De l’Art d’être Influenceuse dans le Monde du Sport

17 juin 2018 - Sports - 97 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui, j’aimerais aborder un sujet qui me trotte dans la tête depuis 1 ou 2 ans maintenant, et après le dernier écart, pluie de commentaires rageux, rabaissant des influenceurs trouvés illégitimes parce que « pas assez performants », je me suis dit qu’il était temps d’ouvrir GRAND ma bouche comme j’aime le faire, afin de mettre quelques points sur les i (voir des trémas si besoin)

Pour une fois, je n’en ai pas été victime directement MAIS, ça m’a rappelé à quel point le problème était encore loin d’être résolu. Entre le sexisme ordinaire (j’avais fait un long déballage ici), les réflexions misogynes…nous omettons aussi tout l’aspect PERFORMANCE dans le sport qui rend la présence ET la légitimité de l’influenceur dans ce monde… précaire, ouverte au lynchage quand il n’est pas le dernier dieu du stade (enfin premier pardon). J’ironise.

Mais combien de fois ai-je reçu des commentaires désobligeants sur mes performances ? sur ma légitimité à donner de conseils ? Serais-je un bon coach en n’étant pourtant pas LA meilleure? Y compris après avoir validé une formation universitaire STAPS à l’INSEP pour devenir entraineure… Et de qui ? Par des followers, par des pratiquants, d’autres influenceurs même… Pourquoi ? Et bien, c’est la question que j’ai voulu me poser dans cet article.

POURQUOI est-ce difficile d’être influenceur dans le monde du sport en étant un sportif modeste ? 

J’espère donner quelques clés pour que nous apprenions TOUS à prendre du recul sur nos performances, nos partages mais aussi pour que les critiques sur les performances des uns comme des autres (qui nous échappent parfois) se réduisent afin que nous évoluions TOUS dans un monde sportif ET connecté plus sain….

Je vais juste fixer quelques postulats avant de m’exprimer sur le sujet que je lance (influencer ET influenceur dans le monde du sport):

  • Sport avec un grand S: derrière cette expression je vais inclure la course à pied mais aussi le triathlon, tous les sports que je pratique 😉
  • Influenceur: Lorsque j’ai commencé mon blog, cette notion d’influence n’existait pas, maintenant il est devenu le mot fourre-tout. Pour moi, l’influence est à double sens, en suivant une personnalité, un profil Instagram, Strava, Facebook peu importe le réseau social, vous appréciez le contenu, la motivation, l’énergie et l’univers de celle-ci. De fait, vous acceptez que cette personnalité par ses partages puisse avoir une influence dans votre quotidien…dans lequel vous avez choisi de la laisser rentrer. C’est à elle d’être la plus éthique, transparente possible si elle choisit de temps en temps de travailler avec des marques (et donc de le mentionner). À mon sens, influenceur et influence,  ne signifie rien sans confiance. Personnellement, votre inspiration et confiance depuis de longues années sont pour moi le plus précieux avant de penser à l’influence.
  • Sponsoring: bien que de nombreux micro-influenceurs et influenceurs soient encore mal à l’aise, oui dès qu’une communauté se crée, le côté « sponsors »/marques attire. Tester des produits, recevoir des produits, aller à des évènements pour découvrir…des produits. Cela fonctionne pour les athlètes mais aussi pour les influenceurs. C’est finalement le nerf de la guerre et je crois, une partie de l’origine des critiques reçues.

C’est parti 😉

Le graal de la performance à l’heure des réseaux sociaux:

Depuis des années maintenant, je reçois quasiment quotidiennement des réflexions sur mes performances « non mais la meuf elle prétend donner des conseils running/triathlon/marathon/fitness mais elle n’est pas foutue de  terminer un 10km en 40min, un semi en 1h30, un half ironman en 5h (barrez la mention inutile) ». En fait, j’ai l’impression que pour être légitime, pour pouvoir prendre la parole dans un sport : il faudrait être le meilleur. Qui dit être le meilleur en amateur… dit en fait forcément athlète professionnel / olympien / champion…/ en fait ce n’est pas possible, personne ne pourrait prendre la parole dans cette logique.

Petit retour en arrière

Lorsque j’ai commencé mon aventure dans le sport (relisez mon TOUT premier article… de 2012 !! 6 ans en arrière), à aucun moment, j’ai prétendu être une athlète de haut niveau, je n’ai, à ce titre, jamais vraiment cherché la performance. Je me suis cherchée MOI en fait: du bien-être, du plaisir, du calme. Ensuite sont venus les premières courses, les fractionnés, les records. J’étais hyper heureuse de me voir m’améliorer, de progresser tout en continuant à trouver…: du bien-être, du plaisir, du calme.

Puis, j’ai commencé à partager sur Instagram. À l’époque, Strava, Instagram, les comptes « sports,/fit girl etc. » n’existaient quasiment pas. Au début, c’était hyper bon enfant: tout le monde voulait des conseils, débutait. J’avais la chance justement d’être passée par-là quelques mois auparavant. On partageait. On se motivait, il y avait une atmosphère hyper sympa de découverte, sans jugement, sans culpabilité, de rencontre, pas de pression. À l’époque, je postais mes temps, je ne recevais jamais de questions mal venues ni de critiques: « ah ouais t’as encore raté ton pb » »c’est quoi en fait ton temps au 10km? » Car à ce moment-là, on était juste tous fiers de simplement COURIR et les records, les chronos passaient en second plan.

Progressivement, nous avons tous suivi (ou suivrons) un certain chemin autour du sport mais à notre rythme. Certain(e)s ont vite fait péter les records 10km, semi, marathon, plus fort plus vite, puis d’autres ont pris plus leur temps, ou n’ont pas souhaité se lancer dans la course aux dossards tout simplement parce que  ça ne les intéressait pas

Honnêtement, je ne sais plus trop comment ce changement a eu lieu, mais lorsque j’ai commencé à vivre à Paris, je me suis pris une grosse claque. Bien entendu, le côté communauté/échange continuait, mais il était sans cesse obscurci par une nouvelle compétition surtout en ligne, qui au départ ne partait pas de malveillance : »et tu vaux combien au 10km ? et t’as vu machin t’a battu (oui oui pour le 10km Paris Centre une amie d’une certaine blogueuse a pété un câble dans mes commentaires). S’il y a bien un sport dans lequel se mettre en compétition CONTRE quelqu’un d’autre est totalement aberrant à mon sens, c’est bien les sports d’endurance amateur. CHAQUE course est différente, chaque jour, situation, parcours sont uniques . Si vous souhaitez vous mettre absolument en compétition pour vous motiver, regardez-vous dans un miroir, le voici.

Mais, la comparaison « tu as vu machin court en temps, machin fait ça en semi » est venue littéralement cannibaliser cet esprit « cool » du running pour devenir une course au chrono, aux performances…faisant culpabiliser, rabaissant TOUS les coureurs qui ne rentraient pas ou plus dans le moule. L’échec du PB, le cauchemar sur Instagram. Moi comme d’autres, dès que le record n’était pas au rendez-vous, on se cherchait des excuses « non mais j’ai couru pour le plaisir »… ce qui dans le fond servait juste à dire « bah oui j’ai pas battu mon record, ne me lapidez pas ». Quelle utilité ? Quel plaisir prendre lorsqu’on est excédé de devoir aller toujours plus loin, plus vite pour rester « légitime »

Je parle du côté « de la lumière », mais je pense à vous toutes qui partagez sur Instagram et vous qui subissez plus discrètement cette pression du record, de la performance. Rabaisser, déprécier les courses d’autrui  mais sous quel critère ? quelle légitimité ? Ah oui parce que tu te juges plus fort, plus rapide ? Voilà. Pourtant, chacun a le droit de pratiquer un sport comme il l’entend, à son rythme, sans être le meilleur. C’est fou, parce que parfois, j’ai l’impression de plonger dans une cour de maternelle du….

« Qui est-ce qui est le plus fort ? » Tu oses donner des conseils alors que….

Voici une petite histoire qui se répète très souvent: « Non, je ne suis pas la plus forte MAIS grâce en partie à mes conseils, tu as enfilé tes premières baskets, tu as avalé tes premiers kilomètres, tu as accroché ton premier dossard, tu es sortie de ta zone de confort, tu as gagné en confiance, tu as testé de nouveaux sports, tu as sauté de nouveaux obstacles dans ta vie. Peut-être tu ne me suis plus aujourd’hui car justement, après les premiers dossards, les premiers fractionnés, tu as commencé à plus te reconnaître dans mes messages, tu es allé plus vite et tu m’as regardé ensuite de haut car « bah je vais plus vite qu’elle sur un 10km, elle ne m’impressionne plus, elle ne m’inspire plus, adios ». Ou peut-être, tu es allé plus vite (ou pas), mais tu avais toujours besoin de ce coup de motivation, cette inspiration pour d’autres sports, ce respect, ce souvenir de « là où tu as commencé »,  et tu me suis toujours.

Arrêter de me suivre C’est la vie, mais il ne faut jamais oublier d’où l’on vient, que nous avons tous débuté, qu’une blessure peut du jour au lendemain nous rappeler que rien n’est acquis, que la condescendance en regardant les personnes plus lentes, plus modestes, qu’un chrono sur un 10km ne fera pas de vous le président de la République ou du CIO, ou de la fédé. Par contre, le partage, le bonheur de l’échange autour du sport, le respect DU à TOUS les participants, la motivation pour inviter d’autres personnes à débuter SONT des actions bien plus précieuses et gratifiantes.

J’éprouve plus de gratitude et de fierté à finir mes courses aujourd’hui, vous rencontrer, vous lire me raconter comment vous avez débuté grâce en partie aux conseils sur le blog, via mon guide…que finalement battre un chiffre sur ma montre qui me rendrait plus légitime aux yeux d’autres amateurs qui ne se sentent plus lorsqu’ils lassent leurs lacets.

Je n’ai pas envie de mettre en lumière  ces gens qui critiquent en faisant des captures d’écran mais en avril dernier, une runneuse suite au marathon de Paris et qui a visiblement oublié qu’Instagram n’était pas le pôle France du running nous explique gentiment que: « Loin de critiquer les chronos des uns et des autres »  souligne qu’en fait les gens qui finissent des marathons, des trails dans des horaires qu’elle ne juge pas « assez bien »  participent à la banalisation « dangereuse » de distance (la démocratisation de la course à pied dont elle a bénéficié, elle a dû oublier …) Et qu’en fait, si tu n’as pas l’intention de finir dans de meilleurs délais ta course… « A quoi (ça) sert d’épingler un dossard dans ces conditions« 

Alors oui attention, il y a de plus en plus de participants qui s’attaquent à des compétitions sans préparation ce qui est à la fois dangereux pour eux mais aussi pour l’organisation qui les encadre, mais ce qui est critiqué c’est bien les « pauvres coureurs » qui ne finissent pas en vomissant leurs tripes parce qu’ils ont tout donné et qu’ils sont allés chercher les 3h30 au marathon. Les commentaires sont aussi pas mal dans ce post, venant vomir sur les finishers du marathon de Paris, rabaissant leur performance… non mais allo ?! Occupez-vous de votre chrono, on vous a juste rien demandé en fait. Vous êtes qui pour juger la valeur des performances d’autrui ? pour juger le temps limite que chacun doit mettre pour participer ?  Ah oui, vous courez vite lol…. ?

BRef, la soi-disant « banalisation » correspond plutôt à la DEMOCRATISATION qui forcément tire les moyennes vers le haut, non pas parce que les coureurs arrivent moins bien préparés, c’est juste que forcément il y a moins de Kilian Jornet lol, des profils de plus en plus différents…, de fait aussi plus lents. C’est normal ce type de nivèlement.  En trail comme en triathlon, il y a des temps de passage, des barrières horaires, donc si tu n’es pas dans les clous, c’est fini. Or, ces gens sont finishers ET par votre condescendance, vous les empêchez de vivre leur sport comme ils l’entendent car hormis quelques exceptions, personne ne s’inscrit totalement à la légère sur de telles courses ou distances.

Le pire, c’est que je vous ai choisi le débat le plus « SOFT » sur les Internets… ce n’est rien comparé à bien d’autres posts de certains qui s’attribuent le droit de juger ou non si tu VAUX le titre de « coureur / triathlète / marathonien ». Car si on les écoutait, tu comprends, finir un marathon en plus de 4h… tu n’es pas vraiment marathonien, tiens…tiens.

MAIS je crois que ces sportifs dont les chevilles ont du mal à passer actuellement dans leurs paires de baskets ne réalisent pas à quel point leurs réflexions peuvent être blessantes, écoeurantes notamment pour les personnes n’ayant pas assez de recul ou encore débutantes. Elles peuvent même être dégoutées de toute envie de pratiquer, d’échanger autour de ce sport alors que ce milieu devrait être BIENVEILLANT, ENCOURAGEANT et ACCUEILLANT (yes vous pouvez dire que je vis dans un monde de Bisounours, mais je vous assure que non). Nous sommes dans un jugement perpétuel d’autrui. Si on les écoutait, il faudrait limite passer un pré-examen pour s’inscrire à des courses, il faudrait faire des prépas irréprochables pour pouvoir porter « le titre » car sinon… bah ma cocotte OK tu as parcouru 42km mais sérieux 5h ? nan tu peux pas porter le titre  SORRY 😉

RAPPEL:, CHACUN pratique son sport comme il le souhaite, à son rythme. Il est essentiel pour tous d’accepter que nous ayons TOUS des visions différentes de notre pratique et que s’attaquer si violemment à quelqu’un surtout en sport (donc le physique pour info car non, nous ne sommes pas tous faits pareil, NON nous ne pouvons pas tous physiquement ou physiologiquement courir en 2h30  le marathon ni en 4h00 d’ailleurs ) est totalement puéril et contre-productif.

Influenceur VS Athlète:

Bien entendu, ce que j’évoque reste encore entre coureurs « anonymes ». Je vous laisse imaginer ce que je me prends dans les dents depuis des années (oui car le cloche pied de l’autre runneuse je le prends aussi pour ma fracture de l’an dernier, toujours aussi aimable et bienveillante entre coureuses, j’adore).

« quelle est ta légitimité à parler d’un sport alors que tu n’es même pas une athlète pro/pas championne/pas aller aux JO »… Barrez la mention inutile. J’ai l’impression que dans ce monde du Sport, nous sommes à la recherche d’une légitimité qui passe … par le chrono. Je crois que si je n’avais pas passé mon diplôme d’entraineur MAIS que je courais plus vite qu’un léopard, on ne m’aurait jamais fait ce genre de réflexion.

Au début, je l’ai mal vécu, puis j’ai appris à vivre avec, à m’en détacher. Oui ça m’excède, mais je ne vais pas lutter en fait car ils auront toujours une excuse « EH BEH LA LIBERTE D’EXPRESSION ? EH BAH TU T’EXPOSES ALORS » Bah va t’exprimer ailleurs que sur mon Instagram car je ne t’ai rien demandé … Mais ce qui m’a le plus retournée, c’est quand, l’an dernier, des coureurs de vous…savez une certaine team parisienne d’une marque fonctionnant par quartier sans cité lol se sont attaqués cette fois aux performances de Matthieu, critiquant son mode d’entrainement et, forcément, son résultat au marathon.

Pourquoi ?

Je me le demande toujours ? Ah oui je sais…

La jalousie du Sponsoring de l’Amateur « Influenceur »

Ceci est en fait une autre facette. Vous aviez le côté « moi je cours vite, toi tu cours 2 fois moins vite, donc tu mérites 2 fois moins d’être considéré comme une coureuse…. » Cela s’applique totalement au triathlon, qui est certainement LE sport qui m’a plus écoeuré. Je m’en suis pris dans le running, mais le triathlon sans mauvais jeu de mots c’est le triple en terme de réflexion. En fait, malgré plusieurs triathlons et 3 half ironman, je n’arrive pas à me dire triathlète tellement j’en ai entendu sur « ma lenteur, mon niveau ». Les encouragements j’en ai eu, mais forcément, on retient souvent les « pfff tu nages vachement lentement à Vichy ?! »  » Nan mais la meuf court le semi du half en 2h !!! même à cloche-pied je fais mieux ! » (J’avais adoré cette blague alors que j’avais participé à ce triathlon pile 1 mois 1/2 après avoir rendu mes béquilles, je l’explique là >>). Ou le mieux une femme m’a littéralement harcelée de mails d’insulte lorsque j’ai débuté le triathlon ET que j’ai travaillé avec une marque à l’époque. Soi-disant, j’étais TELLEMENT nulle que je ne méritais pas de porter cette marque. Allo d’une part j’étais débutante, et d’autre part ce n’est pas en me rabaissant que je vais un jour pouvoir m’améliorer…

BREF.

Ce qui je crois ressort souvent au final: c’est aussi la jalousie. Pourquoi MOI je teste des produits, pourquoi MOI je donne des conseils alors que je ne suis pas la fille de…Zinedine Zidane. pardon c’est du football. D’où vient ma légitimité ? Je n’ai pas non plus 30 ans de carrière (ça on me le sortait souvent sur mes livres lol). Même après mon diplôme d’entraineur : « Mais comment tu vas entrainer des gens à courir vite alors que tu es une tortue »… Bah comme tous les entraineurs en fait ? tu n’es pas obligé d’avoir été aux JO pour emmener ton entrainé aux JO à ce que je sache: savoir transmettre une passion, faire atteindre un objectif n’a rien à voir avec son propre niveau dans une discipline… Mais revenons à la jalousie et l’incompréhension.

Malheureusement, oui de nombreux athlètes PROFESSIONNELS ne vivent pas de leur sport. Mais est-ce la faute de l’influenceur ? L’influenceur construit, développe des contenus, crée une communauté, la rassemble autour de valeurs fédératrices, de challenges, d’activité…C’est le jeu. C’est aux athlètes aussi de comprendre ce nouveau fonctionnement, ces nouveaux modes de communication pour les utiliser, développer l’image de leur sport, leur image afin d’obtenir aussi des sponsors. (au passage, former des athlètes pro aux réseaux sociaux fait aussi partie de mon métier donc comme quoi…) Certes, il fût un temps où « la médaille », les résultats suffisaient. Ce n’est plus le cas. Est-ce ma faute ? non. Est-ce que je suis plus légitime que Christelle Daunay pour parler marathon ? en fait la question ne se pose car nos deux mondes sont totalement différents. Amateurisme d’un côté et professionnalisme de l’autre.

Quel résultat ?

 Je n’annonce de mon côté plus mes courses : marre d’être jugée sur ma prepa, je ne parle quasiment plus de mes temps/résultats de course. Ils sont disponibles sur mon profil Strava que l’on peut éplucher en large et en travers (ce qui, je le sais est fait, puisque l’on m’a déjà parlé de mon cardio, de certains résultats l’autres de rencontres). Je partage de moins en moins publiquement mes prepas, y compris pour le triathlon: marre d’être rabaissée, de recevoir des critiques déguisées (ou pas lol)…

Juste après ma fracture de fatigue, je me suis rendu compte que même si j’essayais de faire la part des choses, ces choses, ces paroles ne peuvent pas totalement glisser sur vous. Elles vous atteignent progressivement comme un poison. Oui ça m’a écoeurée de partager autour du sport. J’ai ralenti les rencontres, les challenges car être comparée, être perpétuellement remise en question car pas assez rapide, pas assez comme ci, comme ça. ça suffisait. Heureusement, lorsque j’ai fait le vide après ma fracture, lorsque j’ai dû à nouveau débuter le running, j’ai renoué avec tout ce qui faisait que j’aimais ce sport mais aussi j’ai renoué avec cette passion de vous transmettre ma motivation. Je n’ai plus lâché depuis. Et cet article est là pour vous transmettre cette rage d’envoyer balader ces gens qui n’ont de sportif que les jambes mais foncièrement pas l’esprit.

La morale de l’histoire ?

Ne lâchez rien…. LANCEZ – VOUS les défis que vous souhaitez: triathlon, course à pied, trail. Peu importe, préparez-vous, entrainez-vous, kiffez ce sport que vous aimez DE LA MANIERE que vous souhaitez. Et si un jour quelqu’un OSE vous critiquer, REPONDEZ, ne vous laissez pas marcher sur les pieds, ne les laissez pas gâcher votre victoire. VOUS l’AVEZ FAIT pour vous, pas pour leur reconnaissance, pas pour un statut qu’ils voudraient bien vous donner.

Vous savez ce que la marque à virgule disait: If you have a body, you’re an athlete.

Appliquez-le sans fin. 

Moi, je vous le dis, VOUS êtes un COUREUR, une COUREUSE parce que vous mettez vos baskets et que vous sortez courir pas parce que vous avez soi-disant bouclé un 10km en 40min  ! Battre son record, améliorer ses temps, c’est juste la cerise sur le gâteau. Vous êtes un(e)  triathlète dès lors que vous vous amusez à enchainer ces trois sports. Vous êtes une traileuse, un traileur dès lors que vous vous empiffrez du denivelé (oui oui même en marchant !!!). Ces gens qui critiquent n’ont rien compris à l’esprit du sport. En ne lâchant rien, vous leur prouverez 😉

@ très vite

Pensez à relire mon article: Performance VS plaisir >> ??

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97 commentaires

  • Repondre AnneB 19 juin 2018 à 13 h 45 min

    Comme d’autres l’ont si justement souligné, la critique des performances des autres est à mes yeux la preuve d’un gros manque de confiance en soi. Si on a besoin de rabaisser les autres pour paraître soi même plus grand, c’est qu’on se trouve trop petit 🙂

    Je ne comprends pas les profils instagram de sportifs dont la description se limite à leurs temps au 10/semi/marathon
    Comme si il n’y avait que ça qui existait, qui définissait la personne. Et quelle est la logique? En gros si la personne a des temps suffisamment bons, on la suit? Ou si la personne est sympa, avenante, généreuse et pédagogue mais qu’elle court sont 10 en 1h15 elle craint?

    J’ai évidemment de l’admiration pour ceux qui finissent un marathon en un éclair, ceux qui terminent un ultra mais….. dans une course, ceux qui m’émeuvent le plus, ce sont tout ceux qui y ont accédé malgré une famille à gérer, un emploi du temps surchargé, des soucis de santé, qui nont jamais fait de sport et ont la volonté de s’y tenir malgré les critiques et la difficulté que cela représente pour eux.

    Personne ne peut savoir ce qui se cache derrière chaque foulée de son voisin de course, quels efforts cela lui a couté. Réduire tout cela, tout ce temps et cette énergie à des chiffres sur un chrono est tout bonnement grotesque.

    Une chose qui m’avait un jour fait prendre conscience de tout ça, c’était à un ravitaillement au marathon du Mont Blanc. Après le passage de mes amis, je suis restée au ravito et la barrière horaire a été mise en place. Une coureuse est arrivée , épuisée, et l’organisation lui a donc dit de s’arrêter. Elle était en larmes..même le décrire aujourd’hui me noue la gorge tant sa douleur était poignante. Elle avait du tant s’entrainer et souffrir pendant les 2 premiers tiers de la course. Bien sur que la barrière horaire est justifiée, je ne parle pas de cela, mais du combat que chacun mène.

    J’ai adoré ce qu’a dit une fois Dawa Sherpa dans une interview, a savoir que son admiration portait aussi sur tous les coureurs qui se lancent dans un trail sans vivre à la montagne ou en terrain valloné, ceux qui s’entrainent sur les montées des ponts d’autoroute pour faire du D+ parce qu’ils n’ont pas d’alternative.

    Venant d’une personnalité de son envergure, j’a trouvé ça très noble et très empathique.

    Et cette empathie te caractérise aussi. le meilleur athlète n’est pas le meilleur prof 🙂

  • Repondre Sophie 19 juin 2018 à 14 h 14 min

    MERCI Anne pour cet article passionnant ! Je me doutais de tout ce qui se passait mais le voir écrit noir sur blanc, c’est un peu le choc ! Je valide absolument tous tes propos, peu importe la performance tant que le plaisir est là !
    En tout cas tu m’as vraiment donné envie de me dépasser et ce depuis que je te suis (5 ans déjà !), j’attends toujours tes articles avec impatience et j’adore tes post instagram, toujours tellement inspirant !

  • Repondre Pauline 19 juin 2018 à 18 h 04 min

    Quel bel article, merci Anne !

  • Repondre Mathilde 19 juin 2018 à 18 h 18 min

    Super article ! Perso c’est à cause de ce genre de personne que je n’aimais pas le sport (ces gens existent aussi dans le monde réel lol). Je cours vraiment pas vite alors quand j’entendais les réflexions du genre ah tu cours pas le marathon en moins de 4h d’une personne à une autre je me disais dans ma tête si déjà je courrais 10km je serais tellement contente ! C’est en lisant ton Blog que je me suis mise à aimer la course, aimer courir pour moi, aimer voir mon temps diminuer même s’il ne reste pas très bon. Ton Blog est utile, avoir des conseils de running des champions qui nous explique comment faire un marathon en moins de 3h si l’on a jamais vraiment couru ne sert à rien, tant mieux pour eux comme tu dis si ces gens court vite mais ça ne va pas nous aider à nous améliorer nous 🙂 bref ton Blog est une vraie source de motivation et franchement je trouve tes performances vraiment incroyable (rien que le fait de finir un iron man Je trouve ça fou alors bravo à toi !!)

  • Repondre Montaine 19 juin 2018 à 22 h 26 min

    Pour ma part je ne suis influencée par personne, ni amateur ni professionnel. Peu de gens m’inspirent, je n’idolatre jamais vraiment et fais mon chemin. Et ouais, mon pote lambda qui s’acharne à plus de 100k par semaine pour aboutir à un résultat de dingue au marathon, à la hauteur de son niveau, ça m’inspire vachement plus, mais bon chacun ses goûts maso ou pas ^^. Les pro me parlent plus de par l’esprit de compétition qui m’anime, à mon niveau j’entends.
    Je ne te suis pas, je ne suis aucune ‘influenceuse’, sauf si je les connais personnellement et donc sportivement.
    Tu es influenceuse, et les critiques c’est le jeu. Si jamais ça te dérange, ça va être compliqué pour toi de continuer sans te pourrir la tête. Être une personne ‘publique’ c’est apprendre à encaisser ça, comme n’importe quel personnage public. Tu as trouvé ton public, tu communiques parfaitement bien pour ces personnes, garde bien ça en tête ils sont là, ils te soutiennent. Mais les autres sont aussi là, et malgré tout, te voient défiler dans leur environnement numérique et sportif. Ils ont donc un avis sur toi. Essaie de te mettre deux secondes à la place de n’importe quel non influenceur, qui voit passer 36 fois le même évènement avec les mêmes têtes de sportifs influenceurs, qui ne ressemblent pas forcément aux sportifs qu’ils côtoient tous les jours, et qui ne lui apprennent rien (à titre personnel), qui disent les mêmes choses, qui vendent les même partenariats, qui sont au four et au moulin au point de donner une impression de prostitution partenariale et sportive assez fade, et in fine assez triste. Ajoute à ça des profils bien montés, des photos souvent bien trompeuses, et trop souvent une surenchère d’honnêteté qui sonne faux à beaucoup de monde, quand bien même vous y seriez le plus sincère du monde.
    Vous n’êtes pas ce qu’on connaît au quotidien, et donc pour beaucoup, nécessairement, vous n’avez pas cette ‘légitimité’ à vous vendre aussi ouvertement à des partenariats (car dans le fond, c’est ça qui dérange). Et si tu parles de jalousie, tu n’as vraiment rien compris. Croire que les non influenceurs sont jaloux serait les prendre pour de bien tristes personnes. Me retrouver avec toujours les mêmes têtes de nanas à tester un bowlcake vegan et une sortie en paddle avec la même énième tenue uniqlo dont je ne saurais que faire n’est clairement pas une fin pour moi ni pour tous les autres, qui restent par ailleurs libres de s’exprimer sur ce qu’ils pensent des influenceurs en général.
    Ce qui ne remet pas en cause tes compétences de coach, ton expérience personnelle de sportive dont les chronos n’empêchent pas d’avoir vécu la même chose que tous les autres sportifs, et d’avoir su trouver ton public de sportives qui te suivent et trouvent dans ton activité une aide au quotidien.
    Sur ce, inutile de balancer sur les coureuses au grand cœur de la sainte victoire, car tu passes à côté de bien belles personnalités..mais les plus belles personnes sont celles qui restent secrètement gardées, donc tant mieux pour elles.

    Dernier point : la case precochee d’abonnement à ta newsletter, c’est pas très recommandé, même pour un site non marchand.

    • Repondre Anne 20 juin 2018 à 9 h 45 min

      « Je ne te suis pas »….donc en fait, tu atterris ici depuis un certain profil que tu n’idolâtres pas « les coureuses au grand coeur de la sainte victoire » (ça fait du bon superlatif là..), avec une absence totale de connaissance sur ma personnalité, du contenu et même, je ne pense pas que tu aies pris la peine de lire jusqu’au bout cet article car les partenariats, ma personne ne sont pas le centre de celui-ci.
      Tu viens me donner une leçon sur ce que tu ne suis pas mais regardes quand même, je crois qu’effectivement, niveau maso, la palette est bonne.
      De mon coté, je ne le suis pas et de fait, ne vais pas prendre la peine de te convaincre, de me justifier, de répondre au reste de ce commentaire. Longues vies aux personnalités secrètement gardées et merci d’avoir pris la peine de commenter en tous les cas !

      • Repondre Montaine 20 juin 2018 à 12 h 54 min

        Ne pas suivre un compte sur les réseaux ne signifie pas qu’on n’est pas tenu de se renseigner sur les personnes concernées ni en avoir un avis.
        Quant à donner des leçons, ce n’était pas le message que je souhaitais passer, tu n’as pas dû bien me lire non plus pour que tu te sentes agressée par ce message.
        Je n’ai jamais prétendu te connaître. Je t’ai déjà reconnue une fois dans la rue, et te connaissant, nécessairement par ta présence publique, j’ai essayé de t’appeler mais tu m’as royalement ignorée en me regardant dans les yeux. Autant te dire que je suis désolée de voir que tu a aussi été fermée à ce que j’ai dit sur cet article, que j’ai lu par ailleurs, histoire d’e’ apprendre plus sur ta position.
        J’ai partagé mon avis, et tu t’es sentie agressée. J’en suis désolée si c’est tout ce que tu as retenu, et te souhaite malgré tout bonne continuation pour tes projets sportifs et professionnels.

        • Repondre Anne 20 juin 2018 à 18 h 06 min

          Non je ne me suis pas sentie agressée, je lis surtout entre les lignes tout comme dans celui-ci où je vois quelqu’un qui a été vexée par cette interpellation dans la rue (j’en suis désolée je ne me souviens pas et honnêtement, dès que l’on me salut ou vient me parler, je n’adopte jamais ce genre de comportement impoli et désobligeant, je n’ai clairement pas été éduquée ainsi)
          Je suis totalement ouverte à ton avis, il est en ligne d’ailleurs mais je n’entends en fait pas tes arguments. Pour moi, si on n’est agacé par des comportements, du contenu…pourquoi suivre ? pourquoi continuer à regarder, critiquer ? En fait n’a-t-on pas autre chose à faire alors ? Comme tu le dis si bien tu préfères suivre des gens que tu connais… mais pourtant tu continues à être au courant que machin teste un truc, que bidule parle d’un truc
          Ceci, je l’ai dit, est en fait un autre debat plus lié au « hate follow » (jalousie ou pas d’ailleurs)
          Comme d’autres commentaires le soulignent, ce sont des comportements bien tristes et malsains (encore une fois, jalousie ou pas)
          Enfin, vu qu’apparemment tu me suivais, tu dois donc savoir que cela fait des années que je sais ET fais face à la critique. Puisque de cet article tu ne retiens que l’aspect influenceur, je viens sur ce terrain.
          Critiquer mon contenu peu importe, critiquer mes partenariats, peu importe, on n’aime ou n’aime pas (mais si on n’aime pas qu’on regarde, on est bien maso là), mais critiquer les performances (donc en lien avec le physique), ça n’est pas et ne sera jamais acceptable.
          Tant mieux si tu aimes la compétition, la beauté du sport est dans sa diversité, mais par pitié, laissez les gens pratiquer comme bon leur semble.
          Tu as été vexée par 10sec d’interpellation dans une rue, imagine quelqu’un qui débute dans le sport et en 10sec tu lui dis que son temps au 10km est franchement pas top. Il ne sera pas « juste » vexé en fait. Voilà le sujet de l’article.

    • Repondre Caro Duhduh 20 juin 2018 à 13 h 59 min

      Si tu n’es « influencée par personne », pourquoi le ressenti de « n’importe quel non influenceur, qui voit passer 36 fois le même évènement avec les mêmes têtes de sportifs influenceurs… » te tient-il tant à cœur ? Et comment es-tu au courant d’une telle redondance d’informations relayées par ces influenceurs… si tu ne les suis pas !?
      Tu me fais un peu penser à ces téléspectateurs qui vilipendent la télé-poubelle, mais finissent toujours leur zapping sur Hanouna…

      • Repondre Montaine 20 juin 2018 à 14 h 13 min

        J’ai le même droit que tous d’utiliser instagram, dont je ne maîtrise malheureusement pas les algorithmes. Donc oui je vois passer ces évènements, et j’ai encore, heureusement, le droit d’en avoir un avis, de cette « télépoubelle ». Bien que je n’aurais jamais fait cette comparaison, puisque je ne dénigre pas les compétences professionnelles et sportives des influenceurs, que je reconnais. Ils ont tous trouvé leur public, et comme toute personne publique, trouvent également leurs détracteurs, dont les avis sont plus ou moins constructifs.
        J’ai simplement donné mon avis, en essayant de n’insulter personne, car je ne méprise pas leur travail, ni l’inspiration que les autres sportifs peuvent y puiser. Je connais aussi des « influenceurs » dans la vie de tous les jours, pour courir avec eux ou partager un verre à Paris, qui sont par ailleurs des sportifs que j’apprécie, et qu’effectivement, je connais bien mieux que je ne connais Anne, par exemple.
        Si mon parcours sportif avait été différent, j’aurais peut-être fait partie de ce public de follower, et je n’y vois aucun mal, mais ce n’est pas le cas, et je ne trouve pas dans ces comptes de motivation particulière (que oui, je suis nécessairement allée consulter un jour, je n’ai jamais nié le contraire), simplement parce que je sais que je suis quelqu’un qui puise ailleurs, sans que cela soit une critique à l’égard des influenceurs.
        Pour autant, merci d’avoir pu me laisser donner mon avis, bien ou mal reçu, de quelqu’un qui voit ça d’un de ces yeux extérieurs que vous ne semblez pas apprécier, alors qu’il ne vous engage, ni ne m’engage, à rien.

  • Repondre Marie 20 juin 2018 à 9 h 39 min

    Bonjour Anne,
    merci pour ton article (un peu foufou, mais je pense que c’est l’émotion qui parle, et je te comprends!).
    Je cours depuis peu (un peu plus d’un an) et à allure de tortue. Pour le moment, je reste sur des distances 10km et semi, mais je lorgne sur les trails (j’adore les terrains variés, les paysages et…ben l’ambiance un peu plus cool).
    La question de « tu peux pas être entraîneur si t’es pas un champion » m’a ramenée à mes 17 ans de pratique de l’équitation. J’avais remarqué que les meilleurs moniteurs que j’avais eus, y compris sur le plan technique (et Dieu sait que ce sport est technique) n’étaient eux-mêmes pas des foudres de guerre en concours. Personnellement, ça ne m’a jamais dérangée ni empêchée de progresser! Si j’avais continué et parvenue à un niveau au-dessus, j’aurais peut-être été faire des stages chez des cavaliers pro, mais pour le quotidien, ma foi, c’était très bien! En fait, je crois que l’important pour un entraîneur, c’est avant tout la passion, la pédagogie (un champion qui te hurle dessus pendant 2h, merci bien. Je l’ai vécu et ça te dégoûte de pratiquer), et la compréhension de la psychologie de l’élève (anxieux, ambitieux, là uniquemement pour le fun ou pour progresser).
    Le deuxième réflexion qui me vient en traçant un parallèle équitation/running, c’est le manque TOTAL de bienveillance et d’humilité que je remarque dans l’univers de la course à pied, surtout sur route. Quand je montais à cheval, il y avait des enfants qui débutaient, mais aussi des adultes. A aucun moment, nous, cavaliers confirmés, il ne nous serait venu à l’idée de leur faire comprendre qu’ils n’étaient pas de « vrais » cavaliers, on était plutôt contents de partager notre passion avec plus de monde! Pour ma part, j’étais plutôt admirative de ces personnes qui s’exposaient aux chutes (les personnes qui ont un problème d’humilité devraient monter à cheval ^^), et aux courbatures bizarres (oui, l’équitation est un sport, je ne rentrerai pas dans le débat). Par contre, lors de mon premier semi, j’ai vu une fille faire son cinéma parce qu’un des membres de son club lui avait dit que, vu le dénivelé, elle ne pourrait peut-être pas faire aussi bien qu’au semi de Paris. J’ai trouvé ça assez déplacé, parce que, ben zut, on est des amateurs non? Donc on est là avant tout pour s’amuser et la contre-perf n’a aucune conséquence! Tant mieux si on arrive à être plus rapide que la dernière fois, tant pis si non!
    Alors le running, plus accessible et bienveillant que l’équitation qui se trimballe l’image d’un sport de riches et élitiste? Clairement, pour moi, non.
    Quant aux personnes « nocives »…je me dis que leur vie doit être bien triste. Si tu as plus d’intérêt à critiquer les gens pour te prouver que tu es meilleur qu’eux, c’est que tu dois avoir un sérieux déficit d’amour de toi-même. Personnellement, j’ai commencé à courir bêtement parce que je n’avais plus d’activité physique et parce que j’avais besoin de stimuler ma production de sérotonine et d’endorphines (je suis sous antidépresseurs). J’avais aussi une vilaine habitude qui consistait à aller contre mon corps (tout effort se faisait dans la souffrance, sinon ça n’était pas un effort, pas vrai?) et non avec. Au fil des km et grâce à des blogs comme le tien, je me suis réconciliée avec lui. Non, il n’est pas parfait, non il ne me permettra pas de boucler un semi en 1h30/un marathon en 2h30, mais il est en bonne santé, il est solide et il me permet de m’amuser en faisant du sport. C’est le plus important. Et mes revenus et mon bonheur ne dépendent pas de mon chrono sur semi (heureusement).
    Quant à ton blog, il m’a permis de débuter en restant bienveillante avec moi-même et d’aborder les grands traits de l’entraînement (fartlek, fractionnés, etc). J’avoue être moins fan des articles mode, mais bon, je ne les lis pas et c’est tout! Après tout, c’est ton blog, pas le mien. Dieu merci, chacun fait encore ce qu’il veut avec ses espaces d’expression.
    Je pense que ce qui parle avant tout, c’est la frustration (« elle fait un métier hyper cool alors que j’ai de meilleurs temps, alors pourquoi moi je dois aller bosser dans un open-space pourri avec un job sans sens? »). En plus, manque de chance, tu es jeune et jolie… d’autant plus de raisons de t’envier dans notre société qui s’accroche au culte de l’apparence comme une moule à son rocher. Ce qu’on oublie, ce sont les heures de muscu que tu dois e taper pour obtenir cette silhouette et que la vie de free-lance a aussi ses galères et ses doutes. Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.
    Un dernier mot pour les personnes qui considèrent que « finir un marathon en plus de 5 h c’est n’importe quoi »: une coureuse a fini le marathon de Boston en 7h. Sauf que….c’était une mamie de 85 ans (madre mia, 42km à 85 ans…) et qu’elle court ce marathon depuis 30 ans, et ce, tous les ans. On ne sait jamais quelle histoire se cache derrière un coureur: certains sont âgés, d’autres se battent contre la maladie quand certains courent au bénéfice d’une association caritative. Si certaines personnes n’ont que ça à faire que de critiquer les uns et les autres, on ne peut pas grand chose pour elles.

    Pardon pour ce long message, je te souhaite longue vie en tant qu’entraîneur sportif! Pour le reste, les chiens aboient et la caravane passe…
    Bien à toi,

    Marie

  • Repondre Aurelie 20 juin 2018 à 13 h 57 min

    Merci pour cet article et merci de m’avoir donner le courage de commencer à courir, il y a quelques temps. Après une longue période de repos, j’espère pouvoir m’y remettre rapidement.

  • Repondre Cécile 21 juin 2018 à 9 h 38 min

    Merci

    Ça fait énormément de bien de lire cet article.

    Continue tu es au top du top 🙂

  • Repondre Paola 21 juin 2018 à 11 h 38 min

    Merci beaucoup pour cet article intéressant et passionnant!!!
    et surtout merci pour la phrase: « NON nous ne pouvons pas tous physiquement ou physiologiquement courir en 2h30 le marathon ni en 4h00 d’ailleurs » Je suis dans ces personnes là helas, je ne cours pas vite mais en plus mon physique assez maigre fait que l’endurance.. c’est pas pour moi! enfin bref tout cela pour dire que au final je fais quand meme beaucoup de sport, j’adorerais evidemment réussir à ameliorer mes temps (et surtout à ne pas etre morte après 6 km de courses seulement hihihi) mais bon, c’est ainsi et ce n’est pas grave!!! je l’accepte maintenant, et c’est des personnes comme toi qui m’inspirent justement à ne pas me concentrer sur un seul sport mais à en faire d’autres, j’ai repris le velo depuis que je te suis, et je songe à faire un cours de natation pour apprendre à nager (oui je ne sais pas vraiment nager, je barbote dans l’eau!).
    et surtout: on n’est pas les meilleurs du monde, mais on fait du sport et on le fait pour soi et pour le bien etre personnel! c’est tout ce qui compte!!!!

  • Repondre Cynthia 21 juin 2018 à 16 h 44 min

    Merci d’être toi Anne.

  • Repondre elsa 21 juin 2018 à 17 h 29 min

    Bonjour Anne,
    J’ai 10 ans de plus que toi. J’ai été une sportive de haut niveau pendant longtemps et j’ai arrêté du jour au lendemain. Depuis plusieurs années je passe de temps en temps sur ton blog car j’y trouve la légèreté, la fraîcheur, le plaisir de celle qui aime se dépasser. Je t’ai vu évoluer au fil du temps. Merci bcp pour ton positionnement sur les femmes, le sport et surtout sur le plaisir que tu as à nous partager tout ça, pour le plaisir que nous avons lorsque l’on sait pourquoi nous venons te lire. Je sais bien que tu sais tout cela, mais tu n’arriveras jamais à satisfaire tout le monde. Certains sont jaloux, d’autres sont simplement mauvais, certains sont ignorants, d’autres simplement maladroits. Si je peux me permettre un commentaire pas vraiment facile à suivre, continue ton chemin sans te soucier des cailloux que tu rencontres sur ta route, tout cela est comme une course, continue a donner à ceux qui acceuillent avec plaisir de voir ton évolution. Nous sommes influencés seulement si nous le souhaitons, nous sommes le capitaine de nos vie. 🙂

  • Repondre audrey pareux 22 juin 2018 à 19 h 37 min

    Ton article est magnifique Anne !!! Bravo, tu as totalement raison de mettre les points sur les « I ». Cette façon de concevoir le sport est non seulement puérile mais ridicule !!!! Au secours, personnellement je tiens un blog littéraire et si je me prenais une remarque du genre « tu n’es pas Zola pourquoi tu écris et donne ton avis », je pense que je serais extrêmement agacée… J’avais remarqué que tu mettais moins tes temps, et communiquais moins également d’infos sur tes prépas et je trouve ça vraiment dommage. Car il y deux ans j’ai commencé la course à pied grâce à toi, j’ai participé à des courses et me suis bêtement blessée. J’ai toujours été sportive, donc j’ai continué le sport autrement mais du arrêter la course et voir tes publications me permet de me motiver, de trouver l’énergie de me lever et de continuer. Soit faire du yoga, aller à la salle ou que sais-je. En tout cas, tu as su me faire aimer la course à pied, que je détestais depuis des années 😉 haha et me donner envie de découvrir de nouveaux sport, comme le yoga que je pratique régulièrement. Donc un GRAND MERCI et merde aux rageux !! 😀

  • Repondre CB 23 juin 2018 à 18 h 04 min

    Génial cette prise de position !
    Je suis sûre que la pratique du yoga et sa philosophie a dû renforcer ces impressions que tu avais déjà !
    Profitons de vivre le sport dans la joie de l’instant présent, sans se juger soi ou les autres !

  • Repondre Saltypeonies 24 juin 2018 à 12 h 08 min

    Hello Anne !

    Très bon article coup de gueule ! Je ne comprends pas vraiment pourquoi les gens recherche la critique sur l’activ Sportive de tel ou tel personne ? Il y a pourtant dans toutes courses officielles que j’ai pu faire à Paris, une tellement bonne ambiance avant comme après la course ! Les gens sont heureux d’etre là, quelque soit leur SAS de départ et leur temps a l’arrivée.
    Et pourtant après sur Instagram ce n’est plus pareil. Mon meilleur temps sur un 10km c’est 55’ et là aux 10km Adidas j’ai terminé en 1h01’ et pourtant j’et tellement contente de moi ! Bien que je ne soit pas soumise aux critiques Instagram car je n’ai pas beaucoup de gens qui me suivent donc moins soumise à la critique, je n’ai pas osé affiché mon temps, bien moins glorieux que les sub 40 ou 45’ que tout le monde affiche ! Et alors on a pas le même niveau mais c’est pas grave, on pratique tous le même sport et il n’y a que ça qui devrait compter !

  • Repondre Elisabeth Keil 25 juin 2018 à 16 h 18 min

    Bravo bravo bravo !!!
    Moi je dis soyons nos propres champions

  • Repondre laurent adeline 27 juin 2018 à 19 h 15 min

    Coucou Anne
    C’est la première fois que je met un commentaire pourtant cela doit faire 1 an et demie que je te suis. J’adore ta façon d’être et reste comme tu es.
    Les gens critiquerons toujours tout ce que les autres font pour se sentir plus fort, plus intelligent etc….
    Tu as fait de ta passion ton métier et certes tu es influenceuse mais ce n’est pas pour autant que je vais boire toutes tes paroles. Tu nous donnes tes impressions et ensuite c’est à nous de nous faire notre propre idée du produit que tu présentes par exemple.
    Bref tout ça pour te dire qu’il faut que tu continues ce que tu fais même si il est évident que les critiques nous impact..

    Bonne journée
    As-tu encore des vêtements à vendre sur Vinted ?

  • Repondre Aurélia 27 juin 2018 à 20 h 51 min

    Bravo à Marie pour son commentaire qui a su mettre en mots ce que je pensais. À titre personnel je trouve dommage que tu te restreignes quant à tes compte-rendu de course, c’est ce que je préfère dans ton blog. Tu as une façon fraîche de raconter tes efforts, tes émotions, ton ressenti, ça m’a familiarisé avec le milieu des courses officielles que je ne connaissais pas. Ça me permet de découvrir des sports que je ne pratiquerai jamais (half ironman, gros triathlons) mais te lire fait envisager les efforts que cela demande et quelle préparation en amont pour une amateur (bien loin des « facilités » des professionnels), la progression au fur et à mesure des épreuves. Ça me fait vivre ces sports un peu par procuration, ça n’est pas frustrant car je ne les pratiquerai pas de toute façon pour 2000 raisons mais c’est très instructif et ça fait un peu rêver ! Et par contre grâce à tous tes compte-rendu, ça m’a donné envie et motivé à courir, aller plus souvent à la piscine et tous tes articles sont bourrés de conseils et d’astuces testés IRL par toi, à qui on peut s’identifier et qui a des préoccupations terre à terre et qui permettent d’aborder plus sereinement la course à pied par exemple. C’est technique mais ça reste abordable quand on débute et pas rebutant, pas hautain ni condescendant. Bref dommage que les critiques et les reproches de sportifs frustrés en mal de reconnaissance privent la majorité de tes contenus…perso quand j’aime pas, je ferme ma bouche et je vais voir ailleurs si j’y suis. …à bon entendeur. ….

  • Repondre Audrey 29 juin 2018 à 19 h 27 min

    Je suis choquée de ce que je viens de lire… Il y a des personnes qui devraient se centrer sur elles pour travailler leur égo parce que là, je ne vois QUE ça. Un énorme EGO !
    Tu es une super sportive et tu nous motives tous les jours (sans distinctions aucune). C’est ce que j’aime chez toi aussi, ta simplicité et ton authenticité 🙂
    Et puis au final, la plus grande qualité du sportif.ve n’est-elle pas le fairplay ?
    Je t’envoi tous mes encouragements ! YOU GO GIRL

  • Repondre Anaïs 2 juillet 2018 à 13 h 22 min

    Il est parfait cet article !
    Beaucoup trop de jugements et pas assez de partage, parfois les jugements au regard sont même pire que les mots…

  • Repondre Anaïs 2 juillet 2018 à 13 h 31 min

    Et n’hésite pas si un jour tu veux venir découvrir le canicross ou bikejoring ! Promis les chiens ne jugent pas les temps sur 10km ou semi !

  • Repondre Ragotte 12 juillet 2018 à 17 h 00 min

    Merci pour cet article très vrai.
    Lors de mon dernier semi marathon, je me suis très vite retrouvée dans le peloton de queue et ma course a été gâchée : remarques mauvaises de certains spectateurs sur notre passage, abandon total de l’organisation, plus aucun t-shirt et ravitaillement à l’arrivée… pourtant ça se passait dans une grande ville et je n’ai mis « que » 2h30 ce que je ne trouve pas non plus complètement catastrophique. Depuis je n’ai plus envie de participer à ces « compétitions » (puisqu’aujourd’hui il me semble bien que c’est le véritable nom de ces courses amateurs) que je voyais plutôt comme des défis perso agréables, permettant de profiter d’un cadre inhabituel dans une ambiance festive. Je reste fidèle aux 10 km de ma ville natale qui est véritablement une fête du sport, en espérant que l’ambiance reste la même pour toujours!
    Je suis donc retournée à plus de minimalisme dans ma pratique (si on peut dire ça comme ça) : je cours dans mon coin, je me lance des défis perso que je réalise à mon rythme et je suis tranquille. Ma confiance en moi est quand même renforcée, mon corps est fort et je l’adore pour tout ce qu’il me permet de faire. J’espère être une fois de plus semi-maratonienne à la fin de l’été, mais cette fois je n’aurais pas de médaille ou de maillot puisque j’aurais fait mes 21km toute seule sur un parcours que je me serai concocté : après tout, pourquoi pas? Finalement le sport est comme la religion : pas besoin de signes ostentatoires pour y croire! 😉

    Et quand on voit ce que des personnes comme Marine Leleu arrivent à accomplir en dehors des sentiers balisés par des organisations populaires, dans son coin, finalement le mental n’en est que plus fort.

    Je n’imagine même pas ce que ça doit être lorsque l’on est blogueuse et que l’on doit recommencer à zéro alors qu’auparavant, les injonctions de tes fans t’obligeaient tous les jours à performer. Je ne suis plus beaucoup d’instagram de runneuses parce qu’elles ont toujours des chronos de dingue et que ça me démoralise. Pourtant quand je vais courir, il y a moulte personnes sur mon trajet qui courent à la même vitesse que moi, il m’arrivent même d’en dépasser! Des gens normaux quoi…

    Bref, la conclusion est encore une fois que pour être heureux, vivons cachés. Tu as du courage de t’exposer, tu motive plein de gens et c’est bien ça l’essentiel, les rageux n’ont rien compris.

    Tu aimes le vélo? Montes sur un vélo et fais en. Tu aimes courir, marcher, nager, yoger, pilater? Fais le! N’attends pas que les gens approuvent. C’est ton corps, tes envies, tu n’as de compte à rendre à personne.

  • Repondre Dreyliciouss 14 juillet 2018 à 16 h 34 min

    Très bel article.
    Je t’écris rarement mais je te suis depuis des années. Depuis un peu avant que tu ne partes en Californie ^^
    Je me suis mise à courir en 2013 où je courrais à 7,5 km/h!
    Depuis j’ai couru 3 semi-marathon.
    Tu me motives alors continues peu importe ce que d’autres peuvent dire. Essaie de penser que nous sommes d’avantages à nous inspirer de toi qu’a te critiquer !

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