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Hi,

J’espère que vous allez bien ? Je sais qu’on balance souvent cette question sans vraiment prêter attention à la réponse, mais actuellement, il nous faudrait au contraire s’attarder sur la réponse. Peut-être que vous n’allez pas très bien, peut-être que ça va « malgré tout », peut-être « qu’on fait aller » , peut-être que ça ne va clairement pas et que vous ne savez plus comment débuter ou terminer ces journées?

Aujourd’hui, on va parle de santé mentale. J’apprécie particulièrement ce mouvement qui permet de libérer la parole et d’encourager à mieux exprimer ces phases de ‘moins bien’, de mal-être…de déprime. Je ne suis pas une spécialiste, mais clairement, dans ma formation, j’ai pu mieux analyser et comprendre le lien profond entre le sport et le mental. Ce lien est malheureusement encore négligé, même dans des cadres d’entrainement professionnel, pourtant, si la tête ne veut pas, le corps ne suivra pas.

Je pense que nous devrions autant chouchouter notre mental, notre moral que nos corps car il est à la fondation de tout ce que nous entreprenons au quotidien, même les plus petites tâches. Le sport n’est qu’un agent, un outil qui vous permettra de passer des difficultés, d’évacuer ce qui vous affecte, de vous alléger, de voir plus clair… mais si le moral est déjà au plus bas, nous n’avons pas la force d’aller s’exercer, d’aller bouger. L’un ne va pas sans l’autre. Aujourd’hui, je vais donc vous partager mon point de vue sur le lien santé mentale et sport, mais aussi je souhaitais vous proposer quelques solutions pour utiliser le sport afin de ne pas perdre votre moral 😉

Ce thème était celui que nous avions traité dans notre dernier épisode de notre podcast. N’hésitez pas, écoutez-le si ça vous dit, sinon poursuivons l’article 😉

Santé mentale et sport, l’histoire d’une belle entente…

Côté chimique :

Ce bien-être lié à la pratique sportive est rendu possible grâce à l’endorphine, son action est comparable à celle de l’opium ou de la morphine. Ces molécules, libérées par le cerveau, agissent sur le système nerveux central et diffusent à l’organisme, C’est donc normal que vous vous sentiez sur un petit nuage, sereine.s. À savoir que le taux d’endorphine va dépendre de l’intensité, de la durée mais aussi du type d’activité physique. C’est pourquoi les sports d’endurance comme… le running sont plus « endorphinogènes » que les activités plus courtes. Il faudra réaliser une séance d’au moins 30min à un rythme doux pour obtenir ce fameux état de bonheur, de puissance, d’épanouissement de soi 😉

Mais les effets ne s’arrêtent pas là. La  pratique sportive a de réels effets anxiolytiques, c’est-à-dire qu’elle peut endormir les émotions, atténuer les angoisses, le stress bref… les sensations négatives. C’est pourquoi, si vous pratiquez régulièrement un sport vous êtes moins stressés ou irritables que les personnes sédentaires.

Et en pratique ?

Je n’ai pas toujours eu le mental que j’ai aujourd’hui, mais s’il y a une chose dont je suis certaine, c’est bien le sport qui a forgé mon mental. La routine, la régularité, la volonté d’aller de l’avant, ne jamais abandonner, la confiance, l’hygiène ce sont des choses qui ne sont pas innées, qui s’apprennent. Peut-être sans même remarquer, je les ai apprises et elles font partie de mon caractère maintenant. Quoiqu’il m’arrive, je sais que je ne pourrais pas fonctionner autrement maintenant. Bien sûr, nous avons tous une variable d’ajustement, je saurais m’adapter mais en gardant en moi ces traits.

Ce sont ces traits qui me permettent en ce moment de ne pas perdre pieds, de ne pas perdre ma santé mentale, de ne pas sombrer. Nous avons malheureusement beaucoup trop de raisons actuellement qui nous pousseraient à dire « merde à tout » et à rester au fond de son lit, sans bouger ou pire… Nous ne pouvons plus nous projeter, nous avons beaucoup de nos espoirs qui sont ruinés par la conjoncture : études à l’étranger (études tout court), job, voyages, rencontre… Les perspectives sont réduites à des décisions hebdomadaires, l’incertitude omniprésente et omnisciente qui nous empêche de rêver et d’avoir des petits objectifs « heureux » pour mieux vivre ce quotidien abruti, vidé de sa substance, du moins de la substance qui pouvait nous apporter de la joie.

C’est un peu triste de mettre de mots là-dessus mais, n’est-ce pas la réalité pour nous tous ?

Je dois dire que j’ai pris plusieurs claques en 2020 qui ont ébranlé ce mental d’acier que je pensais avoir. Je m’interrogeais sur l’avenir, j’avais cette sensation de me noyer dès que je m’informais: crise du covid, de l’environnement, du politique. Vers où allons-nous ? Mais je ne me suis pas noyée, car invariablement, chaque jour j’avais une petite joie….liée à ma pratique sportive (ok pas que mais…tout de même)

Je ne sais pas où nous allons, mais je sais que je vais courir, que ça va me redonner ma sérénité, ça va me vider de ces pensées négatives. Je vais me sentir légère, dans ma bulle, chaque minute en bougeant est une minute pour moi, loin de ce qui me torture, ce qui me stresse. L’esprit se vide ou l’esprit vagabonde, redevient créatif, redevient « moi ». Même en revenant, je suis sur mon nuage et si le stress revient, je me sais capable de le gérer sans qu’il m’envahisse.

Un esprit sain dans un corps sain. Vous connaissez tous ce célèbre slogan. L’un ne va pas sans l’autre. A dire vrai, ma pratique sportive a influencé mon moral et mon mental positivement depuis des années. Il est vrai que je n’ai aucune tendance à la dépression ou maladie mentale, mais comme tout le monde j’ai traversé des épreuves. Le sport m’a appris à mieux les gérer, les affronter, à mieux accepter ces situations et à doucement continuer ma vie. Je ne m’imagine plus sans sport, c’est une « arme secrète » qui me permet d’avancer, même dans cette situation troublée.

Les bienfaits du sport sur notre mental

Le sport est un « médicament » pour notre mental. D’ailleurs, les médecins peuvent maintenant vous prescrire du sport… au lieu de certains traitements pour votre santé mentale. Si ce n’est pas un médicament miracle face à certaines maladies ou dépression, il a néanmoins été prouvé scientifiquement les effets positifs d’une pratique sportive sur le mental. Il n’y a pas de sport en particulier à choisir, seulement celui qui vous plaît.

En pratiquant un sport, nous devenons plus résistant au stress et nous avons moins tendance à basculer dans l’anxiété et la dépression. Nous apprenons à mieux maîtriser les émotions négatives ou même les échecs. Lorsque l’on débute une activité physique, ces nouvelles qualités rentrent rapidement en pratique pour poursuivre vos objectifs… mais elles se retrouvent aussi dans votre quotidien. Je me souviens avoir été une boule de nerf avant mes examens…puis quand j’ai commencé à faire du sport, j’ai appris à mieux gérer mes émotions et ma concentration. J’ai aussi gagné énormément en confiance et en estime de moi car j’étais capable de réaliser mes objectifs sportifs. Si je pouvais atteindre ces buts, pourquoi pas mes objectifs pro ou personnels ?

Le sport n’est pas un outil de torture pour votre corps, pour perdre du poids ou le sculpter pour devenir la dernière fit girl. Le sport est avant tout le meilleur ami de votre quotidien. Avec bienveillance, il est toujours LA bonne réponse quelque soit la difficulté que vous rencontrez. Il ne vous donnera pas la solution, mais il vous donnera toutes les bonnes directions dans votre labyrinthe mental pour vous amener à cette solution. Confiance, anti-stress, hygiène…

C’est même chimique 😉 comme vous l’avez lu plus haut car les endorphines produites par le cerveau pendant une activité sportive, améliorent l’endurance face aux épreuves de la vie.

Mais comment fonctionner et garder le moral malgré la pandémie ?

Il est clair que la pandémie a un impact sur notre moral. On a le droit de le reconnaître. Néanmoins, il est essentiel de comprendre ce qui nous affecte, affecte notre pratique pour placer le curseur et s’adapter pour garder son mental.

  • Salles de sport fermées, lieux de pratiques sportives fermés : Bon je ne vais pas lister tous les espaces qui sont interdits, mais cela fait plusieurs mois que nos entrainements sont bouleversés ou purement et simplement supprimés. Plus de socialisation dans son association, dans son club, avec ses amis qui étaient peut-être source de motivation. Il est inévitable de s’adapter en pratiquant chez soi mais « ce n’est pas pareil ». Clairement, ça ne donne peut-être pas…plus envie ? Personnellement, je continue à pratiquer chez moi, avec ma prof sur Zoom. Le fait de bloquer ce temps me permet de garder un rythme. Je continue à faire du velo, de la course à pied… en planifiant ces moments, même si ce n’est pas « comme avant » c’est toujours ça de pris
  • Et les amis ? Le sport est un moyen de socialiser, de voir ses amis, de bouger ensemble, de papoter. Sachez que c’est encore possible en respectant les gestes barrières. C’est même une occasion différente de continuer à rencontrer vos amis (au lieu du restaurant par exemple): randonner, courir, marcher.
  • Moins de liberté, moins de temps pour les loisirs: ce couvre-feu est chiant, mais le confinement aurait été encore plus chiant. Personnellement, je prends tout ce que je peux prendre de positif et je vis à 100% ma séance. Oui c’est parfois un peu stressant de vérifier la montre sans cesse afin de rentrer à l’heure mais…il faut réussir à profiter de l’instant que l’on a.
  • Ne pas pouvoir se projeter et l’incertitude permanente: alors clairement, ce qui nous permet d’avancer en sport est le fait de pouvoir se projeter : un objectif, un dossard… s’organisent sur plusieurs semaines, sur le « moyen terme ». Or, nous sommes parfois bouleversés dans nos habitudes d’une semaine à une autre… un jour à l’autre. Comment envisager ces objectifs sans savoir où on sera…juste dans une semaine ? J’ai depuis longtemps mis de côté la motivation liée à un dossard mais je projète sur l’été, sur des expériences que je pourrais vivre personnellement, quelque soit la pandémie. De même, au quotidien, j’essaie d’avoir juste des objectifs : faire x km, sortir avec Pippa, faire du velo…
  • « Le sport ? C’est bon, y’a pire en ce moment. Faut relativiser ! » Ahhhhh ça m’énerve d’entendre ça et j’ai attendu la fin de l’article pour l’aborder car en ayant lu tous les bienfaits sur votre mental, le sport peut se positionner avec « nécessité » ou BESOIN. Si faire un sport vous permet de garder votre moral, votre équilibre, et bien considérez le au top du top de votre pyramide de « besoin ». Il n’y a pas à chipoter. Faire du sport permet de rester en bonne santé, mentale et physique, alors allez-y !

Bien sûr je vous parle de sport, de pratiquer une activité physique régulièrement si facilement car je considère que, comme moi, c’est une habitude bien ancrée de bouger. Néanmoins, cette habitude a pu vaciller entre les confinements, les mesures sanitaires. Cet article n’est pas un coup de pied aux fesses, car ça fait du bien aussi de prendre son temps, de retrouver un peu de douceur et de retrouver le chemin du sport sans culpabilité. Si vous ressentez le besoin de faire du sport mais que le courage n’est pas là, n’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches, avec douceur et bienveillance (ou même sur Internet, il y a tellement de belles communautés pour vous soutenir). Exprimez votre mal-être..comme votre bien-être, mais n’oubliez pas votre arme secrète pour « tenir »… car je vous rassure nous sommes tous « tenues », accroché.es à le peu qui nous reste. Il nous reste le sport 😉

Comment vivez-vous cette période ? Est-ce que le sport vous aide ?

@ très vite et prenez soin de vous

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