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Hi,

L’an dernier, fin mai, je suis partie 10 jours en road-trip en Ecosse… avec ma mĂšre. Pour rappel, j’allais sur mes 25 ans. Donc ce voyage n’avait rien Ă  voir avec quelques jours « imposĂ©s » en famille comme on peut (mal) vivre lorsque l’on est ado Ă©hĂ©. C’Ă©tait VOULU. OUI. J’avais tout organisĂ© (bnb, itinĂ©raire, visites…). Le fait de partir ensemble est tombĂ© quelques semaines avant car la personne avec qui je devais partir a perdu ses papiers d’identitĂ©. Bref, au dĂ©part, je me disais : « tiens, ça me tenterait bien de finalement voyager seule »

Puis, j’ai proposĂ© Ă  ma mĂšre de m’accompagner. Professeur d’anglais, elle ne connaissait pas encore cette rĂ©gion du Royaume-Uni. De plus, mĂȘme si j’apprĂ©hendais un peu, c’Ă©tait le moment de passer du temps ensemble, sans pression, sans tĂąches mĂ©nagĂšres… sans stress, sans dispute « d’ado ».. vous savez, une relation adulte-adulte en fait 🙂 !

Il y a 3 ans, nous Ă©tions dĂ©jĂ  tous partis en famille pour NoĂ«l au Mexique (souvenez-vous). Cette semaine avait Ă©tĂ© une rĂ©ussite. Nous avions adorĂ© vivre ce voyage. Je me suis dit que ce serait sympa  d’essayer aussi un voyage, un VRAI, MERE-FILLE.

Au dĂ©but, je le reconnais, j’avais peur de passer pour ‘La fille’ Ă  sa maman… j’avais aussi peur de me disputer avec elle, peur que nous n’ayons rien Ă  nous dire, peur que le programme des vacances ne lui convienne pas. Bref, toutes les apprĂ©hensions que l’on peut avoir lorsque l’on part avec quelqu’un d’autre (comme quand je suis partie finalement avec Anne-Laure)

Sauf qu’avec sa mĂšre, c’est difficile de lui Ă©chapper, une fois venu le retour. On ne peut pas se dire « bon aprĂšs ce voyage catastrophique, on ne se verra plus ». Je trouve en effet que les voyages rĂ©vĂšlent les personnalitĂ©s: entre les choix que l’on fait, les rĂ©actions que l’on peut avoir. C’est stressant de partager cette expĂ©rience avec quelqu’un d’autre, surtout sa mĂšre. Mais Ă  vrai dire, si j’Ă©cris ce post, bien que plus d’un an aprĂšs, c’est pour vous partager mon expĂ©rience qui a Ă©tĂ©…vraiment belle. J’aimerais en fait vous inspirer et vous encourager Ă  le faire avec votre mĂšre afin de chĂ©rir des souvenirs uniques qui seront franchement diffĂ©rents du traintrain quotidien et des disputes que l’on peut parfois avoir…entre gĂ©nĂ©rations.

Voici quelques astuces pour que votre voyage mùre-fille se passe bien 😉 :

1.Avoir un programme précis mais adaptable

Dans le cadre du road-trip, il vaut mieux se mettre d’accord dĂšs le dĂ©but sur ce que vous allez visiter/faire/dĂ©couvrir sans fermer de porte. Alors, vu que le programme de mon cĂŽtĂ© Ă©tait dĂ©jĂ  prĂȘt, je l’ai d’abord soumis Ă  ma mĂšre pour ĂȘtre sĂ»re qu’elle puisse se projeter et me dire si ça lui plairait. Par exemple, ma mĂšre aime bien marcher… mais pas trop… mais elle adore contempler les paysages, faire des pauses sur des bancs et jouer sur son iPad de temps en temps. Donc en Ecosse, nous faisions quelques randonnĂ©es ensemble et d’autres que je rĂ©alisais seule en la laissant avec un petit cafĂ© ou son iPad dans un endroit sympa. Ainsi, cela nous laissait du temps loin l’une de l’autre, pour mieux se retrouver si jamais nous en avions marre d’ĂȘtre ensemble. À aucun moment, cela dit, j’ai ressenti le besoin viscĂ©ral de m’Ă©loigner de ma maman pendant le voyage. Cela dit, ça peut rassurer de se dire qu’on aura ces temps « off »

De mĂȘme, le programme des rĂ©jouissances doit aussi pouvoir s’adapter (au-delĂ  de la mĂ©tĂ©o) si jamais l’une d’entre vous est fatiguĂ©e ou souhaite passer plus de temps Ă  visiter une ville prĂ©cise. En Ecosse, nous traversions de longues Ă©tendues, des petits villages, on prenait vraiment notre temps. C’est moi qui ai majoritairement conduit et …passait beaucoup de temps Ă  m’arrĂȘter pour faire des photos (ma mĂšre s’agaçait parfois loool). Cette rĂ©gion est si belle 😉 Nous avions donc un programme mais que nous avons suivi sans pression… Prendre son temps est essentiel, parfois je l’oublie en voyage car j’aime voir BEAUCOUP de choses. LĂ , j’ai adorĂ© l’atmosphĂšre que nous avons créé, le rythme pris… et surtout que ce soit mon tour de guider ma mĂšre 🙂 !

2. Des lits simples et des frontiĂšres

Hihi, bon j’avais Ă  chaque fois demandĂ© pour les rĂ©servations des lits simples, Ă  plusieurs reprises nous nous sommes pourtant retrouvĂ©es avec un lit double. Bon ça ne me gĂȘne pas et je connais ma mĂšre, elle m’a conçu. C’Ă©tait drĂŽle. Il faut aussi accepter les petites habitudes de chacun. Moi j’aime faire du sport mĂȘme en vacances…ma mĂšre n’aime pas trop se lever tĂŽt. ça tombe bien non? Pendant qu’elle dormait plus tard, je me glissais dehors pour aller courir.

On se fixait notre propre frontiĂšre quand elle avait besoin d’ĂȘtre seule… ou quand elle voulait absolument manger du poisson Ă©cossais (et moi, vĂ©gĂ©tarienne que je suis lool qui souhaitais plutĂŽt tester le hagis vĂ©gĂ©talien lol) Finalement, il suffit juste d’exprimer rapidement et de ne pas se retenir « parce que c’est ma mĂšre ». Si vous ĂȘtes mal Ă  l’aise ou Ă©nervĂ© par un petit truc, il ne faut pas laisser la situation s’envenimer, surtout en voyage. N’hĂ©sitez pas car sinon l’ambiance du voyage peut vite tourner au vinaigre…

3. S’Ă©couter et prendre le temps 

Finalement, j’ai rĂ©alisĂ© que je ne prenais pas le temps d’Ă©couter ma mĂšre… en tant que femme. Nous n’avions jamais vraiment parlĂ© « d’Ă©gal Ă  Ă©gal ». Bien que pour moi, il y a toujours cette frontiĂšre enfant/parent, une fois passĂ©e l’Ăąge adulte, on peut tout Ă  fait Ă©changer sur les ressentis et expĂ©riences de chacune. Elle reste ma mĂšre, mais elle a aussi beaucoup de choses Ă  m’apprendre encore… puis moi aussi finalement un peu, je ne vis pas la mĂȘme chose qu’elle Ă  son Ăąge. C’est intĂ©ressant de pouvoir Ă©changer Ă  ce sujet pour mieux se comprendre.

Rien de tel que d’ĂȘtre en Ecosse autour d’un thĂ© Ă  contempler un coucher de soleil Ă  23h sur l’Ăźle de Skye pour refaire le monde entre mĂšre et fille. Magique n’est-ce pas ? Il faut juste s’amĂ©nager ses moments et ne pas en avoir peur 😉

4. Immortaliser ces instants

Nous avons pris un malin plaisir Ă  faire un peu de shopping, des photos… bref garder prĂ©cieusement ces souvenirs d’Ecosse. Bon, il faut dire que les paysages, les villages… tout le sĂ©jour Ă©tait trĂšs photogĂ©nique. Glasgow et Edimbourg sont des villes parfaites pour faire du shopping entre femmes Ă©hĂ©.  Je vais chĂ©rir ces 10 jours ecossais plein de rires, de calme et de soleil pendant trĂšs longtemps (jusqu’au prochain voyage hihi, je ne sais pas oĂč, je ne sais pas quand encore…)

J’ai toujours peur aprĂšs ce voyage de ne pas pouvoir refaire ce que nous avions fait en Ecosse, c’est pour ça que je chĂ©ris d’autant plus ces souvenirs-lĂ  !

Pour conclure

Finalement, le seul stress qu’il y a eu…c’Ă©tait pour moi : stress pour que le voyage se passe bien, pour que ma mĂšre ne se fatigue pas, pour qu’elle apprĂ©cie l’itinĂ©raire que j’avais prĂ©parĂ©. Mais rien de trĂšs grave au demeurant par rapport Ă  l’expĂ©rience que nous avons vĂ©cu.

Je ne peux que vous inviter l’espace d’un weekend ou plus en fonction de vos envies et budget Ă  vous lancer. Nos mamans sont prĂ©cieuses et une fois que nous avons atteint l’Ăąge adulte, on s’en Ă©loigne. Je n’aime pas voir ma mĂšre vieillir loin de moi, loin de la complicitĂ© que nous avions lorsque je vivais avec elle. J’ai Ă©tĂ© heureuse de renouer avec elle lors de ce voyage, de voir Ă  quel point ma mĂšre Ă©tait toujours… ma petite maman Ă  moi, et moi sa petite fille. J’ai aussi apprĂ©ciĂ© dĂ©couvrir que j’Ă©tais devenue une femme Ă  ses yeux et que nous pouvions avoir des conversations « d’adultes ». Je regrette par exemple de ne pas avoir passĂ© plus de « ce temps-là » avec ma grand-mĂšre. Je sais que je ne ferai pas les mĂȘmes erreurs avec ma mĂšre et que je profiterai comme il se doit de chaque annĂ©e auprĂšs d’elle ;).

VoilĂ  ce que m’a apportĂ© ce voyage et j’espĂšre bien d’autres encore. J’espĂšre que ce post vous plaira et vous donnera quelques idĂ©es alors 😉 PrĂȘte Ă  partir en voyage mĂšre-fille ? 

À trùs vite

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