Cyclisme: 3 astuces pour ne pas avoir mal aux fesses à vélo

12 septembre 2018 - Triathlon - 2 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Comme vous le savez depuis maintenant  1 ou 2 ans, j’ai une autre passion sportive  est venue s’ajouter à la longue liste: le vélo de route. Je vais  donc à nouveau parler un peu vélo/cyclisme mais plus précisément de fesses. C’est sexyyyy. Ahaha Plus sérieusement, la question qui revient souvent lorsque je poste mes sorties à vélo sur mon strava: Comment tu fais pour ne pas avoir mal aux fesses ? Effectivement, passer des heures sur une selle n’est pas hyper agréable pour mon popotin.

À vrai dire, quand je débutais, j’avais HYPER mal. Je ne pouvais pas rouler plus d’une heure sans avoir le derrière douloureux pendant plusieurs jours… et même je dois vous avouer que j’avais des courbatures à des endroits assez surprenant. Bref. je vous rassure, le but de cet article est de vous partager mes astuces pour JUSTEMENT faire du vélo SANS avoir mal aux fesses, même après mes 200km, malgré la fatigue, mon popotin ne tirait pas la tronche. Ok il était content de descendre de la selle mais il n’était pas tout rabougri comme un pruneau mal séché.

Je vous ai préparé une petite video pour cela:

Et comme toujours, si vous n’aimez pas la video, retrouvez mes conseils ci-dessous:

1. Un cuissard adapté à votre pratique

Je sais, lorsque l’on débute le vélo de route, le budget passe dans le gros équipement…dont, surtout, le velo lui-même. Pourtant, pensez aussi à vos tenues. Si en haut vous pouvez tout à fait porter, dans vos débuts, vos t-shirts, veste de running, en bas, vous allez rapidement le constater, le short de course à pied (ou d’un autre sport) n’est pas adapté. Ok, le leggings ça passe mais…si vous lisez cet article, c’est que vous avez remarqué le petite inconvénient. Au bout d’une heure, vos fessiers hurlent GRÂCE ARRÊT STOP. Oui, vous avez mal et  cela gâche vos premières sorties. J’entends, je saiiiiis ! C’est pourquoi, il va falloir passer le pas du MUST HAVE: le cuissard/cycliste.

Un cuissard/cycliste arrive jusqu’au-dessus du genou, avec ou sans bretelles (pour les femmes, sans, c’est plus pratique mais j’avoue sur mes très longues sorties, j’en porte pour encore réduire les frottements)

Attention: si vous êtes une femme, privilégiez les cuissards pour les femmes et non ceux dit « mixtes » (en fait que pour les hommes mais avec du XS dans la gamme AHEM). Nous ne sommes vraiment pas faits de la même manière au niveau de l’entre jambe, vous allez le sentir direct >_<

Pourquoi est-ce si cher ? car le cyclisme reste un sport « peu » pratiqué, surtout par les femmes, donc il n’existe pas de production de masse permettant de faire baisser les prix (hormis notre cher Decathlon, mais honnêtement, la qualité n’est franchement pas au rendez-vous contrairement aux autres gammes running/trail etc.) Chaque marque produit donc peu de quantité mais de qualité 😉 De plus, il y a un véritable savoir faire derrière votre cuissard, notamment au coeur de la peau de chamois (qui n’est plus en peau de chamois, on peut aussi appeler cela un « insert »).

La peau de chamois est l’élement fondamental, que dis-je, CENTRAL. C’est elle qui va justement soulager votre popotin, assurer votre confort durant vos RIIDEEEES (vos sorties vélos). Il en existe différentes sortes, plus ou moins épaisse, plus ou moins brodées, designées, plus ou moins techniques. Plus la peau de chamois est épaisse, avec du gel, designée, aérée, plus elle sera durable ET faite pour les sorties longues. La différence est très parlante entre un cuissard « entrée de gamme » type Btwin qui vous suivra sur des sorties de 1 ou 2h (top pour débuter), et ceux moyen/haut de gamme qui peuvent tenir 8-10h dans le confort. Personnellement, je vous conseille de directement investir dans un BON cuissard (moyen de gamme) qui pourra suivre votre évolution à velo SANS douleur.

Bon à savoir: PAS de sous-vêtement ! Et oui, le cuissard se porte SANS sous-vêtement (out la culotte, même de sport) car celui-ci est conçu pour être en contact DIRECT avec votre peau. Vous allez passer des heures sur votre selle, en insérant une couche supplémentaire, vous prenez le risque de: multiplier les frottements et de developper des bactéries non évacuées par ce sous-vêtement (qui n’aura pas la même technicité que votre cuissard). DONC On oublie la culotte (puis c’est plus pratique pour la pause  pipi derrière un buisson, je vous assure) et on se détend toute nue dans son cuissard  promis 😉 !

Enfin, faites bien sècher vos cuissards à l’envers, avec la peau de chamois à l’air 😉

Une fois que vous avez trouvé une marque qui vous convient, n’en bougez plus. Personnellement, j’ai une position assez reculée sur ma selle, j’ai donc besoin d’une protection surtout à l’arrière, moins à l’avant. C’est pourquoi, je choisis des cuissards avec des inserts plus adaptées à cette posture. Bon. Lorsque vous choisissez vos premiers cuissards, c’est « du détail » mais plus vous allez rouler, plus vous ferrez de sortie longue, plus vous allez y attacher de l’importance 😉

Une petite liste de mes marques favorites:

Rapha, Liv Cycling, Specialized, Gore et Shimano

2. Choisir une selle adaptée

Je pense qu’en lisant ce titre vous vous imaginez une selle hyper large, hyper rembourrée (genre ça). Et bien non (enfin sauf si votre morphologie le demande). Nous ne sommes pas tous faits pareils, nous avons toutes et tous un physique un peu différent jusqu’à nos fessiers tout comme nous ne faisons pas tous du vélo de la même façon. Par exemple, moi je suis plus reculée sur ma selle que Matthieu, moins « allongée », « plus assise ».

C’est pourquoi il existe différents types de selle pour s’adapter à ces différences. Il existe des selles pour homme, pour femme, car il existe une reelle différence homme/femme au niveau des deux ischions. Faites-y attention. C’est l’aspect le plus important lors du choix de votre selle. Il ne faut pas se dire: allez encore un truc marketing homme/femme, là, ce n’est pas le cas 😉

Ensuite: selle dure ? selle molle ? selle « sportive » ? selle confort ? selle lourde ?

Le meilleur conseil que j’ai à vous donner ? Allez chez votre revendeur. Il vous fera grimper sur une selle « à empreinte » qui permettra de savoir exactement quel type vous conviendra en fonction de votre technique et de votre morphologie (oui car il faut aussi tenir compte de votre position à velo, votre souplesse, car vous n’êtes pas immobile lorsque vous pédalez). ça sonne « long » à faire mais pas du tout en 1min c’est fait 😉 ! Ne trainez pas trop, faites-le même lors de l’achat de votre vélo.

Si votre selle n’est pas adaptée et/ou mal réglée, vous risquez:
des engourdissements, douleurs aux ischions et aux adducteurs, indurations périnéales et enfin douleurs lombaires/dos (ça peut même remonter dans la nuque).

Oui car il faut aussi bien régler votre selle en fonction de votre posture sur le velo (hauteur certes mais plus ou moins avancé par rapport à votre guidon ?!) afin de soulager vos lombaires, votre nuque… Ne laissez aucun détail car vos séances peuvent vite devenir douloureuses ;(

3. L’habitude rouler progressivement plus long

Je ne vous le cache pas, oui après mes premières sorties de 90, 100, 120km j’avais mal aux fesses. Cependant, j’ai envie de tout de suite vous rassurer : plus je roulais, moins j’avais mal. En fait c’est comme lorsque l’on débute la course à pied, nous avons vite mal aux pieds car nous ne sommes pas habitués à pratiquer. C’est pourquoi, allez-y progressivement : d’abord 1h, puis 1h30..2h ainsi de suite afin d’apprivoiser cette nouvelle posture sur votre vélo, votre selle.

Je sais, c’est facile à dire mais promis, votre corps s’y fait vite. Il y aura des petites douleurs mais avec les 2 astuces précédentes, l’accumulation de km, vous n’en aurez plus.

Plus vous ferrez des sorties, moins vous aurez mal, pas uniquement aux fesses 😉

J’espère VRAIMENT que cet article vous aidera car je sais à quel point notre popotin peut vite en prendre un coup dans nos débuts. Si vous avez besoin d’autres conseils « VELO », n’hésitez pas à relire mes autres articles :

ça fait une bonne liste pour répondre à toutes vos interrogations.  Suivez-moi sur mon Strava >> je partage mes entrainements vélo et mes parcours dans ma région (ou lorsque je voyage). N’hésitez pas à poster vos questions ou vos idées de vidéo autour du cyclisme en commentaire pour les prochains articles 😉

@ très vite

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2 commentaires

  • Repondre jennifer 12 septembre 2018 à 16 h 53 min

    Merci pour tous ces conseils, c’est très instructif 🙂

  • Repondre Caro Duhduh 14 septembre 2018 à 12 h 27 min

    Bons conseils, notamment sur les selles bien larges, qui ne sont absolument pas plus confortables que les modèles étroits, et sur la non-mixité de ce type de matériel.
    Quant aux « courbatures à des endroits assez surprenants », je confirme qu’après une longue période d’abstinence de vélo de course, les premiers tours de pédale peuvent entraîner des douleurs bien désagréables dans les muscles profonds des fesses. Vu que du fait de leur emplacement, ces muscles ne peuvent être ni massés, ni étirés, il faut bien attendre que ça passe ! 🙂