Compte-Rendu: Mon premier Marathon Relais Nice-Cannes

15 novembre 2017 - Running - 1 commentaire

Hi,

J’espère que vous allez bien? Je reviens aujourd’hui sur le marathon relais Nice-Cannes que j’ai couru avec mon grand-frère il y a 10 jours ! J’avais très envie de vous partager cette expérience car depuis le Triathlon relais de Genève, je rêvais de renouveler ce challenge. Pour mon anniversaire, il m’a proposé ce défi sachant qu’il s’est remis au sport, notamment la course à pied, que récemment.

Nous avons donc pris nos dossards et formé notre team « Dubndidu Family ». La fiancée de Thomas, Laura avec qui j’ai couru à Disney, a formé un team avec Matthieu, Frenchfuel « Beat the Dubndidu Family ». Autant vous dire que la bagarre était lancée. Autant de raisons pour bien se motiver à s’entrainer, pour mon frère, Laura, moi ou même Matthieu. Personnellement, c’était aussi pour moi l’occasion de courir sur un petit bout du parcours de mes premiers 100km en vélo que j’avais réalisé justement dans la région cet été (souvenez-vous >>).

Le Marathon Nice-Cannes est réputé comme l’un des plus beaux de France, ça je n’en avais aucun doute. Il tombe à une très bonne période de l’année  : les chaleurs de l’été indien sont terminées, les grosses pluie d’automne aussi, ne reste qu’un beau temps ni trop chaud ni trop froid… Enfin quand le réchauffement climatique ne s’en mêle pas trop. Malheureusement pour nous, tout le weekend était placé sous vigilance orange pluie et orages. CHANCEUX je vous dis… enfin nous allons vite voir 😉

Matthieu et moi arrivons le samedi, c’est Laura et Thomas qui sont allés récupérer nos packs de course le vendredi-même sur la promenade des anglais. L’organisation était au top, la sécurité très présente. Ce qui peut se comprendre à Nice… Nous avons été gâtés par de nombreux échantillons pour une fois super utile (pack de quinoa, pom’potes). Moi qui apprécie le « less is more », je dois avouer avoir aimé ces attentions.

Nous trouvons également dans le pack nos dossards, 3 en tout: un fixé sur un porte-dossard avec la puce fournie par l’organisation, 2 « volants » que nous devrons épingler à nos t-shirts (un pour Thomas et un pour moi). Sauf que, pour celles et ceux qui me suivent sur Snapchat (AnneDubndidu) et instagram >>, il n’y avait pas d’épingles fournies. On a dû « courir » en acheter le samedi soir à 19h lorsque nous l’avons remarqué !!

De même, nous nous n’étions pas vraiment étendus sur qui de Thomas ou de moi courait…quelle partie du relais. Nous faisons le marathon (42,2km) en relais de deux, soit chacun un semi-marathon. Mais sachez que vous pouvez le faire en plus petite partie…pour une plus grande équipe (jusque 6 il me semble). Dans notre cas de 2×21,1km, il a fallu choisir qui de nous La première partie est la plus plate et part de Nice, longe la côte jusqu’à Antibes. Ce n’est pas la plus belle, elle est très exposée au vent en prime mais s’il faut chercher un record, c’est là. La seconde partie est magnifique, elle serpente entre Antibes, Juans les Pins jusqu’à Cannes mais bien plus exigeante: beaucoup de petites montées (dont une ENORME), de faux-plats… Elle n’est pas DU TOUT plate, mais le paysage est au rendez-vous.

Personnellement, je souhaitais faire le relais 1 (Nice > Antibes), c’était le plus plat et je souhaitais aller chercher un record OU me rapprocher de celui de Copenhague (Souvenez-vous >>). J’avais eu de très bonnes sensations sur le semi-marathon de Palma de Majorque, alors je me suis dit que POURQUOI PAS justement.

Bon, en super sister que je suis, Thomas voulait absolument courir cette première partie sur laquelle lui et Laura se sont entrainés. Je ne regrette pas mon choix car:

  • La météo était capricieuse: pluie et vent jusqu’à… 10h quand j’ai pris le relais: beau temps (ok encore du vent mais pas de pluie)
  • J’ai pu faire l’arrivée
  • J’ai pu dormir plus avant le départ
  • J’ai vécu les derniers kilomètres des autres marathoniens, ça m’a fait quelque chose !
  • Parcours exigeant certes, mais je fais presque aussi bien qu’à Palma, et c’est bien aussi de s’améliorer. Les montées, les relances sont mes gros points faibles justement.

Jour-J : La course

Il a plu toute la nuit, moi j’ai dormi à point fermé jusqu’à mon réveil à 8h tranquillement. Thomas et Laura se sont levés aux aurores pour être sur la ligne de départ au coeur de Nice à 7h30… Il faut savoir que l’organisation met en place des navettes et des billets SNCF pour les relayeurs. Nous avons choisi l’option voiture avec échange de clés et partage d’emplacement du parking. Thomas et Laura récupèrent la voiture au niveau de notre relais, à mi-parcours POUR venir ensuite nous chercher à Cannes. ORGANISATION lol, sans oublier que Matthieu et moi devons leur donner la clé, la position GPS de la voiture. Bref, il faut y penser.

Nous arrivons vers 9h20 au lieu de relais. Le temps commence à se lever, nous voyons passer les marathoniens et le meneur d’allure de 3h30…puis 3h45. Nous remontons doucement la foule qui encourage (il y a tellement de monde c’est impressionnant alors que nous ne sommes pas vraiment dans une zone d’habitation). Il y a un emplacement particulier pour les relayeurs avec toute une zone de passation de dossard en fonction de notre numéro. Bon…honnêtement c’est le bordel et tout le monde se marre bien: « EMILIIIIE $%@%@% tu es où ?? DOSSARD 40322 OUOUO » Mais tout se fait dans la bonne humeur.

Moi, j’ai une chance de fou car j’accroche directement le regard de mon frère lorsqu’il s’engage dans la zone, il me refourgue rapidement le dossard. J’enclenche ma montre et je pars en courant tout en essayant d’accrocher ce porte-dossard autour de ma taille. Je remonte en slalomant dans la zone de relais, très étroite :S avant de rejoindre les autres coureurs pour rentrer dans Antibes.

Les premiers kilomètres sont plutôt plats, le soleil est de la partie et je regrette mon kway, même sans manche j’ai hyper chaud. Je suis un peu déstabilisée par les kilomètres affiché.. 22, 23…24km forcément c’est le marathon éhé. Je suis aussi déstabilisée car nous filons tous à des allures tellement différentes… entre les dossards rouges qui courent « juste » 6-7km, les marathoniens qui comment le dur de la course et le semi-marathonien. GLOOBS. D’ailleurs, je fais l’erreur de me mettre dans les jambes d’un dossard rouge et courent beaucoup trop vite au debut.

Nous rentrons dans Antibes et là, c’est parti pour 10km de haut, de bas, de haut de bas avec ok un paysage magnifique, la vue sur des villas…OMG, la mer encore agitée, les plages mais ouille mes jambes. J’ai des fourmis dans les pieds, j’ai dû mal à maintenir mon rythme fixé. Heureusement il y a une super ambiance. Puis, je retrouve la plage où Matthieu et moi sommes venus nous baigner la veille de mon anniversaire (souvenez-vous >>)… C’est d’ailleurs pile à ce moment-là qu’il me rattrape ET me double. Je perds la bataille des relais alors que je suis à peine au km 8 !!!! Thomas avait pris de l’avance sur Laura, mais forcément il m’a rattrapé loool. J’essaie un peu de tenir, mais voilà que ça remonte, ça redescend lool. Je remarque aussi qu’il y a beaucoup de coureurs anglais et russes, ça fait plaisir à voir!

De même, les ravitaillements ne sont pas positionnés quand « les semi-marathoniens » en auraient besoin, puisque nous sommes sur le marathon. Autre chose de destabilisant lol, j’ai soif et faim au mauvais moment. Pas grave, mais j’ai trouvé ça surprenant et il faut s’y préparer sur ce type de relais. Il y a énormément de monde qui nous encourage, je trouve çå fou pour un dimanche matin à la météo pas hyper encourageante. En tout cas, malgré le vent, on a de la chance, j’ai réussi à enlever mon kway que je tiens dans ma main.

Les kilomètres s’enchainent, ai-je un jour démarré mon moteur ? Le pire, la fameuse montée qui ne s’arrête plus à mi-parcours. J’ai l’impression d’être incapable de relancer mes jambes. Même le plat me parait montant le long de la plage LOL. On sait que Cannes se niche dans le dernier virage, on devine les étoiles… (ok je croise aussi une marathonienne qui..s’est fait dessus mais je devine les étoiles je vous assure, j’accélère SURTOUT). J’encourage les marathoniens que je dépasse. ce doit être décourageant pour eux, nous, les relayeurs, sommes encore frais… Les derniers 3kilomètres sont encore sur du faux-plat montant mais l’ambiance est juste folle. Puis… on est à Cannes… s’il vous plaît.

Etrangement, je me sens beaucoup moins dans le rouge qu’entre les kilomètres 15-18, limite mes jambes sont enfin réveillées ! J’accélère pour passer la ligne d’arrivée au plus près de mon chrono de Palma à la montre.

Je retrouve Matthieu et mon amie Alexandra, qui courait son premier marathon (bon elle a déjà fait un Ironman en passant !!). Je suis super fière d’elle car la météo, le parcours… tout était très exigeant aujourd’hui. Il fait bon, il fait beau, on a évité la pluie…malgré la déception d’avoir eu des spaghettis à la place de mes jambes, je suis heureuse d’avoir vécu cette course en équipe !

Nous sommes séparés des marathoniens pour récupérer nos médailles, 2 designs légèrement différents pour distinguer ce marathon en duo. Je porte la mienne et en remets une à mon frère, tout heureux pour la photo finish… forcément sur la plage, comme pour le 10km de la Prom’Classic >>

Au total, nous bouclons le marathon en 3h46min, et finissons 131 sur 512 équipes. Je suis super fière de ma team ET de mon frère qui a battu son record pour venir m’apporter le relais. J’ai fait ce que j’ai pu moi éhé !!! Encore bravo à tous les finishers, à Laura, à Thomas, à Alexandra, à Matthieu… on a bien mérité notre brunch d’après-course. Bon le prochain challenge en famille… sera certainement un ironman 70.3 !!

Avez-vous déjà participé à des courses en relais…et/ou en famille ?

@ très vite

Article précédent Article suivant

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

1 commentaire

  • Repondre Marine 16 novembre 2017 à 8 h 26 min

    Une fois de plus, bravo Anne 🙂
    Belle journée,
    Marine