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Hi,

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Je crois que mardi, personne n’a pu passer à côté du « buzz » engendré par une jeune Australienne Essena O’Neill dont je vous présentais l’instagram dans ce post >>. Tout d’abord, je suis tombée des nues concernant son âge. Je croyais qu’elle avait le mien, 23-25 ans. Elle n’a que 18 ans, donc la plupart de ses photos ont été postées lorsqu’elle était mineure. Vous allez me dire quel est le rapport ? J’y viendrai.

Aujourd’hui, j’aimerais un peu réagir autant à sa dernière video, ses propos, son initiative etc. mais surtout et principalement à sa dénonciation des réseaux sociaux.  J’avais envie d’en parler car à plusieurs reprises, je vous avais expliqué à quel point instagram ne résumait pas ma vie ou même « une vie » : non je vis pas en tenue de sport, non je ne mange pas QUE ça. Il y aura toujours l’envers du décor. J’espère toujours au fond de moi que tous mes followers savent et prennent de la distance et réalisent qu’une photo n’est qu’un petit aperçu dans le trou de la serrure. Sauf que pour Essena, sa vie tournait autour des réseaux, sa vie était une porte ouverte par et pour les réseaux. C’est effrayant Elle explique à quel point elle devait prendre 50 fois la même photo pour qu’il y en a une bonne, sans parler de l’édition, le sponsoring. C’est une relation particulièrement malsaine, fausse, déprimante et on ne peut que comprendre sa crise, sa réaction publique après 2ans consacrés.

« Les réseaux ce n’est pas la vraie vie » Ouf. Elle parle de la vacuité des réseaux sociaux…On donne la signification que l’on souhaite aux réseaux sociaux, on y voit ce que l’on veut y voir, on y prend ce que l’on veut y prendre. Les réseaux sociaux sont inspirants et effrayants à la fois. Nous partageons énormément de « nous » sur ces plateformes, mais nous choisissons et ce depuis leur création, ce « nous » que nous partageons. C’est pourquoi, j’ai dû mal à comprendre à partir de quand des personnes peut-être plus jeunes, plus sensibles ont commencé à penser qu’une photo = la vraie vie. Bien sur que c’est réconfortant et tentant de se dire ça, de se l’imaginer. Mais, nous apprenons que les médias ne sont jamais la réalité, car la réalité est là lorsque nous levons nos yeux de nos écrans.  Parfois elle est triste, parfois on aimerait s’en échapper.

Je ne dis pas que cet apprentissage est naturel, mais nous finissons tous par réaliser que la vie, c’est nos proches, nos passions, nos activités, le travail, l’université. Les réseaux sociaux ne sont là que pour communiquer une toute petit part de cela. Certes, les marques les exploitent de plus en plus, mais cela devrait-il nous empêcher de faire la part des choses ? Au contraire.

Ce qui est malheureux est que cette jeune femme a l’air de s’être construite uniquement par le biais de la perception que ce faisait d’elle ses followers. Construite mentalement, moralement… Elle avait un idéal et elle le partageait, le modelait en photos en occultant tout ce qui faisait l’essence d’instagram : la spontanéité. Cela ne me rassure pas car je m’interroge sur la génération que les réseaux sociaux sont entrain de modeler.  À ce titre, je trouve sa réaction…effrayante car elle démontre un rapport particulièrement malsain tant avec son image qu’avec les réseaux sociaux. À mon époque, c’était les forums pro-ana qui étaient effrayant, qui influençaient des jeunes filles. Pourtant on n’oublie que de nombreux forums ont pu faire partager bien d’autres expériences plus positives. A chaque époque, il existe finalement des travers aux moyens de communication. Essena l’a juste éclairé à sa manière mardi.

Doit-on pour autant rejeter les réseaux sociaux ? Non. Mais instaurer des « good practices » et sensibiliser sur le vrai du faux. J’ai lu beaucoup de « Elle a tout compris aux réseaux », je crois qu’Essena a surtout compris l’importance de l’esthétisme, de ce qui fait rêver, de ce qui « fonctionne » sur Instagram mais en perdant le pourquoi nous aimons tous « partager ». Elle reconnait elle-même qu’elle passait beaucoup de temps à « fabriquer ses images », comprendre son nombre de likes et ses commentaires pour… en avoir toujours plus. Je crois qu’elle a perdu l’essence, le positif des réseaux : le partage, l’échange. D’ailleurs sans partage, sans soutien, elle ne pourrait pas imaginer son nouveau site. Ce n’est pas une critique attention, mais c’est la magie d’Internet, le fait de pouvoir « Se connecter » aux autres, à notre passion si facilement tout en échangeant. Il aurait peut-être fallu se reconnecter avant que ça la pousse en dépression.

On ne parle plus vraiment des « real TV show », normal car pour moi, le « REAL TV »  s’est transposé en fait sur les réseaux sociaux par certains utilisateurs qui s’y perdent. Moi-même j’ai été surpris d’apprendre tout le faux qu’il y avait derrière ces photos, je ne m’en doutais pas et je la blâme un peu pour avoir « fabriqué » cela. Pourquoi partager du vent ? je suis peut-être naïve…. Et forcément, il est d’autant plus difficile de distinguer le vrai du faux, surtout lorsque nous sommes jeunes et vulnérables. Je reviens à la minorité d’Essena sur beaucoup de photos, extrêmement sexy elle avait à peine 15-16ans 0_0. Moi, c’est en partie ma mère qui me faisait redescendre sur terre, où était ses parents ?

Certes je suis plus vieille et cela change beaucoup de choses, pourtant jamais à 16 ans ma mère m’aurait laissée m’exposer comme Essena l’a fait, car c’est purement malsain et cette exposition a totalement amputé son opportunité de « se construire sainement » et à générer certainement ces troubles. Bien sur que nous avons tous été ado, que ça nous fait plaisir, ça nous fait rêver mais je me demande ce qui s’est passé entre la jeune fille de 12 ans complexé (nous sommes toutes passées par cette étape) et la jeune fille  au bout du rouleau, totalement perdue que nous voyons aujourd’hui en vidéo.

Lorsque j’avais 12 ans, je voyais moi aussi dans les magazines ces stars, ces beaux mannequins heureux, riches, tous ses vêtements, j’étais influencée, envieuse puis j’ai grandi, j’ai réalisé que ce n’était pas la vraie vie, je suis passée à autre chose. J’ai appris à m’accepter avec mes défauts, j’apprends toujours mais… j’imagine que ce « parcours » de rapport à soi, rapport à l’image continue tout au long de notre vie.

Nous pouvons le nier, tout ce que nous voyons sur les réseaux nous influencent, même si cela ne dure que quelques secondes avant de se dire « oui mais en fait … non ». Cette distance est extrêmement importante, essentielle pour garder un rapport sain avec les réseaux sociaux. Bien sur je parle de notre perception des réseaux. Mais même en tant qu’actrice de ces réseaux, je cultive ce rapport, j’ai des limites et je souhaite rester dans le plaisir du partage, non l’obligation du « toujours plus ». Contrairement à ce que semble expliquer Essena, fort heureusement pas toutes les photos sur instagram sont préméditées. Oui c’est fini le temps du « hop je poste « comme ça », on retravaille l’esthétisme, mais ce réseau à évoluer comme ça, il y a un énorme travail de recherche du beau. Mais je crois que dans son cas, ce petit travail l’a littéralement dévoré.

Je crois que je pourrai encore en parler très longtemps. Au final, j’ai juste beaucoup de peine pour cette instagrameuse, pour toutes les personnes qui se font du mal en imaginant que le bonheur se trouve derrière ces photos. Mais dans le fond, les réseaux sociaux ne révolutionnent pas ce rêve/réalité richesse/vide. Le bonheur se vit différemment, l’essentiel est d’être mature pour le distinguer et prendre ce que nous aimons dans les réseaux sans s’y faire avaler. Je suis curieuse de connaître votre avis sur le sujet ?

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Jeans – Freepeople (similaire ici ou là)

T-shirt – Ekyog (Similaire ici)

Baskets – Reef (Similaire ici)

Montre – Withings

Veste – Ekyog (similaire ici)

Pochette – Zara (similaire ici ou là)
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Avant de partir je suis allée faire un tour chez Ekyog. Je vous parlais il y a quelques temps de ma recherche de vêtements colorés pour l’hiver… et bien j’y ai trouvé mon bonheur, en promotion hihi. Le t-shirt que je porte en fait partie justement.

La tenue du jour correspond vraiment à ce que j’aime porter en automne : un mélange d’été avec le jeans et le t-shirt, mais qui reste dans la saison avec la veste et les baskets plus sombres. D’ailleurs, les baskets sont une petite nouveauté Reef, très pratique pour visiter la Côte Amalfitaine tout en sortant un peu du côté hyper sportswear de mes autres baskets. Celles-ci sont un peu… un tout petit peu plus élégantes, non ?

à très vite

PS: Il ne vous reste plus que quelques jours participer au concours des 6 ans du blog 🙂 

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