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parcours1anne

Avec ma reprise d’études en septembre dernier et mon travail de freelance, vous êtes nombreuses à me demander quelles études j’ai suivies avant d’en arriver-là. À vrai dire, mon parcours était tout à fait « normal » (s’il existe une normalité ahah), jusqu’en master 2, c’est là que tout s’est un peu compliqué entre mes ambitions, la réalité du marché du travail et mes diplômes.

Pour assouvir votre curiosité et par la même répondre à vos questions, j’ai réalisé qu’il était temps que je dévoile un peu ce bout de CV. Néanmoins, les données que je vais vous partager datent un peu puisqu’elles concernent ma génération, mon époque (ouuuu la vieille). C’est pourquoi il faudra peut-être re vérifier ces parties-là.

Du Bac à Sciences Po Aix:

Durant mon année de terminale, j’ai préparé le concours commun des Sciences Po de province (Grenoble et Bordeaux exclus). Je ne savais pas trop ce que je voulais faire à l’époque. J’aimais la communication, le marketing, mais aussi la politique, le développement durable, l’Histoire, le droit. Je savais surtout ce que je ne voulais pas faire : la prépa ! Mon frère jumeau (qui a un an d’avance) venait d’y passer un an, son rythme de vie et de travail scolaire m’avaient littéralement refroidie. Hors de question de faire ça..

Résultat, après plusieurs conseils, discussions, je me suis lancée vers Sciences Po, qui pour moi, me semblait vraiment adapté à ce que je souhaitais étudier TOUT en repoussant le choix concret de mon orientation (on ne se spécialise qu’en M1). Je n’avais pas envie non plus d’aller à Sciences Po Paris, malgré mon dossier et ma préparation au concours, je n’ai jamais tenté en fait. Je ne voulais pas mettre les pieds là-haut dans le NOOOORD (quelle ironie aujourd’hui !).

J’étais donc aux ANGES lorsque j’ai réussi, juste après le bac, le concours et que j’ai eu mon premier voeu : Sciences Po Aix en Provence que j’ai surtout choisi parce que c’était proche de Montpellier et dans le sud de la France 🙂 (et non pour les options)

J’ai donc suivi ma L1, L2 à Aix en Provence et dès ma L2, j’ai pu commencer à travailler en parallèle de mes études en communication. À Sciences Po Aix, la L3 est obligatoirement à l’étranger… après de longues recherches, j’ai décroché un stage à Los Angeles !! Le rêve 🙂 ! Je ne souhaitais pas partir étudier à l’étranger, mais vraiment travailler. Pour revenir sur mon expatriation, je vous conseille la catégorie USA me voilà et ce post qui explique en détails les démarches. Attention, ces démarches ont certainement dû changer (ça fait tout de même 4 ans maintenant) et je n’ai aucune idée de ce que vous devez faire à présent. En tous les cas, ce n’est pas gratuit de partir aux USA, je crois que c’est même l’un des pays les plus chers. Il faut le savoir.

L3, année de « presque césure »:

Sachez que cette année a été un tournant dans ma vie (ooppps et ce n’est peu dire) : je me suis mis au sport, j’ai gagné en confiance et autonomie, je suis devenue bilingue…j’ai découvert de nombreux coins des Etats-Unis, j’ai rencontré des personnes passionnantes bref. Saisissez cette opportunité même si vous avez peur de partir à l’étranger, cette année sera unique et vous transformera. Ne vous laissez pas happer par la peur de l’inconnu, au contraire ! J’avais moi-même très peur de partir, je sentais le sol se dérober sous pied jusqu’à la dernière minute.

Mais c’est ainsi que nous apprenons, que nous évoluons et j’ai adoré cette année-là. J’ai hâte de retourner un jour à Los Angeles. Je suis partie sans apriori, j’ai essayé d’être une véritable éponge pour « absorber » tout ce qui se passait durant ces mois-là.

M1, le retour à la réalité: Communication Publique et Institutionnelle

En rentrant de Los Angeles, ce fût très dur de me réadapter et retrouver un petit appartement à Aix-en-Provence, retourner m’assoir en amphi, suivre des TD, écrire un mémoire, passer mon grand Oral à Sciences Po, travailler à nouveau en communication politique et institutionnelle, ne pas partir en vadrouille tous les weekends. J’étais très frustrée. Ce n’était plus moi. Heureusement, nous étions plusieurs étudiants dans ce cas (dur retour en m1 qui est l’une des années les plus importantes de votre parcours à Sciences Po dû au grand oral ET au mémoire), ce qui m’a motivé à chercher un master à l’étranger (et aussi à me lancer à fond dans le sport pour combler ce vide)

Ce fût une énorme prise de tête car je voulais repartir mais les Etats-Unis étaient bien trop chères (je ne pouvais pas repartir dans le cadre d’un échange, ça ne se faisait pas en m2 à Sciences Po), finalement je me suis projetée au Royaume-Uni. J’avais toujours aimé ce pays, j’y avais passé d’excellents séjours linguistiques… certes la météo était loin d’être parfaite mais l’enseignement totalement en phase avec mes aspirations « réseaux sociaux » « marketing », communication numérique etc.

De plus, personne au département « échanges » ne pouvait vraiment m’aider puisqu’ils s’intéressaient plutôt au départ des futurs L3… logiques mais embêtant. Finalement, j’ai réussi à formuler mes voeux, écrire mes lettres de motivation, récolter des lettres de recommandations, traduire TOUS mes dossiers… Prise de tête sans noooon… à ce titre, j’ai trouvé les dossiers pour l’étranger hyper fastidieux à préparer comparé à mes camarades qui intégraient « juste » un autre master en France.

Après l’angoisse des résultats, j’ai finalement obtenu mon choix 1 : Master of Science « International Marketing »  à Sussex University (près de Brighton).. Le rêve ! J’adorais la ville de Brighton où j’avais passé plusieurs jours étant ado… C’était un peu la Venice Beach du Royaume Uni en terme d’ambiance hihi. Mais par contre, le rythme de l’année fût bien plus intense puisqu’il s’agissait de 3 semestres… et non de deux = 1 an de formation totale.

Mais comme la première fois, aucun regret, même si, le démarrage fut un peu dur. Mon anglais s’était américanisé, insupportable pour les britanniques qui m’entouraient. Néanmoins, je m’y suis fait et j’ai à nouveau rencontrer des personnes géniales qui sont encore et toujours mes amis. Je n’ai pas autant profité pour visiter le Royaume-Uni car…. mon année là-bas m’a coûté très cher: frais d’inscription, logement, vie de tous les jours. Ce n’était pas du tout comme aux Etats-Unis où finalement la vie était bien plus accessible.

Le sport commence à empiéter dans le choix de mes matières et même de mon sujet de mémoire de fin d’études hihi. Mais je ne me pose pas encore la question de me réorienter ou pas, je cherche juste à terminer mes études de manière cohérentes. Et attention, même si je suis au Royaume-Uni je dois aussi valider mon équivalence en M2 à Sciences Po Aix…. Alors, même si j’avais eu le budget pour voyager, je n’aurais pas pu à cause de la charge de travail cette année-là.

J’ai vraiment apprécié l’enseignement anglo-saxon, l’ambiance du campus (première abonnement à la salle de sport pour…5 euros/mois lol), la proximité des professeurs, les moyens (ordinateur, bibliothèque ouverte 24/24), l’approche hyper pratique des matières. Ils nous transmettaient vraiment les bons outils pour évoluer aisément ensuite en entreprise…contrairement à peut-être ce que j’avais suivi auparavant…pas tout …Bref.

Du master à la vie professionnelle:

Après avoir obtenu mon Master 2 ET mon Master of Science, bien que mon blog ET le sport avaient énormément pris d’importance dans ma vie, à aucun moment je me suis dit « et si je travaillais finalement dans le sport ? » C’était pour moi des passions et je jugeais cela d’autant plus « déraisonnable » d’essayer de vouloir « vivre » de ces passions.

C’est pourquoi, comme tous diplômés, je me suis attelée à la recherche d’un CDI. Il faut savoir que je travaille tous les étés depuis que j’ai 16 ans et que durant mes études, j’ai pu suivre des stages en communication ou même occuper carrément des emplois toujours en communication. Résultat j’avais déjà de l’expérience, c’est donc tout naturellement que j’ai cherché un poste dans la même catégorie : chef de projet/chargé de communication… Sauf qu’après avoir trouvé, même si les missions correspondaient exactement à ce que j’avais appris, à ce que pour quoi j’avais été formée, je ne me sentais pas du tout à ma place.

Pour une fois dans ma vie, j’ai décidé d’abandonner et de me lancer en auto-entrepreneure pour faire de la communication MAIS dans le sport forcément. Ça n’a pas été une décision facile, ma famille (enfin presque toute) m’a soutenue et cela m’a beaucoup aidé. Dur de finalement sortir du circuit tout tracé du CDI. C’est à partir de ce moment-là que l’idée de me former et de travailler vraiment dans le sport (et non plus dans les coulisses de la com’) a fait son chemin jusqu’à atterrir à la validation de mes acquis et la constitution de dossiers pour rentrer en Licence 3 STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) Entrainement sportif, me permettant de devenir entraineur (je peux ainsi encadrer, entrainer, animer, motiver, conseiller, suivre de manière professionnelle des sportifs !). J’ai forcément choisi de me spécialiser dans le running, bien que je n’exclus pas de continuer à me former, notamment dans la préparation physique.

En fait, j’ai réalisé à quel point c’était important d’avoir une réelle approche scientifique et universitaire du sport, de mon sport, et non plus uniquement en me fondant sur mon expérience. Je crois à ce titre que la formation STAPS est de loin la meilleure pour cela. Non, on ne devient pas uniquement prof de sport après celle-ci 😉 ! Ce n’était pas évident de retourner sur les bancs de la fac après 1 an à travailler « pour moi », c’est un total revirement de situation entre sciences et politique ahah. J’y suis encore pour un semestre… d’ailleurs j’ai réussi mon premier semestre avec une très belle moyenne.

parcours2anne

Néanmoins, malgré ce virage à 180 degrés, je ne regrette pas du tout mon Bac+5 « sciences po » au contraire, je crois que sans cette formation, je ne pourrai faire les choix que je fais actuellement ni suivre cette L3. Je n’aurais pas l’approche du sport et de mon entreprise que j’ai, ni l’ambition. De même, en outre de la validation des acquis, j’ai dû rattraper énormément de retard au premier semestre (ce qui fût assez épuisant, bien qu’on m’avait prévenue) tant en théorie qu’en pratique. Mais le fait de suivre ces études par passion et non par un choix « au petit bonheur la chance » à mes 18 ans me boostent énormément. Je sais pourquoi j’apprends, je vois immédiatement comment ET quand appliquer tout ce que j’apprends. Je suis aux anges.

C’est pourquoi, si vous souhaitez vous réorienter, n’hésitez pas. Prenez rendez-vous avec les directeurs de formation qui vous intéressent, ils seront bien plus à l’écoute que vous ne pouvez l’imaginer et vous aideront s’ils le peuvent. Je ne remercierai jamais autant l’université de Créteil et l’INSEP pour m’avoir donné cette chance (dont j’espère faire honneur hihi). J’ai d’autant plus hâte de vous transmettre et d’entrainer dans les règles de l’art !

Je ne détaille pas encore totalement cette année de L3, j’attends qu’elle soit terminée pour cela 😉

Donc me voilà à 24 ans un BAC +5 et prochainement une L3… Lorsque j’ai intégré Sciences Po Aix, on me disait souvent que chaque parcours d’étudiant était unique. Je me dis que le mien est à l’image de  cette « polyvalence » à laquelle, finalement, nous sommes formés. Cet itinéraire peut surprendre mais il correspond à mon ambition et prend sens dans ce drôle de métier que nombreuses personnes comme moi inventons actuellement : celui de vivre de notre passion tout en créant nos missions. Mais ça, c’est une autre histoire.

Voilà, j’espère que mon itinéraire « universitaire » vous aura plu. N’hésitez pas à poster vos questions ou à partager le vôtre, je suis curieuse 🙂 Attention tout de même, je ne suis plus du tout au courant des dossiers/pièces/démarches pour les études que j’ai suivies… donc je ne pourrai pas trop vous aider à ce niveau-là.

à très vite

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