Hi,

Bon…encore une semaine bien triste. Les semaines passent et nous oublions que nous Ă©tions en Ă©tat d’urgence, que les rassemblements Ă©taient interdits, nous oublions que nous sommes en guerre contre un ennemi si Ă©trange, si nĂ©buleux et insaisissable, si lointain que l’on oublie.
Je me souviens de mes sentiments au lendemain des attentats du 13 novembre, j’avais d’autant plus envie de vivre, de profiter de ma vie. Je me suis sentie longtemps oppressĂ©e lorsque je retournais dans Paris. J’ai mis du temps avant de reprendre le mĂ©tro, j’Ă©vitais autant que possible. J’envoyais des texto Ă Matthieu, je le suppliais pour ne pas passer par certaines stations… Mais nous avons repris notre vie, nous avons fĂȘtĂ© NoĂ«l, nous avons oubliĂ©, nous avons repris l’avion, nous avons recommencĂ© Ă raler au contrĂŽle des bagages « c’est riiiidiiculle ». ça ne l’est pas… ça ne l’est plus.
Le problĂšme c’est que nous oublions, nous aimons trop l’insouciance. Parfois, j’aime m’imaginer faire partie d’une gĂ©nĂ©ration qui ne vit plus pour travailler, mais qui vit pour trouver son bonheur, son Ă©panouissement. J’en parlais doucement et naĂŻvement lundi. J’apprĂ©cie penser ma gĂ©nĂ©ration de cette maniĂšre et non comme une gĂ©nĂ©ration de « branleurs », de textoteurs, de pouce-musclĂ©, d’accro aux Ă©crans, aux tweets, aux faux, aux instagram.
Je suis naĂŻve car aujourd’hui, on invite « ma » gĂ©nĂ©ration… Ă arrĂȘter d’ĂȘtre innocente, d’ĂȘtre candide. Bref, il faut que l’on sorte nos tĂȘtes de nos instagram « parfaits », plein de fleurs de cerisiers que l’on maltraite, pour enfin PRENDRE l’HABITUDE de ces actes de terreurs. La vie, notre vie, ça sera dorĂ©navant ça: des actes de terroristes. Out le bonheur de nos petites vies insignifiantes, IN la dure rĂ©alitĂ©.
Je ne crois qu’il faille ignorer ce qui se passe, non. Malheureusement, j’ai dĂ» mal Ă l’intĂ©grer dans ma vie, j’ai dĂ» mal Ă imaginer des personnes de mon Ăąge s’engageant, de nos jours !!!, dans/pour de telles causes, vers ces extrĂȘmes… alors mĂȘme que moi, mes envies, c’est d’ĂȘtre heureuse, de vivre de ma passion, de voyager. ça me parait si lĂ©ger, dĂ©caler avec la rĂ©alitĂ©. Pourtant lorsque moi aussi j’ai oubliĂ©, lorsque moi aussi je me suis habituĂ©e Ă cette violence, j’ai repris mes habitudes, mes envies de bonheurs, d’Ă©panouissement alors que je me demande si c’est vraiment rĂ©alisable.



Gilet â American Vintage (similaire ici ou lĂ )
Jeans â Asos (similaire ici ou lĂ )
Ceinture â Asos
Echarpe â Zara (similaire ici)
Baskets – Nike (similaire ici)
T-shirt â Mango


Encore des Ă©paisseurs… et nous sommes dĂ©jĂ fin mars. Je me souviens du plus beaux printemps que j’ai pu avoir… c’Ă©tait Ă Brighton. DĂšs que nous changions de saison, c’est comme nous appuyons sur un interrupteur. Clic out l’hiver, clic in le printemps.
Cette annĂ©e Ă Paris, c’est l’embrouille. En dĂ©cembre, on avait hyper chaud (courir en short un 24 dĂ©cembre), en mars, c’est le retour de bĂąton. RĂ©sultat, si Ă Marseille, je pouvais me la jouer « tenue de printemps », Ă Paris, nous sommes encore loin de ça. Je tiens quand mĂȘme bon en sortant…attention les chevilles đ  et un peu de couleurs avec une touche de rouge Ă lĂšvres. Je n’en porte pas souvent car je ne sais pas pourquoi, mais j’assume mal :$ Vous en portez vous?
Ă trĂšs vite
Bonsoir,
Malheureusement ces actes continueront encore et encore tant que les personnes n’auront pas compris que ceux qui tirent les ficelles d’en haut, ce sont les gouvernements!
Ils sont là pour nous monter les uns contre les autres afin de créer une guerre et aussi afin de faire passer des lois pour nous enlever notre liberté. Ce sont des attentats sous faux drapeaux.
Certes ceux qui ont fait ça mardi Ă Bruxelles sont vraiment ignoble, cruel, sans coeur… il n’y a pas de mots.
Mais c’est personnes lĂ sont endoctrinĂ©s par des personnes TRES TRES puissante et surtout intouchable. C’est pour ça qu’il est impossible dâarrĂȘter les terroristes avec les gros moyens que l’on a car c’est IMPOSSIBLE.
JâespĂšre vraiment du font du coeur que les personnes vont commencer Ă se rĂ©veiller Ă cette rĂ©alitĂ© car Ă regarder bfmtv et compagnie.. On en sortira jamais car ils ne font pas compter sur les mĂ©dias pour nous rĂ©vĂ©ler cette vĂ©ritĂ©. Comme disait Coluche « on ne peux pas dire la vĂ©ritĂ© Ă la tĂ©lĂ©vision : il y a trop de monde qui regarde ».
Peace.
mardi matin j’arrive au boulot, comme chaque matin j’ouvre ma boite mail et je jette un oeil sur le figaro, une explosion, juste envie de refermer la page. Faire l’autruche n’est pas une bonne idĂ©e je le sais, mais je n’ai pas envie que ces attentats fassent de nouveau partie de notre rĂ©alitĂ©. J’ai juste envie de vivre, d’avoir l’esprit lĂ©ger. J’ai le sentiment que s’arrĂȘter de vivre, que changer nos habitudes, d’avoir en tĂȘte les horreurs qui pourraient arriver, c’est donner raison aux terroristes. Je n’ai pas envie de leur donner cette chance, je trouve que la vitrine mĂ©diatique qui fait suite a chaque attentat est dĂ©jĂ trop importante. D’un autre cotĂ© il y a des familles qui sont touchĂ©es, ne pas en parler reviendrait Ă taire leurs souffrances. Ce n’est pas facile cet entre deux. Et que rĂ©pondre Ă ma fille quand hier aprĂšs midi elle me demande « mais qui a inventĂ© les terroristes? ». J’ai beaucoup de question et pas forcĂ©ment envie d’y rĂ©pondre, juste oublier et tourner (une nouvelle fois) la page.
http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/attentats-13-novembre-bruxelles-traumatisme-peur-habituer-230316-113542
trĂšs bon article « A-t-on le droit de moins s’intĂ©resser aux attentats pour continuer Ă vivre » Le figaro madame
Tu as de la « chance » d’arriver Ă oublier, moi je n’y parviens pas. Et je ne me suis pas dit une seule fois que les contrĂŽles de sĂ©curitĂ© Ă©taient « ridicules » (au contraire je trouve qu’il n’y en a pas assez)
Je sursaute Ă certains bruits, je me crispe si j’entends beaucoup de sirĂšnes, j’ai du mal Ă supporter certaines scĂšnes comportant des armes dans des sĂ©ries… Je n’Ă©tais pas lĂ oĂč ça s’est passĂ© le 13 novembre, et pourtant je n’oublie pas.
Tellement d’accord avec toi. Au lendemain des attentats de Paris, on se disait que tout avait changĂ©, qu’on Ă©tait passĂ© dans autre chose… Et puis la vie a repris et on a oubliĂ©. Mais il n’y a pas eu que Bruxelles ! C’est un peu triste parce que plus c’est loin et moins on se sent concernĂ©s.
Sinon sur une note plus lĂ©gĂšre, je suis comme toi pour ce qui concerne le rouge Ă lĂšvres. J’ai du mal Ă assumer mais j’essaie car je trouve ça tellement fĂ©minin !
Des bisous đ