6 jours de Silence pour 6 Anecdotes Personnelles

23 janvier 2018 - Lifestyle - 9 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien ? Je suis de retour en France, au soleil, à Montpellier ! Comme je vous l’avais expliqué lundi dernier, je suis partie une semaine en retraite de Yoga (j’ai prévu un article à ce sujet bien sûr). Une semaine sans communication. Une semaine de silence qui m’a fait le plus grand bien.

Néanmoins, en coupant mon téléphone, je me suis dit que je n’allais pas vous laisser « comme ça ». Qu’il fallait faire quelque chose de différents pendant mon silence, pendant que je ne me connecte pas afin que vous puissiez vous aussi apprendre de moi dans ma propre expérience… Est-ce que c’est bien français tout ça hihi ?

Je sais que vous êtes nombreuses à ne pas me suivre sur ces réseaux. Je suis avant tout blogueuse. Alors que je me suis dit qu’il fallait aussi que je vous partage ces anecdotes par-ici aussi. 6 anecdotes sur moi qui expliquent les passions ou la personne que je suis maintenant.

Les voici … 😉

📸 Août 2015, Montpellier

1. J’ai commencé le Yoga 🧘‍♀️ quelques semaines après le décès de ma grand-mère. Je l’aimais beaucoup. J’étais très proche d’elle. Je n’aurais jamais imaginé un jour qu’elle puisse partir, surtout si tôt et si soudainement. Le jour des obsèques, je n’ai pas réussi à articuler les mots pour lui dire adieu car j’étais bouleversée et en colère.

Je crois que c’est un peu grâce à elle si je suis si fière d’être féministe, indépendante … si j’ai l’envie de parcourir le monde sans me poser trop de questions ni de limites. A sa mort, j’ai eu besoin de « plus » dans ma vie, de me centrer sur moi et d’apprendre à vivre avec son absence. J’ai rencontré le Yoga et depuis, je n’ai plus arrêté car je trouve ce côté spirituel, cette introspection, qui me gênait un peu au début, exactement ce qui manquait en moi. Il faut accepter l’inexplicable, accepter nos émotions, nous-même en fait et la pratique du Yoga m’apporte pour beaucoup dans mon équilibre tant hier, à son décès, que maintenant dans mon quotidien et certainement demain

 

📸 Août 2015, Paris
2. J’ai rencontré Matthieu le jour de mes 17 ans. Il était timide, il m’a plu tout de suite. A cet âge-là, on ne se pose pas de question sur les relations. Quand, comment, pourquoi ?

C’est ainsi que nous avons vécu 9ans sans s’en poser, sans voir le temps passé, ensemble ou en relation longue distance. Mes parents sont divorcés et pour moi, l’amour avec un grand A a toujours été une vague idée triste de conte de fées. Je ne croyais pas du haut de mes 17ans que la vie conjuguée à deux pouvait autant m’apporter. Je ne croyais pas qu’un homme puisse me soutenir et m’accompagner sans hésitation dans tout ce que j’entreprenais. Au final c’est ça l’amour 💗 C’est suivre le chemin de la vie main dans la main, en regardant dans la même direction… en faisant attention ensemble aux obstacles.

Cet été on a raté quelques difficultés qui nous ont éloignés… Je ne sais pas de quoi sera fait demain mais je l’aime pour tout ce qui m’a apporté et tout ce qui m’apporte. Il est pour grande part à la femme qui je suis devenue.

 


📸 Oct 2017, Dakhla
3. J’ai commencé la course à pied un peu par hasard, grâce à Matthieu, déjà hyper sportif, avant de quitter mes proches pour vivre 1 an à Los Angeles.J’étais hyper nulle, le premier run a été un vrai électrochoc. J’avais 20ans, je ne pouvais pas courir plus de 10min.

C’est à LA où j’ai vraiment accroché avec le sport et un mode de vie plus sain. Le fameux HEALTHY auparavant je n’avais pas du tout de bonnes relations avec mon corps, j’ai été boulimique et anorexique adolescente. Une fois étudiante, je comptais les calories et scrutait mon corps.

Là-bas, j’ai appris à m’aimer, à apprivoiser ce corps en faisant du sport, à manger avec plaisir pour réellement nourrir et non plus punir. J’ai appris que je pouvais courir, progresser, atteindre des objectifs sportifs seule ! Ça m’a transformée : j’ai appris à voyager seule, à avoir confiance en moi, à m’affirmer, à repousser mes limites… parce que je pouvais courir 5…7…10km, je pouvais prendre la parole en réunion, partir seule visiter Boston! Je savais enfin sortir de ma zone de confort pour me permettre de vivre de belles aventures, sportives, pro ou perso. J’ai changé de vie, d’ambitions grâce à cette décision toute bête d’enfiler mes baskets et de tenir ma résolution.


📸 Nov 2016, Grand Canyon
4. Avant de vivre aux États-Unis, le voyage ne m’attirait pas plus que ça… en fait, hormis étudier et réussir mes études, je ne m’intéressais pas tellement à grand chose.

Puis là-bas, pas un week-end ne passait sans que je parte visiter un lieu, un parc national…🌿 j’ai pris goût à l’inconnu, à la curiosité, à l’excitation de la rencontre, du paysage à vous couper le souffle, de l’émotion de regarder quelque chose pour la première mais aussi la dernière fois, de vivre l’étrange comme son meilleur ami. Je n’ai jamais autant découvert cette année-là et n’ai jamais autant voulu découvrir depuis.

J’ai vécu tellement d’expériences enrichissantes que je ne peux plus m’imaginer sans voyager. Je ne pourrais pas non plus vous dire qu’elle était ma destination favorite car elles sont toutes uniques. C’est ça qui rend le voyage si magique et extraordinaire


📸 Février 2012, Los Angeles
5. Lorsque je préparais le concours d’entrée à Sciences Po, je craquais, je pleurais parfois la nuit en me disant que jamais je n’y arriverai Puis je l’ai eu. Hormis pour mon permis de conduire, je n’ai jamais ressenti autant de fierté pour un examen. C’était MA première réussite dont je pouvais être fière … seule.
C’est drôle de se dire que j’ai suivi de telles études et que maintenant mon travail est totalement nébuleux et déconnecté de ce que j’ai pu étudier ou prévoir quand j’avais 18ans.

Je me voyais communicante .. plutôt dans les énergies vertes, le développement durable..pourquoi pas en politique. En fait, je n’avais pas trop d’idées, je savais ce que je ne voulais pas mais j’ignorais que je voulais vraiment. J’ai toujours accepté une opportunité dans laquelle je me reconnaissais, malgré parfois l’éloignement ou les difficultés, je savais que c’était essentiel de dire OUI. Mon métier actuel ? C’est communicante. Je crée du contenu: photos, écriture, vidéo pour vous ici ou sur le blog, via mes livres ou pour des marques. Je transmets aussi ma passion pour le sport. Au final, j’ai créé mon métier à la mesure de mes passions et de ma formation. C’est drôle n’est-ce pas ?

Mes études m’ont donné cette envie d’entreprendre et de créer un métier à ma mesure, unique.. sans case l’INSEE. J’en suis fière même si c’est hyper prenant. Je vis de mes passions. Mais quelque soit son bagage scolaire, je peux vous assurer que se reconnaître et aimer son travail est particulièrement important.


📸 Janvier 2016, Montpellier
6. J’ai 2 chats noirs. Je ne suis pas superstitieuse comme femme jusqu’à ce que je me retrouve en béquilles l’an dernier après le marathon de Barcelone . Pour la première fois depuis Los Angeles, je me suis sentie impuissante et en manque de confiance en moi. J’avais l’impression de redevenir cette fille de 18ans mal assurée… Je n’ai jamais autant chéri la chance d’être valide et capable de faire ce que je voulais comme je le souhaitais une fois rétablie. Cette période a été difficile, douloureuse. Je ne l’ai jamais dit mais j’ai passé des semaines à dormir peu à cause des douleurs, à me traîner juste hors du lit pour aller manger ou aux toilettes. Je ne pensais pas avoir pu être tant aveuglée et sourde aux alertes de mon corps. trop c’est trop.
Heureusement il y avait ma famille, ma mère pour me dire les choses que parfois on ne veut pas entendre: apprendre à se reposer et arrêter de fuir ses problèmes.

Je n’avais pas conscience d’être aussi fatiguée et malheureuse. Enfermée dans mes béquilles, j’ai pris le temps de mettre à plat ma vie pour donner de nouvelles directions. Courir oui mais après quoi? On me posait souvent la question, je ne savais pas trop par quoi répondre. Comme si je m’étais perdue à force de courir partout. Aujourd’hui c’est évident, pour le plaisir et le bonheur que cela m’apporte. J’ai eu tendance à l’oublier car moi aussi je me faisais influencer par les réseaux, j’avais peur de décevoir. J’avais oublié que si j’avais créé mon blog, mes profils c’était avant tout dans le but de partager, d’encourager et d’apprécier sans jugement. Je suis heureuse d’avoir renoué avec cela grâce à vous et grâce aux aléas de la vie.

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Voilà ! Je me suis dit que ces posts seraient utiles afin que vous puissiez mieux me connaître, notamment si vous ne me suivez pas depuis longtemps hihi mais aussi pour découvrir des choses que je n’avais pas forcément partagé mais qui me paraissent aujourd’hui importantes que vous sachiez.

Alors, n’hésitez pas à choisir une des thématiques (yoga, amour, voyages, running, études…) et à me poster un petit commentaire pour que moi aussi je puisse vous connaître mieux ! Je suis encore en train de lire et de répondre à ceux sur Instagram et Facebook. ça m’apprend beaucoup aussi sur vous.

@ très vite

PS: N’oubliez pas que j’organise ce samedi 27 janvier de 12h-17h en plein centre de Montpellier, un vide-dressing aux Filles Vernies (15 rue des Etuves)
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9 commentaires

  • Repondre lucie 23 janvier 2018 à 13 h 40 min

    je t’ai répondu sur ton histoire avec Matthieu 🙂
    assurément, la plus belle anecdote personnelle que tu nous as partagée (c’est mon côté fleur bleue qui parle :))

    • Repondre Anne 24 janvier 2018 à 9 h 56 min

      Ohhhh merci Lucie, j’ai pas encore dû assez remonter les commentaires sur ce post :S

  • Repondre FROMPARISWITHLOVE85 23 janvier 2018 à 15 h 17 min

    Bonjour Anne,
    Je te suis sur instagram depuis pas mal de temps mais je découvre ton blog (quelle belle surprise, je dois me rattraper et lire tout ça !!!!) qui est une source d’inspiration et de motivation dans plein de domaines.
    Je me retrouve dans tes commentaires sur le yoga (que j’adore et pratique depuis 3 ans) et ceux sur la réussite de tes études (actuellement en M1 droit des affaires en parallèle du travail c’est un peu compliqué mais je dois y arriver !!!).

    • Repondre Anne 24 janvier 2018 à 9 h 56 min

      Ohhh bah je suis contente que tu découvres aussi le blog alors 😉 ! Bienvenue !

    • Repondre Lucie 24 janvier 2018 à 14 h 13 min

      Oui je confirme. Je te parle de mon histoire et de mon Mathieu 😉

  • Repondre Marie 24 janvier 2018 à 11 h 05 min

    Bonjour Anne,

    Je te suis depuis maintenant plusieurs années en ne commentant que très rarement (trop pudique sûrement ?) mais je souhaitais te dire que ces 6 anecdotes sur toi m’ont beaucoup touchées, je les ai trouvées très bien écrites, simples mais pleines d’émotions et j’ai adoré te (re)découvrir de cette manière. Ton instagram et ton blog sont une source d’inspiration quotidienne… Après plusieurs mois d’hésitations, je me suis lancée hier soir dans mon premier cours collectif de yoga et j’ai beaucoup aimé… Je compte donc m’inscrire pour poursuivre l’aventure… J’ai vraiment hâte d’avoir ton retour sur cette nouvelle partie de ta formation ! 🙂

    Bien à toi,
    Marie

  • Repondre Kazou 24 janvier 2018 à 18 h 02 min

    Coucou Anne! ça fait quelques temps que je n’avais pas laissé de commentaire, et pas parcouru le blog d’ailleurs. J’ai eu une période à vide concernant la course à pied et du coup je me suis un peu désinformée, centrée sur d’autres choses, et finalement que c’est bon de te retrouver lol ! J’ai aussi commencé la CAP un peu par hasard, ma meilleure amie en faisait depuis un moment, et je suivais ses sorties de loin (elle vit à 300km de moi). Au collège j’étais l plus nulle en sport, les cours d’endurance étaient ma hantise, mais les runs de ma meilleure amie et mon moral fluctuant (j’avais lu qque part que la CAP était un bon anti dépresseur), alors je m’y suis mise. Ça n’a pas été toujours facile, des premières sorties douloureuses, à l’impression de ne pas progresser,en passant par la déception de voir que des proches à moi s’y mettaient tellement facilement et remplissait à court terme des objectifs que moi-même je n’arrivais pas à atteindre. Finalement j’ai pris du recul et je n’angoisse plus à l’idée de ne pas progresser plus vite, je cours pour moi, parce que ça fait du bien, et c’est l’essentiel.
    Merci pour ce chouette article, j’y ai retrouvé des choses que je savais déjà, mais j’en ai apprises d’autres plutôt mignonnes (en particulier le yoga et le lien avec le décès de ta grand-mère).
    Passe une bonne soirée 🙂

  • Repondre stephanie 25 janvier 2018 à 10 h 10 min

    bonjour Anne
    Personnellement je te lis depuis longtemps maintenant même si je ne commente pas souvent.
    Je suis aussi ton compte instagram de temps en temps mais beaucoup moins assidument que ton blog.
    Je te remercie d’avoir partagé ces anecdotes avec nous. c’est émouvant d’apprendre ou de repenser à ces évènements.
    Sincèrement tu es vraiment le seul blog que je lis assidument. je suis toujours impatiente de découvrir tes articles.
    J’ai vraiment l’impression d’une conversation entre copines, une bouffée d’air frais dans le quotidien. J’adore ta façon de t’exprimer, les thèmes que tu abordes. le fait que tu mélanges toujours le coté perso et infos.
    et quand je fais une pause vacances c’est vers ton blog que je me précipite en premier.
    Pourtant je ne suis pas du tout dans le même chemin de vie que toi : 36 ans – mariée – 2 enfants de 9 et 11 ans – un travail de bureau à la sécu. et je suis passionnée de danse et plus attirée par les activités manuelles, le dessin etc…
    Mais je me retrouve dans toutes tes réflexions sur la vie : trouver qui l’on est vraiment et évoluer constamment afin de se réaliser et ne pas se dire dans 50 ans que de temps perdu !!!
    Merci une fois de plus de nous faire vibrer avec toi et de continuer a faire vivre ce blog.

  • Repondre DelphineHGL 26 janvier 2018 à 13 h 55 min

    Le running, une évidence pour moi depuis longtemps. Des parents qui crient toute la journée à la maison, un papa qui va courir pour échapper à tout ça, et un jour, à 12 ans, de décide de le suivre à une course sur route près de chez nous. Il m’inscrit à une course jeune, et là c’est le déclic, je veux courir.
    Je cours d’abord pour partager des moments avec mon papa, puis je cours pour me créer une identité à l’école (mal dans ma peau), puis je cours pour être meilleure que les jeunes filles de mon collège, puis je cours pour plaire au premier garçon qui me fait craquer, puis je cours pour l’oublier, puis je cours pour fuir le divorce de mes parents,puis je cours car mon corps change et que le bon dieu m’offre la cellulite en guise de souvenir de famille, puis je cours car j’aime tout simplement ça.
    Je prends de l’âge et des responsabilités, je fais des études d’infirmière et je dois me concentrer sur mes cours, je lève le pied, je finis par stopper la course et je fais du volleyball dans le club loisirs du coin 1x/semaine pour me laisser du temps et réussir mes études. J’obtiens mon diplôme, je travaille, je rentre dans une routine de vie, la course à pied? Un souvenir…
    Il y a 3 ans, je me fais agresser par un patient qui me fracture une vertèbre, je termine clouée dans mon lit d’hopital à refaire le chemin de ma vie (oui, on a tout le temps de penser dans ces situations là). Et là je me dis que j’ai raté quelque chose, que je n’ai pas profité de la chance de bouger, de vivre pleinement, de faire de mon temps libre une évasion. Je me fais cette promesse au fond de mon lit, dans cette chambre déprimante : Dès que je peux, je cours!
    Après 2 ans de rééducation et de douleur, je rechausse mes baskets et je cours. Le bien que cela me procure est si fort que je m’inscris dans une salle de sport, je continue le volley et je cours, pas un jour sans que je ne bouge, sans que je ne pense à cette promesse que je m’étais faite.
    1 an plus tard (juin 2017), cela fait un an que je suis à fond dans mes activités, j’ai retrouvé mon niveau, mes sensations, des objectifs et des projets sportifs. Mais lors d’un tournoi de beach volley, ma cheville vrille et je fais une rupture totale des 2 ligaments externes de ma cheville. Je pleure. Je pleure non pas de douleur mais de déception, l’histoire se répète. Je fête mes 30 ans avec une attelle au pied à regarder les autres danser, je les envie comme jamais. Opérée au mois d’octobre, 1 mois de demi de plâtre, le chirurgien me promet une reprise en février. Mais ma cheville s’en remet mal, je ne bouge toujours pas d’un cm, il y a 2 jours il m’annonce alors que je fais de l’algodystrophie. Imagine mon désespoir…
    En manque de sport, en manque de vie sociale, en manque d’objectifs personnels c’est un peu toute ma personnalité qui s’efface. Je me sépare de mon copain il y a 2 semaines car j’envoie tout balader. Il y a trop de frustration de mon coté, et lui ne supporte plus de ne rien pouvoir faire avec moi. Tout m’échappe!
    Ma vie a disparue et ce qui me manque le plus, ce sont mes baskets. Alors une fois de plus je me refais cette promesse, peut être encore plus forte que la première fois : Dès que je peux, je profite de ma vie à fond!

    As tu des conseils pour positiver durant cette longue période ?

    Si je pouvais gagner le concours voyage en Guadeloupe pour faire passer la pilule j’en serais plus ravie! ;o)
    En attendant je continue de te suivre sur insta et FB, et je te souhaite que tu profites de pouvoir vivre tes passions à fond

    Ta lectrice dont les baskets pleurent…

    Insta: delphinehgl
    Twitter: delphineHGL