Ultra Trail du Mont-Blanc / OCC 2017: Côté Supporter Actif

10 septembre 2017 - Running - 6 commentaires

Hi,

J’espère que vous allez bien et que cette première semaine de septembre s’est déroulée comme vous le souhaitiez ;).  De mon côté, elle fût plutôt intense… et ça ne fait que commencer. J’ai eu la chance de vivre un évènement unique dans le monde du trail: L’Ultra Trail du Mont-Blanc organisé forcément à Chamonix (UTMB). Qu’est-ce que c’est?

Durant le dernier weekend d’août (voir le premier de septembre), l’UTMB est LE rendez-vous incontournable pour les trailers du monde entier. Chaque année, l’élite du trail mondial se retrouve à Chamonix ainsi que près de 8000 coureurs passionnés pour participer à l’une des 5 courses de l’événement.

Ces courses sont très demandées (pire que le Marseille-Cassis pour avoir une référence sur route lol) car…elles vous permettront de vous élancer et de courir autour du Mont-Blanc. Attention, elles requierent chacune de récolter des points qualificatifs en amont de votre inscription (dument récolté sur d’autres trails reconnus par l’UTMB) PUIS un tirage au sort est effectué. Sans parler de la difficulté de chacune d’entre elles, le paysage, l’ambiance, l’aventure…c’est pourquoi l’UTMB est devenu si mythique ! Participer ou assister à l’UTMB®, c’est vibrer au rythme de la planète trail et partager une fête extraordinaire au cœur d’un territoire mobilisé pour l’occasion. 2 000 bénévoles provenant de 15 pays différents, 19 communes françaises, italiennes et suisses du Pays du Mont-Blanc œuvrent au succès de l’événement et soutiennent les coureurs. 16 000 supporters qui viennent encourager leurs proches et plus de 50 000 spectateurs visitent le salon et participent aux animations dans tous les villages du Pays du Mont-Blanc. (je ciiiite leur site lol)

Bref, je vous laisse imaginer… tout comme le Marathon de Paris pour les coureurs sur Route, l’UTMB est légendaire.  Quelle fierté que ce soit organisé en France éhé 😉 Mais vous allez me dire… qu’est-ce que je faisais là? Forcément, je ne peux pas courir plus de 20km… alors un trail avec beaucoup de dénivelés. Gloobs, difficile. En fait, il y a quelques mois, Columbia avait invité Matthieu (Frenchfuel) et moi à s’entrainer et participer à l’OCC, la toute petite soeur des courses organisées ce long weekend-là: 56km avec 3500 de dénivelé positif. Rien que ça 😉

>> La liste de toutes les courses organisées est par-ici >> 

Du fait de ma blessure, je n’ai pas pu prendre le départ (puis j’avais encore Vichy dans les jambes lol) mais Matthieu, qui s’était dûment qualifié ET entrainé, était bien sur la ligne de départ le jeudi 31 août à 8h15 ! On s’était levés très tôt… vers 5-6h pour tout préparer car malheureusement, la météo était…catastrophique: pluie, vent, froid. Rien de réjouissant pour la fin de l’été. Autant vous dire que je n’ai RIEN vu du Mont-Blanc puisque ces conditions ont touché toutes les courses jusqu’au dimanche…

Mais, nous étions bien équipés et je comptais bien suivre activement Matthieu sur tout le parcours de l’OCC, entre les points de ravitaillement ou de passage. Bon, je vous avoue que ce fût compliqué, néanmoins, j’avais très envie de vous partager cet article pour montrer aussi le côté supporter, notamment sur ces courses-là. Le support logistique ET le soutien moral sont de mise, d’autant plus avec cette météo. Mon côté féministe a pris un petit coup, puisque il y avait tout de même très peu de femmes « coureuses », beaucoup de femmes « supportrices » de leur mari, parfois l’enfant dans les bras. C’est attendrissant mais, j’espère qu’un jour NOUS serons plus dans la place et qu’il y aura une meilleure parité.

HORS SUJET TERMINÉ lol retour sur l’OCC et le départ en Suisse à Orsières, sous la pluie et une musique pas hyper motivante éhé mais c’est parti. Matthieu s’élance et nous filons déjà direction leur premier ravitaillement Champex-Lac (soit 10km plus loin).

Ce n’est pas la première fois que je « CHEER ». J’adore passer de l’autre côté de la barrière et venir encourager des coureurs. D’une part, on peut ressentir toutes leurs émotions et leur motivation, d’autre part, on partage un peu de leur course et ça, ça donne très envie de se lancer un jour sur la même distance. Vous hésitez à faire un marathon…allez encourager un proche, vous verrez 😉

D’ailleurs n’hésitez pas à relire et revoir mes vidéos sur le marathon de Paris >>>.

Revenons à nos moutons (je pense qu’il devait d’ailleurs en avoir mais avec les nuages et la pluie). Sur l’OCC, c’était un peu particulier, je suivais Matthieu en voiture de notre côté. Il fallait arriver avant lui, ne pas le rater… Bon je vous rassure je ne l’ai jamais raté, car encourager ou faire un suivi actif sur des courses de trail c’est aussi beaucoup d’attente. On était légèrement frigorifiés … je ne me plains pas car pour les coureurs, ça devait être bien pire. C’était en tout cas très intéressant de découvrir l’organisation des ravitaillement sur trail… bien plus à la bonne franquette et sympatoche que sur route. Les coureurs prenaient plus leur temps (recharger leurs bidons etc.).

Moi j’attendais forcément Matthieu… j’appréhendais de voir son état car beaucoup de coureurs arrivaient avec une mine déjà bien fatiguée à cause du mauvais temps. Mais pas lui, il avait le sourire, pas froid, il est donc reparti assez vite 🙂 Et moi j’ai eu la chance de croiser des participantes en or aussi (vous vous reconnaîtrez !)

Nous avons filé ensuite au col de Forclaz où…. j’ai vraiment détesté être supportrice. Il faisait un froid de canard, un vent à décorner les vaches que l’on ne voyait même pas…la pluie qui ne s’arrêtait plus. Je crois que nous avons attendu bien 1h que tout le monde passe pour que j’aperçoive enfin Matthieu…J’étais tellement engourdie que j’ai à peine pu le saluer et l’encourager LOL (Bravo Anne éhé). En vrai, je l’ai même pas vu arriver dans le brouillard…

Heureusement, les autres points de rencontre étaient plus simples (ravitaillement de Vallorcine puis juste après celui de Argentières), je ne l’ai plus raté. Les jambes commençaient à fatiguer mais globalement, il était au top jusqu’à l’arrivée 😉

Ce qui me surprenait c’était à chaque fois que nous encouragions un coureur… les sourires et les remerciements qu’ils nous offraient. Mais pourquoi voyons? éhé… maintenant que j’y pense je crois que je souris ET/OU remercie toujours lorsque l’on m’encourage sur une course. A posteriori et le jour de l’OCC, je trouvais ça fou, c’était « normal » de les motiver (dans toutes les langues que nous pouvions car il y avait beaucoup de coureurs étrangers).

Nous retrouvons Matthieu un peu plus tard dans l’après-midi sur l’arrivée…9h et des poussières après le départ, au coeur de Chamonix. Pareil, malgré la pluie, l’ambiance est folle. Je suis bien sûr très fière de lui et heureuse de l’accueillir avec une bière et sa casquette édition limitée UTMB. Pas de médaille mais une veste Columbia de finisher, peut-être il est vrai, plus utile. Je sais que dans le monde du trail, la médaille n’est pas de coutume. Moi j’adore ça. Mais après avoir été un peu immergée dans l’organisation, je comprends leur approche « écologique » et respectueuse de l’environnement: attention aux déchets, tout est hyper optimisé. Pourquoi offrir une « babiole » finalement ? Une veste c’est quand même plus « pratique »… A réfléchir donc (bien que ça ne change pas ma soif de médaille).

Le lendemain matin, puisque l’UTMB (la course historique) ne débutait que vers 18h, j’en ai profité avec Manu de Wanarun pour moi aussi goûter aux parcours légendaires avec vue sur le Mont-Blanc. Bon, la vue, on repassera, mais au moins j’ai pu avoir un bel aperçu : un petit bout de l’UTMB et de l’OCC au programme donc: 14km avec 1300 de dénivelé positif.

Je ne fais pas à proprement parler du trail régulièrement. Quand je cours à Montpellier, notamment chez mes parents, c’est forcément sur chemin. Je n’ai jamais l’occasion d’aller vraiment en montagne pour y trouver du dénivelé…surtout dans l’Hérault. Parfois, comme ici, je vais au lac du Salagou mais ça reste bien peu comparé à ce que j’ai pu faire à Chamonix.

Mais il est clair…. que ça m’a donné des idées 🙂

C’était la première fois que je courais dans les Alpes. On pourrait se dire que c’était du gâchis avec une telle météo. Honnêtement, je trouvais que ça donnait une atmosphère particulière à notre trail. J’imagine que le parcours que nous avons suivi devait offrir une vue magnifique par temps clair. Mais après tout, je me suis imaginée un peu dans Game of Thrones, c’était pas mal aussi.

Les nuages qui filent, qui couvrent…ou découvrent le paysage, les reliefs, la nature… qui nous arrosent un peu au passage. Tout comme les coureurs, nous avions un peu plus de mérite à sortir et crapahuter sous la pluie, le vent et le froid en haut des cols. Mais aucun regret, au contraire, j’en aurais eu si je n’avais pas tenté un trail « de retour de blessures » lol

L’itinéraire est sur mon Strava si jamais ça vous tente de vous frotter à ces parcours >>

 Après un peu de repos, nous étions tous prêts pour aller suivre et encourager les participants de l’UTMB. ET WOW quelle ambiance. En fait, je n’ai jamais ressenti rien de tel. On avait l’impression qu’ils partaient tous à la guerre. Je plaisante. C’était la folie, les supporters, l’accueil de chaque coureur élite. Toute la foule était galvanisée. C’était électrique. On avait envie d’aller courir avec eux (enfin presque). J’étais admiratif de TOUS ces coureurs. Quel niveau il faut avoir pour enchainer autant de dénivelés et de kilomètres.

Moi rien que mon petit trail m’a valu de bonnes courbatures à J+1 et J+2, imaginez eux. Forcément, j’étais aussi hyper contente d’apercevoir les champions dont Kilian Jornet, François d’Haene, Xavier Thévenard et Jim Walmsley ou mêmes les femmes.

De même, on sent tellement toute la région mobilisée, la ville de Chamonix qui vibre et s’est figé pour l’UTMB. Autant vous dire que le départ était hyper émouvant, je n’en revenais pas et j’étais si heureuse de le vivre.

 Contrairement à l’OCC, nous suivions cette fois les athlètes professionnels… donc il y avait beaucoup moins d’attente entre chaque point, on les ratait même parfois tellement ils allaient vite. Mais wooow c’était tellement impressionnant à voir. Se glisser avec les autres supporters, dans le noir, sous la pluie… ou au coin du feu à côté d’un papy et sa cloche. Il m’a dit qu’il devait rester sur ce point de passage jusqu’à 1h du matin à la sonner jusqu’au dernier.

On croise les coureurs…on les encourage… c’est le silence total. Je les admire de courir comme ça dans le froid, sous la pluie ET le noir. Je me suis sentie toute petite d’ailleurs mais aussi, forcément, j’ai eu moi aussi l’envie de m’y mettre. On ne peut pas encourager et ne pas avoir envie un jour d’inverser les rôles.

LE suivi de course UTMB a été …comme une course pour croiser à temps les premiers coureurs, homme et femme avant que l’écart ne se creuse trop. Nous terminons à 1h du matin… mais eux vont courir jusqu’au lendemain après-midi… nuit et même jusqu’au dimanche. C’est dingue n’est-ce pas ! Mais c’est une expérience tellement folle à vivre. On imagine à peine la préparation qu’il faut avoir pour ces lonnnguuuuues courses….

J’espère que ce retour sur ces quelques jours passés à Chamonix sur l’UTMB vous aura plu. N’hésitez pas à lire le compte-rendu de course de Matthieu en situation lol pour l’OCC >> Enfin, j’ai publié sur Facebook la Story que j’avais faite afin que vous puissiez vous rendre compte des conditions et du parcours le jour de l’UTMB, rendez-vous par-ici >>>Bon et si vous avez des conseils pour débuter le trail sérieusement, je suis preneuse 😉

@ très vite et bon dimanche

Je portais:

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6 commentaires

  • Repondre Elise 10 septembre 2017 à 23 h 07 min

    Comme je me retrouve au travers de cette phrase: « On ne peut pas encourager et ne pas avoir envie un jour d’inverser les rôles. » Je ne compte plus le nombre de trail où j’ai accompagné et encouragé mon chéri et petit à petit je me suis mise à rêver qu’un jour peut-être moi aussi je me retrouverais de l’autre côté. C’est grâce à cela que je me suis mise a courir et même si je suis encore très loin d’avoir le niveau pour ce genre de course, c’est ce qui me motive à aller courir toutes les semaines.
    Eb tout cas l’ambiance de l’utmb fait rêver.

  • Repondre Cyrille 11 septembre 2017 à 8 h 32 min

    Bonjour, dans ma petite tribu c’est moi qui court et mon mari qui me suit parfois . Je ne souhaite pas forcément qu’il me suive car les trails que je choisi sont longs (80kms environ) et c’est souvent compliqué de savoir où je me trouve. Et je confirme que les femmes sont moins presentes sur les trails. Le côté positif est que sur certaines courses tu es sûre de faire un podium!
    Bonne journée!

  • Repondre Mélissa 11 septembre 2017 à 12 h 03 min

    Je connaissais pas l’UTMB, en rentrant de mes vacances à Bordeaux, je vois juste devant mon balcon une banderole « UTMB », des affiches dans toutes les vitrines des commerçants du coin.
    Je suis allé voir sur Internet et waouh !
    Quand j’ai su que la course passait juste en bas de mon balcon, j’étais comme une gamine !
    J’ai pu encourager Killian et tous les autres (dont ton chéri) de chez moi ! J’ai même encourager 2 fois plus les derniers (dont un papy avec le genou en sang ! J’espère qu’il a pu finir la course sereinement…)
    Malgré mon faible niveau, je me suis mise à rêvasser et je me suis dit également que les femmes étaient trop peu nombreuses sur cette course ! Mais je pense de plus en plus nombreuses au fil des années qu’il passe !

    L’an prochain j’aurai déménager et j’aurais donc pas la chance de revoir cette course, mais j’étais très heureuse et fière d’avoir pu encourager et voir cela de mes propres yeux !

    • Repondre Anne 13 septembre 2017 à 16 h 02 min

      Oh dommage, j’aurais cru que tu allais pouvoir m’inviter à ton balcon l’année prochaine 🙂 !

  • Repondre Laura 11 septembre 2017 à 20 h 58 min

    Je te souhaite de pouvoir participer à des trails! Courir dans la montagne est je trouve un pur bonheur, mais le problème est que les footings sur du plat en ville semblent très monotones après… 😉 Quel dommage que tu n’aies pas pu profiter de Chamonix sous le soleil car le paysage dans la vallée est absolument incroyable! J’espère que tu auras l’occasion d’y retourner pour profiter de la vue.

    • Repondre Anne 13 septembre 2017 à 14 h 18 min

      Ah mais j’y retournerai, il le faut, on m’a tellement vanté ces paysages lol
      DEs bises et merci beaucoup