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Hi,

J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui, j’aimerais aborder un sujet qui me trotte dans la tête depuis 1 ou 2 ans maintenant, et après le dernier écart, pluie de commentaires rageux, rabaissant des influenceurs trouvés illégitimes parce que « pas assez performants », je me suis dit qu’il était temps d’ouvrir GRAND ma bouche comme j’aime le faire, afin de mettre quelques points sur les i (voir des trémas si besoin)

Pour une fois, je n’en ai pas été victime directement MAIS, ça m’a rappelé à quel point le problème était encore loin d’être résolu. Entre le sexisme ordinaire (j’avais fait un long déballage ici), les réflexions misogynes…nous omettons aussi tout l’aspect PERFORMANCE dans le sport qui rend la présence ET la légitimité de l’influenceur dans ce monde… précaire, ouverte au lynchage quand il n’est pas le dernier dieu du stade (enfin premier pardon). J’ironise.

Mais combien de fois ai-je reçu des commentaires désobligeants sur mes performances ? sur ma légitimité à donner de conseils ? Serais-je un bon coach en n’étant pourtant pas LA meilleure? Y compris après avoir validé une formation universitaire STAPS à l’INSEP pour devenir entraineure… Et de qui ? Par des followers, par des pratiquants, d’autres influenceurs même… Pourquoi ? Et bien, c’est la question que j’ai voulu me poser dans cet article.

POURQUOI est-ce difficile d’être influenceur dans le monde du sport en étant un sportif modeste ? 

J’espère donner quelques clés pour que nous apprenions TOUS à prendre du recul sur nos performances, nos partages mais aussi pour que les critiques sur les performances des uns comme des autres (qui nous échappent parfois) se réduisent afin que nous évoluions TOUS dans un monde sportif ET connecté plus sain….

Je vais juste fixer quelques postulats avant de m’exprimer sur le sujet que je lance (influencer ET influenceur dans le monde du sport):

  • Sport avec un grand S: derrière cette expression je vais inclure la course à pied mais aussi le triathlon, tous les sports que je pratique 😉
  • Influenceur: Lorsque j’ai commencé mon blog, cette notion d’influence n’existait pas, maintenant il est devenu le mot fourre-tout. Pour moi, l’influence est à double sens, en suivant une personnalité, un profil Instagram, Strava, Facebook peu importe le réseau social, vous appréciez le contenu, la motivation, l’énergie et l’univers de celle-ci. De fait, vous acceptez que cette personnalité par ses partages puisse avoir une influence dans votre quotidien…dans lequel vous avez choisi de la laisser rentrer. C’est à elle d’être la plus éthique, transparente possible si elle choisit de temps en temps de travailler avec des marques (et donc de le mentionner). À mon sens, influenceur et influence,  ne signifie rien sans confiance. Personnellement, votre inspiration et confiance depuis de longues années sont pour moi le plus précieux avant de penser à l’influence.
  • Sponsoring: bien que de nombreux micro-influenceurs et influenceurs soient encore mal à l’aise, oui dès qu’une communauté se crée, le côté « sponsors »/marques attire. Tester des produits, recevoir des produits, aller à des évènements pour découvrir…des produits. Cela fonctionne pour les athlètes mais aussi pour les influenceurs. C’est finalement le nerf de la guerre et je crois, une partie de l’origine des critiques reçues.

C’est parti 😉

Le graal de la performance à l’heure des réseaux sociaux:

Depuis des années maintenant, je reçois quasiment quotidiennement des réflexions sur mes performances « non mais la meuf elle prétend donner des conseils running/triathlon/marathon/fitness mais elle n’est pas foutue de  terminer un 10km en 40min, un semi en 1h30, un half ironman en 5h (barrez la mention inutile) ». En fait, j’ai l’impression que pour être légitime, pour pouvoir prendre la parole dans un sport : il faudrait être le meilleur. Qui dit être le meilleur en amateur… dit en fait forcément athlète professionnel / olympien / champion…/ en fait ce n’est pas possible, personne ne pourrait prendre la parole dans cette logique.

Petit retour en arrière

Lorsque j’ai commencé mon aventure dans le sport (relisez mon TOUT premier article… de 2012 !! 6 ans en arrière), à aucun moment, j’ai prétendu être une athlète de haut niveau, je n’ai, à ce titre, jamais vraiment cherché la performance. Je me suis cherchée MOI en fait: du bien-être, du plaisir, du calme. Ensuite sont venus les premières courses, les fractionnés, les records. J’étais hyper heureuse de me voir m’améliorer, de progresser tout en continuant à trouver…: du bien-être, du plaisir, du calme.

Puis, j’ai commencé à partager sur Instagram. À l’époque, Strava, Instagram, les comptes « sports,/fit girl etc. » n’existaient quasiment pas. Au début, c’était hyper bon enfant: tout le monde voulait des conseils, débutait. J’avais la chance justement d’être passée par-là quelques mois auparavant. On partageait. On se motivait, il y avait une atmosphère hyper sympa de découverte, sans jugement, sans culpabilité, de rencontre, pas de pression. À l’époque, je postais mes temps, je ne recevais jamais de questions mal venues ni de critiques: « ah ouais t’as encore raté ton pb » »c’est quoi en fait ton temps au 10km? » Car à ce moment-là, on était juste tous fiers de simplement COURIR et les records, les chronos passaient en second plan.

Progressivement, nous avons tous suivi (ou suivrons) un certain chemin autour du sport mais à notre rythme. Certain(e)s ont vite fait péter les records 10km, semi, marathon, plus fort plus vite, puis d’autres ont pris plus leur temps, ou n’ont pas souhaité se lancer dans la course aux dossards tout simplement parce que  ça ne les intéressait pas

Honnêtement, je ne sais plus trop comment ce changement a eu lieu, mais lorsque j’ai commencé à vivre à Paris, je me suis pris une grosse claque. Bien entendu, le côté communauté/échange continuait, mais il était sans cesse obscurci par une nouvelle compétition surtout en ligne, qui au départ ne partait pas de malveillance : »et tu vaux combien au 10km ? et t’as vu machin t’a battu (oui oui pour le 10km Paris Centre une amie d’une certaine blogueuse a pété un câble dans mes commentaires). S’il y a bien un sport dans lequel se mettre en compétition CONTRE quelqu’un d’autre est totalement aberrant à mon sens, c’est bien les sports d’endurance amateur. CHAQUE course est différente, chaque jour, situation, parcours sont uniques . Si vous souhaitez vous mettre absolument en compétition pour vous motiver, regardez-vous dans un miroir, le voici.

Mais, la comparaison « tu as vu machin court en temps, machin fait ça en semi » est venue littéralement cannibaliser cet esprit « cool » du running pour devenir une course au chrono, aux performances…faisant culpabiliser, rabaissant TOUS les coureurs qui ne rentraient pas ou plus dans le moule. L’échec du PB, le cauchemar sur Instagram. Moi comme d’autres, dès que le record n’était pas au rendez-vous, on se cherchait des excuses « non mais j’ai couru pour le plaisir »… ce qui dans le fond servait juste à dire « bah oui j’ai pas battu mon record, ne me lapidez pas ». Quelle utilité ? Quel plaisir prendre lorsqu’on est excédé de devoir aller toujours plus loin, plus vite pour rester « légitime »

Je parle du côté « de la lumière », mais je pense à vous toutes qui partagez sur Instagram et vous qui subissez plus discrètement cette pression du record, de la performance. Rabaisser, déprécier les courses d’autrui  mais sous quel critère ? quelle légitimité ? Ah oui parce que tu te juges plus fort, plus rapide ? Voilà. Pourtant, chacun a le droit de pratiquer un sport comme il l’entend, à son rythme, sans être le meilleur. C’est fou, parce que parfois, j’ai l’impression de plonger dans une cour de maternelle du….

« Qui est-ce qui est le plus fort ? » Tu oses donner des conseils alors que….

Voici une petite histoire qui se répète très souvent: « Non, je ne suis pas la plus forte MAIS grâce en partie à mes conseils, tu as enfilé tes premières baskets, tu as avalé tes premiers kilomètres, tu as accroché ton premier dossard, tu es sortie de ta zone de confort, tu as gagné en confiance, tu as testé de nouveaux sports, tu as sauté de nouveaux obstacles dans ta vie. Peut-être tu ne me suis plus aujourd’hui car justement, après les premiers dossards, les premiers fractionnés, tu as commencé à plus te reconnaître dans mes messages, tu es allé plus vite et tu m’as regardé ensuite de haut car « bah je vais plus vite qu’elle sur un 10km, elle ne m’impressionne plus, elle ne m’inspire plus, adios ». Ou peut-être, tu es allé plus vite (ou pas), mais tu avais toujours besoin de ce coup de motivation, cette inspiration pour d’autres sports, ce respect, ce souvenir de « là où tu as commencé »,  et tu me suis toujours.

Arrêter de me suivre C’est la vie, mais il ne faut jamais oublier d’où l’on vient, que nous avons tous débuté, qu’une blessure peut du jour au lendemain nous rappeler que rien n’est acquis, que la condescendance en regardant les personnes plus lentes, plus modestes, qu’un chrono sur un 10km ne fera pas de vous le président de la République ou du CIO, ou de la fédé. Par contre, le partage, le bonheur de l’échange autour du sport, le respect DU à TOUS les participants, la motivation pour inviter d’autres personnes à débuter SONT des actions bien plus précieuses et gratifiantes.

J’éprouve plus de gratitude et de fierté à finir mes courses aujourd’hui, vous rencontrer, vous lire me raconter comment vous avez débuté grâce en partie aux conseils sur le blog, via mon guide…que finalement battre un chiffre sur ma montre qui me rendrait plus légitime aux yeux d’autres amateurs qui ne se sentent plus lorsqu’ils lassent leurs lacets.

Je n’ai pas envie de mettre en lumière  ces gens qui critiquent en faisant des captures d’écran mais en avril dernier, une runneuse suite au marathon de Paris et qui a visiblement oublié qu’Instagram n’était pas le pôle France du running nous explique gentiment que: « Loin de critiquer les chronos des uns et des autres »  souligne qu’en fait les gens qui finissent des marathons, des trails dans des horaires qu’elle ne juge pas « assez bien »  participent à la banalisation « dangereuse » de distance (la démocratisation de la course à pied dont elle a bénéficié, elle a dû oublier …) Et qu’en fait, si tu n’as pas l’intention de finir dans de meilleurs délais ta course… « A quoi (ça) sert d’épingler un dossard dans ces conditions« 

Alors oui attention, il y a de plus en plus de participants qui s’attaquent à des compétitions sans préparation ce qui est à la fois dangereux pour eux mais aussi pour l’organisation qui les encadre, mais ce qui est critiqué c’est bien les « pauvres coureurs » qui ne finissent pas en vomissant leurs tripes parce qu’ils ont tout donné et qu’ils sont allés chercher les 3h30 au marathon. Les commentaires sont aussi pas mal dans ce post, venant vomir sur les finishers du marathon de Paris, rabaissant leur performance… non mais allo ?! Occupez-vous de votre chrono, on vous a juste rien demandé en fait. Vous êtes qui pour juger la valeur des performances d’autrui ? pour juger le temps limite que chacun doit mettre pour participer ?  Ah oui, vous courez vite lol…. ?

BRef, la soi-disant « banalisation » correspond plutôt à la DEMOCRATISATION qui forcément tire les moyennes vers le haut, non pas parce que les coureurs arrivent moins bien préparés, c’est juste que forcément il y a moins de Kilian Jornet lol, des profils de plus en plus différents…, de fait aussi plus lents. C’est normal ce type de nivèlement.  En trail comme en triathlon, il y a des temps de passage, des barrières horaires, donc si tu n’es pas dans les clous, c’est fini. Or, ces gens sont finishers ET par votre condescendance, vous les empêchez de vivre leur sport comme ils l’entendent car hormis quelques exceptions, personne ne s’inscrit totalement à la légère sur de telles courses ou distances.

Le pire, c’est que je vous ai choisi le débat le plus « SOFT » sur les Internets… ce n’est rien comparé à bien d’autres posts de certains qui s’attribuent le droit de juger ou non si tu VAUX le titre de « coureur / triathlète / marathonien ». Car si on les écoutait, tu comprends, finir un marathon en plus de 4h… tu n’es pas vraiment marathonien, tiens…tiens.

MAIS je crois que ces sportifs dont les chevilles ont du mal à passer actuellement dans leurs paires de baskets ne réalisent pas à quel point leurs réflexions peuvent être blessantes, écoeurantes notamment pour les personnes n’ayant pas assez de recul ou encore débutantes. Elles peuvent même être dégoutées de toute envie de pratiquer, d’échanger autour de ce sport alors que ce milieu devrait être BIENVEILLANT, ENCOURAGEANT et ACCUEILLANT (yes vous pouvez dire que je vis dans un monde de Bisounours, mais je vous assure que non). Nous sommes dans un jugement perpétuel d’autrui. Si on les écoutait, il faudrait limite passer un pré-examen pour s’inscrire à des courses, il faudrait faire des prépas irréprochables pour pouvoir porter « le titre » car sinon… bah ma cocotte OK tu as parcouru 42km mais sérieux 5h ? nan tu peux pas porter le titre  SORRY 😉

RAPPEL:, CHACUN pratique son sport comme il le souhaite, à son rythme. Il est essentiel pour tous d’accepter que nous ayons TOUS des visions différentes de notre pratique et que s’attaquer si violemment à quelqu’un surtout en sport (donc le physique pour info car non, nous ne sommes pas tous faits pareil, NON nous ne pouvons pas tous physiquement ou physiologiquement courir en 2h30  le marathon ni en 4h00 d’ailleurs ) est totalement puéril et contre-productif.

Influenceur VS Athlète:

Bien entendu, ce que j’évoque reste encore entre coureurs « anonymes ». Je vous laisse imaginer ce que je me prends dans les dents depuis des années (oui car le cloche pied de l’autre runneuse je le prends aussi pour ma fracture de l’an dernier, toujours aussi aimable et bienveillante entre coureuses, j’adore).

« quelle est ta légitimité à parler d’un sport alors que tu n’es même pas une athlète pro/pas championne/pas aller aux JO »… Barrez la mention inutile. J’ai l’impression que dans ce monde du Sport, nous sommes à la recherche d’une légitimité qui passe … par le chrono. Je crois que si je n’avais pas passé mon diplôme d’entraineur MAIS que je courais plus vite qu’un léopard, on ne m’aurait jamais fait ce genre de réflexion.

Au début, je l’ai mal vécu, puis j’ai appris à vivre avec, à m’en détacher. Oui ça m’excède, mais je ne vais pas lutter en fait car ils auront toujours une excuse « EH BEH LA LIBERTE D’EXPRESSION ? EH BAH TU T’EXPOSES ALORS » Bah va t’exprimer ailleurs que sur mon Instagram car je ne t’ai rien demandé … Mais ce qui m’a le plus retournée, c’est quand, l’an dernier, des coureurs de vous…savez une certaine team parisienne d’une marque fonctionnant par quartier sans cité lol se sont attaqués cette fois aux performances de Matthieu, critiquant son mode d’entrainement et, forcément, son résultat au marathon.

Pourquoi ?

Je me le demande toujours ? Ah oui je sais…

La jalousie du Sponsoring de l’Amateur « Influenceur »

Ceci est en fait une autre facette. Vous aviez le côté « moi je cours vite, toi tu cours 2 fois moins vite, donc tu mérites 2 fois moins d’être considéré comme une coureuse…. » Cela s’applique totalement au triathlon, qui est certainement LE sport qui m’a plus écoeuré. Je m’en suis pris dans le running, mais le triathlon sans mauvais jeu de mots c’est le triple en terme de réflexion. En fait, malgré plusieurs triathlons et 3 half ironman, je n’arrive pas à me dire triathlète tellement j’en ai entendu sur « ma lenteur, mon niveau ». Les encouragements j’en ai eu, mais forcément, on retient souvent les « pfff tu nages vachement lentement à Vichy ?! »  » Nan mais la meuf court le semi du half en 2h !!! même à cloche-pied je fais mieux ! » (J’avais adoré cette blague alors que j’avais participé à ce triathlon pile 1 mois 1/2 après avoir rendu mes béquilles, je l’explique là >>). Ou le mieux une femme m’a littéralement harcelée de mails d’insulte lorsque j’ai débuté le triathlon ET que j’ai travaillé avec une marque à l’époque. Soi-disant, j’étais TELLEMENT nulle que je ne méritais pas de porter cette marque. Allo d’une part j’étais débutante, et d’autre part ce n’est pas en me rabaissant que je vais un jour pouvoir m’améliorer…

BREF.

Ce qui je crois ressort souvent au final: c’est aussi la jalousie. Pourquoi MOI je teste des produits, pourquoi MOI je donne des conseils alors que je ne suis pas la fille de…Zinedine Zidane. pardon c’est du football. D’où vient ma légitimité ? Je n’ai pas non plus 30 ans de carrière (ça on me le sortait souvent sur mes livres lol). Même après mon diplôme d’entraineur : « Mais comment tu vas entrainer des gens à courir vite alors que tu es une tortue »… Bah comme tous les entraineurs en fait ? tu n’es pas obligé d’avoir été aux JO pour emmener ton entrainé aux JO à ce que je sache: savoir transmettre une passion, faire atteindre un objectif n’a rien à voir avec son propre niveau dans une discipline… Mais revenons à la jalousie et l’incompréhension.

Malheureusement, oui de nombreux athlètes PROFESSIONNELS ne vivent pas de leur sport. Mais est-ce la faute de l’influenceur ? L’influenceur construit, développe des contenus, crée une communauté, la rassemble autour de valeurs fédératrices, de challenges, d’activité…C’est le jeu. C’est aux athlètes aussi de comprendre ce nouveau fonctionnement, ces nouveaux modes de communication pour les utiliser, développer l’image de leur sport, leur image afin d’obtenir aussi des sponsors. (au passage, former des athlètes pro aux réseaux sociaux fait aussi partie de mon métier donc comme quoi…) Certes, il fût un temps où « la médaille », les résultats suffisaient. Ce n’est plus le cas. Est-ce ma faute ? non. Est-ce que je suis plus légitime que Christelle Daunay pour parler marathon ? en fait la question ne se pose car nos deux mondes sont totalement différents. Amateurisme d’un côté et professionnalisme de l’autre.

Quel résultat ?

 Je n’annonce de mon côté plus mes courses : marre d’être jugée sur ma prepa, je ne parle quasiment plus de mes temps/résultats de course. Ils sont disponibles sur mon profil Strava que l’on peut éplucher en large et en travers (ce qui, je le sais est fait, puisque l’on m’a déjà parlé de mon cardio, de certains résultats l’autres de rencontres). Je partage de moins en moins publiquement mes prepas, y compris pour le triathlon: marre d’être rabaissée, de recevoir des critiques déguisées (ou pas lol)…

Juste après ma fracture de fatigue, je me suis rendu compte que même si j’essayais de faire la part des choses, ces choses, ces paroles ne peuvent pas totalement glisser sur vous. Elles vous atteignent progressivement comme un poison. Oui ça m’a écoeurée de partager autour du sport. J’ai ralenti les rencontres, les challenges car être comparée, être perpétuellement remise en question car pas assez rapide, pas assez comme ci, comme ça. ça suffisait. Heureusement, lorsque j’ai fait le vide après ma fracture, lorsque j’ai dû à nouveau débuter le running, j’ai renoué avec tout ce qui faisait que j’aimais ce sport mais aussi j’ai renoué avec cette passion de vous transmettre ma motivation. Je n’ai plus lâché depuis. Et cet article est là pour vous transmettre cette rage d’envoyer balader ces gens qui n’ont de sportif que les jambes mais foncièrement pas l’esprit.

La morale de l’histoire ?

Ne lâchez rien…. LANCEZ – VOUS les défis que vous souhaitez: triathlon, course à pied, trail. Peu importe, préparez-vous, entrainez-vous, kiffez ce sport que vous aimez DE LA MANIERE que vous souhaitez. Et si un jour quelqu’un OSE vous critiquer, REPONDEZ, ne vous laissez pas marcher sur les pieds, ne les laissez pas gâcher votre victoire. VOUS l’AVEZ FAIT pour vous, pas pour leur reconnaissance, pas pour un statut qu’ils voudraient bien vous donner.

Vous savez ce que la marque à virgule disait: If you have a body, you’re an athlete.

Appliquez-le sans fin. 

Moi, je vous le dis, VOUS êtes un COUREUR, une COUREUSE parce que vous mettez vos baskets et que vous sortez courir pas parce que vous avez soi-disant bouclé un 10km en 40min  ! Battre son record, améliorer ses temps, c’est juste la cerise sur le gâteau. Vous êtes un(e)  triathlète dès lors que vous vous amusez à enchainer ces trois sports. Vous êtes une traileuse, un traileur dès lors que vous vous empiffrez du denivelé (oui oui même en marchant !!!). Ces gens qui critiquent n’ont rien compris à l’esprit du sport. En ne lâchant rien, vous leur prouverez 😉

@ très vite

Pensez à relire mon article: Performance VS plaisir >> ??

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