To Build a Home #662

5 novembre 2015 - Looks 2015 - 16 commentaires

Hi,

reef girls baskets

Je crois que mardi, personne n’a pu passer à côté du « buzz » engendré par une jeune Australienne Essena O’Neill dont je vous présentais l’instagram dans ce post >>. Tout d’abord, je suis tombée des nues concernant son âge. Je croyais qu’elle avait le mien, 23-25 ans. Elle n’a que 18 ans, donc la plupart de ses photos ont été postées lorsqu’elle était mineure. Vous allez me dire quel est le rapport ? J’y viendrai.

Aujourd’hui, j’aimerais un peu réagir autant à sa dernière video, ses propos, son initiative etc. mais surtout et principalement à sa dénonciation des réseaux sociaux.  J’avais envie d’en parler car à plusieurs reprises, je vous avais expliqué à quel point instagram ne résumait pas ma vie ou même « une vie » : non je vis pas en tenue de sport, non je ne mange pas QUE ça. Il y aura toujours l’envers du décor. J’espère toujours au fond de moi que tous mes followers savent et prennent de la distance et réalisent qu’une photo n’est qu’un petit aperçu dans le trou de la serrure. Sauf que pour Essena, sa vie tournait autour des réseaux, sa vie était une porte ouverte par et pour les réseaux. C’est effrayant Elle explique à quel point elle devait prendre 50 fois la même photo pour qu’il y en a une bonne, sans parler de l’édition, le sponsoring. C’est une relation particulièrement malsaine, fausse, déprimante et on ne peut que comprendre sa crise, sa réaction publique après 2ans consacrés.

« Les réseaux ce n’est pas la vraie vie » Ouf. Elle parle de la vacuité des réseaux sociaux…On donne la signification que l’on souhaite aux réseaux sociaux, on y voit ce que l’on veut y voir, on y prend ce que l’on veut y prendre. Les réseaux sociaux sont inspirants et effrayants à la fois. Nous partageons énormément de « nous » sur ces plateformes, mais nous choisissons et ce depuis leur création, ce « nous » que nous partageons. C’est pourquoi, j’ai dû mal à comprendre à partir de quand des personnes peut-être plus jeunes, plus sensibles ont commencé à penser qu’une photo = la vraie vie. Bien sur que c’est réconfortant et tentant de se dire ça, de se l’imaginer. Mais, nous apprenons que les médias ne sont jamais la réalité, car la réalité est là lorsque nous levons nos yeux de nos écrans.  Parfois elle est triste, parfois on aimerait s’en échapper.

Je ne dis pas que cet apprentissage est naturel, mais nous finissons tous par réaliser que la vie, c’est nos proches, nos passions, nos activités, le travail, l’université. Les réseaux sociaux ne sont là que pour communiquer une toute petit part de cela. Certes, les marques les exploitent de plus en plus, mais cela devrait-il nous empêcher de faire la part des choses ? Au contraire.

Ce qui est malheureux est que cette jeune femme a l’air de s’être construite uniquement par le biais de la perception que ce faisait d’elle ses followers. Construite mentalement, moralement… Elle avait un idéal et elle le partageait, le modelait en photos en occultant tout ce qui faisait l’essence d’instagram : la spontanéité. Cela ne me rassure pas car je m’interroge sur la génération que les réseaux sociaux sont entrain de modeler.  À ce titre, je trouve sa réaction…effrayante car elle démontre un rapport particulièrement malsain tant avec son image qu’avec les réseaux sociaux. À mon époque, c’était les forums pro-ana qui étaient effrayant, qui influençaient des jeunes filles. Pourtant on n’oublie que de nombreux forums ont pu faire partager bien d’autres expériences plus positives. A chaque époque, il existe finalement des travers aux moyens de communication. Essena l’a juste éclairé à sa manière mardi.

Doit-on pour autant rejeter les réseaux sociaux ? Non. Mais instaurer des « good practices » et sensibiliser sur le vrai du faux. J’ai lu beaucoup de « Elle a tout compris aux réseaux », je crois qu’Essena a surtout compris l’importance de l’esthétisme, de ce qui fait rêver, de ce qui « fonctionne » sur Instagram mais en perdant le pourquoi nous aimons tous « partager ». Elle reconnait elle-même qu’elle passait beaucoup de temps à « fabriquer ses images », comprendre son nombre de likes et ses commentaires pour… en avoir toujours plus. Je crois qu’elle a perdu l’essence, le positif des réseaux : le partage, l’échange. D’ailleurs sans partage, sans soutien, elle ne pourrait pas imaginer son nouveau site. Ce n’est pas une critique attention, mais c’est la magie d’Internet, le fait de pouvoir « Se connecter » aux autres, à notre passion si facilement tout en échangeant. Il aurait peut-être fallu se reconnecter avant que ça la pousse en dépression.

On ne parle plus vraiment des « real TV show », normal car pour moi, le « REAL TV »  s’est transposé en fait sur les réseaux sociaux par certains utilisateurs qui s’y perdent. Moi-même j’ai été surpris d’apprendre tout le faux qu’il y avait derrière ces photos, je ne m’en doutais pas et je la blâme un peu pour avoir « fabriqué » cela. Pourquoi partager du vent ? je suis peut-être naïve…. Et forcément, il est d’autant plus difficile de distinguer le vrai du faux, surtout lorsque nous sommes jeunes et vulnérables. Je reviens à la minorité d’Essena sur beaucoup de photos, extrêmement sexy elle avait à peine 15-16ans 0_0. Moi, c’est en partie ma mère qui me faisait redescendre sur terre, où était ses parents ?

Certes je suis plus vieille et cela change beaucoup de choses, pourtant jamais à 16 ans ma mère m’aurait laissée m’exposer comme Essena l’a fait, car c’est purement malsain et cette exposition a totalement amputé son opportunité de « se construire sainement » et à générer certainement ces troubles. Bien sur que nous avons tous été ado, que ça nous fait plaisir, ça nous fait rêver mais je me demande ce qui s’est passé entre la jeune fille de 12 ans complexé (nous sommes toutes passées par cette étape) et la jeune fille  au bout du rouleau, totalement perdue que nous voyons aujourd’hui en vidéo.

Lorsque j’avais 12 ans, je voyais moi aussi dans les magazines ces stars, ces beaux mannequins heureux, riches, tous ses vêtements, j’étais influencée, envieuse puis j’ai grandi, j’ai réalisé que ce n’était pas la vraie vie, je suis passée à autre chose. J’ai appris à m’accepter avec mes défauts, j’apprends toujours mais… j’imagine que ce « parcours » de rapport à soi, rapport à l’image continue tout au long de notre vie.

Nous pouvons le nier, tout ce que nous voyons sur les réseaux nous influencent, même si cela ne dure que quelques secondes avant de se dire « oui mais en fait … non ». Cette distance est extrêmement importante, essentielle pour garder un rapport sain avec les réseaux sociaux. Bien sur je parle de notre perception des réseaux. Mais même en tant qu’actrice de ces réseaux, je cultive ce rapport, j’ai des limites et je souhaite rester dans le plaisir du partage, non l’obligation du « toujours plus ». Contrairement à ce que semble expliquer Essena, fort heureusement pas toutes les photos sur instagram sont préméditées. Oui c’est fini le temps du « hop je poste « comme ça », on retravaille l’esthétisme, mais ce réseau à évoluer comme ça, il y a un énorme travail de recherche du beau. Mais je crois que dans son cas, ce petit travail l’a littéralement dévoré.

Je crois que je pourrai encore en parler très longtemps. Au final, j’ai juste beaucoup de peine pour cette instagrameuse, pour toutes les personnes qui se font du mal en imaginant que le bonheur se trouve derrière ces photos. Mais dans le fond, les réseaux sociaux ne révolutionnent pas ce rêve/réalité richesse/vide. Le bonheur se vit différemment, l’essentiel est d’être mature pour le distinguer et prendre ce que nous aimons dans les réseaux sans s’y faire avaler. Je suis curieuse de connaître votre avis sur le sujet ?

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Jeans – Freepeople (similaire ici ou là)

T-shirt – Ekyog (Similaire ici)

Baskets – Reef (Similaire ici)

Montre – Withings

Veste – Ekyog (similaire ici)

Pochette – Zara (similaire ici ou là)
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Avant de partir je suis allée faire un tour chez Ekyog. Je vous parlais il y a quelques temps de ma recherche de vêtements colorés pour l’hiver… et bien j’y ai trouvé mon bonheur, en promotion hihi. Le t-shirt que je porte en fait partie justement.

La tenue du jour correspond vraiment à ce que j’aime porter en automne : un mélange d’été avec le jeans et le t-shirt, mais qui reste dans la saison avec la veste et les baskets plus sombres. D’ailleurs, les baskets sont une petite nouveauté Reef, très pratique pour visiter la Côte Amalfitaine tout en sortant un peu du côté hyper sportswear de mes autres baskets. Celles-ci sont un peu… un tout petit peu plus élégantes, non ?

à très vite

PS: Il ne vous reste plus que quelques jours participer au concours des 6 ans du blog 🙂 

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16 commentaires

  • Repondre Elise 5 novembre 2015 à 18 h 36 min

    Effectivement c’était difficile de passer à côté de ce buzz!
    J’ai été très surprise quand j’ai entendu les « révélations » de cette instagrammeuse. Ma première réflexion ça a été : « Ah bon, il y a vraiment des gens qui pensent que c’est la vraie vie ??? » Mais en même temps je n’ai pas 12 ans, je suis capable de prendre un peu de recul. Si j’avais été plus jeune, j’aurais probablement pensé que toutes les blogueuses ont une vie parfaite. Mais en même temps, à 12 ans, je croyais que mes chanteuses préférées avaient une vie de rêve, et j’ai pris du recul en grandissant. Est ce que c’est très différent, je ne sais pas … La jalousie existait avant les réseaux sociaux.
    En tout cas pour moi instagram est une formidable source d’inspiration, de beauté et de motivation, je considère que tant qu’on est assez mûr pour garder du recul, c’est génial et ce serait dommage de s’en passer ! (Surtout le tien qui est mon préféré de toute la vie)

  • Repondre Pitch 5 novembre 2015 à 19 h 18 min

    J’aime bien les réseaux sociaux mais je n’y dit pas tout de ma vie et je me montre quasi pas en photos dessus. Je tient a mon anonymat.
    Je publie sur instagram mais je ne modifie pas mes photos donc pour la plupart elles sont pas térribles lol
    J’ai 37 ans donc peut etre plus de recul que quelqu’un de 18 ans.
    J’ai vaguement suivi le buzz de cette jeune fille. Je comprend qu’elle est pu s’imaginer une vie , mais je me demande ce que faisait ses parents ou amis, personne ne lui a dit que la vraie vie c’est pas ça.
    Après je comprend qu’une fois qu’on est sur la blogo on a envie de se faire connaitre, de recevoir des invitations a des événements de recevoir des marques de produits a tester. Je ne suis pas blogueuse influente donc je ne reçoit rien de tout ça.
    Dès fois j’envie les autres quand je voie les photos de ses soirées passée sur les réseaux sociaux, mais me connaissant je ne serai pas a l’aise la dedans.

    Tout ce que je souhaite a cette blogueuse c’est de se retrouvé et d’avancé dans la vie.

  • Repondre Audrey mazard 5 novembre 2015 à 19 h 34 min

    Tellement d’accord avec toi!

  • Repondre Celine 5 novembre 2015 à 20 h 18 min

    Perso, je pense surtout qu’elle est peut être plus maligne qu’on le pense. Car il ne faut as le nier non plus , elle gagnait certainement son argent de poche ou autre grâce à tout ce « business » . Alors je comprends sa crise existentielle du « paraître » toujours plus, et toujours mieux, mais ce que je ne comprends pas et surtout ne cautionne pas, c’est qu’au final elle n’a clôturé aucun compte et à seulement changé les légendes de certaines photos.
    Je pense plutôt qu’en faisant tout ce buzz, elle change son fusil d’épaule mais continue son petit business.
    C’est bien joli de dénoncer tout cela surtout pour les ados qui la suivent, mais au final elle va continuer sa petite affaire….
    C’est plutôt triste je trouve au final…

  • Repondre Charlotte 5 novembre 2015 à 23 h 08 min

    Très bel article! Je pense que même si on est conscient que « ce n’est pas la vrai vie », l’influence est très grande… C’est un peu comme les photos d’amis en soirée ou en vacances sur facebook.. on se compare forcément et le risque de se dévaloriser est fort. Voir de si belles photos favorise une part d’admiration mais aussi d’idéalisation. Mais je suis d’accord, la maturité joue aussi un grand rôle!
    En tout cas, concernant ton blog, je trouve que tu le gères très bien car tu axes sur les aspects de communauté et de rencontres, ce qui rend les choses plus « réelles ». Et encourager à faire du sport, au final, c’est très sain puisqu’on n’est pas passif devant de simples photos, mais on agit sur sa propre vie en faisant du sport (tout en s’inspirant de tes articles et photos!) et forcément on trouve une énorme satisfaction.

  • Repondre Fanny 5 novembre 2015 à 23 h 14 min

    C’est justement ce qui m’embête sur les réseaux sociaux. Les plus jeunes (et on sait que parfois ils peuvent être vraiment jeunes !) ne font pas forcément la part des choses. Bien sûr qu’en grandissant on sait que derrière une photo se cache une préparation, des retouches, des produits offerts qui sont « supers »… Mais malheureusement ce n’est pas le cas de tous et certains peuvent en souffrir.

  • Repondre Brightsideofus 5 novembre 2015 à 23 h 25 min

    Je suis tellement d’accord avec toi. Ton article est criant de vérité et je m’interpelle aussi sur les nouvelles générations formées par les réseaux sociaux en espérant qu’ils sauront continuer à faire la part des choses…

  • Repondre Camille Z 5 novembre 2015 à 23 h 25 min

    Bonjour !
    Je suis ton blog depuis quelques mois et j’avoue que je suis étonnée de te voir réagir à cela.
    Je trouve intéressant le fait qu’elle révèle toutes ces choses que les gens n’aiment pas voir. En cela je pense que l’idée de garder les photos en y ajoutant une légende expliquant l’envers du décor est assez intéressant : on voit bien que toutes ces attitudes pensives sont soigneusement étudiées à un point devenu extrême (et peut être malsain, ça c’est à chacun d’en juger). En tout cas même si son message n’aura sans doute pas un retentissement conséquent (puisque nous l’aurons sans doute oublié la semaine prochaine) peut être aidera-y-il quelque personne à idéaliser un peu moins tout ces êtres fictifs qui sont présentés sur les réseaux.
    Pour moi l’impact majeur est surtout personnel et individuel et ne concerne donc que cette jeune fille en question.
    C’est pour ça que je suis un peu interloquée par ta réaction. L’évocation de son âge et de l’action qu’auraient du entreprendre ses parents d’abord : selon les situations, la famille d’une personne peut ignorer ou ne pas être en mesure d’agir contre leur enfant et il faudrait aussi se demander si le faire est forcément légitime. Elle est jeune, c’est vrai, mais son corps et son esprits sont à elle, et si à 18 ans elle se rend compte que ce n’est pas une pratique qui respecte ses convictions et qu’elle s’est trompé jusqu’alors n’est-ce pas aussi bénéfique (voir plus) pour elle qu’une intervention parentale pas forcément désirée ni comprise ?
    Ensuite j’aimerais revenir sur la « réalité » ou non des images postées sur les réseaux sociaux. Vu l’importance qu’ont maintenant les réseaux sociaux est-ce vraiment étonnant que des gens prennent autant de temps à peaufiner leur image virtuelle, comme il le font d’ailleurs en vrai ? Je pense que les gens sont devenus un peu schizophrènes : d’un côté la réalité tangible et de l’autre le virtuel ; mais est-il vraiment évident lequel devrait prendre le dessus ? L’identité virtuelle qu’on se forge est bien plus contrôlable (en apparence du moins), on peut en faire ce que l’on veut selon que nous voulions ou non y montrer la réalité de notre vie physique et ce que nous considérons comme la réalité. C’est un choix. Ce que j’essaie de dire c’est que la réalité sur les réseaux sociaux est selon moi bien différente. Lorsque tu parle de « spontanéité » qui serait « l’essence d’intagram » je trouve ça absurde : le fait même de faire la démarche de poster une photo sur Instagram est déjà une mise en scène. Pourquoi « blâmer » quelqu’un de fabriquer des images alors qu’on le fait tous dés que l’on s’affiche sur internet ? Regarde, là je te ponds un message de 15km que je serai bien en peine de dire, non seulement car je n’oserai pas, mais en plus parce que personne ne l’écouterai jusqu’au bout alors qu’ici, c’est sûr, quelqu’un va le lire ! Je suis donc déjà à un certain degré d’éloignement de la réalité alors même que j’exprime un avis personnel ; qu’est-ce que ce serait si je voulais poster une photo de mon corps que je me représente d’une manière, que j’aime voir d’une autre et que les gens qui me regardent voient chacun d’une manière différente ? De quelle manière pourrai-je représenter la réalité et laquelle ? Bref.
    Je trouve que ton article aurait pu être plutôt l’occasion d’engager aussi une vraie réflexion sur ton rapport aux réseaux sociaux et sur ton image virtuelle (et non une façon de la justifier par rapport à…., même si ce n’est pas inintéressant). Te demandes-tu ce que tu représente pour les gens qui te lisent ou voient tes photos ? Comment définis-tu l’image que tu renvoies de toi et comment la choisis-tu ? Pourquoi, tout simplement, fais-tu la démarche de produire cette image/identité virtuelle-là ?
    C’est un long message certes, et comme toi, je suis intéressée par cette histoire et je pourrai en écrire des tonnes. J’espère que c’est compréhensible (je me suis relue mais bon ^^) et surtout, surtout je t’assure que ce n’est absolument pas une attaque personnelle (même si je te pose des questions qui peuvent avoir l’air accusatrices à la fin !)
    Bonne soirée !

    • Repondre Anne 6 novembre 2015 à 8 h 12 min

      Non mais tu as raison ton commentaire est aussi très pertinent.
      Pour te répondre, oui c’est vrai que dire ses parents auraient dû intervenir est un peu utopique en fonction des situations familiales de chacun.
      Ton corps à 15..16 ans appartient encore en fait à tes parents et pour moi, ils sont responsables d’elle, de ce qu’elle publie. Elle évoque à plusieurs reprises les contributions de sa famille pour la prendre en photo. ça aurait peut-être du les alarmer sans parler de son comportement malsain vis-à-vis de son corps.
      Bien sur que l’identité virtuelle est une image améliorée de nous-même et la notion de réalité est assez fine. Mais quand je parle de spontanéité, forcément c’est altéré pas le fait-même de partager. Mais le fait de se prendre en photo l’est aussi, bien avant Instagram.
      Ensuite justement Essena avait une démarche avec un but pour forger son identité : se faire aimer, être populaire.
      Chacun voit ce qu’il veut dans une photo, dans une personne. Après, je ne m’interroge pas sur ça sinon, je pourrai être bien effrayée par certaines réponses mais c’est pour une autre raison. C’est bien pour me protéger car sinon moi aussi je pourrais bien devenir « folle » entre ma vraie identité et celle que l’on perçoit en ligne.

      Contrairement à ce que tu penses imaginer, il n’y a pas une rationalisation de tout ce que je publie et c’est bien dans ça que je parle de spontanéité. Je ne réfléchis pas à l’heure de publication, à la photo, à le pourquoi du comment de cette photo, à l’image que je veux donner.
      Il n’y a pas d’arrière pensée et c’est peut-être ça que j’évoque et blâme un peu Essena.
      Comme j’ai créé un blog pour partager ma passion (c’est la démarche), les réseaux sociaux sont juste devenues une extension de ce partage. Il n’y a pas foncièrement la recherche de la gloire, la célébrité et l’argent. Quand j’ai commencé, ça n’existait pas et j’espère que çå ne me corrompra pas, jamais.
      Voilà j’espère t’avoir répondu 😉 !

  • Repondre cerise 6 novembre 2015 à 10 h 20 min

    Cette jeune fille s’est laissée prendre au piège des apparences, et des entreprises qui flairaient la bonne affaire ont encore encouragé et exploité cette soif de reconnaissance et de revenus. J’en suis désolée pour elle car elle a clairement maintenant l’impression de s’être vendue et d’avoir gâché des années de sa jeunesse (voire de son enfance). Mais je pense que rien n’est perdu pour elle, je pense qu’elle trouvera une manière de gérer son image qui lui convienne mieux.
    Finalement chacun doit découvrir par lui-même ce qu’il souhaite révéler sur lui-même, et décider quelle « façade » présenter aux autres. Personnellement je préfère les blogs plus intimistes (comme le tien!) tenus par des gens qui ne tiennent pas à présenter une image parfaite de leur vie. ON peut les admirer, bien sûr, mais elles restent des personnes avec des vraies vies. Ce sont les faiblesses d’une personne, leurs doutes aussi, qui rendent une personne attachante. ça s’appelle le pouvoir de la vulnérabilité et il y a de très chouettes conférences TED là-dessus 🙂

  • Repondre Sophie F. 6 novembre 2015 à 14 h 30 min

    Essena fait partie de ces personnalités des réseaux sociaux qui n’ont à « vendre » qu’une image. Une image et, pour ainsi dire, rien d’autre. Mais une image qui pour d’innombrables internautes, jeunes pour la plupart, est bien plus importante qu’une personnalité. Et c’est là que réside le problème : dans la vacuité consternante de ces internautes, bien plus que dans l’utilisation par certaines jeunes femmes de leur physique avenant.

    Si ta présence sur les réseaux sociaux se limitait à ton compte Instagram et aux photos où tu exposes ton joli corps musclé (et bronzé), tu pourrais passer pour une « Essena », mais nous savons toutes que tu as bien plus à offrir avec ton blog sportif, riche et constructif. Et puis, tes photos en petite tenue ont un sens : elles sont le plus souvent en rapport avec ta passion pour le sport et permettent de bien mesurer l’ampleur de tes progrès, tant « apparence » et « performance » sont étroitement liées.

    Continue de publier des articles constructifs et des photos motivantes… même si certaines photos récentes (comme celles des « pistol squats » et des « barres parallèles ») où tu apparais particulièrement affutée sont quand même un peu agaçantes !… 🙂

  • Repondre laetitia vespa 6 novembre 2015 à 15 h 45 min

    Ah ah oui moi j’avoue que ma petite soeur de 15 ans pense que c’est la vraie vie sur instagram ou maintenant snapchat.
    D’autant que je suis sur les deux reseaux sociaux et que par extension, je lui montre le l’exemple et la conforte dans son idée.
    Honnêtement, je trouve ça moyen parce qu’elle a commencée a faire des régimes dangereux, elle demande a son père de nouveaux vêtements pour les photos ect…(c’est pas du grand art mais c’est ma soeur 🙂 )
    Elle s’expose c’est un fait, mais d’un autre côté je suis certaine que la plupart des ados restent pudiques..
    J’ai le sentiment qu’il sont a la decouverte de se corps qui change, le regard des autres aussi et qu’ils cherchent a avoir le contrôle sur ce regard…
    Enfin je dis ça mais c’est surtout ce que j’observe chez la plus jeune personne que je suis sur instagram, ma soeur.

  • Repondre CharlèneM 6 novembre 2015 à 16 h 54 min

    J’avoue n’avoir pas du tout suivi cette histoire, je m’y plongerai dimanche pour me faire un petit avis quand même 😉
    Mais tes propos – si justes!! – me rappellent le discours au TEDx de Rachel Brathen (yoga girl, si ça te parle), qui est trouvable sur youtube. 🙂

  • Repondre Andreea 6 novembre 2015 à 17 h 12 min

    Perso, je pense qu’Essena devrait peut être aller des fois à l’école. Et ouvrir un livre de temps en temps aussi. Parce que son jeune âge n’est pas une excuse pour tout.

    Bien évidemment que les réseaux sociaux ne sont pas un reflet exact de la réalité. Ni les magazines de mode. Ni les films hollywoodiens. Duuuh! J’ai du mal à comprendre le buzz que ça a fait. Une gamine qui est suivie par un demi-million de gens sur Instagram décide de quitter la plateforme. So what ?

    Qu’elle demande maintenant des sous pour combler le manque de sponsoring est encore plus hallucinant, mais bon, c’est un autre débat 😀

  • Repondre Mathilde - Voyager en photos 6 novembre 2015 à 20 h 07 min

    Au début, quand je suis tombé sur les articles qui interprétait seulement les conclusions de cette jeune australienne, j’ai vraiment trouvé cela bizarre. Comment pourrait on penser qu’Instagram reflète la vraie vie ??
    Je tiens un blog voyage et donc forcément mon instagram poste des photos de voyage. Je me suis aperçu en discutant auprès de certaines connaissances que je ne vois pas très souvent dans la vraie vie, qu’ils pensaient que je voyageais tout le temps vu que j’essaie de poster des photos tous les jours. Mais en discutant avec eux, je leur ai expliqué que si oui effectivement je voyageais beaucoup, la plupart de mes photos n’étaient pas prises le jour même, car je continuais à poster après mon retour des photos que j’aime et que je n’avais pas eu le temps de partager avant.
    De plus, j’essaie de poster des photos jolies, qui aient un minimum d’intérêt esthétique, forcément, je filtre, je refais plusieurs fois, je ne sélectionne que le meilleur pour instagram qui pour moi est le réseau social dans lequel l’esthétisme a le plus d’importance.
    Mon âge explique surement mon rapport détaché au RS. Je vais avoir 30 ans et je me fiche pas mal de ce que pense les gens sur moi (et encore plus si je ne les connais pas). Je ne partage pas mes photos de voyage pour montrer aux gens « comme ma vie est la meilleure du monde », mais pour inspirer et faire rêver devant son téléphone à de belles destinations… Du coup, je ne me dis pas que les autres personnes que je suis sur les RS dont instagram ont une vie parfaite… Je me dis qu’il font comme moi, il trie et ne garde que le meilleur !

    Bref, mais ensuite, j’ai vu son explication en vidéo et la j’ai vraiment compris le problème. Je pense qu’en effet, quand on a 1M de followers, on doit vraiment devenir sollicitée par des marques tout le temps, on devient vraiment un « influenceur » et on doit avoir l’impression de mentir à tous ces millions de gens qui nous envie. Je comprends donc son malaise.
    Mais finalement, son message a été assez mal retranscrit par la presse…en tout cas à ce que j’en ai lu ! Car avant de voir sa vidéo, je m’imaginais une fille niaise sans cervelle, alors qu’en l’écoutant je me rend compte à quel point elle a la tête sur les épaules et je comprends vraiment pourquoi elle a décidé de tout arrêter !

  • Repondre Audrey 9 novembre 2015 à 9 h 47 min

    J’avais déjà réagit à l’article où tu montrais le compte instagram. Je pense pas que ce soit « la faute aux réseaux sociaux »… Depuis toujours, on s’identifie à des stars et là aussi on ne connait qu’une partie de leur vie, sans connaitre l’envers du décors. On montre des mannequins musclés mais on ne montre pas le travail qu’elles font pour en arriver là, on montre des personnes à la peau lisse, mais on ne précise pas que la photo est retouchée, on montre des personnes aux muscles apparant, sans préciser que la personne vient de faire 30 min de muscu. Bref, partout on nous trompe.
    Et dans certains cas, on en arrive à des situations comme celle décrite dans cet article. On veut avoir des photos parfaites comme celles qu’on voit partout.

    Alors je trouve que se laisser influencer comme cette jeune fille n’a rien à voir avec son intelligence (comme j’ai pu le lire dans un post « elle devrait ouvrir un livre »). Elle est jeune, et à cet âge on a tous été plus ou moins influençable. Je troue que c’est très mature de sa part d’avoir fait la leçon qu’elle a faite. On peut voir beaucoup d’autres personnes qui n’ont pas cette maturité et qui restent dans ce monde superficiel.