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Hi,

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Fin août/début septembre je voulais parler d’un « défi » que je me lançais (je le mets entre guillemet, je reviendrai pour quoi après): Devenir végétarienne. Je me suis qu’il était important de faire suivre mon expérience avec des petits bilans réguliers. Mais comme je l’expliquais, ce n’est pas parce que je parle de « défi », que j’ai signé pour un CDD végétarien. Au contraire.

Dans ma première vidéo/article , j’ai évoqué 3 livres qui m’avaient éduquée au végétarisme ET convaincue, même si comme je l’expliquais, après la prise de conscience, il faut la prise de décision. Ce qui peut prendre plus de temps. Personnellement, c’est ce qui s’est passé, il m’a fallu lire plusieurs livres, plusieurs blogs, voir des vidéos avant de passer le pas. Aujourd’hui, j’avais envie de vous présenter ces 3 livres justement 🙂 + 2 livres plus pratiques sur le végétarisme le tout en vidéo:

Ou en écrit lol 😉

  1. Faut-il Manger les animaux ? Jonathan Safran Foer

J’avais donné mon avis dans ce post que je vous laisse relire par-ici 🙂 >>, MAIS, a posteriori, je trouve que c’est un bon premier ouvrage lorsque l’on souhaite justement comprendre et que l’on s’intéresse. Dans cet ouvrage, vu que ce n’est pas en France, mine de rien il y a forcément une distance. On s’imagine que c’est pire « ailleurs », que forcément ce n’est pas possible « Chez nous ». Ce livre m’a poussé à en apprendre davantage.

2. Bidoche, L’industrie de la viande menace le monde. Fabrice Nicolino

Résumé:Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils dans le plus grand secret des méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Comment peut-on accepter la barbarie de l’élevage industriel ? Pourquoi laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et la crise climatique ? L’industrie de la viande menace le monde, et personne ne semble s’en préoccuper. En s’appuyant sur de nombreuses études ainsi que sur les témoignages d’éleveurs, d’ouvriers d’abattoirs ou de responsables de grandes firmes internationales, Fabrice Nicolino détaille le fonctionnement de cet univers mal connu et dresse un bilan alarmant. Une enquête coup de poing qui fera considérer d’un autre oeil le poulet rôti ou le rosbif du dimanche midi !

Avis: pour un coup de poing…c’est un coup de poing. En fait, j’ai trouvé Nicolino hyper violent dans ses propos, hyper critique, hyper agressif sans… être éducatif.  J’ai eu du mal à terminer le livre tellement, c’était dans certains passages, déstabilisant et même stigmatisant.  Bien sûr qu’il dit la vérité, je ne le nie pas mais ai-je besoin de ça pour devenir végétarienne ? C’était too much. Cela étant dit, ce livre est extrêmement bien documenté, nous suivons du début jusqu’à la fin tout ce qui est nécessaire pour mettre dans notre assiette un steak. Le livre est surtout centré sur la société française, ce qui a achevé d’éveiller ma volonté de « changer mon régime alimentaire ». Même si, ça fait mal au ventre de réaliser justement tout ce qui se cache derrière l’industrie de la viande. Mais ce livre demeure très très cynique et peut être contre-productif.

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3. No Steak, La prochaine phase de l’évolution. Aymeric Caron. 

Résumé: Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir. En effet, en 2050, nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser. Mais au-delà des raisons économiques et écologiques, la science tend à prouver que, contrairement à ce que nous avons longtemps cru, les animaux exploités sont des êtres sensibles, intelligents et sociaux. Dès lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dédié au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de consommer en priorité cochons, poulets et boeufs ? Comment ces animaux sont-ils produits ? Les végétariens vivent-ils plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protéines animales ? Aymeric Caron a mené l’enquête pour décrire, avec verve et humour, tous les aspects de notre étrange rapport à la viande.

Mon avis: C’est le dernier livre que j’ai lu avant de me lancer définitivement. À vrai dire, il a déclenché mon défi et la récolte de derniers arguments pour passer le dernier pas. Je ne suis pas une grande fan du « personnage » Aymeric Caron mais contrairement à l’ouvrage de  FOER, il est français, il parle du cas de la France, il a les mêmes racines culturels, les mêmes clichés que moi. Finalement, je me suis plus facilement identifiée. Son propos est moins agressif. J’ai dû mal avec les vidéos tournées dans les abattoirs car justement, je pense que l’on n’est pas obligées de nous balancer ça pour devenir végétarien. C’est en ça que j’ai préféré l’ouvrage d’Aymeric à celui de FOER ou NICOLINO, trop violent parfois, trop accusatif, trop stigmatisant à l’encontre des agriculteurs par exemple. Caron est plus « Soft » mais pas le moins convaincant. En fait, cette technique douce énumérant point par point en quoi l’abandon de la viande (il se concentre beaucoup sur ce point, moins sur le poisson) est bénéfique en s’appuyant autant sur des études que sur arguments auxquels je n’aurais pas pensé et qui font pourtant appel à notre empathie envers les animaux. Pourquoi ne nous mangeons pas les chats ? Pourquoi mangeons nous les moutons ? Ce sont comme toujours des schémas, des habitudes culturelles. C’est tout bête mais personnellement, c’est ça qui m’a convaincu. Si vous avez un caractère assez similaire au mien, tentez ses ouvrages ;). De plus, Aymeric Caron, au fil des chapitres, revient doucement sur tous les préjugés que nous pouvons avoir contre le végétarisme et forcément, les lève très facilement.

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Et voici les 2 livres plus pratiques une fois que vous êtes prêtes à devenir végétarien ou déjà dans ce nouveau régime :

4. Être Végétarien, Alexandra de Lassus: 

Résumé: Aspirant-végétarien, végétarien débutant ou simple curieux, découvrez le mode de vie veggie ! Pourquoi abandonner la viande ? Que manger exactement ? Comment rester en bonne santé ? Comment assumer son choix alimentaire auprès de sa famille et de ses amis ? Où faire ses courses ? Dans quels restaurants dîner ? Dans quels pays voyager ?… A toutes les questions qui viennent à l’esprit lorsqu’on pense au végétarisme, ce guide pratique propose des réponses claires et concrètes. Il regorge aussi de conseils, d’astuces et de bonnes adresses pour être végétarien au quotidien… dans la joie, la bonne humeur et la santé !

Avis: C’est un livre super ludique qui permet d’aborder le végétarisme d’un angle un peu différent tout en répondant aux inquiétudes que l’on pourrait avoir. Bon il ne faut pas s’attendre à une encyclopédie mais j’ai bien aimé cette approche. C’est rassurant, c’est sympa 😉

5. Guide Nutritionnel Végan

Résumé: Des informations précises sur les nutriments indispensables et les substituts aux produits animaux. Des tables de valeurs nutritionnelles des principaux produits vegan disponibles en France. Des conseils pratiques pour se faciliter la vie quotidienne : liste de courses, produits indispensables, manger vegan même au restaurant, reconnaître les aliments vegan, les super-aliments.

Avis:  Je ne suis pas vegan mais ne consommant pas de lactose (je l’expliquais ici) je cherchais surtout des idées de nutriments pour mes recettes et quelques conseils très pratiques. Ce livre est vraiment… vraiment orienté nutrition. Il y a effectivement quelques conseils, mais c’est surtout des listes… beaucoup de listes et de tableaux nutritionnels.

Retour sur mon premier bilan après un peu plus d’un mois 1/2 côté végétarienne en vidéo mais en texte aussi :

J’ai décidé de présenter mon bilan sous 3 points

  1. Politiser un régime alimentaire

On m’avait fait un petit « reproche » (petiiiit je souligne) que, de par le défi, je cherchais à convaincre / imposer/embrigader vers le végétarisme. J’exagère mais j’ai tout  à fait compris ce retour car moi aussi, en fait, je ne supporte pas avoir une conversation avec quelqu’un qui cherche sans cesse à me convaincre « de le rejoindre », comme quoi SON CHOIX est meilleur que LE MIEN. Ce n’est pas mon objectif et d’ailleurs, pendant longtemps (encore aujourd’hui), je considère de nombreuses végétariens, végétaliens ou encore végan comme INSUPPORTABLES car ils s’imaginent qu’ils ont raison et que tout le reste du monde sont des ignards, arriérés.

BREF. Après un mois du côté végétarien de la force, c’est assez étonnant, mais, le fait de dire « je suis végétarienne » c’était comme si je disais à mes proches : BOU ET TOI TU ES UN VILAIN CARNIVORE. Comme si je les accusais de ne pas être végétariens juste en déclarant que je l’étais. Alors que pas du tout, mes choix sont mes choix, partager « mon régime alimentaire » est surtout à des visées pratiques => « Ne me prépare pas du saumon ». En choisissant de devenir végétarien, à aucun moment, cela signifie que je me permettrais de juger les choix de régime alimentaire des autres.

De plus, à chaque fois que je disais « je suis végétarienne », mes proches cherchaient forcément à justifier le « pourquoi » eux ils ne souhaitaient/pouvaient pas l’être OU le devenir.  À vrai dire, être végétarienne est mon choix, je ne souhaite pas l’imposer à quelqu’un d’autre ET encore moins devenir le porte-parole d’un choix qui n’est à aucun moment politique. En fait, j’aime SENSIBILISER au végétarisme mais je crois que le meilleur moyen de devenir végétarien est de « s’auto-éduquer », de faire doucement la démarche pour apprendre et comprendre pourquoi changer son régime alimentaire vers le végétarisme PEUT vous apporter du bien-être et réduire notre impact sur l’environnement. Je me dis qu’en partageant mon aventure, je peux participer à ce cheminement pour d’autres et que moi-même j’ai pu faire, sans « politiser » un choix qui ne l’est pas au final.

Je sais pas si c’est très compréhensible mais je voulais vraiment aborder ce point qui est finalement assez surprenant. Je ne m’y attendais pas en « choisissant » seulement de ne plus consommer ni viandes ni poissons.

2. Manger en extérieur 

C’est forcément à ce moment que les choses se compliquent. Bien entendu lorsque je peux, je choisis le restaurant en vérifiant que la carte propose bien des plats végétariens. Mais quand je suis en déplacement et que ce n’est pas moi qui choisis, forcément je me retrouve parfois à négocier gentiment avec le serveur. C’est là que ça se passe mal. Le restaurateur lève souvent les yeux au ciel, agacé. Il me propose tout de même un « plat » qui va souvent me laisser le ventre creux ou pire, pour lui, un plat avec du lactose (fromage etc.) Et là ces sourcils TOUCHENT LE CIEL : donc la relou est doublement relou car elle est végétarienne ET intolérante au lactose. Là souvent il essaie de négocier en me disant « nan mais vous êtes vraiment intolérante ou c’est juste… ? » Oui c’est juste quoi ? pour te faire chier ?

Non plus sérieusement, c’est vraiment dur de tomber sur un restaurateur coopérant. Je plains d’autant plus les personnes allergiques qui risquent vraiment leur vie en mangeant un plat. De plus, je suis toujours surprise de voir à quel point certains restaurateurs ignorent finalement totalement ce qu’ils mettent dans l’assiette des consommateurs. Parfois, certains ne savaient même s’il y avait de la crème ou non dans une sauce… Bref. Donc, oui il faut passer par cette sensation désagréable de « relou de service » dans certains restaurants. Je trouve ça terriblement dommage et forcément, ça donne encore moins envie de sortir. C’est peut-être le petit obstacle à une vie sociale (que mentionne Aymeric dans son livre), mais je m’accommode toujours.

3. Mes points faibles

À la maison, c’est globalement facile pour moi de ne pas me tenter puisque je n’achète plus tout simplement de viande, de poissons….à l’exception de Matthieu, mon petit ami, qui a son coin dans le frigo. D’ailleurs, j’essaie doucement de lui montrer les avantages du végétarisme sans imposer quoique ce soit. J’aimerais vivre cette aventure avec lui. J’ai l’impression que c’est plus difficile pour les hommes de s’y mettre. En tout cas il respecte mon choix, bien que cela implique parfois plus d’efforts pour la cuisine. Résultat, il fait souvent son bout de viande dans son coin, une fois que tout le reste du menu est prêt pour nous. Ce n’est pas compliqué, c’est juste… un peu relou

Relou pour moi qui doit aussi faire les courses et ajouter sa viande, ce qui commence à m’écoeurer un peu puisque je continue à me renseigner sur cette industrie… :/ Mais revenons à mes points faibles : le POISSON. C’est bien lui qui me pose problème. J’adore. J’ai tenu, je n’ai pas craqué. Avec Matthieu, nous avons une tradition avant les courses : manger japonais. Difficile de manger japonais sans manger du poisson mais je l’ai fait. C’était dur, mais nous avons fait des efforts pour trouver un japonais un peu plus inventif en terme de maki que avocat/concombre pour les végétariens. C’est comme tout, c’est uniquement une habitude à prendre. Lorsque j’avais des hésitations, je me souvenais tout simplement de TOUT ce que j’avais lu, de TOUT ce que je sais sur l’industrie de la Mer pour ne pas craquer. Et ça fonctionne 🙂 Je le reconnais que j’ai eu des envies lorsque l’occasion se présentait mais ma technique marche : pas de craquage. Le défi continue !

J’espère que ce post… que j’ai voulu assez complet vous aura plu lol. Je pense que la prochaine fois je ferai un post plus light mais j’avais envie de vous partager mon expérience sans prendre de temps moralisateur, sans vous imposer un point de vue tout en vous montrant les choix possibles si, jamais et je ne dis bien, si jamais vous serez tentées par l’expérience du végétarisme 🙂

Que pensez-vous des ouvrages sur l’industrie de la viande ? vous vous sentez vous prêtes à les lire ? 

à très vite

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