Ironman: Tout ce qu’on ne vous dit pas

25 novembre 2018 - Triathlon - 8 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Aujourd’hui, je vais à nouveau parler Ironman. Mais de quoi va-t-elle encore  pouvoir nous parler?  En fait, nous avions fait pas mal de plans pour la video de mon compte-rendu (souvenez-vous >>) durant lesquelles j’expliquais des détails, des choses essentielles dont on ne parle pas forcément au sujet d’un triathlon longue distance mais qui a posteriori, me semblaient tout de même interessantes, très pertinentes. Oui il y a l’entrainement (n’hésitez pas à relire ma FAQ à ce sujet), oui il y a la course le jour-J, mais il y a aussi : la nutrition, l’organisation… la digestion (pipi caca pour être précise).

C’est exactement ce dont je vais vous parler, il est vrai que cela rejoint un peu mon article sur les secrets PAS glamours de sportifs mais…cette fois totalement en pratique durant mon premier Ironman ! Pas de secret, je vous dis tout car il n’y a pas que la joie et la jolie médaille, il y a pas mal de choses à vous révéler 😉 !

Je vous invite à regarder la video, mais comme toujours, l’article qui suit en est la transcription ;):

Organisation des sacs:

On commence par le moins sexy mais le plus facile à expliquer. Je crois que l’on ne s’imagine pas la quantité de matériel et l’organisation qu’il se cache derrière un triathlon et plus largement un ironman. En enchainant 3 sports, nous avons besoin de l’équipement approprié à chaque fois. Cela dit nous portons des « trifonctions » ce qui permet de nager, rouler et courir sans changer le principal, mais au demeurant, il faut des accessoires précis à chaque fois.

D’où ces fameux sacs. Lorsque vous retirez votre dossard, on vous fournira des autocollants, des tatouages et surtout des « sacs de transition ». Ces sacs ont été un véritable casse-tête cette année pour moi entre Aix-en-Provence et Barcelone car la météo annoncée était, les deux fois, pas vraiment au top du top.

À la base; dans le sac bleu (velo), vous placez votre équipement velo (casque, mitaine … ou pas, chaussettes … ou pas, lunettes, ravito, chaussures de velo…) puis dans le sac rouge (running) les baskets..en vrai on  ne met pas grand chose dans ce sac…. sauf si la météo nous joue des tours. Enfin durant la course, vous remplissez ces sacs de l’épreuve précédente, dans le bleu vous glisserez tout votre équipement natation (combi, bonnet, lunettes…serviette), dans le rouge votre casque, vos mitaines… Vous posez/récupérez ces sacs sur la zone dite de ‘transition’ qui est proche du parc à velo 😉

Pour Barcelone, j’ai dû donc prévoir par rapport à la météo mais aussi à la taille de l’épreuve. Je porte des chaussettes sur le velo, que je change avant le running. Il annonçait de la pluie, du froid, il a fallu dont que j’ajoute des ‘arm warmer’, une serviette car je savais qu’en sortant de l’eau (la mer était plus chaude que l’air), j’allais avoir froid, un petit kway… ma nutrition pour la suite de l’épreuve, la crème anti-frottement. En fait, il ne faut rien oublier car vous déposez ces sacs la veille de l’épreuve. Contrairement au vélo auquel vous pouvez accéder le matin, vous ne pouvez plus y toucher avant le début de la course et vos transitions. Donc si vous avez oublié… les chaussettes ou LA barre de céréales que vous adorez, c’est trop tard.

Dans ces sacs, vous glisserez également une partie de votre nutrition. Et pour un tel triathlon, oui vous avez des ravitos mais il vaut mieux compter sur vos propres produits.

Bon, moi j’aime emporter toujours plus que ce que je mange vraiment mais…on ne sait jamais ;). J’essaie aussi d’être organisée, de disposer mes vêtements, mes chaussures dans l’ordre de mes besoins : la serviette pour me sécher, les pompotes, les chaussettes, les chaussures, la nourriture que j’emporte, le casque avec les lunettes, les mitaines. C’est assez organisé pour que je puisse vite repartir sur mon vélo sachant que je perds déjà beaucoup de temps à; me sécher et mettre des chaussettes. Une majorité de triathlète ne passe pas par ces étapes lol. Mais quand on part pour 180km de velo, j’ai choisi l’option confort/’chochotte’. Idem pour la course à pied, j’ai pris le temps de mettre de la crème anti-frottement, de changer mes chaussettes avant de repartir. Il faut prévoir ces petits détails; la crème, les chaussettes dans les sacs.

Cela dit, j’ai préféré une nutrition naturelle, facile à ingérer. Je vous en parlais dans cet article : on peut faire un marathon sans gel tout comme on peut faire un ironman sans gel ni boisson colorée. La preuve, j’ai fonctionné aux pompotes, barres de céréales, pâtes de fruits et fruis frais. Mais ainsi, lorsque je mettais mes chaussettes par exemple, je pouvais facilement avaler ma compote de pommes 😉

Attention, tous les triathlons n’ont pas ces organisations avec ces fameux sacs. C’est quelque chose de plus en plus répandu. Cependant, dans d’autres épreuves, vous pourrez par exemple tout changer juste devant votre velo. Ce n’est pas plus mal aussi mais ça fait aussi un grand bazar lol. En parlant de velo, je colle aussi de la nutrition dessus le matin, sur le cadre à l’aide de scotch. Pas beaucoup pour ne pas qu’elle me gêne en roulant, mais assez pour me ravitailler.

D’ailleurs, j’ai investi dans une petite pochette isotherme car pour le GROS ravitaillement à mi-parcours du vélo, je ne souhaitais pas m’arrêter. En effet, vous pouviez avoir un gros sac de ravitaillement à récupérer à mi-parcours. Bon, moi je ne suis pas hyper agile avec mon velo, je ne sais pas lâcher les deux mains, alors m’arrêter puis repartir avec un sac NO WAY. Manger sur le velo relève un peu de l’exploit pour moi… Je vous l’avoue sans honte. On peut tout à fait faire du triathlon en ne sachant lâcher qu’une main LOL.

Nutrition

Comme je l’explique: pas de gel, pas de boissons colorés, de poudre magique pour moi. Cependant, on reste sur une épreuve longue. Comme sur le trail, au bout d’un moment, nos corps sont lassés du sucre…Normalement à l’entrainement, durant de longue sortie velo, on fait tous de grosses pauses ravitos (cet été, c’était orangina et un pain sportif lol). Malheureusement, pendant l’ironman, ça ne le faisait pas trop que je m’arrête à une boulangerie.

Je me suis donc organisée un vrai pique-nique. Je m’étais préparée une petite gourde d’Orangina. Puisque nous avions des ravitos en eau, je pouvais me permettre de transporter une gourde qui ne me servirait que pour mon encas à mi-parcours. Puis dans cette fameuse pochette isotherme je m’étais préparée des makis végétariens. Franchement ? LE meilleur ravito que je pouvais avoir. L’orangina était plus là pour mon moral que son apport nutritionnel. Par contre les makis jouaient ce double role. Ils étaient bons ET nutritifs : féculents, minéraux (algues, sauce soja), un peu de légumes. Le top au milieu d’un Ironman, du velo, avant le marathon. Le format aussi était très facile à ingérer, un maki après l’autre, je les enfournais très facilement à une main lol.

Quand j’ai dit à Matthieu que j’allais me préparer ça, il s’est un peu moqué de moi. Mais honnêtement, je recommande à tout le monde ce ravito sur ce type d’épreuve 😉 Voilà, la meuf c’est fait un plateau de maki pendant son ironman. ça sonne plutôt bien non 😛 ?

La digestion et aussi problème de vessie:

La question qui revient souvent sur mes épreuves longues sont…comment générer nos besoins ? Enfin pour être plus triviale; les envies pipi ou caca ? Bon pour la grosse commission, il vaut mieux éviter d’avoir envie pendant, même si la course est longue. Résultat, comme je vous l’expliquais dans cet article, même si j’essaie d’avoir une bonne nutrition avant le jour-j, la solution « Smecta » reste la meilleure. J’en prends un la veille au soir, un le matin avant la course puis un au format gel juste au moment du velo. Ainsi, pas de pause caca 🙂

Après, sachez que c’est bien d’avoir du smecta sur vous durant de longues épreuves car, parfois, je ne vous le souhaite pas, vos intestins vous réserveront de très mauvaises surprises …dont la diarrhée. Même en prenant de bons ravitos (donc pas des gels), le stress, l’effort peuvent entrainer ces problèmes. Un smecta pourra vous aider. Après, je vous rassure, il y a de nombreuses cabines de toilettes réparties régulièrement sur le parcours, tant velo que course à pied.

Côté pipi, c’est assez connu dans le monde du triathlon : le pipi-combi. Lors de l’épreuve de natation, on fait pipi dans la combinaison. Avec le mouvement, l’eau… pas d’inquiétudes, c’est aussitôt rincé. À Barcelone, la mer était tellement agitée, j’étais tellement concentrée sur ma natation que je n’ai pas réussi à me détendre assez pour réaliser ce fameux pipi. Honnêtement, ce n’est pas si facile que ça de faire pipi dans sa combi. Il faut savoir lâcher-prise sans lâcher sa natation. Tout un art n’est-ce pas 😉

Après, la solution sera les WC portatifs = une pause. À Aix-en-Provence, je l’avoue, j’avais fait pipi sur le velo, mais l’objectif était  plus de me réchauffer LOL que juste vider ma vessie car la flem de m’arrêter. Là à Barcelone, j’ai réfléchi, hésité pendant plusieurs kilomètres. La météo alternait pluie/soleil, j’étais trempée mais je n’avais pas envie de m’arrêter. J’ai tellement pensé ma pause pipi dans tous les sens que j’ai commencé à avoir mal, très mal au ventre. Au final, j’ai vu le panneau pour un ravito et là je me suis dit: j’attrape 2 bouteilles d’eau : une pour boire, une pour rincer après le pipi.

Et quel pipi lol après plus de 120km et beaucoup, beaucoup d’eau bu, un Orangina. Bref. Je me suis rincée rapidement ensuite et çå allait beaucoup mieux. Alors, socialement, se faire pipi dessus ce n’était pas envisageable. Même moi qui suis justement chochotte, un peu précieuse, j’ai préféré cette option au lieu de l’arrêt. Cela dit, lors de ma transition velo > course à pied, j’ai fait une autre pause pipi dans les vraies WC cette fois 😛

Je crois que nous sommes tous différents mais il est important d’apprendre à gérer…’nos fluides’ sans honte. C’est normal, plus les courses sont longues, plus il faudra y penser 😉

J’ai aussi reçu quelques questions quant aux règles. J’avais mes règles sur le half ironman de Vichy (souvenez-vous >>) C’est très compliqué à gérer sur triathlon, surtout en fonction de votre protection. Avec la natation, il faut oublier les serviettes hygiéniques clairement et privilégier les tampons ou coupes menstruelles (dont je vous parle là). Personnellement, j’ai pu changer ma coupe (enfin la vider) entre le velo et la course à pied. C’était un enfer car c’était mon premier jour très douloureux. J’avais pris un antadys avant le velo, mais les crampes et douleurs sont revenus sur le semi-marathon. Pour mon ironman, je suis passée à 3  jours d’avoir  mes règles. Honnêtement, je n’ai pas de solution miracle. Si ça vous tombe dessus, il faut faire avec. Cela dit, la coupe menstruelle aide vraiment 🙂

Pensez à revoir ma video sur « Faire du sport pendant ses règles >> »dans laquelle je détaille un peu plus mes conseils.

Ces petits détails qu’on n’ignore avant de se lancer sur ironman:

Contrairement aux courses « running’ officielles, les règles sont assez strictes ET elles sont scrupuleusement appliquée: notamment pendant distance entre les vélos, sécurité mais aussi « AVANT » la course, au moment du dépôt du velo, le soir la veille. Ils vérifient que les auto-collants donnés sont bien présents partout où ils sont demandés: sur le velo, le casque…mais aussi les freins, les bouchons du ceintre. il faut rentrer avec votre casque attaché, durant la course et  dès que vous êtes dans le parc à velo, le casque doit être attaché.

Il faut porter son dossard sur l’avant en courant, à l’arrière sur le velo ou pas du tout comme en Espagne. Pensez à bien regarder les plans fournis pour  la natation car à Barcelone, ce n’était pas hyper clair lol, idem pour le velo. Chaque Triathlon a des règles spécifiques à respecter ET des arbitres en chasuble rayée y veillent vraiment. Sinon, attention aux pénalités 😉

J’espère ce petit article sur ces sujets dont on parle un peu moins vous aura plus. Promis, je referme la parenthèse Ironman mais je sais que vous étiez nombreux à vous poser ces questions. On les aborde très peu sauf rapidement lors d’un entrainement, on ose poser la questions à un ami qui a déjà fait et va finalement vous révéler qu’il est comme une princesse, pas de pipi de caca et encore moins besoin de manger pendant 24h lol J’exagère mais n’oubliez pas qu’il n’y a jamais de question bête 😉 ! Alors n’hésitez pas à en poser !!

 bon dimanche à tous 😉

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8 commentaires

  • Repondre Nico73 25 novembre 2018 à 17 h 24 min

    Salut
    Je voudrais faire un half Ironman en 2020
    Je pensai à Vichy car pas trop plat et pas trop dur
    Quand pense tu ?

  • Repondre EmiMarSoRa 25 novembre 2018 à 20 h 48 min

    Pour les règles, as tu pensé au Spotof, c’est sur ordonnance mais ton médecin peut te le prescrire assez facilement si c’est du ponctuel. Le Spotof bloque les contractions de l’utérus et donc les règles l’effet dure 6h il me semble et il faut commencer quelques heures avant pour quelles s’arrêtent. Jen ai eu pendant des regles hémorragiques et cest bien efficace si on pense bien a reprendre un cachet dans les temps…

    • Repondre Anne 26 novembre 2018 à 15 h 06 min

      Coucou Emilie
      Ah je connaissais pas du tout !!

    • Repondre Nuria 27 novembre 2018 à 13 h 16 min

      Bonjour. Attention avec ce genre de conseils… le Spotof est un coagulant, rien à voir avec l’utérus. Il est prescrit aux personnes souffrant d’hémorragies intenses (plaies comme règles trop abondantes). Il empêche la destruction des caillots de sang pour que celui-ci s’écoule moins facilement, attention donc aux contre indications (faudrait pas se retrouver avec un caillot dans le cerveau juste pour éviter les règles pendant un ironman…).

      En tout cas, sympa comme article ! 🙂

  • Repondre Ju.gtz 26 novembre 2018 à 22 h 36 min

    Le smecta m’a sauvé la vie pour mon premier semi, à partir de la veille au soir, horrible, mon corps avait pris le dessus et merci smecta ! même des fois pendant les entraînements, mon corps n’etant pas habitué a faire des 20km, je stressais inconsciemment et voilà comment ça se traduisait chez moi ! #glamouuuur

  • Repondre Mel 27 novembre 2018 à 10 h 07 min

    J’ai tellement ri avec le plateau de maki …!!
    N’empêche c’est une super idée 🙂

  • Repondre Claire 27 novembre 2018 à 17 h 37 min

    Bonjour,
    Pour continuer dans le pas glam’
    J’ai une grande question, mets tu des sous vêtements sous tes cyclistes de vélo (culotte) ?
    Je suis pratiquante de VTT plutôt occasionnellement pour l’instant et il y a conflit entre mon slip et mon short de vélo entraînant souvent des irritations mal placées même avec une crème anti-frottement.
    Apres cette article, je ne verrais plus de la même façon les triathlètes.
    Merci d’avance pour ta réponse !

    • Repondre Anne 27 novembre 2018 à 19 h 40 min

      Coucou CLaire
      non pas de sous-vêtements 😉 c’est même recommandé de ne PAS porter de sous-vêtements sous les cyclistes 😉 !