. J’avais des angoisses, des nausées rien qu’à l’idée de prendre ce cachet le soir.

J’avais beaucoup de petits épisodes de déprime. Je vivais à Paris, pas de gyneco à aller voir facilement. J’ai donc arrêté de manière totalement indépendante… genre YOLO, j’ai laissé faire dame nature. Honnêtement, j’ai plusieurs fois pensé que j’avais fait une connerie. La pilule est confortable: on sait quand on a nos règles, on peut même les décaler. Quand on fait beaucoup de sport, quand on participe à des compétitions, c’est très pratique.

J’ai eu un gros retour d’acnés, j’avais mes règles n’importe quand, j’ai même eu une longue période où j’avais mes règles toutes les 2 semaines. J’étais très fatiguée, je subissais ce corps que je voulais pourtant réveiller et mieux comprendre. Puis petit à petit, les choses sont rentrées dans l’ordre. ça prend du temps de se remettre « au naturel », de retrouver un cycle « naturel » avec son propre cycle hormonal. Tout en sachant que je prenais la pilule depuis…des années. J’avais l’impression que je n’avais même jamais vécu de cycle « naturel ».

J’ai retrouvé un cycle régulier, ma peau est redevenue nette. J’avais tout de même consulté ma dermatologue qui m’avait assuré d’être juste patiente. Je suis heureuse de l’avoir été (bien 1 an avant que tout rentre dans l’ordre) car depuis 4 ans, je n’ai plus pris aucun contraceptif. On fonctionne qu’avec le préservatif et moi, j’ai mes règles …réglées sur les phases de la lune. Ceci n’est même pas une blague. Mon premier jour de règle tombe sur le jour de la nouvelle lune, à +/- un jour près. Je trouve ça assez dingue depuis que je l’ai remarqué. ça me permet de calculer très simplement mon cycle. Je suis heureuse d’avoir « tenu » durant les mois où le corps retrouve ses marques hormonales (à lui !) car maintenant, je me sens tellement mieux (plus de migraine, pas de jambes lourdes, fini la rétention d’eau, perte de poids).

Le seul bémol ? Les syndromes prémenstruels

Tout comme la contraception OU les règles, les syndromes prémenstruels sont peu ou pas expliquées aux plus concernées : les femmes. C’est normal d’avoir une chute d’énergie avec les règles, d’être plus sensible, déprimée, fatiguée, douloureuse. En fait, ces syndromes sont particuliers à chaque femme. Personnellement, je manque de motivation, je suis fatiguée ET très énervée, voire sensible. Je suis facilement émue, j’ai souvent peu confiance en moi (ouf ça ne dure que 2 ou3 jours). Avant, je n’avais pas bien identifié ces journées comme liées à un réaction chimique dans mon corps : chute d’hormone = règles = syndromes prémenstruels. Maintenant, je fais avec.

Les miens ne sont pas douloureux, quelques mois j’ai des règles plus douloureuses que d’autres (crampes…. jusqu’à bien pire, mais comme c’est hyper aléatoire et ne souffrant pas d’endométriose, je fais avec car je préfère faire avec que reprendre une pilule) Cependant, il est important de noter qu’un cycle naturel implique forcément ces aléas…Quand on en  a conscience, on le vit bien mieux… sauf pour les douleurs. C’est pourquoi, un choix de contraceptif ne doit pas seulement inclure juste le confort de votre partenaire ou votre peur de la grossesse (j’en fais totalement partie cela dit)  mais aussi et tout simplement votre santé à vous.

Sans mauvais jeu de mot, ce n’est pas une pilule magique d’arrêter son contraceptif, mais clairement, pour moi, c’est ce qui a fonctionné. J’aime voir mon corps évolué au fil de mon cycle, je me sens plus à l’aise avec « ma féminité » que je me suis réapproprié. Bien entendu, pas besoin d’arrêter la pilule pour cela, mais oui, moi ça m’a aidé. Je ne reviendrai pas en arrière et j’ai même peur de me dire qu’un jour, il faudrait que je reprenne un contraceptif…j’aurais un peu peur de rompre l’équilibre que j’ai su trouver.  En tout cas, l’association sans contraceptif + préservatif, fonctionne très bien pour moi, pour nous. Ce fût fastidieux mais finalement simple de juste retrouver mon corps sans hormone « artificielle ».

En fait, si je souhaitais vous partager mon parcours, ce n’était pas pour vous révéler mon intimité mais juste pour vous montrer que certains symptômes ne sont pas normaux, que c’est normal de devoir changer de contraceptif, d’en essayer d’autres types.Ce qui convient à votre meilleure amie, ne vous conviendra peut-être pas.

 Soyez maîtresse de votre contraception. Ne subissez pas pour faire plaisir à la personne qui partage votre vie. Il existe de nombreuses solutions pour assurer votre protection (MST et grossesse), renseignez-vous, discutez-bien avec des personnes informées, forger votre opinion puis choisissez ce qui vous correspond.

Ce qui m’en vient à vous parler du podcast qui m’a donné envie de vous dévoiler autant mon propre parcours autour de la contraception….

 Ma Contraception et moi / Mademoizelle (à retrouver ici >>)

Je suis tombée un peu par hasard sur ce podcast qui est un en fait un mini « webserie/podcast ». Il n’y aura pas de rendez-vous hebdomadaire comme une émission, tous les épisodes sont déjà en ligne. Chacun d’eux abordent UN type de contraception (préjugés, info complète, pourquoi cela peut vous convenir OU PAS), mais d’autres épisodes sont aussi des partages d’expérience sans tabou: échec de contraception, grossesse non désirée. Tous ces thèmes sont abordés encadrés par un médecin ET un gynécologue afin d’avoir un avis médical/objectif également.

C’est vraiment interessant d’enfin entendre parler de contraception aussi librement pour être la mieux informée possible et surtout de savoir QUE VOUS AVEZ LE CHOIX. Ne subissez pas vos rendez-vous gynécologiques, ne subissez pas votre pilule, ce n’est pas normal de vivre avec autant d’effets secondaires alors qu’ils existent tant d’autres possibilités 😉 Je sais que lorsqu’on est jeune, lorsque l’on débute sa vie sexuelle, on est vite intimidée, mais c’est notre corps et notre quotidien.

Pour finir, mon choix d’arrêter les hormones pour ma contraception n’est pas une voie unique. Elle me convient à moi actuellement mais elle peut ne pas vous convenir. L’essentiel pour votre santé, votre quotidien ET votre équilibre, est de trouver ce qui vous correspond 🙂 ! De même, n’oublions pas que le rôle d’un contraceptif est de vous empêcher d’avoir une grossesse non désirée et NON de vous protéger contre les MST, seul le préservatif le peut 😉

Sur le même thème et pour vous montrer que nous avons tous des profils différents, je vous invite aussi à lire l’article de Victoria (Mango and Salt) sur sa propre expérience (notamment son endométriose et comment justement la reprise de la pilule l’a aidée face à cette maladie encore peu connue). Vous aurez ainsi différents sons de cloche autour de la pilule qu’il ne faut pas si vite diaboliser comme ce qu’il a pu être fait depuis 2012 (de moins en moins de femmes la prennent)

Voilà, j’espère vous avoir aidé un peu dans votre vie de femme 😉

@ très vite

Article précédent Article suivant

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

26 commentaires

  • Repondre Morgane 2 mai 2019 à 20 h 14 min

    Bonjour Anne,

    Merci pour cet article, je m’y retrouve beaucoup. En effet, ici c’est le même combat. Nous fonctionnons sans contraception hormonale, juste avec les préservatifs. C’est d’ailleurs à la demande de mon compagnon que j’ai arrêté la pilule il y a 2 ans et demi maintenant. Sous hormone, j’étais constamment irritable, à côté de mes pompes, de ma personne et de ma vie. J’étais très très mal dans ma peau. Je l’ai prise très tôt (14ans) donc mon comportement « était » pour moi normal, du moins habituel. Mais quand j’ai arrêté, j’ai découvert la vie! Mais aussi le syndrome prémenstruel, qui est plutôt carabiné chez moi 😉 Le seul bémol selon moi, est que mon corps a beaucoup changé à l’arrêt de la pilule: prise de poids de presque 10kg, acné, douleurs articulaires, … Si l’acné a disparu maintenant, je n’ai toujours pas retrouvé mon corps d’avant et j’avoue que ça m’est difficile à accepter.

    Encore merci pour ton article, ton sourire et ta bonne humeur,

    Morgane

    • Repondre Anne 3 mai 2019 à 0 h 04 min

      Merci beaucoup Morgane.
      Moi aussi j’ai pris du poids, mais je me suis dit aussi que c’est l’âge, notre corps se modifie aussi, on est plus adolescente 😉

  • Repondre Sophie 2 mai 2019 à 20 h 50 min

    Merci Anne pour ce témoignage plein de sincérité et brisant les tabous !
    J’ai fait le même choix pour ma contraception.
    On me regarde avec des grands yeux dès que j’en parle. C’est dingue quand même ! Beaucoup d’hommes ne se sentent pas suffisamment impliqués dans la contraception et imposent à leur compagne des solutions qui ne leur conviennent pas.
    J’entends tellement souvent que les hommes refusent les préservatifs parce que moins de sensations, parce que trop compliqué à gérer, … Mais où est la place de la femme dans tout ça !?! J’espère que ton article aidera des femmes à prendre conscience qu’elles aussi peuvent choisir la contraception qui leur convient.

  • Repondre Elena 3 mai 2019 à 11 h 06 min

    Coucou Anne.

    Merci pour ton article.

    Pour ma part j’ai un stérilet en cuivre, j’ai opté pour cette contraception car je ne voulais pas avoir tous les effets négatifs de la pilule et « ressentir mon corps » mais surtout pour ne imposer le préservatif à mon copain car « les capotes c’est nulle ça coupe les sensations BLABLABLA ».
    Du coup je me suis un peu sacrifiée. Résultat j’ai des règles hémorragiques qui me contraignent à me complémenter en fer car je me suis totalement vidée de mes réserves.
    j’hésite de plus en plus à le faire retirer car je suis vraiment épuisée lors de mes règles.
    Mais revenir aux préservatifs pour mon copain c’est un peu compliqué et je ne voudrais pas compromettre notre vie sexuelle.

    Bon je retourne réfléchir ^^ »

    Bisous !

    • Repondre Anne 3 mai 2019 à 11 h 34 min

      Coucou Elena,
      Oui mais comme tu dis, c’est VOTRE vie sexuelle, il doit prendre sa part de responsabilité et ce n’est pas à toi de sacrifier ta santé pour le confort de…sa bite 😉 !

  • Repondre Rosanne 3 mai 2019 à 11 h 32 min

    Très intéressant ! C’est drôle de voir à quel point la perception et les ressentis sur la contraception peuvent changer d’une femme à l’autre. Mais normal en fait ! Personnellement je suis passé de la pilule pendant 5 ans au stérilet au cuivre il y a 3 ans. Si la pilule n’avait aucun effet indésirable sur moi, j’ai voulu arrêter d’infliger à mon corps des hormones artificielles. Je n’étais cependant pas prête à tout arrêter. Le stérilet est parfait pour moi. Je l’ai adopté immédiatement et ne regrette absolument pas mon choix. Je connais maintenant très bien mes cycles, mon corps et ses changements tout au long de ces cycles mais également l’impact qu’ils ont sur mon esprit, mon humeur, ma libido …

  • Repondre Marion 3 mai 2019 à 11 h 33 min

    Merci pour cet article.
    Ce que tu as vécu à l’arrêt de la pilule il y a 4 ans c’est ce que je vis en ce moment ! J’ai arrêté ma pilule récemment, il y a moins de deux mois car ça devenait un poids pour moi de la prendre depuis presque 9 ans… 25 ans l’an dernier, j’avais peur de la pose du stérilet, alors comme toi j’en ai parlé à mon compagnon et nous sommes repassés au préservatif !
    Pour l’instant je ne remarque pas trop de changement : je n’ai jamais eu d’acné, jamais de règles douloureuses donc j’espère que ça restera comme ça, je serai patiente ! Pour ce qui est de la libido, elle revient doucement, car oui, la pilule diminue la libido !

    Merci de parler librement de ces sujets, qui ne devraient pas être tabous !

  • Repondre SYLVAINE 3 mai 2019 à 11 h 37 min

    Merci Anne pour ce témoignage… peu de femmes « modernes » osent ce « retour » au naturel… un peu plus de ma génération il me semble. J’ai 47 ans, je suis mariée depuis 25 ans et j’ai 3 grands enfants… j’ai dû prendre la pilule pendant 2 ans je crois, au tout début de ma vie maritale… très vite, j’ai su que ce n’était pas en accord avec mon moi profond, mon rythme biologique, ma vie de femme… j’avais besoin de me sentir « naturelle »… j’avais certainement aussi des craintes médicales… mon mari n’a jamais posé de veto et c’est naturellement que le préservatif est devenu notre moyen de contraception… je n’ai même jamais envisagé le stérilet… contrairement à beaucoup de femmes, je vis mon cycle sans contrainte hormis celle d’avoir des règles (plus abondantes et plus fréquentes avec l’âge)… j’aime le fait d’être NATURELLE !!! j’aime ce corps et ce qu’il me procure tout au long de ma vie… les grossesses, les naissances, la sexualité, les prises ou pertes de poids, les défis sportifs que je me lance… je suis entière au quotidien et ça me plait bien ! Encore merci pour ton témoignage qui, je l’espère, fera réfléchir certaines jeunes femmes sur « ai-je le droit de choisir une contraception qui me plait et me convient ? »

  • Repondre Melissa 3 mai 2019 à 12 h 37 min

    Merci pour cet article ! Je pensais faire partie des rares filles à n’utiliser aucun de moyen de contraception. Cela fait 6ans que j’ai arrêté la pilule. C’était impossible, entre baisse de libido, douleur pendant les rapports, perte de cheveux considérable, mycose a répétitions et cela en changeant régulièrement de pilule ce n’était PLUS possible. Je crois que lorsque ça devient une plaie il faut savoir renoncer. Ces méthodes m’ont dégoutés. C’est dingues les effets que cela implique sur notre corps.

    Avec mon homme nous avons décidé que le préservatif serait bien mieux pour moi.. pour nous…et on se porte très très bien. Un homme doit comprendre ça il doit être aussi impliqué qu’une femme car après tout ça se passe à deux. Et je suis entièrement d’accord avec toi, cela permet de renouer avec son corps d’apprendre à le connaître le comprendre. Et pour la lune je te suis a 100% c’est véridique.

    À bientôt,

  • Repondre Noémie 3 mai 2019 à 12 h 38 min

    Hello ! Tu dis que cup et stérilet sont compatibles mais perso j’ai toujours lu et on m’a dit que non ! Peux tu nous en dire plus ! Car je suis un peu deg d’avoir du lâcher ma Cup depuis que j’ai un stérilet 🙁 (clairement le seul désagrément du stérilet pour moi)
    Merci !

    • Repondre Anne 3 mai 2019 à 16 h 25 min

      En faisant attention à bien retirer ta coupe, c’est tout à fait possible 🙂
      C’est l’effet ventouse qui peut déplacer le sterilet (lorsque tu tires sur la coupe sans avoir enlever le côté ventouse, ce qui est hyper douloureux en tous les cas lol)

    • Repondre Emilie 5 mai 2019 à 16 h 39 min

      Coucou! Anne a raison: 2 ans de cup et de stérilet pour moi et aucun soucis!!

  • Repondre Charlotte 3 mai 2019 à 15 h 35 min

    Bonjour Anne,
    Je me permets un petit commentaire par rapport à la coupe et au stérilet. Ce n’est pas absolument incompatible, néanmoins il faut bien reconnaitre qu’il est possible de déplacer son stérilet avec sa cup, ce n’est pas une légende urbaine, et je parle en connaissance de cause! Même si aujourd’hui je continue à utiliser ce fonctionnement en étant très vigilante (la cup est si pratique et je supporte bien le stérilet), mon compagnon et moi souhaitons avoir un second enfant avant… la vasectomie! Il est tout à fait prêt à recevoir cette chirurgie afin de me libérer du poids de la contraception, et je dois t’avouer que cette idée me plait beaucoup.
    Bonne continuation

    • Repondre Anne 3 mai 2019 à 16 h 21 min

      Bonjour Charlotte,
      Oui tout à fait ce n’est pas incompatible il faut juste prendre ses précautions pour éviter l’effet ventouse en retirant sa cup 😉
      Je crois que la vasectomie est réellement la meilleure solution en couple, après les enfants 😉 !

  • Repondre Justine 3 mai 2019 à 18 h 12 min

    Merci pour ce témoignage, je me sens moins seule ! Et j’ai moins l’impression de passer pour une folle quand j’explique que pour moi la pilule ça a été une horreur…
    Bonne continuation !

  • Repondre Adèle 3 mai 2019 à 21 h 42 min

    Merci pour ton témoignage ! Juste une petite question: pourquoi ne pas avoir repris le stérilet au cuivre vu qu il te convenait et qu il n a pas d hormone ?

    • Repondre Anne 4 mai 2019 à 0 h 13 min

      Parce que j’ai décidé d’arrêter de contraceptif, et je n’étais pas motivée pour retrouver un.e gynécologique + qui accepte de me poser un sterilet cuivre (étant nullipare). Je suis bien comme ça actuellement 🙂

  • Repondre Kotkaa 3 mai 2019 à 22 h 16 min

    seulement qqs années de pilule, je ne supportais pas l’idée des hormones et du cachet quotidien. Et puis les risques d’oubli… 2 enfants et 14 ans de stérilet au cuivre plus tard je me dis que la contraception n’a jamais vraiment été un sujet pour moi, j’ai réglé le truc assez vite finalement. Qqs années de pilule puis préservatif, stérilet et mes enfants pile quand je les ai désirés, pas compliqué !
    Et je suis aussi calée sur la lune, je ne l’ai remarqué qu’assez récemment, c’est dingo !

  • Repondre Morgane 4 mai 2019 à 15 h 22 min

    Article super! Après plus de 10 ans de pilule, je vais arrêter pour le stérilet. L’année dernière, célibataire, j’avais arrêté et je m’en sortais pas plus mal. Je me sentais même mieux. Je me demande même si ma reprise en août/septembre ne m’a finalement fait prendre du poids. dans tous les cas, j’en ai marre des hormones, des obligations, blabla. Dans deux semaines bonjour stérilet. J’appréhende un peu.

    Quand tu as arrêté la pilule la deuxième fois, tu n’as pas pensé à reposer un stérilet?

  • Repondre Jessica 7 mai 2019 à 16 h 39 min

    Coucou Anne,

    Merci pour cet article tout en simplicité et le partage de ton expérience. Toi et moi avons un parcours similaire, j’ai eu la pilule à 18 ans diane 35 pour une acné légère d’adolescente.
    Ma peau a mis et met toujours du temps à se remettre je ferai jamais partie de ces femmes à la peau photoshoper naturellement, mais j’ai accepté.
    Je me sens mieux dans mon corps et comme vous nous utilisons le préservatif !

    Merci !

    • Repondre Anne 7 mai 2019 à 23 h 06 min

      Merci beaucoup Jessica et merci pour ton partage aussi !

  • Repondre JulieVDB 7 mai 2019 à 20 h 35 min

    Alala, elle t’a donné une drôlement mauvaise info la consœur dermato qui t’a fait retirer ton DIU pour démarrer le Roaccutane… c’est justement LA contraception parfaite pour ne pas risquer une grossesse sous isotrétinoïne, parce qu’on sait que dans la vraie vie, on a toutes des oublis de pilule. Sous DIU et Roaccutane: juste un test de grossesse avant le renouvellement mensuel (comme sous pilule quoi). Et à toutes les femmes à qui je discute/pose un stérilet, je parle de la cup puisque maintenant on sait qu’il n’y a AUCUN problème à utiliser cup et stérilet (l’association la plus écolo qui soit ♻️). Ta vidéo aborde beaucoup de choses, vivent la femme, la cup, les règles, les culottes menstruelles, la Lune, la sexualité sereine, la contraception choisie, la magie du corps, et gratitude aussi au 21ème siècle pour nous offrir tant de choix . Bises!

    PS j’en profite pour glisser une info dont pas grand monde ne parle (même parmi nous les médecins, c’est une nouveauté peu diffusée): il existe depuis quelques mois 2 marques de préservatifs masculins sur ordonnance et donc remboursés! Eden (taille standard ou large) et Sortez Couverts (taille standard uniquement)

    • Repondre Anne 7 mai 2019 à 23 h 06 min

      C’était UN dermatologue à l’époque donc je pense que c’est comme ça qu’il voyait les choses.

      • Repondre JulieVDB 13 mai 2019 à 12 h 52 min

        Quand bien même, le/la professionnel.le de santé avec qui tu avais pris RDV pour l’ablation du DIU aurait pu rattraper le coup, t’informer, et faire aussi un courrier au dermato pour l’informer et lui faire rectifier ses pratiques (pour le bien des autres patientes)… (soupir)

  • Repondre Peps 9 mai 2019 à 14 h 55 min

    Coucou Anne et merci pour cet article. J’ai toujours choisi le DIU cuivre, qui me convient bien (même si la perte de sang est plus importante, pas terrible quand on manque déjà naturellement de fer) et j’ai toujours refusé la pilule. Comme je ne veux pas d’enfant, je me suis battue pour bénéficier d’une ligature des trompes ! C’est pour bientôt et je suis ravie car je vais être tranquille une bonne fois pour toute 🙂
    C’est pas simple de trouver SA contraception. Pour moi les préservatifs ne pourraient être que transitoire, on aime mieux sans avec mon compagnon. Et aussi je remarque que je n’ai que très rarement de syndromes pré menstruelles depuis que j’ai des rapports réguliers.

    • Repondre Anne 12 mai 2019 à 18 h 40 min

      Oh c’est génial Cecile que tu aies pu trouver un chirurgien qui accepte, ça reste encore tellement rare :/