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Hi,

J’espère que vous allez bien ? Je vous retrouve aujourd’hui pour un article « végétarien » éhé. Ça faisait très longtemps que je ne vous en avais pas parlé. Après la FAQ sur le sport et le couple (publiée ici), j’avais eu pas mal de questions autour de mon régime alimentaire: étais-je toujours végétarienne ? Je me suis aperçue que je n’en parlais quasiment plus. De même, je ne poste plus non plus les bons petits plats que je me prépare OU que je mange (je reviens sur le pourquoi un peu après).

C’est pourquoi, après 2 ans de changement, il était à nouveau temps de faire un petit bilan. OUI je suis toujours végétarienne :), je prends toujours un grand plaisir à préparer de bons repas équilibrés, riches surtout en pleine prépa Ironman LOL. Comme d’habitude, il y a une vidéo dans laquelle je vous explique cela de vive voix… et un article plus posé et complet ci-dessous.

Erratum: Alors, oui ma vidéo est plutôt brouillon. J’ai reçu via Youtube beaucoup de commentaires négatifs concernant la partie sur le veganisme (industrie du cuir notamment). Mon but n’était bien entendu pas de faire de la désinformation (enfin personnellement, je ne prends pas youtube pour une source d’information et ne prépare pas mes vidéos non plus avec un bibliographie, apparemment j’aurais dû.) Bref, pour moi, c’était juste un blabla léger pour justement dédramatiser tout ce qui tourne autour du veganisme ET notre impact sur la planète. Je suis végétarienne, je ne suis pas irréprochable, peut-être que l’exemple du soja dans ma vidéo était mauvais MAIS c’était pour vous montrer que l’impact ZÉRO n’existe pas. OUI il faut avoir conscience de notre empreinte, OUI il faut progressivement changer notre manière de consommer MAIS je suis totalement contre cette culpabilisation ambiante et continue sur littéralement TOUT. J’explique qu’il vaut mieux garder une veste en cuir, acheter d’occasion QUE d’acheter du simili cuir pour respecter son engagement vegan… tout comme il vaut mieux progressivement acheter une viande issue de producteurs bio et locaux QUE d’être végétarien mais ne consommer que des produits industriels. En fait l’objectif de cette partie de la vidéo est de montrer à quel point il faut changer notre manière de consommer mais intelligemment et surtout à notre rythme.

Je reviens en détails après mais il fallait que j’éclaircisse ce point qui a déçu je pense quelques personnes ;). Cela dit, je serai mieux préparée pour les prochaines vidéos avant de ne pas me faire accuser de désinformation pour de malheureux commentaires non sourcés (je le prends sur la rigolade bien-sûr). Enfin, cela m’a permis moi-même de bien me renseigner ET de continuer mon « auto-éducation » sur mon cheminement de végétarienne 😉 !

Voici une petite transcription:

En 2 ans, as-tu craqué ?

NON, même si cela avait été le cas, j’ai envie de vous dire que ce n’est pas grave. Notre alimentation doit nous apporter du plaisir et de l’épanouissement, si un jour l’envie face à un plat vient, pourquoi pas ? Pour moi, elle est venue deux ou trois fois. 2 fois devant du saumon fumé (j’adorais ça) et une fois durant un trail face à du saucisson lol. Cependant, J’ai résisté car mon végétarisme a un peu évolué. Je me suis réellement intéressée à l’industrie de la viande, du poisson à un point d’écœurement assez profond. Refuser de manger viande, poisson, crustacés etc. est ma manière de voter CONTRE cette exploitation, la maltraitance animale, la pollution engendrée par la chaîne de production qui nous amène ce « savoureux saumon ».

Je réfléchis à deux fois, puis me tiens à mon végétarisme. Attention, je ne dis pas que derrière chaque plat se cache un vilain industriel, au contraire. Auparavant, j’ai longtemps été « flexitarienne » (éhé nous aimons mettre des étiquettes sur tout mais cela permet de mieux expliquer nos engagements), c’est-à-dire que je ne consommais que de la viande ou poisson bio/sourcés localement/élevés de manière « respectueuse ». Puis, petit à petit, je suis devenue totalement végétarienne (je l’explique dans mon premier article « pourquoi devenir végétarienne » >>) Néanmoins, je crois que si nous devions tous déjà être flexitariens, c’est-à-dire en refusant ces viandes d’industriels, cela les forcerait à totalement repenser leur production qui par bien des égards est totalement à vomir. Vous avez dû voir quelques reportages passés sur les techniques d’élevage, d’abattage… Si non, je vous conseille actuellement la série ROTTEN sur Netflix. 😉 ET de relire mon article dans lequel je vous conseille quelques ouvrages sur la question par-ici >>

Je crois réellement au principe: un achat = un vote. C’est pourquoi j’encourage et sensibilise Matthieu, mon petit ami qui n’est pas végétarien, à mieux choisir les viandes et poissons qu’il mange. Je ne veux pas le changer, je ne veux pas m’immiscer dans son assiette, je le sensibilise « doucement » ET surtout sans jugement. C’est important cette notion de jugement car je crois que nous sommes tous un peu susceptible avec ce que nous mettons dans nos placards, frigo et au final nos assiettes.

Comprendre et prendre conscience progressivement de ce qu’il advient AVANT l’achat de nos produits alimentaires est essentiel tant pour MIEUX manger (plus sainement) et que pour protéger notre planète à notre niveau ;).

Le végétarisme dans mon entourage:

Il est vrai qu’au début c’était compliqué. Quand je disais que j’étais végétarienne, souvent, les personnes en face de moi se sentaient tout de suite accusées. Comme si mon engagement accusait leur régime alimentaire. Résultat, j’essuyais de longues conversations où mon entourage se justifiait de ce qu’ils mettaient dans leur assiette. En fait, moi je m’en fiche TOTALEMENT lol. Mon engagement est le mien, je ne fais pas de propagande, ni de longs discours. Je crois que le changement dans nos modes d’alimentation doit venir par la curiosité, la sensibilisation personnelle en ouvrant petit à petit les yeux sur la provenance de nos produits. NON un poulet rôti à 4 euros ne peut pas être élevé dans un champs, de manière bucolique comme le laisse penser l’étiquette. MAIS ce n’est pas à moi de vous le cracher dessus lors d’un repas de famille tout simplement lol.

D’un côté pratique, mon entourage a su s’adapter. Si je vais manger chez des amis, je le re-précise et j’essaie toujours de m’adapter, je trouve toujours des solutions puis ce n’est qu’un repas, ce n’est pas grave si je me retrouve à juste manger l’accompagnement UNE fois 😉 ! Cela dit, toute ma famille fait d’énormes efforts pour me proposer de très bons plats variés et originaux car justement, le végétarisme pousse un peu nos acquis gastronomiques. Bye bye féculent + viande = hello de nouvelles associations un peu originales. Ce régime me force quotidiennement à trouver de nouvelles saveurs, résultat mon alimentation est bien plus variée qu’avant. Et  ça, c’est GÉNIAL.  Le végétarisme révolutionne votre cuisine !

Pourquoi tu n’es pas vegan ?

C’était une question qui revenait très souvent, même trop souvent. Je me suis dit que j’allais enfin y répondre dans ce bilan. Il faut savoir qu’au-delà de mon végétarisme (donc sans poisson, viande, crustacés), je ne consomme pas de produits laitiers. À la base, c’était pour une très très grosse intolérance. Puis, petit à petit, en lisant, en regardant, j’ai réalisé que c’était aussi devenu un choix CONTRE l’industriel laitière. De fait, dans mon alimentation, il ne reste, d’origine animale, « que » les œufs ET le miel que pour rien au monde je retirais. À chaque fois que je le dis ou le précise, je suis souvent « attaquée » par des vegans sur la production des œufs, l’industrie meurtrière pour les poussins. Je suis totalement au courant de ce qui se cache derrière les œufs élevés en batterie. Je crois que nous avons tous été horrifiés sur certains reportages à ce sujet. Outre le fait de subir leurs critiques, c’est aussi pour cela que je n’ai plus trop partagé sur mon végétarisme OU des recettes car ce n’était jamais « suffisant » pour ces personnes.

Retour aux œufs:  dans mon cas, d’une part je ne consomme pas ces œufs industriels, mais uniquement ceux que font les poules de mes parents, sinon je n’en mange tout simplement pas. Là, j’ai souvent encore des personnes vegans qui m’expliquent que les œufs ne sont pas faits pour être mangés, que j’exploite mes poules… Et c’est là où je vais vous expliquer pourquoi je ne suis pas vegan.  Tout d’abord, je respecte ÉNORMÉMENT les vegans, j’en suis beaucoup sur les réseaux sociaux ET j’admire leur engagement, leur détermination. Mais je ne supporte pas ce don qu’ils ont de venir te balancer des vidéos, des sites Internets, des enquêtes, des machins pour soutenir leur cause pour prouver que LEUR régime alimentaire est mieux et que TU dois changer, TU as tord… Je sais à quel point ils ont raison 99% du temps mais ils oublient en fait la réalité de chacun ET la réalité derrière chaque produit. De plus,  je crois profondément que nous devons tous à notre rythme prendre conscience, comme je le disais plus haut.

Ce n’est pas en nous balançant à la gueule: tu manges un ovule de poule ? tu sais que les poussins sont broyés tiens va regarder cette vidéo… De plus, il y a souvent ce que j’appelle « une propagande vegan » (attention je ne dis pas que) qui JE TROUVE ne tient même plus compte des réalités de chacune et chacun, mais aussi en fait de la nature.

Oh oui dans le monde idéal vegan il n’y aurait pas tous ces cheptels de porcs, poules, vaches… En fait, mes poules existent, elles ne sont pas maltraitées, elles mangent ce qu’elles veulent, pondent comme elles veulent, se baladent bref, on leur fait de gros câlins (une poule se comporte un peu comme un chien lol). Si je ne prenais pas leurs œufs, ils moisiraient car NON elles ne les mangent pas. Je ne les fouette pas pour qu’elles pondent non plus, c’est juste naturel. J’entends tout à fait cette notion « d’exploitation animale » à la quelle les vegans s’opposent et que je cautionne mais dans deux cas, je ne suis pas en accord TOUT SIMPLEMENT: miel et œuf. (mais ma décision ne remet pas en cause l’engagement vegan de même mon avis est construit après aussi avoir beaucoup lu, vu, de contenu CONTRE les œufs ou le miel).

J’en viens donc à cette histoire de cuir. Contrairement à ce que la vidéo pourrait laisser entendre NON je ne cautionne pas non plus l’industrie du cuir et du tannage. MAIS, je voulais illustrer que parfois, certains choix « vegans » COMME végétariens ne sont pas plus propres qu’un choix omnivore. Par exemple, je mange beaucoup de soja, est-ce mieux pour l’environnement surtout que l’on sait (bien que ce ne soit pas le cas en FRANCE, je le précise) que sa culture est OGM ? Pourquoi lorsque l’on devient vegan faudrait-il jeter TOUTE sa garde-robe et racheter du similicuir (plastique donc)/acrylique qui ont aussi un énorme impact sur l’environnement ? OUI il existe le cuir végetal (à base de végétaux) mais l’impact environnemental existe aussi alors que conserver, acheter d’occasion des vêtements que nous avons déjà est pour moi plus logique…

La morale en fait de ces arguments était, dans ma vidéo, de vous montrer qu’aucun choix n’est exempt d’un impact sur l’environnement, vegan comme végétarien. OK c’était très maladroitement fait mais l’idée était là. L’impact ZÉRO n’existe pas encore totalement. Il ne faut pas vous culpabiliser. Au contraire, je crois qu’il faut chacun et chacune trouver « une voie » qui respecte à la fois votre quotidien, vos valeurs MAIS aussi qui réduit progressivement votre impact environnemental.

Personnellement, j’essaie moi aussi de changer au-delà de mon alimentation mes choix de consommation (j’en parlais dans cet article) mais je ne suis pas parfaite et je suis fatiguée de recevoir des reproches alors que j’essaie déjà profondément. 😉 Je continuerai d’essayer notamment sur la partie vêtements et cosmétiques car j’aime apprendre, changer mais j’ai décidé de ne pas être « extrême » dans mon action.

Voyager, sortir et végétarisme:

Je n’ai jamais eu de soucis à l’étranger, à chaque fois, je mangeais même super bien y compris dans des pays où on s’imagine une gastronomie assez « viande » (genre l’Espagne lol). Après, forcément, je cherche toujours des bonnes adresses où des plats végés sont proposés mais quand je suis en déplacement pro, que ce n’est pas moi qui choisis, il n’y avait jamais de problème. Si le restaurant n’avait pas de plat végé, il trouvait rapidement une solution.

C’est plus en France où je dois affronter les yeux au ciel de la serveuse, le plat végétarien avec du poisson… Je ne comprends pas pourquoi les restaurants en général ne font pas d’effort ou nous font passer pour de gros relou. J’ai parfois HONTE de commander. Souvent, c’est Matthieu qui était obligé de s’y coller car je ne supportais plus le comportement du restaurateur. Pourtant, il ne faut pas être honteux de nos engagements. C’est au restaurant de s’assurer que nous mangeons bien dans le respect de nos engagements ! Bon je ne précise pas le nombre de fois où on me facture une salade végé thon.. .sans thon, donc je mange pour 12 euros de salade au vinaigre. BREF !

Trouver son équilibre entre plaisir et engagement

Il y a deux ans lorsque je vous ai partagé mon souhait de devenir végétarienne, j’étais hyper enthousiaste à l’idée de poster, de décrire mon aventure, mon évolution vers ce végétarisme. Puis: les joies d’Internet. À chaque fois que je mettais quelque chose en ligne, j’avais le droit à une salve de critiques. J’adore les critiques constructives qui me sensibilisent, me poussent à fouiner, à me remettre en question mais quand elles sont gratuites et ne tiennent en fait même plus compte des réalités de chacun, cela m’écœure. À un tel point, que je me suis littéralement auto-censurée : plus de photos de plats, plus d’articles.. .tant pis.

Ma vidéo, aussi maladroite soit-elle, en est l’exemple. L’alimentation est sujet HYPER MEGA sensible. Je ne supportais plus dès que je postais un plat avoir des réflexions: ah mais les melons ne sont pas encore de saison ! Sérieux des tomates en mars ? et les framboises en septembre ?!  Je devais à chaque fois me justifier: « excuse-moi je vis à Montpellier, le melon est de saison depuis déjà 3 semaines ! » Bref.

OUI il faut manger des fruits, légumes de saison, OUI de préférence bio ET local mais parfois, si vous avez envie d’un ananas purée achetez-le ! On ne peut pas être parfait 365 jours par an. Tout est une question d’équilibre. L’alimentation doit rester un plaisir et s’autoriser des écarts ne changera pas TOUT ce que vous faites déjà le reste de l’année. Il faut avoir conscience de notre empreinte sur l’environnement mais il ne faut pas se couper de tout 😉 ! Alors oui parfois je me lâche aux rayons fruits tropicaux.

Sport et végétarisme

Et bien, je n’ai aucun problème pour équilibrer mon alimentation 🙂 ! Au contraire, cette année j’ai couru un marathon, plusieurs trails longues distances et je n’ai aucun soucis, pas de carence, comme quoi 😉 . À ce sujet, je vous expliquais comment faire le plein de protéines dans cet article >> et aussi à découvrir mon petit livre de recettes dans lequel je vous explique comment conjuguer sport et végétarisme (il y a plein de recettes, de bonnes astuces, d’organisation en fonction du sport) >>

Voilà j’espère que ce compte-rendu, retour d’expérience vous plaira. Cette année, j’ai pris la bonne résolution de re-partager des recettes, mon aventure végé. Si vous avez des idées de post, des envies, partagez-les moi en commentaire !  Et vous, prêt(e)s à devenir végétarien(ne)s ?  Qu’en pensez-vous ? 

Bon dimanche à tous !

NOTE: Je rappelle que c’est mon humble avis, que mes choix alimentaires ne remettent en cas en cause VOS choix ou VOS professions (ou celles de vos proches: agriculteurs, éleveurs, producteurs…).

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