Hi,

Fin aoĂ»t/dĂ©but septembre je voulais parler d’un « dĂ©fi » que je me lançais (je le mets entre guillemet, je reviendrai pour quoi aprĂšs): Devenir vĂ©gĂ©tarienne. Je me suis qu’il Ă©tait important de faire suivre mon expĂ©rience avec des petits bilans rĂ©guliers. Mais comme je l’expliquais, ce n’est pas parce que je parle de « dĂ©fi », que j’ai signĂ© pour un CDD vĂ©gĂ©tarien. Au contraire.
Dans ma premiĂšre vidĂ©o/article , j’ai Ă©voquĂ© 3 livres qui m’avaient Ă©duquĂ©e au vĂ©gĂ©tarisme ET convaincue, mĂȘme si comme je l’expliquais, aprĂšs la prise de conscience, il faut la prise de dĂ©cision. Ce qui peut prendre plus de temps. Personnellement, c’est ce qui s’est passĂ©, il m’a fallu lire plusieurs livres, plusieurs blogs, voir des vidĂ©os avant de passer le pas. Aujourd’hui, j’avais envie de vous prĂ©senter ces 3 livres justement đ + 2 livres plus pratiques sur le vĂ©gĂ©tarisme le tout en vidĂ©o:
Ou en Ă©crit lol đ
J’avais donnĂ© mon avis dans ce post que je vous laisse relire par-ici đ >>, MAIS, a posteriori, je trouve que c’est un bon premier ouvrage lorsque l’on souhaite justement comprendre et que l’on s’intĂ©resse. Dans cet ouvrage, vu que ce n’est pas en France, mine de rien il y a forcĂ©ment une distance. On s’imagine que c’est pire « ailleurs », que forcĂ©ment ce n’est pas possible « Chez nous ». Ce livre m’a poussĂ© Ă en apprendre davantage.
2. Bidoche, L’industrie de la viande menace le monde. Fabrice Nicolino
RĂ©sumĂ©:Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils dans le plus grand secret des mĂ©thodes pour « fabriquer » de la « matiĂšre » Ă partir d’ĂȘtres vivants et sensibles ? Comment peut-on accepter la barbarie de l’Ă©levage industriel ? Pourquoi laisse-t-on la consommation effrĂ©nĂ©e de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santĂ© humaine, dĂ©truire les forĂȘts tropicales, aggraver la famine et la crise climatique ? L’industrie de la viande menace le monde, et personne ne semble s’en prĂ©occuper. En s’appuyant sur de nombreuses Ă©tudes ainsi que sur les tĂ©moignages d’Ă©leveurs, d’ouvriers d’abattoirs ou de responsables de grandes firmes internationales, Fabrice Nicolino dĂ©taille le fonctionnement de cet univers mal connu et dresse un bilan alarmant. Une enquĂȘte coup de poing qui fera considĂ©rer d’un autre oeil le poulet rĂŽti ou le rosbif du dimanche midi !
Avis: pour un coup de poing…c’est un coup de poing. En fait, j’ai trouvĂ© Nicolino hyper violent dans ses propos, hyper critique, hyper agressif sans… ĂȘtre Ă©ducatif.  J’ai eu du mal Ă terminer le livre tellement, c’Ă©tait dans certains passages, dĂ©stabilisant et mĂȘme stigmatisant.  Bien sĂ»r qu’il dit la vĂ©ritĂ©, je ne le nie pas mais ai-je besoin de ça pour devenir vĂ©gĂ©tarienne ? C’Ă©tait too much. Cela Ă©tant dit, ce livre est extrĂȘmement bien documentĂ©, nous suivons du dĂ©but jusqu’Ă la fin tout ce qui est nĂ©cessaire pour mettre dans notre assiette un steak. Le livre est surtout centrĂ© sur la sociĂ©tĂ© française, ce qui a achevĂ© d’Ă©veiller ma volontĂ© de « changer mon rĂ©gime alimentaire ». MĂȘme si, ça fait mal au ventre de rĂ©aliser justement tout ce qui se cache derriĂšre l’industrie de la viande. Mais ce livre demeure trĂšs trĂšs cynique et peut ĂȘtre contre-productif.

3. No Steak, La prochaine phase de l’Ă©volution. Aymeric Caron.Â
RĂ©sumĂ©: BientĂŽt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons de tuer des ĂȘtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque annĂ©e – pour nous nourrir. En effet, en 2050, nous serons prĂšs de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le rĂ©gime carnĂ© continue Ă progresser. Mais au-delĂ des raisons Ă©conomiques et Ă©cologiques, la science tend Ă prouver que, contrairement Ă ce que nous avons longtemps cru, les animaux exploitĂ©s sont des ĂȘtres sensibles, intelligents et sociaux. DĂšs lors, avons-nous encore le droit de les manger ? Pourquoi les chats et les chiens ont-ils un palace qui leur est dĂ©diĂ© au Canada alors qu’en Chine ils peuvent finir au fond d’une casserole ? Pourquoi avons-nous choisi de consommer en prioritĂ© cochons, poulets et boeufs ? Comment ces animaux sont-ils produits ? Les vĂ©gĂ©tariens vivent-ils plus longtemps que les carnivores ? Comment peut-on remplacer les protĂ©ines animales ? Aymeric Caron a menĂ© l’enquĂȘte pour dĂ©crire, avec verve et humour, tous les aspects de notre Ă©trange rapport Ă la viande.
Mon avis: C’est le dernier livre que j’ai lu avant de me lancer dĂ©finitivement. Ă vrai dire, il a dĂ©clenchĂ© mon dĂ©fi et la rĂ©colte de derniers arguments pour passer le dernier pas. Je ne suis pas une grande fan du « personnage » Aymeric Caron mais contrairement Ă l’ouvrage de  FOER, il est français, il parle du cas de la France, il a les mĂȘmes racines culturels, les mĂȘmes clichĂ©s que moi. Finalement, je me suis plus facilement identifiĂ©e. Son propos est moins agressif. J’ai dĂ» mal avec les vidĂ©os tournĂ©es dans les abattoirs car justement, je pense que l’on n’est pas obligĂ©es de nous balancer ça pour devenir vĂ©gĂ©tarien. C’est en ça que j’ai prĂ©fĂ©rĂ© l’ouvrage d’Aymeric Ă celui de FOER ou NICOLINO, trop violent parfois, trop accusatif, trop stigmatisant Ă l’encontre des agriculteurs par exemple. Caron est plus « Soft » mais pas le moins convaincant. En fait, cette technique douce Ă©numĂ©rant point par point en quoi l’abandon de la viande (il se concentre beaucoup sur ce point, moins sur le poisson) est bĂ©nĂ©fique en s’appuyant autant sur des Ă©tudes que sur arguments auxquels je n’aurais pas pensĂ© et qui font pourtant appel Ă notre empathie envers les animaux. Pourquoi ne nous mangeons pas les chats ? Pourquoi mangeons nous les moutons ? Ce sont comme toujours des schĂ©mas, des habitudes culturelles. C’est tout bĂȘte mais personnellement, c’est ça qui m’a convaincu. Si vous avez un caractĂšre assez similaire au mien, tentez ses ouvrages ;). De plus, Aymeric Caron, au fil des chapitres, revient doucement sur tous les prĂ©jugĂ©s que nous pouvons avoir contre le vĂ©gĂ©tarisme et forcĂ©ment, les lĂšve trĂšs facilement.

Et voici les 2 livres plus pratiques une fois que vous ĂȘtes prĂȘtes Ă devenir vĂ©gĂ©tarien ou dĂ©jĂ dans ce nouveau rĂ©gime :
4. Ătre VĂ©gĂ©tarien, Alexandra de Lassus:Â
RĂ©sumĂ©: Aspirant-vĂ©gĂ©tarien, vĂ©gĂ©tarien dĂ©butant ou simple curieux, dĂ©couvrez le mode de vie veggie ! Pourquoi abandonner la viande ? Que manger exactement ? Comment rester en bonne santĂ© ? Comment assumer son choix alimentaire auprĂšs de sa famille et de ses amis ? OĂč faire ses courses ? Dans quels restaurants dĂźner ? Dans quels pays voyager ?… A toutes les questions qui viennent Ă l’esprit lorsqu’on pense au vĂ©gĂ©tarisme, ce guide pratique propose des rĂ©ponses claires et concrĂštes. Il regorge aussi de conseils, d’astuces et de bonnes adresses pour ĂȘtre vĂ©gĂ©tarien au quotidien… dans la joie, la bonne humeur et la santĂ© !
Avis: C’est un livre super ludique qui permet d’aborder le vĂ©gĂ©tarisme d’un angle un peu diffĂ©rent tout en rĂ©pondant aux inquiĂ©tudes que l’on pourrait avoir. Bon il ne faut pas s’attendre Ă une encyclopĂ©die mais j’ai bien aimĂ© cette approche. C’est rassurant, c’est sympa đ
RĂ©sumĂ©: Des informations prĂ©cises sur les nutriments indispensables et les substituts aux produits animaux. Des tables de valeurs nutritionnelles des principaux produits vegan disponibles en France. Des conseils pratiques pour se faciliter la vie quotidienne : liste de courses, produits indispensables, manger vegan mĂȘme au restaurant, reconnaĂźtre les aliments vegan, les super-aliments.
Avis:  Je ne suis pas vegan mais ne consommant pas de lactose (je l’expliquais ici) je cherchais surtout des idĂ©es de nutriments pour mes recettes et quelques conseils trĂšs pratiques. Ce livre est vraiment… vraiment orientĂ© nutrition. Il y a effectivement quelques conseils, mais c’est surtout des listes… beaucoup de listes et de tableaux nutritionnels.
Retour sur mon premier bilan aprĂšs un peu plus d’un mois 1/2 cĂŽtĂ© vĂ©gĂ©tarienne en vidĂ©o mais en texte aussi :
J’ai dĂ©cidĂ© de prĂ©senter mon bilan sous 3 points
- Politiser un régime alimentaire
On m’avait fait un petit « reproche » (petiiiit je souligne) que, de par le dĂ©fi, je cherchais Ă convaincre / imposer/embrigader vers le vĂ©gĂ©tarisme. J’exagĂšre mais j’ai tout  à fait compris ce retour car moi aussi, en fait, je ne supporte pas avoir une conversation avec quelqu’un qui cherche sans cesse Ă me convaincre « de le rejoindre », comme quoi SON CHOIX est meilleur que LE MIEN. Ce n’est pas mon objectif et d’ailleurs, pendant longtemps (encore aujourd’hui), je considĂšre de nombreuses vĂ©gĂ©tariens, vĂ©gĂ©taliens ou encore vĂ©gan comme INSUPPORTABLES car ils s’imaginent qu’ils ont raison et que tout le reste du monde sont des ignards, arriĂ©rĂ©s.
BREF. AprĂšs un mois du cĂŽtĂ© vĂ©gĂ©tarien de la force, c’est assez Ă©tonnant, mais, le fait de dire « je suis vĂ©gĂ©tarienne » c’Ă©tait comme si je disais Ă mes proches : BOU ET TOI TU ES UN VILAIN CARNIVORE. Comme si je les accusais de ne pas ĂȘtre vĂ©gĂ©tariens juste en dĂ©clarant que je l’Ă©tais. Alors que pas du tout, mes choix sont mes choix, partager « mon rĂ©gime alimentaire » est surtout Ă des visĂ©es pratiques => « Ne me prĂ©pare pas du saumon ». En choisissant de devenir vĂ©gĂ©tarien, Ă aucun moment, cela signifie que je me permettrais de juger les choix de rĂ©gime alimentaire des autres.
De plus, Ă chaque fois que je disais « je suis vĂ©gĂ©tarienne », mes proches cherchaient forcĂ©ment Ă justifier le « pourquoi » eux ils ne souhaitaient/pouvaient pas l’ĂȘtre OU le devenir.  à vrai dire, ĂȘtre vĂ©gĂ©tarienne est mon choix, je ne souhaite pas l’imposer Ă quelqu’un d’autre ET encore moins devenir le porte-parole d’un choix qui n’est Ă aucun moment politique. En fait, j’aime SENSIBILISER au vĂ©gĂ©tarisme mais je crois que le meilleur moyen de devenir vĂ©gĂ©tarien est de « s’auto-Ă©duquer », de faire doucement la dĂ©marche pour apprendre et comprendre pourquoi changer son rĂ©gime alimentaire vers le vĂ©gĂ©tarisme PEUT vous apporter du bien-ĂȘtre et rĂ©duire notre impact sur l’environnement. Je me dis qu’en partageant mon aventure, je peux participer Ă ce cheminement pour d’autres et que moi-mĂȘme j’ai pu faire, sans « politiser » un choix qui ne l’est pas au final.
Je sais pas si c’est trĂšs comprĂ©hensible mais je voulais vraiment aborder ce point qui est finalement assez surprenant. Je ne m’y attendais pas en « choisissant » seulement de ne plus consommer ni viandes ni poissons.
2. Manger en extĂ©rieurÂ
C’est forcĂ©ment Ă ce moment que les choses se compliquent. Bien entendu lorsque je peux, je choisis le restaurant en vĂ©rifiant que la carte propose bien des plats vĂ©gĂ©tariens. Mais quand je suis en dĂ©placement et que ce n’est pas moi qui choisis, forcĂ©ment je me retrouve parfois Ă nĂ©gocier gentiment avec le serveur. C’est lĂ que ça se passe mal. Le restaurateur lĂšve souvent les yeux au ciel, agacĂ©. Il me propose tout de mĂȘme un « plat » qui va souvent me laisser le ventre creux ou pire, pour lui, un plat avec du lactose (fromage etc.) Et lĂ ces sourcils TOUCHENT LE CIEL : donc la relou est doublement relou car elle est vĂ©gĂ©tarienne ET intolĂ©rante au lactose. LĂ souvent il essaie de nĂ©gocier en me disant « nan mais vous ĂȘtes vraiment intolĂ©rante ou c’est juste… ? » Oui c’est juste quoi ? pour te faire chier ?
Non plus sĂ©rieusement, c’est vraiment dur de tomber sur un restaurateur coopĂ©rant. Je plains d’autant plus les personnes allergiques qui risquent vraiment leur vie en mangeant un plat. De plus, je suis toujours surprise de voir Ă quel point certains restaurateurs ignorent finalement totalement ce qu’ils mettent dans l’assiette des consommateurs. Parfois, certains ne savaient mĂȘme s’il y avait de la crĂšme ou non dans une sauce… Bref. Donc, oui il faut passer par cette sensation dĂ©sagrĂ©able de « relou de service » dans certains restaurants. Je trouve ça terriblement dommage et forcĂ©ment, ça donne encore moins envie de sortir. C’est peut-ĂȘtre le petit obstacle Ă une vie sociale (que mentionne Aymeric dans son livre), mais je m’accommode toujours.
3. Mes points faibles
Ă la maison, c’est globalement facile pour moi de ne pas me tenter puisque je n’achĂšte plus tout simplement de viande, de poissons….Ă l’exception de Matthieu, mon petit ami, qui a son coin dans le frigo. D’ailleurs, j’essaie doucement de lui montrer les avantages du vĂ©gĂ©tarisme sans imposer quoique ce soit. J’aimerais vivre cette aventure avec lui. J’ai l’impression que c’est plus difficile pour les hommes de s’y mettre. En tout cas il respecte mon choix, bien que cela implique parfois plus d’efforts pour la cuisine. RĂ©sultat, il fait souvent son bout de viande dans son coin, une fois que tout le reste du menu est prĂȘt pour nous. Ce n’est pas compliquĂ©, c’est juste… un peu relou
Relou pour moi qui doit aussi faire les courses et ajouter sa viande, ce qui commence Ă m’Ă©coeurer un peu puisque je continue Ă me renseigner sur cette industrie… :/ Mais revenons Ă mes points faibles : le POISSON. C’est bien lui qui me pose problĂšme. J’adore. J’ai tenu, je n’ai pas craquĂ©. Avec Matthieu, nous avons une tradition avant les courses : manger japonais. Difficile de manger japonais sans manger du poisson mais je l’ai fait. C’Ă©tait dur, mais nous avons fait des efforts pour trouver un japonais un peu plus inventif en terme de maki que avocat/concombre pour les vĂ©gĂ©tariens. C’est comme tout, c’est uniquement une habitude Ă prendre. Lorsque j’avais des hĂ©sitations, je me souvenais tout simplement de TOUT ce que j’avais lu, de TOUT ce que je sais sur l’industrie de la Mer pour ne pas craquer. Et ça fonctionne đ Je le reconnais que j’ai eu des envies lorsque l’occasion se prĂ©sentait mais ma technique marche : pas de craquage. Le dĂ©fi continue !
J’espĂšre que ce post… que j’ai voulu assez complet vous aura plu lol. Je pense que la prochaine fois je ferai un post plus light mais j’avais envie de vous partager mon expĂ©rience sans prendre de temps moralisateur, sans vous imposer un point de vue tout en vous montrant les choix possibles si, jamais et je ne dis bien, si jamais vous serez tentĂ©es par l’expĂ©rience du vĂ©gĂ©tarisme đ
Que pensez-vous des ouvrages sur l’industrie de la viande ? vous vous sentez vous prĂȘtes Ă les lire ?Â
Ă trĂšs vite
J’ai beaucoup aimĂ© le livre de « Faut-il Manger les animaux ? ». Si tu as l’occasion, je te conseille le livre « Plaidoyer pour les animaux » de Matthieu Ricard, il ne parle pas que sur l’industrie de la viande mais sur l’utilisation des animaux en gĂ©nĂ©ral, trĂšs instructif !
Bonne continuation dans ce dĂ©fi đ
C’est une rĂ©flexion que j’ai de plus en plus souvent. Je mange vraiment trĂšs peu de viande par rapport Ă la moyenne. Mais j’ai du mal Ă passer le cap d’arrĂȘter totalement. D’autant plus que j’ai 3 enfants et que je ne me vois pas leur imposer ce choix (ils aiment certains plats carnivores et je ne me donne pas le droit de leur en priver). Par contre, on en parle Ă la maison rĂ©guliĂšrement, j’essaie de leur apprendre pourquoi on mange pas de tomates (c’est un exemple) en hiver, ils savent pourquoi on mange peu de viande et ca leur va bien. Je me dis que peut ĂȘtre un jour il y aura une dĂ©marche collective familiale !
C’est une belle dĂ©marche: ).
J’ai fortement rĂ©duit ma consommation de viande Ă©galement et le poisson j’aime encore, pour le moment je me sens pas « prĂȘte » Ă arrĂȘter; moins en consommer oui le supprimer non alors que la viande je peux trĂšs facilement… Je trouve dommage que tu dises « ne pas craquer », « dur » etc… Finalement parfois tu t’imposes un choix s’en en ĂȘtre rĂ©ellement un face Ă quelque chose qui te donne envie. Si vraiment un jour tu as envie de poisson pourquoi t’en priver? (en oubliant les conditions d’Ă©levage etc… hein). Personnellement (et ce n’est que mon point de vue), je prĂ©fĂšre ne pas me coller d’Ă©tiquette ou autre surtout quant on me questionne sur le pourquoi aujourd’hui je ne mange pas de viande ou poisson, mais en disant surtout: AUJOURD’HUI j’en n’avais pas envie, peut ĂȘtre que demain OUI ou dans 1 mois who knows?!! ;).
C’est un peu « vache » quand mĂȘme de « reprocher » Ă ton copain son bout de viande alors qu’il respecte ton choix du sens viande ni poisson ahaha. Demande toi si pour lui ce n’est pas relou de te voir manger que des lĂ©gumineuses et ne plus pouvoir partager un repas Ă base de poisson avec toi ;). Relativise il te le fait pas cuisiner ;).
Vraiment le plus important c’est de faire en fonction de son envie et ne pas ĂȘtre trop radical envers soi mĂȘme. Peu importe ce qu’en pense son entourage, mĂȘme si pour ma part j’ai beaucoup de mal Ă faire accepter le fait que je mange peu/pas de viande, mais Ă la place je vais me faire des haricots rouges, tofu etc… parce que m**** moi aussi j’ai besoin de ma dose de protĂ©ine ;). C’est toujours un sujet encore trĂšs dĂ©licat, Ă midi mĂȘme j’ai eu des rĂ©flexions: « ah oui toi pas de sandwichs, c’est des lĂ©gumes – ils mangent quoi les vĂ©gĂ©tariens que des plantes! » « euh alors oui j’ai des lĂ©gumes, mais si tu appelles de la semoule un lĂ©gume ou encore mon oeuf revois la dĂ©finition, je me dĂ©clare pas vĂ©gĂ©tarienne comme je te l’ai dĂ©jĂ expliquĂ© bref… ».
En tout cas félicitation pour les deux mois.
Belle soirée
Hello
Je ne lui reproche pas et je ne trouve pas ça relou qu’il mange sa viande ou son poisson (sinon je ne les achĂšterai pas) mais c’est forcĂ©ment une aventure que j’aimerais partager avec lui đ !
Merci de partager ton retour d’expĂ©rience et bravo d’avoir fait le pas « prise de dĂ©cision »! je suis vĂ©gĂ©tarienne depuis plus de 2 ans et les tentations ont maintenant totalement disparu, en fait dans la tĂȘte c’est trĂšs simple, viande et poisson sont maintenant rangĂ©s dans la catĂ©gorie « non comestible » au mĂȘme titre que le plastique ou le mĂ©tal quoi! ça ne m’effleure plus l’esprit de pouvoir les manger. Bonne continuation on the green way of life đ
Hello,
tout d abord félicitations pour ta démarche. J ai 3 questions pour toi :
1/ as tu lu le livre de Gilles lartigot si non achete le d urgence et regarde ses vidéos ?
2/ prends tu de la vitamine b12 en complément ? 3/ as tu testé les jus maison avec un extracteur (cf site internet: régénÚre) ?
@+
Hello Florence
1. Non je ne l’ai pas mais je connais dĂ©jĂ
2. non pas besoin puisque je consomme toujours des oeufs (la vitamine b12 est pour les végans)
3. je me fais des jus avec mon blender đ et ça me suffit largement
des bises
Je crois que le premier livre que j’ai lu avant de rentrer complĂštement dans le vĂ©gĂ©tarisme, c’est le livre d’Aymeric Caron. Alors c’est vrai qu’il est plus philosophique mais ses arguments font mouche… Il interroge vraiment notre rapport aux animaux et du coup, il enclenche une vraie rĂ©flexion du cĂŽtĂ© du lecteur. Dans la mĂȘme veine, je ne peux que te recommander le livre de Mathieu Ricard, « Plaidoyer pour les animaux ». Je l’ai adorĂ©, il se lit trĂšs facilement et les arguments nombreux m’ont dĂ©finitivement convaincue âșïž
Bon, je voulais lire le livre de Nicolino mais aprĂšs t’avoir lu, je crois que je vais passer mon tour
merci pour ton expĂ©rience et ton retour, j’ai commandĂ© « Antispeciste » de Caron ma premiĂšre approche…
Bonne lecture đ moi je ne l’ai pas encore lu :$ !!
Bravo pour ta dĂ©marche ! đ
Quand je suis devenue vĂ©gĂ©tarienne j’ai aussi trĂšs vite Ă©tĂ© marquĂ©e par le fait que quand je dit « Je suis vĂ©gĂ©tarienne » les gens entendent « Tu manges de la viande, c’est mal » et se sentent systĂ©matiquement obligĂ©s de se justifier. Certains ont mĂȘme Ă©tĂ© trĂšs virulents avec moi alors que jamais de la vie je n’ai tentĂ© de convaincre qui que ce soit.
D’ailleurs je te rejoins sur ce point, essayer de « convertir » quelqu’un ne sert Ă rien, les gens se sentent agressĂ©s et se braquent (moi la premiĂšre d’ailleurs !).
On m’a dit une fois que je ne ressemblais pas Ă une vĂ©gĂ©tarienne parce que je ne passais pas mon temps Ă attaquer les autres sur leur rĂ©gime alimentaire. Et que du coup ça donnait presque envie d’essayer. Comme quoi !
Je comprend ton envie de partager ce changement avec Matthieu : au dĂ©jĂ du fait que c’est plus sympa, c’est rapidement embĂȘtant de devoir prĂ©parer deux plats diffĂ©rents Ă chaque fois. Mon copain n’est pas vĂ©gĂ©tarien non plus (et il ne cuisine pas donc je dois lui faire cuire sa viande…) et il n’est absolument pas en passe de le devenir. Il a mĂȘme eu du mal Ă accepter mon vĂ©gĂ©tarisme mais il a fini par s’y faire.
Par contre comme toi je pensais que les hommes en gĂ©nĂ©ral seraient moins enclins Ă devenir vĂ©gĂ©tarien mais depuis que je le suis, je n’ai croisĂ© que des hommes vĂ©gĂ©tariens, aucune femme !
Et pour rĂ©pondre Ă ta question, je n’ai jamais lu de livres sur l’industrie de la viande et je ne pense pas le faire. Je sais dĂ©jĂ globalement ce qu’il y est Ă©crit et je n’ai pas tellement envie de lire ça. Pareil pour toutes ces vidĂ©os qui montrent les maltraitances, je ne veux pas les regarder, ça me rend malade rien que d’y penser… :/
Jamais lu d’ouvrages sur l’industrie de la viande, et je t’avoue trĂšs sincĂšrement que tous les dĂ©bats portĂ©s par la blogosphĂšre et les rĂ©seaux avec comme banniĂšre « manger les animaux (ces pauvres bĂȘtes qui aspirent aux mĂȘme droits que nous (WTF?)) c’est mal » ne donnent absolument pas envie de les lire.
Je me permets ce commentaire parce que je vis moi mĂȘme dans le milieu agricole, mon conjoint et sa mĂšre sont Ă©leveurs, c’est donc un domaine que jâai dĂ©couvert, et que je continue Ă dĂ©couvrir chaque jour, depuis un peu plus de 6 ans. La plupart de mes amis sont Ă©leveurs aussi. Et si j’ai bien conscience que l’industrie animale de masse est, appelons un chat un chat, de la merde, l’agriculteur c’est aussi, et surtout des petites et moyennes exploitations (par rapport Ă l’industrie de masse j’entends), et que c’est une agriculture qui est nĂ©cessaire. Je vais pas faire un roman, mais comment imaginer des terrains non pĂąturĂ©s, non travaillĂ©s, des animaux laissĂ©s en libertĂ© (oui oui on m’a clairement dit, sur un post de Lucile Woodward d’ailleurs, qu’en gros les vaches et les poules avaient les mĂȘmes aspirations que nous et qu’on devrait les laisser libres -> j’imagine quand le bĂ©tail va se promener sur les autoroutes la rĂ©action de tous ces pro-libertĂ© des animaux) ça serait le chaos complet. Je suis d’accord qu’il faut se diriger vers une consommation (et donc une production) plus raisonnĂ©e, mais l’agriculture existe depuis des siĂšcles, et il y a bien une raison à ça.
Dernier avis perso et plus gĂ©nĂ©ral: Ă vouloir s’en prendre Ă la production de viande (et de lait, parce que le lait c’est mal aussi) on tue des petits exploitants, pas les gros lobbies.
Bon et sinon c’est tout de mĂȘme cool de tester le rĂ©gime vĂ©gĂ©tarien. Comme tu le dis c’est un choix perso, et je ne remets pas ça du tout en question, au contraire c’est la dĂ©couverte de choses nouvelles et ça c’est positif. Juste un petit (gros) ras-le-bol de cette guerre contre la production de viande que je vis comme une guerre contre les petits paysans qui tentent de survivre tant bien que mal tandis que les lobbies s’en mettent plein les poches.
Je n’ai pas l’impression que devenir vĂ©gĂ©tarien et dĂ©noncer les conditions d’Ă©levage, c’est s’en prendre aux agriculteurs. Au contraire,on constate aujourd’hui que les Ă©leveurs qui s’en sortent, ce sont ceux qui dĂ©cident de ne pas se surendetter en construisant des stabulations entravĂ©es dans lesquelles les animaux ne peuvent mĂȘme pas se retourner, mais qui optent pour les faire pĂąturer. Ce sont des Ă©conomies rĂ©alisĂ©es aussi sur leur alimentation, puisque si les vaches se nourrissent de luzerne, de fourrages verts, c’est plus Ă©conomique que de les alimenter avec des ogm. Les agriculteurs eux-mĂȘmes sont des victimes qui se retrouvent empĂȘtrĂ©es dans des situations de surendettement qui les poussent Ă toujours vouloir produire plus, alors qu’une production de qualitĂ© ( comme en tĂ©moigne le lait de la marque des consommateurs qui se vend depuis hier et permet aux Ă©leveurs de se rĂ©munĂ©rer correctement malgrĂ© la crise du lait) peut ĂȘtre la solution.
Je n’aurais pas mieux dit, merci beaucoup Elise đ !
Je pense que tu aurais dĂ» regarder la vidĂ©o car j’entre plus en dĂ©tails sur le fait que devenir vĂ©gĂ©tarien n’est pas lĂ non plus pour attaquer les agriculteurs. J’explique d’ailleurs que lorsque j’Ă©tais flexitarienne, je m’efforçais d’acheter ma viande directement chez des petits Ă©leveurs.
Bien sĂ»r que les lobbies s’en mettent plein les poches et ceci concerne aussi les fruits, les lĂ©gumes et mĂȘme les labels bio, mais en se sensibilisant en gĂ©nĂ©ral sur la production de viande ET de poissons, en rĂ©duisant sa consommation, on peut faire doucement bouger les lignes.
Pour moi c’est un choix, ça n’est pas une question de livres Ă lire (Ă vrai dire chacun son opinion lĂ -dessus).
Donc je mange de la viande car je suis une carnivore, mĂȘme si j’en mange moins que mes parents par exemple.
J’espĂšre pour toi que tu n’es pas carnivore mais plutĂŽt omnivore đ
Merci, je me fais aussi la remarque à chaque fois que je lis un débat sur le végétarisme. On est omnivores quand on mange de la viande, pas carnivores!
Un choix peut ĂȘtre Ă©clairĂ© par de bonnes lectures đ
Coucou Anne,
Merci pour ton post que j’ai trouvĂ© trĂšs intĂ©ressant.
Je m’intĂ©resse de plus en plus au vĂ©gĂ©tarisme, actuellement je ne mange de la viande qu’Ă 30% de mes repas.
Mais ce qui me fait peur c’est la « pression sociale », comme tu l’as bien expliquĂ© dans ton article c’est quand on va au restau ou chez des amis que ça peut poser problĂšme. Et puis je ne vais pas mentir, j’ai peur que le goĂ»t de la viande et du poisson me manque parfois …
Je me laisse encore du temps pour poursuivre ce chemin vers le vĂ©gĂ©tarisme đ
Merci de nous sensibiliser Ă ce sujet !
Emilie, je suis vĂ©gĂ©tarienne depuis 6 ans et il ne faut pas avoir peur de la pression sociale. Mes amis sont les premiers Ă me prĂ©parer des bons petits plats et ne s’offensent pas que je ne mange pas telle ou telle chose. Le plus dur a Ă©tĂ© ma famille et surtout mes beaux-parents qui manquent cruellement d’envie et d’imagination Ă tester de nouvelles choses… Et cette annĂ©e nous sommes trois vĂ©gĂ©tariennes Ă table pour les fĂȘtes de NoĂ«l alors que j’Ă©tais la seule il y a 3 ans đ
Prend ton temps, le choix est le tien et tu as le droit de le devenir, si tu le veux, en passant des paliers tout comme pour la course Ă pied đ
Merci beaucoup AnaĂŻs pour ton message đ
Je vois bien que de plus en plus de personnes ont une vraie réflexion autour du végétarisme ce qui est trÚs rassurant pour ma part !
C’est vrai que la cuisine vĂ©gĂ©tarienne demande de la crĂ©ativitĂ©, et comme j’adore cuisiner cela ne me dĂ©plaĂźt pas.
J’aime beaucoup le lien que tu fais avec la course Ă pied et les paliers. J’adore ce sport, oĂč j’ai beaucoup Ă©voluĂ© et progressĂ©, alors pourquoi pas faire la mĂȘme chose avec mon mode de vie đ
Je ne peux qu’ĂȘtre 100% d’accord avec AnaĂŻs, devenir vĂ©gĂ©tarien est un processus aussi, tout comme le sport đ !
Salut Anne,
Je suis un peu dans la mĂȘme dĂ©marche que toi en ce moment et j’ai eu les mĂȘme rĂ©actions de mes proches. J’ai Ă©tĂ© trĂšs surprise de la violence de certains propos, comme si je les attaquais sur leur rĂ©gime alimentaire alors que je leur explique juste ma dĂ©marche personnelle. L’autre fois justement j’Ă©tais au restaurant avec des amis et j’ai Ă©tĂ© la seule Ă prendre le plat vĂ©gĂ©tarien. Je ne voulais mĂȘme pas en parler Ă ce moment lĂ , mais on m’a bien fait remarquer que « Tiens, tu ne prends pas le poulet? » Ben non je ne prend pas le poulet, je ne suis pas encore vĂ©gĂ©tarienne, mais je tends fortement Ă le devenir. « Ah ben ça y est, dĂ©jĂ que tu Ă©tais Ă©colo, maintenant tu vas devenir une extrĂ©misme du vĂ©gĂ©tarisme! Si ça continu on va manger que des graines bientĂŽt et bon t’y a pensĂ© Ă la souffrance des lĂ©gumes??? » Oui bon euh dĂ©jĂ je ne suis pas extrĂ©miste, je choisis juste MON rĂ©gime alimentaire et je ne te l’impose pas, et quand on m’aura dĂ©montrer qu’un lĂ©gume possĂšde un systĂšme nerveux je me poserai la question de la consommation des lĂ©gumes. C’est une sensation trĂšs bizarre en fait de se retrouver « hors norme » finalement alors que ce n’est QUE un rĂ©gime alimentaire. Je m’efforce Ă expliquer ma dĂ©marche et les raisons qui me poussent à ça (Ă©cologique, condition de production, santĂ©…). Le chemin est encore long, mais je sais que mes proches restent assez ouverts d’esprit et non sont plus aussi piquant!
Je te comprends, je pense trĂšs sincĂšrement que si on me demande encore le pourquoi du comment je suis devenue vĂ©gĂ©tariennz, j’offre le livre Faut il manger les animaux ? Et je les laisse Ă leur propre rĂ©flexion… J’ai pas du tout envie de me justifier et d’entrer dans un dĂ©bat stĂ©rile đ (Tout dĂ©pend de l’interlocuteur bien sĂ»r…)
HonnĂȘtement les personnes qui se sentent Ă ce point lĂ attaquĂ©es, c’est qu’elles ont des choses Ă se reprocher…elles doivent elles aussi avoir vu des images, doivent connaĂźtre les conditions d’Ă©levage et d’abattage et culpabilisent ! Depuis que je ne mange plus de viande, je dors mieux, je suis moins stressĂ©e et je me sens plus lĂ©gĂšre (Ă©thiquement parlant)…je sens une vĂ©ritable diffĂ©rence et la viande ne me manque absolument pas !
Je n’ai jamais rien lu Ă ce sujet, mais je ne suis pas totalement naive et je sais comment ça se passe. Toutefois, en lisant ton article, ça m’a quand mĂȘme interpellĂ©e, c’est l’histoire de « pourquoi ici on mange boeuf/poulet/porc/agneau alors qu’ailleurs on mange du chien ». Je ne sais pas comment c’est dĂ©veloppĂ© dans le livre (et pourquoi pas le lire finalement) mais bon si c’est utilisĂ© comme argument anti-viande (genre « au fond si on pioche les animaux qu’on ne mange pas dans toutes les parties du monde, ils sont TOUS quelque part des animaux de compagnie, donc arrĂȘtons d’en manger ») c’est un peu maigre… Parce que ça c’est surtout culturel, de mĂȘme que l’utilisation d’autres aliments (par exemple, au Vietnam ils consomment les feuilles de patates douces et non pas les patates douces car ces derniĂšres poussent trop lentement, c’est moins « rentable »).
Enfin soit. Je trouve ça chouette plutĂŽt d’un point de vue Ă©cologique. En tout cas, si je deviens vĂ©gĂ©tarienne un jour, ce serait plutĂŽt pour cet argument car je sais que les bĂȘtes souffrent mais bon, c’est l’histoire de la vie (comme dirait l’autre) et de la chaĂźne alimentaire. Le chat qui joue avec sa proie agonisante ne se demande pas si la petite souris toute mignonne souffre. Et le lion qui chasse un bĂ©bĂ© zĂšbre ne se demande pas s’il il va avoir la peur de sa vie avant d’ĂȘtre dĂ©vorĂ©, ou si sa maman sera triste. Je trouve qu’ici, c’est plus important de sensibiliser les gens Ă ces pratiques barbares afin de les amener Ă consommer plus intelligemment (et aussi Ă changer les pratiques dans les abattoirs).
L’argument culturel sur les animaux n’est qu’un argument parmi tant d’autres qui m’a marquĂ© car il montre Ă quel point parfois notre consommation de viande est marquĂ© par des attributs culturels de notre pays đ
Je suis vĂ©gĂ©tarienne depuis… presque toujours en fait car dĂ©jĂ enfant je ne voulais pas manger de la viande… Effectivement Ă chaque repas entre amis ou famille avec des nouvelles personnes qui ne me connaissent pas, j’ai droit à « mais pourquoi ? » comme si je devais me justifier. Les gens sont assez agressifs avec ça et pareil je ne cherche pas Ă convaincre les autres, au contraire je leur dis de manger de la viande si ils aiment ça je ne suis pas lĂ pour les embrigader… et au restaurant c’est encore pire (en France), les rĂ©flexions de certains serveurs des fois :/ Ă Londres je n’ai pas eu le problĂšme il y avait des plats vegan dans tous les restaurants…
Bonjour Anne,
d’abord bravo pour ta dĂ©marche et pour la partager avec nous (justement parce que dĂšs qu’on parle vĂ©gĂ©tarisme les gens pensent qu’on essaie de les embrigader dans notre « dĂ©lire » lol)
Ton premier point me surprend toujours dans la vie quotidienne (et me fatigue aussi…)
« NON je ne dis que je suis végétarienne pour que tu justifies ton propre régime alimentaire ! »
Le pire c’est que souvent ça amĂšne Ă un bombardement de question du genre « Mais qu’est-ce qui s’est passĂ© de si grave dans ta vie pour que tu deviennes vĂ©gĂ©tarienne ? » Le pire c’est le regard de pitiĂ© qu’on me fait souvent parce que mes repas doivent ĂȘtre si tristes ou comme si j’Ă©tais punie…
Ce genre de comportement crĂ©ent autant de clivages que les vĂ©gĂ©tariens/vĂ©gĂ©taliens qui n’ont aucune tolĂ©rance pour ceux qui n’ont pas adoptĂ© cette alimentation. C’est dommage car on aurait toutes et tous Ă apprendre de l’autre si on arrivait Ă Ă©changer et Ă parler de nos choix sans ĂȘtre dans le jugement de l’autre ou le besoin de s’auto justifier qui au final est une rĂ©action un peu narcissique…
Sinon tout comme toi mon copain mange de la viande et il n’y a pas problĂšme de cohabitation. Pourquoi devrait-il y en avoir un puisque de toute façon c’est un choix personnel ? Jamais je ne le forcerais Ă quoi que ce soit. C’est vrai que j’aimerais vivre ça avec lui et Ă ma façon je lui fait dĂ©couvrir d’autres goĂ»ts, d’autres façons de faire en cuisinant pour nous deux parfois et il en est ravi. Quand il cuisine, il veille toujours Ă me faire quelque chose de gourmand. Parce qu’il respecte mon choix de ne pas manger de viande, je me dois de respecter son choix d’en manger car c’est une rĂ©flexion personnelle Ă chacun de toute façon et qu’on en est pas tous au mĂȘme point dans cette reflexion.
Belle journée
Je partage complĂštement tes coups de cĆur pour « No steak » dâAymeric Caron et « Etre vĂ©gĂ©tarien » dâAlexandra de Lassus. « No steak » est trĂšs complet car il mĂȘle Ă la fois le rĂ©cit dâune expĂ©rience personnelle et une argumentation tant scientifique que philosophique. Surtout, Caron expose les faits bien plus quâil ne prĂȘche pour ce mode alimentaire, loin de la caricature de gaucho-Ă©colo sectaire qui avait Ă©tĂ© faite de lui lorsquâil Ă©tait chroniqueur cher Ruquier. Avec « Etre vĂ©gĂ©tarien », on est dans un registre plus lĂ©ger, genre « Le vĂ©gĂ©tarisme pour les nuls ». Câest pourtant le livre qui mâaccompagne le plus lorsque je mâefforce de sensibiliser des nĂ©ophytes Ă ce type dâalimentation ; toutes les rĂ©ponses sây trouvent et le ton humoristique permet de bien faire passer le message, mĂȘme auprĂšs des « viandards » les plus acharnĂ©s !
Jâattends avec impatience les suites de ton « dĂ©fi veggie », qui me semble pour lâinstant une totale rĂ©ussite : tu nâas pas craquĂ© pour des cadavres dâanimaux depuis prĂšs de deux mois et tes performances sportives nâen ont pas souffert, bien au contraire, puisque tu viens de battre ton record sur un semi-marathon. De mĂȘme, ton beachbody tout juste « exhibĂ© » Ă Miami (en bikini rouge) montre bien que tu nâas pas perdu de muscle (malgrĂ© lâabsence de viande !) en affichant un superbe corps de grande sportive (cuisses et abdos de rĂȘve !)⊠qui va devenir « body goals » pour bien des lectrices !
Salut Anne !
Je viens d’entamer « no steak » suite Ă tes conseils et j’en apprends beaucoup. Je te remercie donc pour le partage.
Bonne continuation đ
Bises
Félicitations !
Je suis vĂ©gĂ©tarienne depuis un peu plus de 6 ans et de plus en plus de mes amis s’y sont mis, je pense que le fait de connaĂźtre des personnes vĂ©gĂ©tariennes qui vivent bien ce changement peut en aider d’autres plus rĂ©servĂ©es Ă passer le cap. J’aime les encourager mĂȘme quand ils font certains Ă©carts, il ne faut pas aller trop vite, l’important est de progresser et chacun son rythme comme pour le sport đ
Mon conjoint n’est pas du tout vĂ©gĂ©tarien mais mange peu de viande, je ne le culpabilise pas et ne l’oblige Ă rien. Il apprĂ©cie le fait de dĂ©couvrir de nouveaux plats mĂȘme s’il n’y a pas de viande et s’il doit acheter de la viande, nous n’achetons pas n’importe quoi. Les poulets viennent de chez ses grands parents, poulet Ă©levĂ© en plein air et bien chouchoutĂ©, mĂȘme s’ils finissent dans l’assiette, ils respectent leurs animaux. Peut-ĂȘtre qu’un jour il passera au vĂ©gĂ©tarisme mais le choix lui revient.
Pour les restaurants on a de plus en plus de choix mĂȘme si ce n’est pas aussi flagrant que dans certains pays Ă©trangers, on progresse.
Bonne journée
Salut Anne,
J’ai rĂ©cemment fait un cours de cuisine vegan au restaurant mykitch’n dans le 17 eme , c’est vraiment bien et la chef a fait un petit livre  » re-belle toi de l’intĂ©rieur  » de Jennifer Eric avec plein de recettes vegan.
Merci pour ton blog trĂšs sympa.
Coucou Sandra,
Oh super, je vais aller voir ce livre de plus prĂšs alors đ
Merci !
Manger Ă l’extĂ©rieur… C’est souvent lĂ que je mange finalement de la viande. Avec beaucoup de culpabilitĂ© de ne pas suivre mes principes, juste pour ne pas ĂȘtre relou. J’aimais beaucoup un resto puis ils ont arrĂȘtĂ© l’option vĂ©gĂ© car pas assez de commande, rĂ©sultat je n’ai le choix QUE de la flamkeuch aux fromage (je dĂ©teste ça et en plus mon fils est allergique au lait…)
Tu me tente avec tes livres, dĂ©couvrir ton blog encore plus me donne envie d’assumer (oui oui) mon choix.