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Hello,

J’ai créé un podcast. Je vous ai envoyé une newsletter pour vous l’annoncer (vous pouvez la relire ici si jamais). Car non promis, cet article ne va pas être un copier-coller du mail que vous avez (j’espère) lu avec attention.

Non cet article est pour vous expliquer pourquoi je me suis lancée dans cette aventure car les raisons pourraient vous surprendre. Et moi, j’ai besoin de les confier.

Fin décembre 2024, j’ai ressenti une sorte de lassitude quand j’ai encore reçu un commentaire sur Youtube, en-dessous d’une de mes vidéos lecture, de me contenir au sport. Sur les réseaux sociaux mais aussi en marketing, on appelle ça une niche. Lorsque vous suivez un compte instagram, vous appréciez soit la personne, soit les goûts de la personne (soit les 2 et ça c’est génial, c’est le mieux même). On m’a souvent renvoyé à ma niche. (Pippa n’a pas de niche au passage) : reste dans le sport. Parler sur mes plateformes de la politique, de l’écologie, du féminisme, de la mode, du voyages, des livres faisant des mécontents. J’ai longtemps pensé que ça n’avait pas d’impact et que je voulais continuer à aborder ces thématiques. MAIS être créatrice de contenu est la grande majorité de mon travail (je suis aussi coach par-ici >>). D’un côté, j’ai envie de poster ce que j’aime mais d’un autre côté, j’ai une pression pour « faire des vues, faire de l’engagements… » afin aussi d’obtenir des contrats publicitaires. C’est le modèle actuel de l’influence.

Naturellement, il est difficile de concilier les 2. ça demande pas mal de courage et de détachement. Pourtant, « poster ce que l’on aime » c’est un peu la raison pour laquelle je me suis lancée sur les réseaux, sur le blog. Comment est-ce que la vapeur a pu autant s’inverser ? Je ne mentionne même pas la pression aussi du « buzz », d’obtenir de plus en plus de followers, de faire des MEME avec la même citation que vous allez voir partout. Bref. L’évolution des réseaux est un autre sujet

Fin 2019, mon copain (maintenant mari youhou) m’a proposé de lancer un podcast en couple où on parlerait de notre passion commune pour le sport mais aussi (un peu) de notre relation. « Pour le meilleur et pour la transpi » a été une très belle aventure qui est tombée au bon moment. Est-ce qu’on peut vraiment parler de bon moment au sujet du COVID ?

Je crois que ça a été une période très forte de consommation de contenu. Je déteste le terme de consommation car derrière ces contenus, il y a parfois (souvent dans mon cas personnel) un investissement et un temps de création exigeant. On ne consomme pas un contenu … pourtant en swipant sans fin, peut-être un peu. Ces contenus en 24,48… allez 72h sont réduits à l’oubli complet. L’art s’accroche dans des musées pour admirer durant des siècles. Notre société, sur les réseaux, n’a jamais été autant créative pour survivre à cette vague d’oubli, de néants… de disparitions en quelques heures de ces créations.

Je crée des photos, des vidéos, des stories, des reels, qui vont « servir » ou « inspirer » quelques secondes, peut-être minutes.

Alors j’ai peut-être tord. Nous consommons. Nous consumons.

Mais le COVID nous a donné un élan créateur pour ce podcast. Le podcast c’est l’intimité au creux de votre oreille. Peut-être le lancez-vous durant votre ménage, peut-être en allant au boulot ou en faisant du sport. C’est un format particulier.

Néanmoins, tenir un podcast à 2, surtout dans un couple, exige la disponibilité physique et mentale des 2 au même moment. « Pour le meilleur et pour la transpi » s’est doucement éteint car après les bouleversements de 2020 et 2021, nous avons renoué avec nos vies très tournées vers l’extérieur…et nos propres passions.

Avec Matthieu, on s’était toujours dit qu’on enregistrait jamais un podcast sans préparation et si on était fatigués OU fâchés. Je vous laisse imaginer que ces paramètres ont été difficilement réunis lorsqu’on aime tellement être dehors, partout, à faire du sport.

L’aventure s’est doucement arrêtée. Je l’officialise ici si jamais vous attendiez de nouveaux épisodes.

Mon métier est d’être créatrice de contenu à plein temps (quasiment). J’ai vu l’avènement des podcasts aux USA puis en France, sans finalement faire le grand saut en solo. J’ai longtemps considéré qu’il y avait bien assez de show pour me joindre au courant. Et franchement, avec tous les contenus, les plateformes différentes, même à l’instant où j’écris, je ne sais plus où donner de la tête non plus. Vous êtes sur BeReal ?

Retour en décembre 2024, mon activité m’isole beaucoup. Après le COVID j’ai souffert d’anxiété sociale. Faire des déplacements PRO était devenu une hantise, j’étais malade physiquement, stressée. Je me sens bête alors que pendant des années, j’organisais des sorties running, des évènements, je partais seule à droite à gauche… et j’adorais ça. Je ne dirais pas qu’en janvier 2026, je suis guérie mais une part de la création de ce podcast : contacter, relancer, rencontrer d’autres personnalités vise à sortir de ma zone de confort.

Mon anxiété m’a coupée de ce que j’aime le plus et qui m’a poussé à devenir créatrice de contenu : l’échange ET la rencontre.

Ce podcast est donc un mélange d’un peu tout ce que je viens de vous expliquer :

  • La rencontre de mes 2 passions : lecture et sport
  • La rencontre tout court avec des personnalités, leurs univers, leur lecture
  • Le courage de sortir de ma zone de confort personnelle et professionnelle

Je suis prise d’excitation, de passion, de curiosité. ça fait quelques temps que mon cerveau ne vibrait plus autant. Lorsqu’une personnalité accepte de participer au podcast, qu’elle me transmet son livre favori… je suis tellement contente. C’est mieux que Noël. Je découvre un livre, je vous fais découvrir sa personnalité, ses engagements. Je trouve ça inspirant mais aussi nécessaire. Ce n’est que dans l’échange qu’on s’enrichit intellectuellement. Et pour le moment, j’ai déjà pu enregistrer quelques épisodes et à chaque fois, j’en suis ressorti grandie, encore plus curieuse et avide de renouveler l’expérience.

Bon, quand je parle de sortir de ma zone de confort, c’est aussi parce que je suis un peu « timide ». Je n’ose pas relancer « trop » les personnes que je contacte… C’est dur de convaincre quelqu’un qui n’a rien à gagner, que du temps à perdre, de donner sa chance à un podcast (je suis tellement reconnaissante envers celles et ceux qui acceptent d’ailleurs)

Laissez une chance à ce podcast. Je sais que je suis un peu maladroite mais, je vais y arriver 🙂

Bonne écoute

Vous pouvez retrouver l’endurance des mots sur vos applis d’écoute, sur ce site directement, sur youtube et sur instagram !

Les photos qui illustrent l’article sont celles du lancement officiel sur Instagram : inviter des personnages de fiction à faire du sport (c’était le thème que je me suis imposée!)

J’espère que ça vous a plu !

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