“Es-tu enceinte?” Pourquoi il faut arrêter de poser cette question…

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Après un nouveau commentaire me demandant si j’étais enceinte sur un de mes posts instagram la semaine dernière, je me suis dit qu’il était temps que je m’attaque à ce sujet épineux. A dire vrai, depuis que j’ai passé la barre symbolique des 25 ans, que j’ai terminé, mes études, que je me suis installée avec Matthieu, mon petit ami depuis de nombreuses années, il ne se passe pas une semaine sans que le sujet, les sous-entendus, la question, ne tombent:

Es-tu enceinte ? Tu nous caches pas quelque chose ? Tu attends un heureux évènement toi ? C’est pour quand ? enceinte ? Emoji femme enceinte ? T’es enceinte ou t’as trop mangé ?

Aujourd’hui, j’aimerais simplement vous expliquer pourquoi il nous faut arrêter de poser cette question ou soulever ces sous-entendus auprès des femmes qui nous entourent ou que nous connaissons, même sous couvert d’humour. Je le fais en video mais aussi directement dans l’article comme toujours 😉

Personnellement, j’ai déjà formulé à plusieurs reprises mon souhait de ne pas avoir d’enfant. Je n’ai jamais ressenti le besoin de me justifier mais je reconnais l’avoir peut-être formulé maladroitement. Je crois profondément qu’il n’y a pas UNE unique manière pour les femmes de s’épanouir, il y en a autant que nous le souhaitons et cela n’implique pas forcément de devenir mère. Nous avons le choix depuis presque 50 ans et ce choix est notre droit à toutes.

Cependant, la société nous met encore une pression folle, et par société j’entends aussi nous entre femmes, notre regard, nos paroles sur nous-mêmes sont parfois les plus sévères. Comme si devenir mère était LE rite de passage à passer dès que nos ovaires sont archi-mûrs, il faut combler le vide de notre utérus. Ding ding ma chérie, passer les 25 ans, l’horloge tourne. Il faut devenir mère, la maternité est une expérience unique, incontournable. Tu ne deviens pas mère tu as raté ta vie. Je grossis le trait, mais si vous saviez tout ce que j’entends dès que j’explique que je ne souhaite pas devenir mère. C’est un choix personnel, j’ai encore dû mal à comprendre comment on peut se permettre d’autant remettre en cause et débattre cette décision, privée et intime. On parle d’avoir un enfant, de s’engager sur la vie, bien plus loin qu’un mariage, qu’une maison alors qu’on en discute comme si c’était la dernière chaussure à la mode. Ce n’est pas un sujet léger ou anodin.

Mais, il est essentiel de comprendre que nos utérus, pendant des siècles, ne nous appartenaient pas. Ils devaient reproduire la lignée de nos maris qui “nous possédaient” comme bien matériel. Maintenant que nous sommes des femmes libres, c’est la société qui se charge de nous rappeler à l’ordre, à ce pourquoi on aurait été mis sur terre car c’est notre instinct maternel, c’est la nature, si tu ne deviens pas mère, qui es-tu ? tu n’es pas entière, tu ne te réalises pas… tu n’es pas une vraie femme…tu finiras seule, aigrie, mal-aimée. Là par contre je ne caricature même pas.

Je résume beaucoup ma réflexion, mais je vous invite à découvrir les deux références ci-dessous qui s’attaquent au sujet :

Je n’ai pas écrit cet article pour débattre d’un sujet bien plus large: la maternité.  Je suis néanmoins très heureuse que la parole des mères se délie notamment sur la charge maternelle, la réalité des mères ou pire, les maltraitances gynécologiques. Non. À dire vrai, le thème est plus léger, plus facile mais permettrait à nous toutes de vivre mieux avec nos utérus, nos ovaires et nos envies, OU NON, d’enfant. Je viens enfin à mon sous-titre:

Pourquoi il faut arrêter de poser cette question (ou tout ce qui a trait)…Es-tu enceinte ?

 

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En novembre dernier, j’ai partagé ce post instagram ci-dessus après un énième débat dans mes commentaires pour savoir si j’étais enceinte ou pas sur une autre photo, le lendemain d’un triathlon XL au passage… Au-delà du fait de me dépersonnaliser totalement, aucun recul n’était pris sur l’impact qu’une telle question pouvait avoir sur moi car oui ce n’est pas une réflexion anodine.

On peut penser, souhaiter, avoir l’intime conviction, espérer pour une amie, une femme mais on ne doit pas l’exprimer. Vous savez pourquoi ? car souvent ce sont vos propres désirs, aussi gentils soient-ils, ils oblitèrent totalement la situation dans laquelle la femme qui vous fait face et qui reçoit votre commentaire ou votre réflexion, se trouve. Je m’explique.

Je conçois totalement que pour beaucoup de femmes, devenir mère est ou serait un pur bonheur. Ce n’est pas mon cas et ce n’est peut-être pas le cas de la personne en face… ou c’est peut-être le cas mais pour X raison, c’est impossible. Mais vous ne pouvez pas le savoir car vous venez d’envahir sans trop y faire attention son intimité car là on parle d’ovaire, d’ovule, d’embryon, d’uterus, d”enfant pour la vie, ce n’est pas léger comme question.

Pas enceinte, juste une jolie salopette en lin qui se porte taille large (encore plus confortable en plus)

Imaginez ces situations:

  • Cette femme est stérile et ne pourra donc jamais avoir d’enfant.
  • Cette femme essaie de tomber enceinte depuis des années mais n’y parvient pas
  • Cette femme vient de subir une énième fausse-couche (car oui ça arrive bien plus que l’on y imagine)
  • Cette femme est effectivement enceinte mais rencontre des problèmes médicaux
  • Cette femme n’est pas enceinte, elle a peut-être des règles douloureuses, des problèmes graves de santé, un ventre enflé après un bon repas.

Même si “on vous a déjà” fait cette réflexion en rigolant, faites ce premier pas et apprenons à être bienveillantes entre femmes et compréhensives. Nos envies ne sont peut-être pas celles des autres, ou elles le sont mais vous êtes juste en train d’enfoncer le couteau dans une plaie très douloureuse qui ne se refermera peut-être jamais et qui, surtout, ne vous regarde nullement.

Arrêtons également de participer à cette société qui ne peut s’empêcher d’objectifier tous les corps des femmes et à scruter nos défauts, scruter nos poils, scruter notre cellulite, scruter nos ventres, nos bourrelets et ces grossesses présumées. Arrêtons de nous brutaliser avec ces questions car oui, je peux vous assurer que lorsque c’est aussi récurent, ça devient juste moralement épuisant. Car spoiler, je ne suis pas enceinte et je n’ai aucun projet bébé.

Pourtant, je continue de poster mes photos, y compris celles où je suis ballonnée car je n’ai pas envie que vous vous imaginiez que je me trimballe h24 avec mes abdos saillant. La réalité est que je mange, j’ai mes règles, je suis ballonnée, j’ai envie de faire pipi, caca quand je prends certaines photos que je poste sur mes réseaux sociaux. Cependant, je n’ai pas envie de participer à cette société de la femme parfaite, j’ai envie que vous voyez un corps qui change au fil de la journée, au fil de mon cycle menstruelle car..c’est NORMAL. Je continuerai car rien que le fait d’avoir des commentaires sur une grossesse 2 jours après avoir fait un trail de 100km, un marathon, un ironman (VERIDIQUE !), démontre à quel point la vision de nos corps de femme est déconnectée de la réalité. C’est une fiction le ventre plat H24. C’est normal d’avoir un bas ventre enflé, c’est normal d’avoir l’estomac gonflé après un repas, c’est normal les bourrelets quand on est assise…Il faut être sincère et normaliser tout cela et non s’imaginer qu’on cache un bébé alors qu’on a juste kiffé les pancakes ce matin ou qu’on a des règles hyper douloureuses.

En tant que femme, l’ironie de la chose, c’est que NOUS le savons, NOUS le voyons bien sur nous-mêmes. Pourtant, nous sommes les premières à être si sévères, si scrutatrices. Je n’ai jamais entendu une femme demandée de but en blanc à un homme “oulah toi tes spermatozoïdes n’ont pas l’air très fertiles” “toi tu as mis une femme enceinte récemment non ? tu rayonnes, ton teint montre que tu es un bon étalon ;)”.

Sérieux…bah non les hommes, on les laisse globalement tranquille. Faisons de même pour nous et commençons par nous-mêmes. Sans un échange préalable, bannissons de notre vocabulaire ces questions brutales. On peut penser ce que l’on souhaite, mais attentonds, si la personne souhaite en parler, qu’elle décide par elle-même de le faire. Arrêtons aussi le bodyshaming, il y a rien de mal à avoir un joli ventre gourmand. Nous ne pouvons plus rire de ça, j’insiste car nous participons à perpétuer cette pression sociale sur nos corps.

Faisons ce premier pas pour arrêter et éduquons avec patience les femmes qui nous entourent pour répandre enfin une réelle bienveillance sur nos corps… et nos utérus. J’espère que mon article ne sera pas mal pris, j’ai vraiment essayé de mesurer et peser chaque mot car je sais que le sujet demeure délicat. J’adorais lire vos retours et peut-être vos propres expériences si jamais, comme moi, vous avez été ou vous êtes confrontés à la récurrence des ces questions ou allusions 😉 afin que  partager d’autres vécus. Merci

@ très vite

 

Ne vous arrêtez pas là !

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34 réflexions sur ““Es-tu enceinte?” Pourquoi il faut arrêter de poser cette question…”

  1. Merci pour cet article. Je suis complètement en accord. Pour ma part je suis mère d’un petit bonhomme de 8 ans que j’aime de tout mon coeur mais je n’ai jamais réitéré, pas de deuxième. Pas que je regrette, oh non, loin de là, c’est mon trésor ! Mais comme tu le dis si bien avoir un enfant c’est une énorme charge, un travail à temps plein. Pour moi je dois emmener ce petit bonhomme vers la plus belle vie qu’il puisse s’offrir,réaliser ses rêves, faire de lui un individu cultivé, soucieux de sa planète, des autres, bienveillant, instruit, équilibré … Et ça c’est pas une mince affaire et je ne me sentais pas capable de le faire x2 et pas l’envie. Pourtant on me demande souvent ça y est le deuxième est en route ? alors quand est-ce que tu remets le couvert ? D’autant plus que j’ai refait ma vie et mon mari et moi n’avons d’enfant en commun. Pour nous ca ne pose aucun soucis, nous sommes épanouis mais pour les autres : quoi pas d’enfants en commun ? Mais pour votre couple ? Il y une sorte de pression alors que pourtant l’envie n’est pas là. Je veux juste vivre ma vie et m’épanouir en tant que femme comme bon me semble.

    1. Merci anne pour cette video qui fait du bien.
      En couple depuis maintenant 11 ans avec mon compagnon et ne desirant pas d’enfant nous avons eu droit comme commentaire venant d’un ami “mais vous allez finir votre vie comme deux vieux cons !!!!”
      C’est usant…fatiguant de devoir continuellement se justifier sur un choix de vie qui releve de l’intime.
      Pareil pour la question “tu verras tu changeras d’avis!!!”….apparement les gens me connaissent mieux que moi !!!!!
      La maternite est avant tout un desir (enfin je pense…) et ce desir je ne l’ai pas….attention j’adore les enfants…je suis d’ailleurs entouree de tout un tas de bambins autour de moi que j’aime mais je n’ai pas ce desir d’en avoir un….
      Mon bonheur est ailleurs….
      Il serait bon que les mentalites changent enfin….

    2. Il y a la pression pour se mettre en couple, s’installer, puis faire un enfant. Une fois enceinte, c’est la porte ouverte aux commentaires de tous, même d’inconnus, comme si ce corps n’était plus qu’un contenant, et que chacun pouvait commenter librement cette situation pourtant la plus intime qui soit. Ensuite, l’enfant nait et là il n’y a plus aucune limite: fais ceci fais cela, tu devrais faire ça… Ces prétendus conseils sont une éternelle remise en question du statut de parent, de mère. Comme si les autres savaient forcément mieux. Même les inconnus se permettent des remarques. Et là cette fameuse question qui vient en boucle, dès la naissance du 1er enfant, par toutes et tous, proches et moins proches: c’est pour quand le 2e? Bref, foutez nous la paix!

  2. Tout à fait d’accord avec toi. C’est comme la question : ” Bah alors tu as trouvé quelqu’un ? ” quand tu as le malheur de poster une photo de toi ou que tu pars un we avec un ami et que ça fait 10 ans que tu es célibataire et que tu n’as pas du tout envie de te mettre en couple ! Chacun vie sa vie comme il l’entend. Laissez nous vivre tranquille notre vie de femme !!
    Au passage, j’adore ta salopette noire en lin. Elle est magnifique .

  3. Hello !
    Merci de rappeler tout ça, je me souviens de la douleur d’une amie qui ne peut pas avoir d’enfants et qui en souffre, lorsqu’on lui a demandé « t’es enceinte ? » (au travail, en plus) alors qu’elle a juste un peu de ventre, comme beaucoup de femmes.
    Et les fausses couches c’est très courant aussi même si on en parle peu.
    Par contre je reconnais que je ne sais pas si j’ai déjà posé cette question moi même … mais ça a très bien pu arriver par le passé. Car on est éduquées à le faire. On nous fait comprendre que c’est un sujet joyeux dont on doit parler entre femmes, c’est notre domaine !
    Rappelons nous, nous les femmes, qu’on n’est pas obligées de perpétrer cette pression, même si on nous l’a faite subir aussi.

    En tout cas quand on me demande en soirée pourquoi je ne bois pas d’alcool, je réponds que je prépare une course 😉 ça les calme. Même si ce n’est pas normal que j’aie besoin de me justifier dans cette situation.

  4. Coucou,

    Je suis triste d’apprendre cela mais ton message est très clair et tes propos me vont droit au coeur. Courage, les personnes qui ne comprennent pas manque de bienveillance et ne respectent pas l’intimité des autres.
    Je souffre de colopathie depuis 8 ans et par là même occasion de remarques désobligeantes de personnes de mon entourage. C’est épuisant. Je n’ai pas eu le courage de leur dire en face mais bien motivée après avoir écoutée ta vidéo. Nous avons le droit d’être nous même sans nous avoir à nous cacher.
    Juste merci pour tes moments.
    Une lectrice de Tahiti qui a adoré la séance de fitness des années 80.
    Amitiés

  5. Merci pour cet article, cette question est blessante et vraiment lassante à la longue, comme si on ne pouvait pas être heureuse et épanouie sans enfants. 🙂
    Il y a 1001 façons d’être une femme.

  6. Merci merci MERCI
    J’ai 32 piges et c’est de pire en pire… et je n’en peux plus!
    Il y a 1000 façons pour une femme de se réaliser, en dehors de la maternité (comme les hommes en fait!). On dirait que c’est la seule façon d’accéder au rang de femme accomplie.
    Et les « mais tu vas le regretter tu verras » bah nan en fait ça peut aussi être un choix actif de ne pas avoir d’enfant. On demande jamais aux gens qui en ont si ils regrettent d’en avoir eu.
    C’est toujours à moi qu’est dirigée cette question, jamais à mon mec!
    Bref, merci Anne! Lâchez-nous la grappe!

  7. Les gens se croient souvent dans la tête des autres et projettent. C’est vrai que c’est énervant à la longue et effectivement, plusieurs raisons font qu’on veut ou qu’on ne veut pas avoir d’enfants.
    Je suis restée plusieurs années avec mon ex. On travaillait tous les deux, sa famille savait que lui voulait des enfants. Moi à ce moment là ce n’était pas mon souhait. Combien de fois n’ai-je pas entendu des petites réflexions (gentilles mais bon) genre “vous ferez des beaux enfants” “ha maintenant que vous êtes installés…!”
    On s’est séparés. Je suis avec qqn qui a déjà des enfants. Et du coup les idées changent, les gens se disaient que vu le contexte c’est logique de ne pas vouloir d’enfants. Alors que pas de chance, c’est devenu un souhait. Quand en famille on se questionnait sur les prochains qui auraient des enfants, on ne citait jamais nos noms.
    C’est vrai que c’est agaçant de donner son avis et d’entendre la personne nous convaincre qu’avoir un enfant est merveilleux, que c’est l’expérience la plus enrichissante qui soit. Mais si on n’est pas d’accord, à nous de clore le sujet, ou de faire comme eux (essayer de convaincre). Au delà de ça, c’est surtout l’envie de montrer que l’autre se trompe dans son choix de vie, au final. Dans tout ça il y a surtout un non respect de nos choix, de ce que nous sommes.
    Toutefois je vois mal comment tout cela peut changer, on ne peut pas interdire aux autres de parler. Ni leurs apprendre à se mettre à la place d’autrui avant de faire une réflexion qui a priori part d’une bonne intention.

  8. Bonjour
    Merci pour cet article sur lequel je suis arrivée par hasard, 47 ans et pas d’enfant et pourtant mariée depuis 25 ans, nous n’en n’avons jamais voulu mais j’ai connu pdt de nombreuses années ces réflexions ….. je confirme on peut tout à fait s’épanouir et avoir une vie riche sans connaitre la maternité. Ok ce sera un bonheur, une expérience que je ne connaitrais pas mais qui m’a permis à la place de faire et vivre d’autres choses et sincèrement qd j’entends les copines autour de moi c’est plus oh la la mon gosse j’en peux plus il me fait …. il est terrible ca ne donne pas envie lol et concernant la reflexion tu seras seule qd tu décèderas bien croyez moi je connais beaucoup de pers agées qui malgré avoir eu des enfants ben partent seules,

    Pour reprendre la phrase de JO dans son commentaire :
    On demande jamais aux gens qui en ont si ils regrettent d’en avoir eu.–> et ben pour en voir franchement parlé, alors c’est vrai c’est très masculin, plusieurs potes m’ont avoué que si c’était à refaire ben comment dire ….. hen voilà quoi ….. non je ne ferai pas de gamin maintenant que je sais.

    il faut assumer ses choix car c’est SA vie et comme on dit la pers la plus importante pour vous c’est qui ? ben c’est vous même ….. et cette réponse n’est pourtant pas de l’égoisme.

  9. J’ai détesté cette question. Elle était devenue ma hantise. Pour ma part, à cause d’un parcours de Procréation Médicalement Assistée. Il aura fallu 4 FIV pour être enceinte aujourd’hui. Chaque parcours a été très dur à vivre. Je voyais le temps avancer et toutes ces questions me remettaient le nez dedans. Souvent lors de moments conviviaux où j’avais justement envie de penser à autre chose…
    Je n’en voulais pas aux gens car ce n’était pas marqué sur notre front. Par principe, je répondais la première fois comme à n’importe quelle question. Par contre je devenais désagréable dès la deuxième allusion parce que ça devenait oppressant. Je me revois dire les situations que tu as évoqué dans ton article pour faire comprendre aux gens qu’ils étaient lourds et pourquoi c’était malvenu. Et c’est malheureux car on ne devrait pas avoir à se justifier en fait!
    Je me suis toujours promis de ne jamais poser cette question, même en rigolant!

    1. Les gens n’ont pas à être blessé par tes propos, ce sont tes opinions, tes envies. Et que l’on te pose sans cesse la question, c’est incroyablement gonflé. Pour y être passé aussi (mais je crois que toute femme y passe un jour) c’est juste indiscret et IN-SU-POR-TABLE !!! J’espère que tu seras entendu ma chère Anne , et comme tu le dis : laissez son utérus tranquille !!!!!

    2. Bonjour Anne, merci beaucoup pour cet article !
      C’est effectivement très oppressant et cela prend encore une autre dimension lorsque l’on est en essais pendant longtemps… Les gens ne se rendent pas compte…

      Pourrais tu stp me dire d’où vient ta salopette bleue en lin? Je la trouve parfaite pour l’été !

      Merci d’avance et bonne journée !

  10. Article très intéressant !
    J’ai 28 ans et aucune envie d’enfants non plus. Le plus dur c’est quand ça commence à venir de la famille qui semble s’impatienter… mais franchement quand je vois ce que les autres vivent et comment la vie est dure désormais… ca ne me donne pas envie du tout.

    Certains me parlent de laisser une trace dans l’histoire, d’avoir une descendance, de léguer quelque chose … une planète dévastée ? Des vies misérables si tu n’as pas un bon salaire pour t’en sortir… ? Non …

    Personne ne comprends mon choix de préférer sauver d’autres vies. Celles des animaux. Ce sont eux mes enfants et au moins ils me le rendent bien !

  11. Merci pour ton témoignage !
    C’est clair que c’est une question qu’il faut que les gens arrêtent de poser.
    Dans mon cas, j’ai 2 enfants, depuis le naissance du deuxième j’ai l’envie omniprésente d’en avoir un troisième. Le problème c’est que le papa n’en veut pas d’autres, du coup n’en auront sûrement pas d’autre. À chaque fois qu’on me pose la question ça me brise le coeur et remue le couteau dans la plaie.
    Laissez notre utérus tranquille et notre vie privée privée !

  12. Tellement vrai cet article… Et tellement désespérant de lire ça en 2020: on ne devrait pas avoir à justifier une grossesse ou une absence de grossesse, un désir ou non désir d’enfants. Et toute notre vie c’est comme ça à 22 ans on m’a refusé un poste pour lequel j’avais toutes les compétences, on m’a dit clairement “vous n’avez pas d’enfants? Oui mais vous allez peut-être vouloir en faire dans pas trop longtemps et il faudra vous remplacer”… Euh?! Déjà à cet âge là je n’en avais ni l’envie, ni les moyens, moi je voulais juste un job en fait et ça ne les regardait pas! Et j’étais trop sur le cul pour répondre au recruteur que même si j’avais déjà des enfants avec un mode de garde, je pouvais tomber en rade de nounou, qu’en prenant un homme c’est possible d’être confronté à des arrêts maladies, accidents, on ne sait pas ce que la vie nous réserve… Et maintenant j’ai bientôt 30 ans, un petit garçon de 3 ans et ça continue : pendant la grossesse et après l’accouchement on te dit quoi faire au lieu de te foutre la paix. Maintenant, on me demande si je vais en faire un deuxième. Si j’explique que je n’en veux qu’un on me dit que ce n’est pas bien de le laisser seul, qu’il va s’ennuyer, etc… Alors qu’il a l’attention qu’il faut, on commence à trouver un équilibre à 3, son père et moi avons envie aussi de profiter seuls en tant qu’adultes de temps en temps. Bref, tout ça pour dire que quand t’en as pas ça va pas t’es bizarre, si t’en as qu’un faut en faire un deuxième sinon ça va devenir un sale gosse, et si tu en as + que 2 on te demande quand est-ce que tu vas t’arrêter, si tu allaites trop longtemps ton gosse deviendra attardé, si tu l’allaites pas tu es une mère indigne… Peut importe ce qu’on choisit il y a toujours des gens pour qui ça ne va pas, et malheureusement ce sont souvent des femmes qui sont à l’origine des remarques, et elles sont toujours destinées aux femmes… Il est + que temps que chacun comprenne qu’on fait ce qu’on veut, qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’être heureux/heureuse… Moi je pars du principe que tant qu’on ne porte pas préjudice à autrui, nos choix ne regardent que nous et les personnes que nous choisissons d’inclure

  13. Bonjour,
    je vous suis depuis un moment (mais je ne ne commente jamais) et encore plus depuis que vous avez développé votre passion du sport. Je suis admirative des challenges que vous vous donnez et que vous arrivez a relevé.
    J’ai 47 ans et je pense avoir côtoyé avec mon entourage, mes amies et ma famille tous les cas de figure sur le vaste sujet de la maternité. Jamais je ne me suis permise de faire de réflexion ou de sous-entendu. Chacun a sa vie et chacun fait ses choix, il faut les respecter …point barre.
    Pour la petite histoire, mon mari et moi avons eu 2 enfants, tous les 2 désirés. Il y a 2 ans nous avons perdu notre fils de manière inopinée et très brutale…et malgré ces circonstances dramatiques il y a encore de gens “bienveillants” pour vous dire :”oh mais vous êtes encore jeunes vous pouvez toujours en refaire un.”
    Portez-vous bien et continuez à menez votre vie comme il vous plait…

  14. Merci pour cet article.Ta parole est vraiment importante et intéressante, pour te suivre depuis un moment je trouve dingue que tu reçoives encore ce type de commentaire, d’autant plus que ce n’est pas la première fois que tu t’exprimes sur le sujet. Et même si tu ne l’avais pas fait, de façon générale, ce sont des sujets sur lesquels il est vraiment plus judicieux/humain de ne pas poser de questions mais d’écouter si la personne veut en parler. Cette “curiosité”, déguisée en intérêt est très souvent blessante comme tu le dis, il y a des tas de cas différents, et quel que soit le parcours des femmes, des couples, sur ce sujet, je pense qu’il est rarement tout lisse, entre les problèmes de fertilité, les envies différentes, les séparations…donc on peut vraiment exprimer son intérêt pour quelqu’un en parlant d’autres sujets…Personnellement, j’ai un enfant, j’en voudrais profondément un autre mais pas mon conjoint, c’est un sujet difficile entre nous alors que tout le reste va bien depuis plus de 10 ans, ce sont des choix de vie tellement importants qu’on ne sait franchement pas si ce sera la cause de notre séparation un jour et il est vraiment douloureux pour moi d’entendre régulièrement “alors, le deuxième? ” “pourquoi pas de petit frère?” ou autre remarque qui se veut joviale mais qui nous renvoie à cette réalité pas facile…Et pour l’avoir entendu, c’est pareil pour les gens qui ont “trop” d’enfants (entendre plus de 3…), qui subissent aussi bien des remarques déplaisantes, comme s’il y avait une image de “vie adulte” et de “famille”, tu as 2 ou 3 enfants, pas moins (tu es égoïste, ou ta vie est vide) et pas plus (tu ne veux pas bosser et veux profiter de la société, tu n’es pas capable de faire autre chose de ta vie que procréer…) Bref, la route est longue, merci pour ces mots/photos et bon courage pour la suite !!

    1. Merci pour cet article. Je me retrouve tellement dans ce que tu dis. Et je me sens oppressée par cette pression sociale à me demander si je fais les bons choix à force d’entendre tout un tas de trucs: “alors c’est pour quand?”, “vous allez bien nous faire un petit dans l’année ?!”, “quand est-ce que je vais être grand-mère ?” STOP! J’ai vécu une première relation de 11 ans, nous voulions un bébé mais médicalement ça a été compliqué et puis finalement la nature fait parfois bien les choses puisqu’aujourd’hui nous ne sommes plus ensemble. Pendant cette période où on a voulu cet enfant (4 ans), je suis tombée petit à petit dans une phase de plus ou moins dépression, au lieu de me sentir soutenue, je sentais un poids sur mes épaules comme si je me devais d’avoir un enfant pour prouver que j’étais une femme accomplie et que l’on avait construit une famille comme tout le monde. Mais en fait ça, et il m’a fallu un peu de temps pour le comprendre, ce sont des croyances liées à notre éducation. Il n’y a pas de règles ni de lois qui nous imposent de faire quoi que ce soit. Et aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir le choix.
      Après ma séparation, je suis restée 2 ans toute seule, je me suis retrouvée moi, j’ai retrouvé mes désirs, et je me suis accomplie en tant que femme.
      Je suis maintenant en couple depuis un an et demi, j’ai 33 ans, et la bim, de nouveau cette pression sociale, cette histoire d’horloge biologique… j’en peux plus. On a envie de kiffer notre vie de couple, de voyager, de vivre des moments que tous les 2, d’être libre. Ça ne plaît pas toujours parce qu’à priori on ne fait pas les choses dans le bon ordre. Mais qui a dit qu’il y avait un ordre?? Oui, on parle d’avoir peut-être des enfants un jour, mais quand NOUS l’aurons décidé et si nous n’en avons pas, nous sommes très heureux comme ça. Cette pression sociale n’est pas toujours facile, d’autant plus qu’elle provient souvent de l’entourage proche. En faire abstraction n’est pas toujours simple, mais si c’est notre intuition si ce sont nos envies, faisons nous confiance!

  15. Merci pour cet article très intéressant !
    Je ne suis pas particulièrement intéressée par le sport, mais je continue à te suivre pour ce genre de contenu.
    Je suis estomaquée par les commentaires que tu reçois, mais en même temps, ça ne m’étonne pas. Les femmes sont les premières à perpétuer le sexisme et la domination patriarcale (oui parce que scruter le corps des autres femmes et les ramener sans cesse à leur utérus, c’est faire le jeu du patriarcat). C’est désolant.
    Les féministes d’aujourd’hui ont un gros boulot pour décorréler la féminité de la maternité, parce que même si on est en 2020, on a vraiment beaucoup de mal à avancer… alors que ces stéréotypes sont tellement périmés. Mais j’ai bon espoir qu’on finisse par y arriver !
    Et merci de rappeler que c’est normal d’avoir le ventre gonflé parfois, qu’on vienne de manger un bon repas ou qu’on ait envie de faire caca hahaha !
    Bises et bonne continuation Anne, j’adore quand tu publies de longs articles sur ce genre de sujets plus “perso” !

  16. Merci Anne pour cet article dans lequel je me retrouve (30ans, propriétaire, le mec, le chien…) totalement !
    Tu as trouvé les mots justes, et bravo pour la qualité de tes posts, sportifs ou non, sachant que je te suis par intermittence… depuis les befits de ton blog, où il était plus question d’outfits que de sport

  17. Merci ! J’ai 18 ans et je suis déjà révoltée ! Je me suis déjà disputée avec un oncle sur ce sujet. Je lui avais expliqué que je voulais réfléchir avant de faire un enfant. Il m’a traitée d’égoïste. Le plus drôle, c’est qu’il est militaire et qu’il laisse ses 4 enfants seuls 5 mois par an 🙂

  18. Dans ma 36eme année, mariée depuis 9 ans, et heureuse avec Monsieur, j’essuie régulièrement ce type de remarques.
    Déjà au boulot, lorsque je suis arrivée dans mon nouveau job, la 1ere question à laquelle j’ai eu le droit, c’est “tu as des enfants”…suivi du “et tu as quel âge”… oui parce qu’on te sous entend que l’horloge biologique tourne., et qu’il doit y avoir un problème pour que tu sois nullipare à ton âge. Généralement je me contante d’un “non” à la première question. Point. Mais la délicatesse de certaines (oui toujours des femmes au bout de ces questions) m’amène à devoir me justifier : “mais c’est parce que tu n’en veux pas, ou parce que tu ne eux pas”. La dernière fois qu’on m’a fait cette remarque, c’était devant une 10ene de personne quasi inconnu du boulot, et j’ai du me justifier!!! Lorsqu’on me rétorque que je suis égoïste (oui c’est sans doute la phrase que j’entends le plus), je leur demande si elles ont eu un enfant avec un couteau sous la gorge, si elles se sont sacrifiées pour la patrie pour faire un enfant. Généralement, elle me répondre que non, elles avaient juste envie…ça me permet de répondre “ah donc c’était juste égoïste en fait”. Pas sympa mais, ma réponse est à la hauteur de ce que je reçois comme du mépris.
    Parfois, on ne demande même pas de me justifier. Dernière remarque de ma tante en pleine réunion de famille devant sa fille qui venait d’accoucher du 2eme : “de tout façon , toi la anti-enfant…” Depuis quand ne pas souhaiter d’enfant c’est détester les enfants? Il n’y a aucun lien. J’aime mes neveux et nièces, j’aime beaucoup les enfants, j’ai même longtemps travailler avec eux dans le domaine du médico-social, là n’est pas la question…Je ne digère toujours pas cette remarque si blessante.
    Bref, je ne peux que rejoindre ton propos sur cette question.

  19. MERCI Anne pour ce post tellement important!
    Je suis en couple depuis 10 ans avec un homme qui me rend très heureuse, et nous n’avons pas d’enfant. Il a toujours été franc sur son non-désir d’enfant, et au début ça m’a bien stressée. Je ne savais pas si je pourrais renoncer à ça “pour” lui, j’avais peur de lui en vouloir plus tard ou de regretter… J’ai fait l’erreur de partager mes doutes avec mon entourage, et du coup ma famille et mes amis lui ont mis une pression de folie. On lui disait de grandir, de s’engager, qu’il allait me perdre à force d’être borné. ça me faisait beaucoup de mal parce que je respecte profondément son choix. Je n’étais juste pas sûre de le partager.
    J’ai fait une thérapie, j’ai réfléchi très longtemps et même envisagé de le quitter. Et puis un jour j’ai su que c’était lui, mon choix. Je ne restais pas avec lui “en attendant qu’il change d’avis”, je choisissais notre relation plutôt que de partir en chasse d’un autre homme et hypothétique papa. Nous sommes mariés depuis trois ans et je n’ai aucun regret!
    Par contre je ressens encore et toujours la pression, les gens qui me disent “tu as 37 ans, il n’est pas trop tard” ou bien “tu n’as qu’à arrêter la pilule sans lui dire”… Je trouve ça d’une violence inouïe. J’ai vraiment hâte de passer la quarantaine pour qu’on me fiche la paix sur ce sujet.
    Amour et courage à vous toutes!

  20. Merci pour cet article qui fait du bien. Je ressens parfaitement la même chose avec le fameux “tu verras quand tu auras des enfants”. Personne ne prend jamais la peine d’introduire un simple conditionnel, juste un petit “si un jour”… C’est insupportable !

  21. Merci ô grand merci Anne… J´ai 30 ans, un copain depuis 10 ans, AUCUNE envie d´enfant pour l´instant, et pas une semaine ne se passe sans qu´une amie / ma famille me fasse de réflexion. Je suis épuisée… Je ne sais plus quoi répondre et j´ai des envies de m´énerver tellement fort à chaque fois que le sujet revient sur la table. J´esquive gentiment mais je me sens tellement révoltée par ce genre de réflexion impudique. La pression sociale est belle et bien existante en 2020… Pour ma part impossible de faire entendre ce choix à ma famille et mon entourage très old-school-France-arriérée et malheureusement j´ai été obligée de prendre mes distances avec eux au risque que cela finisse par m´atteindre trop…

  22. Bonjour Anne, et merci pour ton article rafraîchissant.
    Je suis cette femmes, ces femmes dont tu parles, qui veulent un enfant et ne parviennent pas à en avoir, qui font des fausses couches à vous briser le coeur… Et qui n’en sont pas moins femmes, même si sans enfants. Et qui souffrent de ces perpétuelles remarques, de n’être considérées que comme des citoyennes de deuxième classe dans une société pronataliste.
    Bref, oui, qu’on nous fiche la paix, à toutes. A celles qui ont des enfants et en sont comblées, à celles qui en ont et le regrettent peut être, à celles qui en veulent et n’y parviennent pas, et à celles qui n’en veulent pas pour des raisons qui ne concernent qu’elles.
    Merci pour nous toutes… courons nos vies librement.

  23. Je trouve très bien que des blogueuses avec une forte visibilité comme toi prennent la parole sur ce sujet. C’est par votre parole et son impact que les choses pourront changer. Cette pression est permanente. Mon expérience rejoint sans originalité celles évoquées dans les commentaires précédents. Pas d’enfant jusqu’à 36 ans, qu’est-ce que j’ai pu entendre comme remarques… Et après la naissance de ma fille, la pression a recommencé pour savoir quand on ferait le 2e !
    Pour l’anecdote : un collègue (que je connaissais assez peu) m’a un jour demandé assez brutalement, suite à l’annonce de grossesse d’une tierce personne : “et toi alors, c’est pour quand ?! Va falloir t’y mettre !!”. Avec mon compagnon de l’époque, nous tentions d’avoir un enfant sans y arriver (stérilité diagnostiquée ensuite pour lui). J’étais à vif sur le sujet et je lui ai répondu du tac au tac : “a priori je n’ai pas prévu de le faire avec toi donc qu’est-ce que ça peut te foutre ?” Ça a jeté un froid glacial mais j’en garde un souvenir jouissif 😀

  24. Coucou Anne,
    Merci pour cet article d’utilité public ! Je trouve patres bien que des personnes avec un audimat important prennent la parole sur des sujets intéressants comme celui ci et qui nécessitent que quelqu’un parle !
    Belle journée

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