Sommaire

Hi,

blouse bleue pastel basket nike volt femme

Il y un an exactement, je perdais ma grand-mère. Pas dans les bois.  Ma grand-mère est décédée, comme ça. Elle n’était pas malade, elle était heureuse, elle avait encore des projets plein la tête, mais la vieillesse ou plutôt la mort sont venues la surprendre, la cueillir et nous la dérober sans prévenir. C’est assez soudain, personne ne s’y attendait.

Je me souviens, on venait de dejeuner, il faisait très beau, c’était encore l’été mais l’atmosphère était légère, on sentait que septembre s’installait. Je revenais de quelques jours en amoureux à Amsterdam puis Paris. Ma mère et moi avions prévu une journée 100% mère-fille avant que je m’envole pour Brighton. Puis tout s’est figé. Je me suis sentie bête puis vidée, comme si on venait de me prendre une part de moi-même. La première question que je me suis posée fût très bête : « je ne lui ai pas encore envoyé ma carte d’Amsterdam ». Elle était prête, je n’avais juste pas pris le temps de la poster au Pays-Bas. C’était devenue une habitude : lui envoyer une carte postale de mes escapades pour qu’elle voyage malgré tout, pour qu’elle me suive parce que parfois le temps passait trop vite, je ne prenais pas le temps de l’appeler. Cet été-là, je reportais à chaque fois mon appel d’ailleurs.

Ma grand-mère, j’en étais très fière, j’en étais très proche car je n’avais qu’elle, qu’elle comme grand-mère. Je n’aime pas le comportement parfois impatient que j’ai eu dans ses derniers mois : elle était plus lente,  j’étais moins compréhensive, j’avais dû mal à accepter que ma grand-mère vieillisse et ne puisse plus autant me suivre et m’entendre. Jamais elle n’aura compris que la ville où je partais étudier était BRIGHTON et non Boston. Elle ne mettait plus « ses oreilles » l’été, ça la gênait.

Par contre, j’avais pris mon mal en patience dès que mon grand-père nous avait quitté, je voulais lui redonner un élan, une passion : ce fût Internet. On avait une mamie moderne : PC, email, téléphone portable (je suis sûre qu’elle en a eu plus que moi). C’était une grande lectrice de mon blog, une facebookeuse à ses heures. Nous étions tous unis et très fiers d’elle. Elle était notre roc, elle était le liant dans notre grande famille.

Elle avait ce don de faire sentir à chaque petit enfant qu’il était son chouchou. Ce n’était pas une mince affaire car elle avait 12 petits enfants. Elle se trompait souvent dans les prénoms, en débitait parfois 3 ou 4 avant d’atteindre le bon dans sa mémoire. Plus j’ai grandi, plus elle confondait mon prénom non plus avec mes cousines mais avec mes tantes. Mais je savais, qu’elle savait, personne ne se vexait.

Je n’en ai pas parlé sur le blog car pour une fois je n’avais pas les mots pour exprimer mon chagrin et finalement mon choc. Je ne m’y attendais tellement pas et je ne savais pas comment réagir, je ne savais pas quoi dire, même le jour de ses obsèques. Même 1 an après, dès que je pense à elle ou qu’on parle d’elle, j’ai la gorge qui se noue et je ne sais plus quoi dire. Moi la grande bavarde, je me suis sentie si vide et abandonnée. Parfois quand je revois ma mère, j’ai envie de lui demander si elle a des nouvelles de Mamie, puis je me souviens. Parfois quand je voyage, je me surprends à vouloir lui envoyer une carte postale. C’était une oreille attentive, elle prenait toujours le temps, elle écoutait puis elle nous racontait sa petite vie, ses fleurs, son coiffeur… Je crois avoir perdu plus qu’une grand-mère. Je n’ai pas su lui rendre hommage dans les temps, je le regrette car j’aurais tellement de chose à raconter, à lui dire une dernière fois.

Parfois, je me surprends à être jalouse, jalouse de ceux qui ont encore leur grand-mère, alors que la mienne est partie. Je trouve ça injuste qu’on me l’ai enlevée si tôt. Je voulais qu’elle me soutienne, qu’elle continue à me rassurer, à me suivre et à partager sa propre expérience pour mettre les miennes en perspective. Elle serait tellement bavarde si elle avait su que j’habite dorénavant Paris, c’était sa ville chérie avant de déménager. Je pensais qu’elle avait encore tellement d’années, qu’elle me verrait me marier.

Puis finalement non. Ça fait 1 an, j’ai l’impression que c’était hier car le vide est encore là.

Profitez de vos grands-parents tant qu’ils sont là, ne repoussez pas le petit coup de fil, l’envoi d’une petite carte. Chérissez-les car ils ne seront pas toujours près de vous.

blouse bleue pastel basket nike volt femmeblouse bleue pastel basket nike volt femmeblouse bleue pastel basket nike volt femme
Jupe Drapée – Ebay

Blouse – H&M (similaire ici ou là)

Baskets – Nike (dispo ici)

Trench – Gap (similaire ici ou là)

BO – H&M

Sac – Lancaster (similaire ici ou là

blouse bleue pastel basket nike volt femmeblouse bleue pastel basket nike volt femme

En ce moment, j’ai adopté la logique « californienne » (ou comment rester positive avec cette fin d’été mitigée), c’est-à-dire un peu d’été, un peu d’automne. Je profite donc pour faire des associations un peu… illogique avec les baskets et la jupe. C’est exactement le genre d’association que je ne ferai pas dans le Sud car, les chaussures fermées en été sont difficilement supportables.

Vous connaissez toutes les pièces de ma tenue : le t-shirt, la jupe achetée sur Ebay il y a 1 an et que j’ai bien rentabilisé mine de rien pour son prix. Concernant mon Lancaster je ne le quitte plus, mais je réfléchis à peut-être investir dans un autre sac bien solide pour changer de temps en temps. J’ai peur de me lasser un peu.

À quoi ressemble vos tenues en ce moment 🙂 ?

à très vite

Categorized in:

Looks 2014,