Running: Gérer sa Blessure sans se Démoraliser

26 mars 2017 - Running - 25 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Je suis contente de vous retrouver aujourd’hui pour aborder une thématique que vous m’aviez pas mal demandée depuis deux semaines, depuis ma blessure au Marathon de Barcelone. Déjà donc 15 jours sans courir ni pratiquer un sport de manière intensive.

J’ai encore plusieurs semaines à rythme doux, mais je fais avec. Je ne dis pas que le moral est au beau fixe mais je ne suis pas en dépression parce que je ne peux pas courir. Je me souviens de ma première (et unique autre d’ailleurs)blessure, j’étais bien plus démoralisée à l’époque. Néanmoins, sans elle, jamais je n’aurais découvert le fitness ou le RPM éhé.

C’est pourquoi pour cette blessure, je me demande ce que je vais découvrir. Je le vis comme une nouvelle aventure. Cela étant dit, je crois qu’au fil de mes années de sport (déjà 5 ans de running), j’ai aussi appris à me préparer mentalement. Lorsque nous préparons une course, on ne s’entraine pas que physiquement mais aussi moralement. J’ai préparé 3 marathons en période hivernale, je peux vous assurer qu’il en faut de la motivation pour sortir courir la nuit, tôt le matin, sous la pluie, réaliser des sorties longues de 2h30 par 2 degrés… Enfin à Versailles c’était plutôt -5 lol.

Entrainements, préparation de course, ça forge un mental. Ce mental je ne l’avais pas du tout lorsque je me suis blessée quelques mois après mes débuts. Aujourd’hui, j’imagine l’avoir car je suis plutôt sereine. Voui vouiii j’ai bien écrit ça 😛 . On va essayer de décortiquer tout ça

  1. Comprendre et identifier sa blessure?

Quelque soit votre niveau, les années que vous avez de sport derrière vous, votre corps peut « dysfonctionner » pour X ou Y raisons au moment le moins opportun. Ce qui peut générer des conflits, des dérèglements créant des douleurs… elles-mêmes, sans attention de votre part, menées à une blessure.

En running, les blessures sont plutôt sournoises, à mon goût, car elles s’installent progressivement mais sûrement si vous n’intervenez pas rapidement. Par intervention j’entends :

  • Stopper le sport responsable des douleurs
  • Repos + sur-élévation du membre douloureux + glace
  • Consultation d’un spécialiste

Plus une douleur est identifiée et prise en charge de manière précoce, moins elle risque de se transformer en blessure. Je différencie ainsi 2 stades : la douleur de la blessure. Les premières douleurs annoncent une prochaine blessure si vous continuez votre entrainement sans prise en charge de celles-ci. C’est pourquoi IL FAUT VOUS ECOUTER car prévenir vaut mieux que guérir (vous connaissez la chanson). Bien entendu, on se dit souvent que cette douleur va disparaître, qu’une petite pause de 3 jours va l’apaiser.

Mais aujourd’hui, je ne suis pas là pour détailler les moyens de prévenir une blessure, je vous renvoie à ce post bien détaillé :

Comment prévenir, gérer et récupérer d’une blessure >>

Cela étant dit, parfois, la blessure arrive très brutalement, souvent sur une course ou un effort plutôt violent (fractionné). C’est ce qui m’est arrivé et c’est d’autant plus déstabilisant moralement car on ne s’y attendait pas mais quoi qu’il en soit, j’interviens toujours de la même manière.

Dans le cas d’un douleur :

  • Rdv chez mon ostéopathe : j’ai appris à me connaître et écouter les signaux de mon corps. Souvent mes douleurs sont liés à des blocages dans mon squelette et/ou à mes semelles. Mon ostéopathe me connaît bien. Une voire deux séances suffisent pour me remettre en place. Elle vérifie toujours si les semelles que je porte sont responsables de ce blocage ou si c’est juste ma pratique qui « me bloque.
    • Note sur les semelles: n’oubliez pas que votre corps évolue, votre manière de courir également. La durée de vie de vos semelles varie en fonction de votre pratique. Je n’ai jamais pu garder des semelles plus de 14 mois, et j’ai toujours dû faire 1 à 2 ajustements sur celles-ci. N’oubliez pas que vos semelles ne sont pas figées. Si vous ressentez des douleurs, parfois il suffit d’un petit tour chez votre podologue afin qu’il les ajuste. Vous évoluez, vos semelles doivent suivre également. Ces ajustements sont gratuits et votre podologue prend souvent ces rendez-vous rapidement. N’hésitez pas à lui passer un coup de fil 😉
    •  N’hésitez pas à relire mon article sur les semelles orthopédiques et la podologie >>>

Souvent le rendez-vous chez mon ostéopathe suivi (ou pas) d’un rendez-vous chez mon podologue suffit. En fait en 4 ans… j’ai très peu vu mon médecin du sport (à Montpellier en plus, je vis à Paris).  Pourquoi ? Car grâce au corps médical avec lequel j’ai su m’entourer, je peux identifier très tôt l’origine des douleurs. En effet le protocole: REPOS/SUR ELEVATION/GLACE ne traite que les symptômes de votre douleur, pas les causes. C’est pourquoi si vous reprenez sans les avoir identifier, vous risquez de renouer avec ces douleurs, voire finalement, vous blesser.

Alors pensez-y et n’hésitez pas à questionner vos amis sportifs s’ils ne peuvent pas partager avec vous leurs bonnes adresses podologue/ostéopathe/médecin du sport. CAR OUI, même si votre médecin généraliste est adorable et vous suit depuis des années, il n’est pas 100% compétent dans le cadre d’une blessure « sportive ». Forcément, on ne pense à ça lorsque l’on court, qu’on est en pleine santé. C’est uniquement lorsque la blessure nous tombe sur le nez qu’on cherche de toute urgence quelqu’un. Essayez d’anticiper.

De plus, consulter un ostéopathe de temps en temps ne fait pas de mal, même si vous ne souffrez d’aucune douleurs évidente 🙂

Dans le cas d’une blessure identifiée (du genre c’est trop tard lol comme pour Barcelone):

  • Directement chez mon médecin du sport. On chipote, on ne pense pas que ça va aller mieux dans 2 jours, on ne cherche pas sa blessure sur des forums. Le médecin du sport sera le plus compétent pour identifier votre blessure et vous expliquer comment la soigner 🙂
    • Note: bon parfois, ce n’est pas si évident que ça. J’ai dû passer plusieurs examens pour que mon médecin puisse identifier ma blessure mais je n’ai pas perdu de temps puisque : blessure le dimanche 12, médecin le lundi 13, radio/scintigraphie etc, mercredi 15 mars, j’étais fixée sur ce que j’avais = pas de temps perdu pour bien me soigner et récupérer.

N’ayez pas peur du médecin, vous serrez tellement soulagées après 🙂 ! Une blessure rapidement prise en charge et comprise vous permettra de récupérer d’autant plus vite. Vous pourrez enfiler vos baskets bien plus tôt  et plus sereinement par la suite.

2. Une fois connue, comment affronter sa blessure ?

En fait, c’est peut-être la période la plus intéressante et certainement la plus délicate. Le flou entre la blessure et le « traitement » est plutôt stressant car on ne sait littéralement que faire. Mais une fois que ça y est on sait exactement ce dont quoi nous souffrons, comment nous soigner ET comment récupérer…Il faut laisser place à la guérison.

C’est là où le manque du sport, de la course à pied et tout le bien-être que cette pratique nous apportait peut nous manquer. C’est également à ce moment que l’on peut constater si la relation que l’on entretient avec ces sports est saine ou non. Faire une crise de larmes et de nerfs parce que l’on ne peut plus courir est mauvais signe. Je me souviens que pour ma première blessure, je pleurais beaucoup. J’étais vraiment beaucoup déprimée et frustrée. J’éprouvais un réel manque pour ce sport au point d’être hyper nerveuse et énervée.

Actuellement, oui je suis frustrée. Courir me manque mais… pas tant que ça, je crois que c’est plus le bonheurs de m’évader par la course à pied qui me manque. Courir pour s’oublier un peu, courir pour se sentir bien. Pas l’acte en lui-même. Heureusement, je peux pratiquer d’autres sports pour se faire, bien que je le reconnaisse, les sensations de course sont uniques, inimitables. Mais je ferme les yeux, je m’imagine en courant, je respire et je profite aussi de ce calme que je m’accorde.

Affronter sa blessure, c’est faire preuve de patience et d’écoute pour ce corps qui nous supporte. C’est notre meilleur ami. Nous sommes des enfants très chanceux et gâtés de pouvoir à ce point le pousser et l’emporter dans nos challenges. Il ne faut pas l’abimer. Aujourd’hui, je le chouchoute, je l’écoute, on remet doucement mais sûrement les pendules à l’heure. On peut s’imaginer cette période « sans course » de vide, de néant. Or, ce n’est pas parce que vous ne courez, que vous ne pratiquez pas le sport que vous aimez, qu’il ne se passe rien dans votre vie. Votre identité ne se définit pas par votre course.

C’est essentiel de prendre ce temps pour vous re situer par rapport à vous, à ce que vous aimez.

Trop longtemps j’ai repoussé mes envies de reprendre le piano, me mettre à la méditation, lire davantage. J’ai l’occasion de reprendre de zéro. Finalement, profitez de ce temps et ne voyez pas cette blessure comme une trahison de votre corps. Bien sûr que je voyais mon corps comme un traitre il y a 2 semaines. Aujourd’hui, je le contemple et me demande comment je vais pouvoir me faire pardonner. Il faut du temps. Une blessure porte bien son nom. Faites la paix, évacuez les sentiments négatifs qui ralentiront votre récupération. Soyez davantage positives et patientes avec vous-même 🙂 C’est difficile mais, des courses, des printemps, des journées ensoleillées, il y en aura encore, votre corps, vous en avez qu’un.

N’affrontez pas votre blessure, acceptez-la.

Je porte: Top, Brassière et Leggings Nike, Basket Flyknit 

3. La blessure pousse à se remettre en question

Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Qu’est-ce que j’ai mal fait ? Qu’est-ce que j’ai raté ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ? Pourquoi ça ?

Vous croyez que je me suis pas posée ces questions ? Le temps était plutôt long entre le 30ième et le 42ième kilomètre hihi, j’ai pu exorciser ces questions le dimanche même de ma blessure.

Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? rien. Vous comme moi, n’avons rien fait de mal contre l’Univers. Promis les causes sont ailleurs 🙂

Qu’est-ce que j’ai mal fait ? Je pensais réellement être à l’écoute de mon corps, mais comme l’a souligné mon médecin, je suis en pleine forme, tous les voyants sont au vert mais je n’ai pas écouté mon environnement et ma charge de stress/travail. Attention, je ne me plains pas mais j’ai absorbé beaucoup de stress et de contrariétés que je pensais réellement ne pas m’atteindre. Je pensais extérioriser tout cela par le sport. Ce n’était pas le cas. Depuis plusieurs années, j’ai des rapports hyper conflictuels avec « mon père ». Ces rapports ont atteint un summum entre janvier et février. Je pensais que par habitude cela ne pouvait pas m’atteindre, mais c’est usant. Usant lorsqu’à 25 ans on se lance dans l’entrepreneuriat,que ce n’est pas tous les jours la vie en rose, même avec mon petit ami depuis plusieurs années. Du stress de par les transports, les voyages. Une nouvelle fois je ne me plains pas, j’identifie le pourquoi du comment. Pour rappel, je suis une grande angoissée en avion. Même si je ne le sens pas sur le moment, c’est hyper fatigant nerveusement à encaisser. Plus… d’autres contrariétés matérielles et professionnelles… Je suis humaine et je n’ai pas su le voir assez tôt que j’étais « fatiguée » moralement. Je n’ai pas su écouter car mon ostéopathe me le disait à plusieurs reprises. J’avais souvent la mâchoire légèrement bloquée car je ne faisais que la serrer inconsciemment et surtout la nuit, signe de stress que l’on garde bien profondément pour soi.

Qu’est-ce que j’ai raté? Justement, je le cherche, j’ai identifié les causes « émotionnelles », avec mon médecin nous continuons de chercher peut-être des causes également physiques (carence? fatigue? hormones ?) Mais il est certain, que physiquement, mon corps était prêt pour ce marathon (pas de douleurs en amont). Il est cependant évident que j’ai raté d’autres petits détails qu’il est essentiel que je trouve afin de récupérer et de ne pas retomber dans les travers de cette fracture.

Pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ? Pourquoi ça ?
Au final on s’en fiche, cela devait arriver. Tant pis pour le pourquoi. C’est comme ça, on ne peut pas revenir en arrière. D’ailleurs, j’apprécie mon entourage qui évite de me faire la leçon. Inutile de vous flageller : « si j’avais ci…ou ça »… C’est trop tard. Il faut AVANCER. Jamais je ne viendrai d’ailleurs balancer à une runneuse blessée « ah bah c’est ta faute, fallait pas courir, fallait par faire ça, fallait t’arrêter ».

Nous sommes tous des passionnés. C’est en faisait des erreurs que l’on apprend à être meilleur. À trop écouter mon physique, j’ai oublié le moral. C’est surtout cela que je retiens et que je vais devoir changer. Je m’y occupe déjà. L’erreur serait de se morfondre, de ne pas accepter la situation, de persister et ne pas évoluer.

Alors, analysez-vous. Réalisez une petit introspection de vous-même. Faites un bilan à l’écrit ou un soir en solo. C’est difficile mais vous verrez; il n’y a jamais de problème, uniquement des solutions lorsque l’on est blessé. On ne peut que revenir plus fort et meilleur après cette période.

4. La blessure nous révèle la patience et l’écoute de soi 

et… nous force à nous découvrir autrement.

Bien sûr que c’est frustrant. C’est le printemps actuellement, on vient de changer d’heure, le soleil est de retour, les journées sont enfin longues. Je n’ai qu’une envie SORTIR courir, faire du sport pour en profiter. Embrasser toutes ces couleurs et ces parfums du printemps.

Mais j’apprends la patience. Je compte les jours, les semaines. Je l’ai même noté. Le médecin m’a déjà annoncé quand je pourrais TOUT reprendre. Je dois être patiente. Alors au lieu de prendre mon mal en patience, j’ai décidé de profiter de ce temps qui se libérait pour faire d’autres choses. Je ne suis pas que Anne la sportive. Il y a quelques années, cette expression ne me définissait pas du tout. Pourquoi devrait-elle me résumer aujourd’hui ? Si la course à pied est une passion et non une drogue, c’est, je crois, parce que mon bien-être n’est plus intrinsèquement lié à elle. Je suis « bien » dans ma vie, dans ma peau, plus uniquement grâce et par le sport. Elle m’a permis cependant de trouver mon équilibre qui demeure sans elle. J’ai hâte de renouer avec elle mais, je ne suis pas « perdue » sans. Je dois prendre le temps de m’écouter davantage  et d’évoluer doucement mais sûrement 🙂

Bon, c’est la première fois que j’écris un article très orienté « mental » et moral. J’aime beaucoup écrire et m’exprimer sur le sujet, bien qu’aujourd’hui, je dois reconnaître que c’était hyper personnel, fondé sur mon expérience.

J’espère néanmoins que suivre mon flux de pensées pourra vous-même vous aider un jour ou actuellement avec votre propre blessure car bien entendu que c’est très frustrant de ne plus pouvoir pratiquer le sport que l’on aime, mais ce n’est pas la fin du monde. Profiter de ce temps pour vous et rappelez-vous pourquoi vous aviez débuté ce sport: pour votre bien-être justement. Je sais à quel point une blessure peut être déstabilisant et déprimant (je suis encore en béquilles éhé) mais, il faut apprendre à s’écouter et relativiser 😉
N’hésitez pas à me faire part de votre propre « approche » des blessures et à me raconter comment votre moral se porte 🙂

à très vite et bon dimanche

NOTE: Je rappelle que je ne suis PAS médecin, ni ostéopathe, ni podologue, ni kiné. De fait, je ne peux pas vous conseiller personnellement sur votre blessure et je ne pourrai QUE VOUS REDIRIGER vers votre médecin/ le corps médical. Je rappelle que chaque CORPS est unique, la tendinite exactement au même endroit que votre cousine n’est pas identique à la vôtre, ne sera certainement pas soignée de la même manière. Alors, prenez soin de vous. Il est inutile de glaner à droite ou à gauche des conseils, ALLEZ CONSULTER et de préférence directement un spécialiste du sport (médecin du sport, ostéopathe/kiné du sport) 

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25 commentaires

  • Repondre Cécile 26 mars 2017 à 11 h 11 min

    Merci ++ pour cet article qui résume bien des aspects dans lesquels je me retrouve (et je pense que nous serons nombreux/ses dans ce cas là). J’en suis aussi à ma 2nde blessure; et oui on gère mieux ses sentiments et ses frustrations que la toute première fois je trouve. J’arrive à réellement prendre soin de moi, à me demander ce que je veux vraiment (et à ne pas « défier » ma blessure).
    Tu as de la chance d’avoir une « deadline » pour la reprise, en ce qui me concerne le médecin me reporte de mois en mois (je le soupçonne de n’avoir pas voulu me démoraliser avec une longue période d’arrêt lors de l’établissement du diagnostic ;-))
    Beau dimanche ensoleillé (et sans sortir courir, pfff dur quand même!)

  • Repondre Agathe 26 mars 2017 à 13 h 05 min

    Merci pour cet article,
    Le problème, c’est quand on a un corps qui refuse tout simplement l’idée de faire de la course à pieds, alors qu’on s’est découvert une passion pour ce sport…
    Douleurs très vives à la cheville, sans cause physique (j’ai passé tous les examens possibles et imaginables, il n’y a AUCUN problème sur ma cheville, mais j’ai mal en permanence). J’ai eu une infiltration, qui m’a permis de ne plus avoir mal à la cheville, et donc de me mettre à la course à pieds (enfin, après avoir vu ma famille et mes amis s’y mettre tous un par un) après 10 ans à ne pas pouvoir faire de sport où on doit courir (à 18 ans, je vous laisse imaginer les cours de sport au collège et lycée, éternelle dispensée que j’étais !). Sauf que, après plusieurs mois de progrès et de sensations, les douleurs reviennent. La solution paraît donc toute simple : arrêter tous les sports qui font mal à la cheville, où on court, on saute etc (pour une fille qui fait de la boxe française et du running, c’est pas cool), et ce de façon définitive…

    Impression d’être privée d’un plaisir que j’ai découvert il y a seulement quelques mois, c’est extrêmement frustrant, et il n’y a pas de date de reprise à laquelle se raccrocher pour patienter.

  • Repondre Happybordel 26 mars 2017 à 13 h 50 min

    Très long article, mais très interressant. En lisant le titre j’ai eu un peu peur que tu nos dises que ça y’est maintenant tout va bien, j’ai tout digéré tout roule… Du coup je trouve ton article très juste et très bien fait. Les blessures ça prend du temps, physiquement et moralement et c’est important de se laisser ce temps là.
    Je te suis depuis trèèès longtemps (avant même que tu commences à courir), je ne commente quasiment plus par manque de temps mais je lis chacun de tes articles et même si tu « t’excuse » à chaque fois quetu dis tes voyages t’ont épuisé (tu n’as pas à t’en excuser d’ailleurs, c’est une chance c’est sur, mais ça n’en enlève pas la fatigue accumulée) je comprends bien que tu sois épuisé. Ces derniers temps tu as vraiment beaucoup enchainé… beaucoup de voyage en avion, beaucoup de run par des températures très différentes (finlande, seychelles) à des intervalles très rapprochés, le début de ton coaching et tout ce que tu fais et que tu ne montres pas forcément. ça fait beaucoup et une pause « forcée » sera surement beaucoup plus bénéfique que ce qu’on pourrait penser.
    Et sinon je te rejoins sur un point (d’autant plus que je suis médecin généraliste), pour les blessures sportives il ne faut pas hésiter à se diriger vers des specialistes du sport qui seront beaucoup plus à même de répondre aux interrogations et de diagnostiquer certaines pathologies/blessures. Je ne parle pas des tendinites/entorses qu’on se fait en cours de sport par exemple mais quand on est sportif régulier un suivi spécialisé est vraiment recommandé.
    Bon rétablissement!
    Claudia

  • Repondre Aiika 26 mars 2017 à 14 h 27 min

    Je trouve cet article vraiment très bien. C’est vrai que, quand on a des douleurs ou des blessures, on cherche toujours la raison au niveau physique (est-ce que j’ai trop forcé ? est-ce que j’ai fait un mauvais mouvement ? est-ce que je me suis mal échauffée / étirée ?). C’est bien de nous rappeler que le moral a un très grand rôle là-dedans. Ce qui est logique au fond, car c’est en grande partie le moral qui nous permet d’avancer… c’est donc tout autant logique qu’il nous retient parfois.

  • Repondre Day 26 mars 2017 à 16 h 33 min

    Très bel article Anne. Bon rétablissement et profite de cette période de repos pour choyer ton corps et ton esprit.

  • Repondre Fanny 26 mars 2017 à 20 h 35 min

    Bonjour Anne,

    Je ne sais pas si c’était dans un article ou sur Instragram ou tu parlais de ton problème de te coucher tard… il y a peut-être de ca aussi.
    J’ai eu plusieurs entorses et c’est toujours la même histoire, du repos, de la glace et on attend.
    Ca nous apprend à vivre autrement qu’à travers le sport.

  • Repondre Lina145 26 mars 2017 à 21 h 08 min

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant. J’ai du arrêter de courir fin juillet 2016 pour une blessure identifié seulement mi septembre: une fracture de fatigue. Depuis c’est béquille car mal soignée au début et un os qui ne se reconstitue pas facilement.
    Je dois avouer que cela commence à être long. Et c’est vrai que le mental joue pour beaucoup. Et même si depuis j’ai découvert de nouvelles activités (fabrication de cosmétique maison, lecture,…) je dois dire que j’ai hâte de pouvoir me déplacer sans béquilles et reprendre le sport.
    Merci pour votre blog et bonne continuation.

  • Repondre Audrey 26 mars 2017 à 21 h 09 min

    Bonjour Anne, je suis une sportive de toujours et je me reconnais vraiment en toi. Je suis très touchée par ton témoignage et l’expérience don tu fais part ici. J’ai du arrêter toute activité sportive pour des problèmes de maladies mentales qui m’ont causé des soucis physiques. J’ai du apprendre à accepter ma blessure, la comprendre pour vivre avec. Finalement maintenant libre et guérie je suis plus sportive que jamais… Merci beaucoup de faire ce que tu fais. Tu es très vite devenue une source d’inspiration et de motivation pour moi et je sais ne pas être la seule.

  • Repondre Tatiana - Weekend and Trips 26 mars 2017 à 21 h 26 min

    Coucou Anne ! Ton article tombe à pic pour moi car je me suis blessée ce matin en courant le semi-marathon de Montauban. Une violente douleur qui apparaît à l’arrière du genou et dans l’ischio-jambier. Mais bon comme j’étais au 18eme km je ai pas voulu arrêter… Résultat je m’écoute après la ligne d’arrivée incapable de marcher un 1m de plus. Demain c’est direction le médecin pour faire les examens nécessaires en espérant que ce n’est pas trop grave. Je viens de compromettre mon marathon dans 5 semaines et ça me frustre énormément même si je sais qu’il y en aura d’autre si je suis obligé d’abandonner Bon courage pour ta phase de rétablissement et tu as raison de te consacrer à toutes ces choses laissées de côté par manque de temps et/ou d’envie ! Bises

  • Repondre NAWAL 26 mars 2017 à 21 h 33 min

    Article quelque peu émouvant, Annette…
    Take care, tu es pleine de ressources je ne suis pas du tout inquiète pour toi 😉 Tu vas en profiter pour faire beaucoup de choses et penser à des nouveaux projets. Go Go Go young Lady !

    • Repondre Anne 27 mars 2017 à 10 h 11 min

      Merci Nawal <3 !

  • Repondre eva barrais@gmail.com 26 mars 2017 à 21 h 49 min

    Hey!!
    Cela fait 5 semaines que j’ai arrêté le sport, je souffre d’une tendinite rotulienne aux deux genoux. C’est très dur mentalement car la course à pied est une passion depuis des années, je ne peux même pas faire de vélo ni de fitness car les douleurs reviennent. Quand je vois ton article, ça me donne envie de relativiser mais je n’y arrive pas. C’est la première fois que j’ai une blessure alors c’est peut-être pour cela. bisous

    • Repondre Laury 27 mars 2017 à 9 h 47 min

      Coucou je me permet de repondre à ton commentaire ..
      je me suis flinger l astragale , première blessures, Premier plâtre de ma vie et je suis au bout .
      Je comprend votre ressentit , et cest sure que sa sera pas facile tout les jours . Mais faut qu’on est le courage de tenir et de relativiser … 5 semaines mentalement et physiquement .
      Mais en voyant l article de anne et le votre , fait se serrer les coudes ..
      On est des runneuses , on va continuer à courir meme si sa prendre le temps …
      Courage

  • Repondre Rosy_lgd 27 mars 2017 à 9 h 17 min

    Merci ! Cet article est passionnant. Et le fait qu’il soit personnel le rend encore plus passionnant, moins theorique. Je ne suis pas blessée en ce moment, mais il y a pleins de choses à tirer de cet article. Et je me le garde sous le coude pour le jour où J en aurai besoin (le plus tard possible j’espère)

  • Repondre Diablotinus 27 mars 2017 à 9 h 28 min

    Encore un très bel article. Bravo pour ta capacité à relativiser et à faire de cette blessure une force. Bon rétablissement!

  • Repondre Krzyszczyk 27 mars 2017 à 11 h 08 min

    Merci ca fait du bien de lire ca. Blessée aussi, mais douleur chronique que j ai fais le tireur de trainasser sans m arreter vraiment depuis octobre. Rdv la semaine prochaine avec le médecin du sport. J ai peur. Peur qu il me dise que j’ ai merde que je ne pourrais pas faire de courses du tout De la saison, peur que que c est fini je ne pourrais plus courir. Car douleur récidivant. Je vais tente l ostéopathe .
    Et je suis frustrée. J ai vraiment BESOIn de courir Mais bon je retiens ton article je vais être sage et sereine et apprendre De les erreurs. Bon courage à toi

  • Repondre Laura 27 mars 2017 à 11 h 52 min

    Très bel article Anne, merci 🙂
    De mon côté la blessure a fini par atteindre mon moral car je la traîne depuis plus d’un an maintenant :-/ J’ai vu 2 médecins, 2 kinés, 2 ostéos, j’ai fait des tas d’examens, j’ai suivi plusieurs traitements (repos, kiné, semelles, etc), et malgré tout j’ai toujours cette douleur au niveau du tendon d’Achille. Elle est traître en plus parce qu’elle va et vient sans raison apparente ! J’en suis à prendre rdv avec un 3ème médecin du sport, en espérant qu’on trouve ce qui cloche cette fois…
    Bref, tout ça pour dire que la patience est effectivement la clé, de toute façon si on ne s’écoute pas ça finit par être tellement grave qu’on en arrive à l’arrêt total (voire définitif).
    Bon rétablissement !!

  • Repondre Caroline Fort 27 mars 2017 à 14 h 09 min

    Coucou Anne !
    Je ne sais pas comment te remercier pour cet article… Il tombe tellement à pic si tu savais ! Depuis environ deux mois j’enchaine anémie de fer, tendinite au dessous du pied et là deux sciatiques d’affilé. J’avais l’impression que mon monde s’effondrait autour de moi, que tout semblait vouloir m’empêcher de courir, de m’évader et de m’épanouir. Puis en lisant ton article je me dis que tu as tellement raison. Si tout cela arrive c’est qu’il y a une raison et qu’il faut savoir écouter son corps car comme tu le dis très bien nous n’en avons qu’un. Il faut en effet réussir à prendre du recul, à se dire que ce n’est pas pour la vie et que tout va finir par rentrer dans l’ordre.
    J’espère que pour toi aussi Anne tout va bien se passer et que tu pourras revivre ta passion dès que possible.
    Te suivre au quotidien est un réel bonheur ! Tu ne t’en doutes surement pas mais grâce à toi, à ce que tu fais passer et que tu transmets, je me suis sortie de beaucoup de choses qui me gâchaient ma vie. Tu m’as donné goût au running, tu m’as aidé à combattre mes démons et aujourd’hui en plus de continuer à me motiver, grâce à cet article tu m’aides à accepter la blessure. Je sais que cette aide est indirecte, mais mille fois merci ! Merci pour tout ce que tu fais pour nous au quotidien. Tu es une personne en or Anne.
    Je te fais de gros bisous ! Rétablie toi bien.
    Caroline

  • Repondre Sophie 28 mars 2017 à 15 h 24 min

    Merci beaucoup pour cet article ! Je me suis blessée au genou, déjà presque 1 mois sans courir c’est vraiment dur moralement surtout avec les beaux jours qui reviennent. Mais bon la santé avant tout !!

  • Repondre Audrey 28 mars 2017 à 20 h 07 min

    Bonjour Anne,
    Ça fait plaisir de lire cet article car je me rends compte qu’on doit toutes passer par la même case déprime après une blessure.

    Personnellement, moralement je ne suis pas au top. Oui je dois écouter mon corps qui me signale que qqch ne va pas (fracture de fatigue aussi) mais là, j’ai juste envie de lui dire « va te faire foutre » (j’ai pas censuré ). En effet, j’ai commencé la course à pied vers 2012, lentement mais sûrement. Je venais de 0 activité sportive (je marchais juste pas mal dans ma vie d’etudiante). Je n’étais pas en surpoids, mais j’étais un peu enrobée.
    J’ai commencé à courir puis progressivement à revoir mon alimentation et j’ai doucement perdu du poids (-10kg en 1 an 1/2).

    En 2013, je cours plus régulièrement, entre 5&8km. S’installe une douleur vers la cheville. Je vais chez une physiothérapeute (non spécialisée en sport mais je ne m’y connaissais pas trop) qui diagnostique une périostite et me conseille des semelle (et un traitement local) puis de recommencer doucement.
    En 2014, je commence à ressentir une douleur au moyen fessier. Je change de médecin pour choisir une médecin du sport (triathlète, il entraîne son épouse, championne de triathlon). Il me conseille d’ajuster les semelles et de faire des séances de kiné.
    Je commence le renforcement musculaire dans le cadre de cette blessure (uniquement bas du corps).
    Arrêt de la course à pied et reprise doucement.
    Début 2015, c’est la fracture de fatigue. Je n’ai toujours pas réussi à courir plus de 10-12km suite aux blessures chaque année depuis le début de la course à pied. J’arrête 3 mois et je reprends doucement.
    Octobre 2015 : VICTOIRE je cours un semi-marathon !
    Décembre 2015 : fracture de fatigue revient. Là, je ne consulte pas. Je m’arrête de courir jusque fin mars et je reprends selon le même schémas que l’année précédente.
    Octobre 2016 : je ressens la même gêne qui annonce une fracture de fatigue, sauf que ce n’est pas aussi intense. Je pense que c’est musculaire et que je dois changer de chaussures. Je me repose 15jours, et je m’achète une nouvelle paire. Ça va mieux. Je cours sur un terrain plus moelleux aussi. En fait je le voilais la face. C’était bien une fracture de fatigue, diagnostiquée par un médecin en février dernier.

    Alors actuellement, et suite à l’arrêt du sport et a un changement de traitement hormonal, j’en suis à +5kg. Je me trouve grosse. Je ne comprends pas pourquoi mon corps me fait défaut alors que je prends soins de lui depuis 5ans maintenant. Je ne comprends pas pourquoi je fais tout comme il faut (je cours très progressivement et je n’ai jamais fait plus de 30km en 1 semaine).
    Ca me déprime personnellement car j’aime la course à pied. Si je nage 1h je ne m’évade pas. Je ne peux pas écouter la playlist que je me suis préparée minutieusement pour courir. J’espèrais pouvoir un jour courir un marathon. Je ne sais pas si je pourrai déjà recourir un semi. Le plus dur c’est que tout le monde court. Sur les blog, sur Instagram,… Alors ça fait du bien de voir de temps en temps certains articles de ce genre, avec des commentaires d’autres coureuses qui sont aussi en arrêt.

    • Repondre Anne 29 mars 2017 à 11 h 27 min

      Coucou Audrey
      Si je peux me permettre car tu as l’air de souffrir de fracture de fatigue à répétitions, il faudrait consulter un médecin spécialisé (rhumatologue) qui pourra te faire un bilan sanguin + osseux 🙂

  • Repondre nadia 30 mars 2017 à 16 h 07 min

    très touchant vraiment; le corps a dit stop car la tête ne pouvait pas. Et depuis tu écris de belles choses, tu nous offres ton retour d’expérience, c’est chouette. prends soin de chaque bout de toi et garde en tête que tu nous offres beaucoup en étant toi ; y’a rien a changé juste à faire fructifier … amicalement

  • Repondre June 7 avril 2017 à 15 h 01 min

    Coucou Anne!
    Merci pour cet article remotivant! Je viens de me blesser, et l’arrêt de la course me fait peur…mais tu m’as permis de voir de nouveaux horizons! Remets toi bien, et profite bien de ce temps pour toi! 😉
    (Au fait, bravo, tu arrives à faire des articles intéressants, personnels et en même temps constructifs qu’on a envie de mire à chaque fois, c’est super!)

    • Repondre Anne 12 avril 2017 à 18 h 21 min

      Merci Juliette, soigne-toi bien alors <3 !

  • Repondre Mel 29 avril 2017 à 7 h 57 min

    Bonjour Anne , merci pour cette article qui malheureusement tombe à pic …
    Premier marathon pour moi (avec la remise de médaille avec en plus cerise sur le gâteau la bise à la plus jolie des bloggeuse dans la plus belle ville du monde .. Hum hum de qui je parle 😉 ) !!!
    Première prepa intense avec en parallèle l objectif d’une promotion au boulot une maison en construction un dialogue complètement coupé avec ma mère et un triste anniversaire 10 ans que mon papa est décédé
    Mais comme toi tout cela je pensais en gérer …
    Ce 9 avril 2017 j’enfile mes vieilles baskets car les neuves me font bien trop mal (erreur 2 cest note pour le prochain ) jai rdv chez mon ostéopathe 2 s après le marathon car avt je ne voulais pas coupé ma prepa (erreur 3)
    Bref 9h je m’élance très doucement j’ai peur de ne pas tenir (erreur 4) si doucement qu apres j’accélère trop au 38 eme la douleur mais non tant pis je finirai même jaccelererai à la fin … Je l’ai fini fini fini ….
    J’ai mal mais sa passera … 3 jours .. Un RPM … Un 5 km juste un … Un 6 km … 7 jours une promenade en famille la douleur les pleurs (erreur 5) enfin l’ostéopathe … Le podologue … Et l’aponévrosite plantaire …
    1 er marathon 1er blessure je mauto dénigre .. Heureusement que mon kine est Bienvellant non j’étais bien préparer oui c’est normal d’y aller à taton sur le 1 er .. Mais oui l’erreur est de ne pas avoir su prévenir me préserver après …
    Maintenant j’apprends à étre blessée …
    Je n existe pas que par la course ta phrase raisonne .. Car mon Pblm été la la course c’est moins 20 kg la course c’est la première fois que je vois la fierté dans les yeux de mes proches la course c’est mon échappatoire

    Aujourd’hui j’apprends à réaliser que je peux être blessé l’Aisne pas reprendre 20 kg
    Etre blessée mais rendre mes proches fiers juste parce que je suis heureuse
    Etre blessé etre face à mon mal etre et le dompter

    Désolée je suis bavarde & merci

    Je file à mon premier cours piscine .. Grâce à toi