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Ça faisait longtemps que je souhaitais partager avec vous mon avis et mes retours sur deux lectures que j’ai effectué au rythme des métros au mois d’octobre. Ça commence à dater un peu mais ces deux livres m’ont marquée et inspirée :

– « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » par Haruki Murakami

–  « Faut-il manger les animaux ?  » par Safran Foer

J’ai lu ces livres sur vos conseils, et je ne le regrette pas du tout, même si, surtout pour le dernier, je ne partage pas l’avis de tout ce qui est relaté. À ce titre, si vous avez d’autres titres à partager en commentaire, je suis preneuse 😉

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 Faut-il manger les animaux ? / Safran Foer

Résumé :

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d’enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d’une ferme où l’on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l’abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d’une civilisation qui respectait encore l’animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d’un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Mon avis :

Comme le résumé le laisse paraître, c’est un livre à charge, au style subjectif, même si aucune idée n’est imposée et que le lecteur est libre de se faire son propre avis suite aux expériences exposées par le narrateur, Safran lui-même.

Pourquoi ce titre alors que finalement tout le livre se charge d’y répondre par la négative ? Ce livre a été écrit par un américain (la traduction est d’ailleurs catastrophique ou c’est moi qui est vraiment du mal avec le style américain traduit en français) et est très ancrée forcément dans la vie quotidienne et l’industrie américaine. On suit l’auteur dans sa propre démarche végétarienne mais surtout son rapport avec les animaux et la consommation de viande/poisson au fur et à mesure de son quotidien.

Le livre est richement documenté et ne tombe pas dans la leçon de morale, heureusement. Au contraire, l’auteur expose les faits, qu’il a parfois lui-même vérifié. A chaque chapitre, chaque page on est surpris du détails, peut-être même écoeuré par ce qu’il expose en terme de traitement animal ou plus global toute la chaine industrielle de l’animal à la viande transformée dans votre assiette. Certains passages sont vraiment insoutenables. Malgré la cruauté et l’horreur de certains faits évoqués, le narrateur reste toujours « légers » et essaie d’aborder les faits avec un peu d’humour, non pas pour dédramatiser mais peut-être pour rendre ces choses plus faciles à entendre.

On ne ressort pas inchangée après une telle lecture. Bien entendu, avant d’ouvrir ce livre, je me doutais des traitements, je m’étais déjà un peu renseignée. Comme beaucoup de personnes, j’ai vu certains reportages qui m’ont révolté sur le moment, sans pour autant changer mes habitudes. Mais, le fait de mettre des mots sur ce qui se passe vraiment derrière les murs, au-delà de la viande à la boucherie, m’a profondément révoltée, écoeurée et forcément changée. Clairement, Safran donne des conseils pour ceux qui ne sont pas végétariens pour consommer de la viande autrement, du moins, avec « moins d’impacts » : volaille élevée en plein air, éviter purement et simplement crevettes et thon.

Comme me l’a dit un jour Camille : On vote 3 fois par jour : matin, midi et soir. C’est donc à nous de choisir, à nous de montrer aux industriels ce que nous voulons vraiment dans nos assiettes et ce que nous ne voulons surtout plus.

Je n’ai pas attendu la lecture de ce livre pour changer mes habitudes de consommation de viandes et de poissons. Depuis 2 ans, ma famille produit ses propres oeufs, nous avons 5 poules ! Depuis plusieurs années, ma famille et ma belle-famille n’achète plus que sa viande qu’à des petits producteurs en Lozère et en Aveyron. Nous consommons du poisson qu’acheter localement, notamment car ma famille vit dans le Sud de la France. Forcément, c’est plus facile je sais mais nous faisons cet effort-là de se fournir directement chez les producteurs qui pêchent près de nos côtes en très petites quantités, respectent les normes européennes et nous permettant de consommer au fil des saisons.

Depuis que je suis à Paris, je me fournis chez un petit boucher proposons de la viande bio avec qui je peux vérifier la traçabilité de la viande et sa provenance. Oui ça coute cher, résultat nous consommons beaucoup moins de viandes  et d’oeufs si nous ne rentrons pas à Montpellier, chez mes parents, pour faire le plein forcément. Niveau poisson, autant vous dire que je n’en mange plus du tout. Il m’arrive de craquer mais de fait, j’essaie de toujours acheter la version bio.

Pourquoi je ne suis pas végétarienne ? Je mange très peu de viandes ou de poissons, 4 fois par semaine maximum et je ne pourrai pas m’en passer pour le moment, car j’en ai besoin à cause de la quantité de sport que je fais. J’utilise beaucoup de substituts en terme de protéines, mais ce n’est pas encore suffisant et honnêtement, je ne souhaite pas le devenir, peut-être pas encore.

Pour conclure: Malgré son approche très subjective, je trouve que cet ouvrage donne de bonnes clés pour réfléchir à sa propre consommation de viande et nous permet d’ouvrir les yeux sur la réalité de l’industrie de la viande et de l’agroalimentaire.

Ainsi, je conseille ce livre tout de même à ceux qui souhaitent réfléchir sur leur rapport à l’alimentation et notamment leur consommation de viandes. Ce livre n’impose pas le végétarisme (ce qui a tendance à m’agacer la stigmatisation de ceux qui mangent de la viande VS ceux qui n’en mangent pas) au contraire, il laisse le choix : devenir végétarien, manger moins de produits animaux, manger autrement en sélectionnant mieux ses aliments. En tout les cas, ce livre encourage à changer nos comportements, et c’est tant mieux.

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Autoportrait de l’air en coureur de fond par Haruki Murakami

Résumé: 

De la course à l’écriture, il n’y a qu’une foulée que Murakami nomme la vitalité. Pour s’astreindre à une discipline d’écrivain, l’auteur a vendu son club de jazz, arrêté de fumer, commencé à courir, inlassablement, tous les jours. Journal, essai, éloge de la course à pieds, au fil des confidences inédites, Murakami nous livre une méditation lumineuse sur la vie.

Mon avis: 

Quel plaisir de s’immiscer dans les pensées de cet auteur que j’admire et dont j’ignorons (honteusement) sa passion pour la couse à pieds. Cet ouvrage n’est pas au sujet de l’écriture mais bien de sa passion pour la course à pieds, le sport de manière global et son influence positive sur la vie de Murakami, son métier, son couple, son quotidien.

On sent qu’il a écrit ce livre au fur et à mesure de certaines expériences de courses qu’il vivait. Etrangement, cela ne correspond qu’à une courte période de sa vie de coureur (2005-2009), mais c’est déjà très intéressant. Il nous démontre en quoi la course à pieds lui apporte un équilibre dans sa vie. J’ai adoré découvrir sa vision de la course à pieds et son parcours.

Au fil des  chapitres et de ses sorties, il nous expose les différentes étapes de sa vie de coureur : ses débuts, les lieux où il a couru, ses premières compétitions, les marathons (notamment celui d’Athènes) puis ses débuts et difficultés en triathlons. A chaque expérience qu’il évoque, il en profite pour partager quelques anecdotes ponctuées de confidences. Murakami partage énormément avec nous, sans complexe : la souffrance physique, la vieillesse, ses réflexions.

Souvent, je me trouve incomprise par mon entourage qui a du mal à comprendre ma passion pour la course à pieds. C’est ridicule de courir après rien ? pourquoi ? quel est ton but ?  À ce titre, Murakami y répond parfaitement par ce passage que je souhaite vous citer :

Si l’on doit vivre longtemps, plutôt que de traverser toutes ses années dans le brouillard, mieux vaut les passer avec des objectifs bien clairs en tête, en étant tout à fait vivant. Dans cette perspective, je crois que courir constitue une aide véritable. Se consumer au mieux à l’intérieur de ses limites individuelles, voilà le principe fondamental de la course, et c’est aussi une métaphore de la vie – et, pour moi, une métaphore de l’écriture. Je crois que beaucoup de coureurs seraient d’accord avec cette définition. 

En trame de fond, sa difficulté pour boucler un triathlon au Japon. Même si nous le suivons s’entrainer dans différents lieux, courir après différents objectifs et courses, le dénominateur commun c’est l’échec de ce triathlon quelques années plus tôt et sa volonté d’y participer à nouveau, pour prendre sa revanche sur lui-même. Dernier chapitre, vous verrez si finalement il va y parvenir.

Bien entendu, ce qui ressort de ce livre, c’est sa philosophie de vie qu’il a établit clairement grâce à sa passion pour la course à pieds. On sent l’influence positive sur sa personnalité, la course lui permet d’aller de l’avant, toujours, d’être autant rigoureux dans son entraînement que dans son métier d’écrivain.

Pour conclure: Si vous ne courrez pas, je pense que ce livre va vous donner envie d’enfiler vos baskets. Si vous courrez déjà, vous allez avoir envie de continuer. Cet ouvrage m’a conforté dans ma passion de la course à pieds. Murakami, à travers le partage de sa propre expérience, a mis des mots sur ma passion. Il démontre que, peut-être sans la course à pieds, il ne sera pas qu’il est maintenant, il ne fera pas ce qu’il ferait maintenant. Cela fait particulièrement échos à ma propre vie. J’ai dévoré cet essai honnête sans frontière ni retenu et je vous le conseille vivement.

Avez-vous lu de ces deux ouvrages ? Quel est votre avis ?

Si vous souhaitez  partager d’autres titres intéressants sur les mêmes thèmes, n’hésitez pas à les laisser en commentaire 😉

à très vite

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