Compte-Rendu: Brighton Marathon

24 avril 2016 - Running - 23 commentaires

Hi,

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Déjà 7 jours que j’ai couru mon deuxième marathon… le marathon de Brighton. Vous avez été nombreuses à me souhaiter bonne chance au marathon de Paris.. Mais NON les filles, cette année, j’ai « juste » encouragé. N’hésitez pas à relire l’article à ce sujet d’ailleurs.  Pour ma « deuxième fois », je n’ai pas voulu re courir celui de Paris. Non pas que je n’ai pas aimé, au contraire (souvenez-vous). Comme je l’ai expliqué à l’une d’entre vous, cette première fois a été si belle, si intense que je n’avais pas envie de compromettre mes souvenirs en le re courant.

Pourquoi le marathon de Brighton ?

De plus, un marathon, vous vous en doutez, on n’en court pas tous les mois alors tant qu’à faire, j’avais envie de vivre une autre expérience. J’ai longuement réfléchi à ce titre au marathon auquel je souhaitais participer. Celui de Montpellier, ma ville du Sud chéri, tombait très mal : au beau milieu de mon semestre, trop tôt dans le calendrier (je ne pouvais commencer ma préparation que fin janvier). J’ai ensuite été tentée par celui de Mont Saint Michel, mais trop tard dans la saison.En fait, je trouve que celui de Paris est situé idéalement : au tout début du printemps. Ce qui donne assez de temps pour bien récupérer et tout de même profiter d’autres belles courses en mai et juin. Oui la préparation hivernale est difficile mais on ne peut pas tout avoir.

Puis, je discute avec mes amis de Brighton qui me demandent quand est-ce que je reviens ? quand est-ce que je viens les voir ? C’est vrai que depuis la remise de diplôme en janvier 2015, je n’y suis pas retournée. ça me manque. Pour rappel, j’ai effectué ma dernière année d’études là-bas, dans le sud de l’Angleterre et…j’ai adoré.

Puis là, petit éclair lorsque je regarde par hasard les courses de la ville, je tombe sur le site du marathon. Les dernières places seront en vente mi-octobre. 1000 supplémentaires. Oui oui le Marathon de Brighton était complet avant celui de Paris. Pour tout vous dire, c’est le plus populaire au Royaume-Uni après celui de Londres. Résultat, le jour de la mise en vente des derniers dossards, j’étais tellement décidée que j’étais au TAQUET, pire que pour vente-privée, j’actualise, j’actualise (en plus avec l’heure de moins, j’étais encore plus stressée). Mais j’y arrive. Dossard in the pocket ! L’aventure peut débuter… à nouveau ;). Je repars pour une préparation, je sais que ça va être intense mais je sais surtout que le jour-J sera magnifique car la course aura lieu dans une ville où j’ai été si joyeuse et heureuse… ça ne peut QUE bien se passer.

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Ainsi, pour courir mon deuxième marathon, je n’ai pas eu besoin de déclic. Dès la fin de celui de Paris, je me suis donnée quelques jours puis j’ai vite su que j’allais en courir un… une nouvelle fois. Cela étant dit, je vous donne quelques conseils dans CE POST pour vous décider : courir ou non un marathon 😉

La préparation a été très différente de ma première que je détaillais dans ce post. Vous avez été nombreuses à me demander carrément mon plan. Je ne le donnerai pas tout simplement car ce plan, préparé par mes soins ET en collaboration avec mon coach, est adapté à moi, à mon objectif, à mon physique. Si vous souhaitez un plan de préparation « généraliste » au marathon, vous en trouverez plein sur Internet. Mais si vous souhaitez un plan adapté à vous, je vous conseille de vous adresser à un professionnel 🙂 Je fais ça pour vous et par respect pour ce beau métier d’entraineur (que je vais pouvoir exercer dans quelques semaines d’ailleurs).(ne me détestez pas lol)

Weekend du marathon – Vendredi soir: 

Après donc ma préparation de 11 semaines (10 semaines dont une « allégée » lors de mes vacances au Sri Lanka), je suis partie vendredi 15 avril vers Brighton : un eurostar, un train de banlieue Londres > Brighton plus tard, nous arrivons un peu tard mais je retrouve directement l’ambiance anglaise que j’aime tellement et qui m’avait manquée. ça boit, ça rit, il fait bon, les jupes sont courtes… C’est dur de ne pas aller au pub et de filer sous la couette à la place. Mais le weekend va être long !

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Veille du Marathon – Retrait des dossards:

Il fait tout gris, froid, il pleut…il grêle même vers midi. Dur de s’imaginer que le lendemain il pourrait faire GRAND SOLEIL. Pour éviter de trop piétinner, j’ai décidé de profiter de mon passage à Brighton pour retourner chez mon coiffeur. Je ne sais pas pourquoi mais je trouve que les coiffeurs anglais réalisent des balayages parfaits à tout petit prix comparé à la France. Ainsi, toute la matinée, je me fais chouchouter et j’en profite pour demander une coiffure de VIKING YAAAH pour affronter le marathon demain. Je me dis aussi que ça m’évitera de rester éveillée le lendemain matin (à Paris, je m’étais coiffée au lieu de me recoucher lol).

Elle n’était pas canon ma coiffure ? >>

Vers 12h avec ma super coiffure, nous nous dirigeons sous la pluie vers le retrait des dossards.. qui se trouve juste à 500m de mon ancienne résidence universitaire (petite larmichette…. c’était tellement cool de vivre-là). Le retrait est hyper efficace, hyper bien organisé et grosse nouveauté… Vous choisissez au moment du retrait votre SAS de départ. Je trouve ce concept plutôt pas mal si vous vous êtes sur-estimé ou sous-estimé. Je reste dans mon sas 3h30-4h, le SAS bleu… Petite déception, mon prénom, forcément, n’est pas écrit pour mon dossard. Pour 2 ou 3 pounds, je peux faire imprimer mon prénom sur mon t-shirt sauf que bien sur je n’ai pas emporté mon t-shirt pour le retrait. Pas grave… pas grave.

Nous faisons un tour sur le petit « salon du running »  qui est juste extra. J’ai snapé quelques stands. Il y avait une marque spéciale « déguisement de running », plein de petits encas crus/bio pour les sportifs… Je suis tombée sur le stand du semi et marathon d’Edimbourg (mon prochain objectif). J’ai adoré faire ce petit tour car les anglais n’ont pas du tout la même vision de la course à pied que nous. Ils sont moins axés performance et vitesse, plus de fan. Pour tout vous dire, le dernier SAS, le Rose est réservé à ceux qui prévoient de le finir entre 5 et 6h ! Et il y a du monde. En fait, il y avait très peu de participants dans le SAS 3h-3h30.  Bref. Dossard récupéré, pas de goods, juste un sac plastique pour ma consigne. Je suis pour une fois déçue. Je m’attendais à plus mais finalement, c’est mieux, pas de trucs qui finiront à la poubelle ni rien lol. On file retrouvée des copines : un peu shopping et brunch !

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Le soir, c’est sacré, il fallait que j’assiste au coucher de soleil sur la plage de Brighton. Nous avons beaucoup de chance car, comme annoncé sur BBC Weather (bien plus fiable que la météo du iPhone), le temps se dégage. On reste là à regarder ce soleil doré la surface de l’eau sur le Pier désaffecté. Soirée parfaite..qui se termine par des sushis, des makis, du riz. Le repas idéal d’avant marathon lol. J’achète un bol de riz supplémentaire à emporter, un peu de sel et une banane pour le lendemain matin.  (appétissant n’est-ce pas)

Tenue prête ? HUmmm jusqu’à la dernière minute j’hésite pour le haut. Il annonce 4 degrés au départ et seulement 8 degrés à l’arrivée. ma tenue Short/T-shirt est plus adapté pour un départ à 9 degrés et une arrivée à 14/16 lol. Finalement, j’opte pour le t-shirt manches longues. Je l’ai porté tout l’hiver, il est testé ET approuvé sur longue distance. Ce changement ne me stress pas, ce qui me stresse c’est plutôt à savoir si je choisis bien d’adopter pour ce t-shirt … Pourquoi ne pas rester en manche courte après tout ? Je vais bien finir par avoir chaud au bout de 4h naaaan ?

Tant pis, je me couche on verra demain matin.

Jour-J: MARATHONNNNN

Je me réveille à 6h pour manger doucement mon bol de riz. Je ne suis pas bien réveillée mais je jette un coup d’oeil sur la météo. Le soleil se lève… il fait 2 degrés OUILLE. Je me rendors en me disant qu’en plus des manches longues, je devrais mettre ma petite veste rouge sans manche. Alors oui, j’avoue j’ai emmené PLEIN de plans B niveau vêtement dans ma valise pour toutes les situations possibles, même un leggings et un deuxième short. On ne sait jamais.

Pas trop perturbé par ce choix, je me rendors pour 1-2h Jusqu’à ce que Matthieu affolé me réveille à 8h30 de …sa montre « FAUT Y ALLER TU AS VU L’HEURE »… Oui il est 7h30, REGLE TA MONTRE. Impossible de m’en rendormir juste pour 30minutes. Je me lève et il est temps de me badigeonner de crème Nok frottements … Partout… Partout mais vraiment partout lol. J’enfile ma tenue : chaussettes, short, t-shirt manche longues, et finalement j’opte pour la veste en précisant à Matthieu que je la lui donnerai certainement au km 10. J’ai vraiment peur d’avoir trop froid. a posteriori, je trouve mon choix stupide, les manches longues et le cache-cou auraient suffit, mais j’étais tellement surprise de ces températures.

8h40, nous partons à pied de notre hôtel, direction la ligne de départ qui à 10min, dans un parc que j’ai déjà bien arpenté lorsque je courais à Brighton. Nous assistons sur le chemin au départ du 10km organisé ce jour-là. Matthieu me fait peur en me disant : « Zuuut on a raté le départ !! ». Ça suffit les petites blagues là

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8h55 je fais un dernier coucou sur Snapchat, un dernier bisous à Matthieu et je me dirige vers mon Sas Bleu. C’est franchement hyper bien organisé, pas de stress. Il y a moins de sécurité qu’à Paris, c’est moins oppressant je trouve. Il fait beau … mais j’ai hyper froid même avec ma veste route. Etrangement tous les anglais, ou presque, sont tranquillement en short/débardeur ou t-shirt. Me serais-je trompée lol ?

Contrairement au Marathon de Paris, je n’ai pas de boule au ventre, ni de stress en fait, je n’ai qu’une envie y aller. Je connais maintenant les sensations, je sais que passer le 30ième km ça va être dur. Cette fois-ci, je suis mieux préparée, je sais ce que ça va être physiquement, à moi de ne pas me laisser submerger et de vivre à 100% cette course, que j’ai choisi, dans une ville que j’aime tant.

9h05, je papote avec les autres anglais qui me demandent si je ne me suis pas trop habillée… GRRRR Je sais, mais la veste va vite s’envoler. D’autres coureurs portent de très vieux sweats ou des pulls…vintages moches qu’ils vont déposer au départ dans de grandes bennes pour des associations. Plutôt cool le concept non ? Puis le speaker commence à nous motiver avec de superbes vidéos de l’an dernier… Moi ça me fait toujours pleurer ces vidéos de coureurs à l’arrivée, alors j’essaie de me concentrer sur ma montre et sur la BOUE dans nos SAS. IRK. Nos sas sont installés sur la pauvre pelouse du parc qui a dû être détrempée la veille à cause de toute cette pluie.

BAD IDEA les organisateurs, j’ai 1kg de boue sous chaque pied. Super pour bien débuter le marathon lol.

Allez, les anglais sont sympa, ils nous mettent en place un KARAOKE géant. Imaginez plus de 12000 coureurs qui chantent en lisant les paroles sur un écran, en dansant. Quelle ambiance ! C’est bien plus « cool » et sympathique, bien moins sérieux qu’à Paris (non pas que c’était pas bien lol, c’est juste différent). Pour regarder la video du karaoké c’est par-ici (oui j’ai essayé de chanter !)  Heureusement, on n’avait que 26,2 miles au programme, pas 100 😛

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Le départ 🙂 !! C’est parti 😛

Après le karaoke, le départ des élites est donné à 9h10, le nôtre (les gens normaux lol) à 9h15. Je passe la ligne de départ à 9h20. Iphone prêt, Spotify prêt (j’ai créé une playlist spéciale Marathon d’ailleurs >>>) et montre lancée. Je l’ai programmé pour qu’elle m’annonce chaque km et ma vitesse moyenne, ce qui se révèlera utile car je n’ai pas couru avec mon convertisseur miles > km 😛 Plus sérieusement, pays anglais donc nous courons en miles. Les km sont annoncés au 5, 10, 15, 20 etc. De plus j’ai 3 rencontres avec Matthieu, elles sont fixées en miles, elle-aussi.  ça va bien m’occuper l’esprit ce petit casse-tête lol. On arrive à se débarrasser de la boue juste avant de passer la ligne de départ. Il y a une certaine célébrité… je ne tape pas sa main je ne sais pas qui c’est mais plein de coureurs font la queue lol

C’est parti. nous contournons le parc et nous attaquons par une petite montée. J’ai énormément de mal à trouver mon rythme (5min28 du kilomètre normalement), ça court très vite autour de moi et bêtement je suis. Je fixe la vitesse annoncée sur ma montre pour absolument me ralentir. C’est parti… on emprunte une grande avenue qui nous ramène vers le centre ville. Miles 1… Miles 2…. Miles 3, on alterne les petites montées et courtes descentes. Je suis ébahie par le nombre de personnes dans les rues qui hurlent déjà, qui nous encourage. Zut à Paris, je me souvenais de ce calme qui m’avait tant ému, là c’est l’inverse. Pas de grasse matinée pour les anglais hihi.

Je passe dans ma rue favorite avec mes boutiques de décoration, mon petit café, ma bibliothèque, juste devant l’arrêt de bus que je prenais pour aller à la faculté. À plusieurs reprises, par contre, je trouve les rues trop étroites pour le flux de coureurs, ça va, on fait avec… Miles 4… miles 5, je cherche encore mon rythme, je suis trop rapide, je me force à ralentir, mais dès que j’oublie ma montre, j’accélère. Mes jambes partent toutes seules, je me sens bien, légère pour le moment. Je suis heureuse, je ne vois pas le temps passé. Il y a tellement de gens dans la rue qui nous encouragent. C’est fou, je n’ai jamais vu ça.

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Miles 6 / 10eme km: C’est trop mignon les anglais, même lorsqu’ils courent et vous bousculent, ils s’excusent. On le fait aussi en France, mais là… so british. Nous attaquons le 10eme kilomètre, nous laissons derrière nous le centre ville de Brighton et ses montés, ses descentes, ses jolies rues, ses maisons, ses gens qui boivent leur thé et nous encouragent hihi.

Je retrouve Matthieu et comme prévu, j’ai chaud avec ma veste. Je la lui laisse et récupère mon premier ravitaillement. Il faut que je fasse un point sur CE GROS mais UNIQUE point noir/défaut de cette course: les ravitaillements. Aucun ravitaillement comme on aime chez nous : pas de fruits, pas de sucre. Que de l’eau ou des gels. J’ai appris ça 2 semaines avant. Heureusement que ce n’était pas PENDANT le marathon (Berlin m’aura au moins appris ça). J’ai donc prévu mes propres ravitaillements bio/faits maison (j’ai écrit un article à ce sujet >>). Bon et pour ne rien arrangé, l’eau est donné dans des gobelets. Il faut vraiment avoir une bonne technique pour la boire. La mienne ? Pincer le gobelet pour créer une ouverture en fente = moins d’eau renversée, j’en bois plus, j’en mets moins partout.

J’en porte une partie avec moi, mais j’ai décidé dans laisser 3 à Matthieu, dont un obligatoire au niveau du semi-marathon (vous vous en doutez ça sera le seul que je vais rater LOL). J’ai 2 sachets d’orange coupéees et un sachet de fruits secs et de sucre.

Je le croise donc au 10eme km, déjà 54min que nous courons. Je suis toujours aux anges lol. J’emporte mon petit sachet, lui laisse ma veste. Prochain rdv, miles 13.

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Nous partons pour longer la Manche et surtout les magnifiques falaises de Brighton, toutes blanches mais si imposantes ET hautes. ça grimpe… ça grimpe mais mon rythme est toujours bon. En fait j’admire le paysage, j’essaie de ralentir… mais je suis absorbée par les gens… partout…PARTOUT. Les bénévoles sont à fond, ils hurlent, sautent, bougent des affiches. En fait, je dois vous avouer je me suis bien marrée avec toutes ces affiches plein de petits mots bien drôles…Je me suis dit « trop bien, il faut que je m’en souvienne pour mon compte-rendu sur le blog ». Désolée j’ai TOUT oublié. Je me souviens d’un « GO MANDY WE WAIT FOR YOU AND THE GIN-TONIC ». Je l’ai vu 2 ou 3 fois, donc Mandy devait être pas loin de moi en fait s’ils la suivaient. Mais aussi de plusieurs pancartes à la Mario Kart « Touch for Energy » avec des champignons ou des étoiles. OUi les coureurs touchaient vraiment lol

Mais les autres, j’ai oublié… pourtant j’ai bien rigolé mais j’ai tout oublié. Même le paysage me semble flou parfois. Est-ce que j’ai vraiment vu ça ? Je crois que lorsque nous courons un marathon, notre cerveau est… comme sur un nuage, un univers parallèle.  En tout cas, je sais qu’arriver au bout des falaises, nous devions faire demi-tour et un gendarme dansait le moon walk sur le rond-point pour nous encourager. ça je n’oublie pas… J’ai croisé aussi 2 rhinocéros. Voyez par vous-même le niveau des déguisements lol !

Pour revenir aux ravitaillements, en fait, beaucoup de spectateurs proposaient des ravitaillements « privés »: des oranges (ouf j’ai pu en manger 3 ou 4  grâce à eux), des bonbons, des raisons… des bonbons (beaucoup de bonbons en fait lol), du sucre, du thé… Heureusement qu’ils étaient là, j’ai pu manger des oranges (déjà épluchées lol) sans entamer mes réserves. L’eau était présente bien plus souvent qu’à Paris, je crois que c’était tous les 3km. C’était pratique, je pouvais absorber facilement mes ravitaillements et boire dans la foulée. Les bénévoles nettoyaient hyper rapidement les gobelets pour ne gêner personne. Le top moi je vous dis 😛

Montées/Descentes, mes jambes ne sont pas encore fatiguées et la montre s’affole encore parfois, mais j’arrive enfin à tenir le rythme que je m’étais donnée. Nous retournons sur la promenade de Brighton et nous continuons cette fois vers l’Ouest. C’est fou le nombre de participants qui courent avec des dossards pour des associations. Je crois qu’ils représentent facilement 1/3 des coureurs. C’est beau et je sais que Brighton Marathon réserve ENORMEMENT de dossards « solidaire ». Il y a de nombreux stands d’encouragements mis en place par ces associations justement. L’ambiance est sur-voltée et à aucun moment il n’y a de vide de spectateurs. ça hurle, ça joue de la musique, même des petits ados se sont installés dans la rue pour jouer, chanter…hurler !

C’est fou. Je réalise à peine que j’approche le semi-marathon. Je me sens encore très bien, ni trop chaud ni trop froid. Je m’arrose parfois un peu le visage mais honnêtement, la température est idéale. Je ne peux pas m’empêcher de sourire, de regard droit devant. Ce n’est que du plaisir pour le moment 😉

Je profite de l’ambiance. Je croise des t-shirts très drôles. C’est une manie anglaise de passer des messages sur le dos de leur t-shirt (je vous le disais dans ce post). Là ce sont les coureurs pour WWF qui sont vraiment drôles. Ils portent un bandeau éponge avec des pompons noirs et surtout sur leur t-shirt « The panda made me do it ».. Voilà moi ça me fait rire pendant un marathon. Je m’imagine le panda, si doux et gentil en mode Banzai et fouet lol.

Bref, je m’égare et surtout je passe le semi-marathon 1h54, j’ai de l’avance MAIS je ne vois pas Matthieu. Miles 13…Miles 14… Miles 15…ça fait long 3 miles pour se rater non ? Je m’inquiète et en m’inquiétant j’oublie complètement de me ravitailler avec ce qu’il me reste. Petit coup de mou au 25eme km, vite vite, une super supportrice tend des oranges. Le hasard fait bien les choses. Je connais mal ce côté-ci de Brighton… et je le regrette car l’ambiance est cool, il y a même une boulangerie à la Française.

Il fait toujours aussi beau, je n’ai pas froid…sauf quand le vent nous donne un petit coup. Mais non je vous rassure. Il fait beau et il n’y a quasiment pas de vent. Franchement, quelles étaient les chances pour avoir ce temps parfait ? Je ne sais pas lol mais je savoure chaque instant.

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Le temps me parait comme suspendu. Je ne ressens pas d’ennui, de lassitude, de volonté d’en finir contrairement à certaines de mes sorties longues où vers la fin bahh je voulais vite arriver. Là non, je me dis que je vis un truc super cool, que les gens qui m’entourent sont cool, drôles. Tout le monde est euphorique (j’ai envie de dire HYSTERIQUE lol). L’énergie me porte. J’écoute certes ma musique, mais je suis vraiment connectée avec ce qui se passe. J’ai envie de vous dire… que je savoure. Un marathon/an, il faut savourer ce mélange d’émotions, de crainte (vais-je y arriver ?), de force, de fierté, de joie, de stress… C’est très étrange.

Je me rapproche du 30ième km, déjà 2h44, je suis toujours dans les temps, mais je sais que mon retard au ravitaillement va me porter préjudice. Matthieu est tout frais et là, ouf on ne se rate pas. Je ne suis pas essoufflée ou dans le rouge comme j’ai pu l’être l’an dernier à ce moment-là. On échange quelques mots. Je me ravitaille enfin avec plusieurs oranges et du sucre. Vais-je éviter le mur ? En fait, je n’ai pas pensé à ce mur jusqu’à ce que je vois le km 30 affiché. Nous retournons près de la mer et nous nous dirigeons vers le port, il y a moins de supporters car c’est le côté industriel de Brighton.. Enfin moins, c’est toujours plus que dans de nombreuses courses lol. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que tout devient plus silencieux, moins joyeux d’un coup.Tout semble si sérieux d’un coup. Les visages se font plus crisper. On rit moins. Comme si le ciel si bleu si lumineux, se gatait, comme si un orage arrivait.

Ce n’est pas le cas, il fait très beau. C’est juste que nous passons une limite, un point de non-retour. Je ne me prends pas de mur. Mon allure se ralentit, mais ça va… En fait le mur arrive au 35ième km, déjà 3h16 d’effort, avec l’odeur à vomir de poissons du port LOL. J’ai couru tellement de fois jusqu’à ce point…enfin juste avant ce point et ces odeurs. Je suis encore pleinement conscience de ce qui se passe autour de moi et surtout de ma vitesse qui ralentit et de ces crampes aux cuisses qui me tombent dessus de je-ne-sais-où. Matthieu me répète que je ne suis plus dans le rythme, me demande ce dont j’ai besoin (que tu me portes ?). Je lui réponds à peine. Je me répète « Je peux le faire, je peux le faire !! »

Franchement, je ne me suis pas posée cette question du « mais qu’est-ce que je fous-là ? mais POURQUOI je fais ça » comme à Paris… je me suis bêtement demandée :  » Mais pourquoi un marathon ça ne fait pas 30km !!! » Bah oui pourquoi ?? Là mon petit coeur ne s’emballe pas mais je commence à être très émotive, à avoir des sanglots qui montent dans la gorge puis redescendent dans les cuisses. OUST LES CRAMPES ! Je ne veux pas pleurer car là, pour le coup ça gâcherait tout mon rythme, mon souffle.

On arrive au bout DU BOUT, 36ième km de Brighton, je ne sens même plus l’odeur du poisson lol. Demi-tour et là bim LE CAR de supporters qui rebooste : musique, rire, chant, confettis, bonbon, orange (excuse-moi MOI j’ai mon porteur d’orange perso ahah, je plaisante, j’en ai pris une lol). Les gens, les bénévoles sont fouuuu. ça sent le barbecue, la bière, le fish and chips. Mais où suis-je tombée !

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Moi au km40

36…37….Je ralentis, j’accélère. J’essaie de trouver un rythme qui permet de faire passer ces fichues crampes. Finalement, je bois de l’eau, beaucoup. Matthieu avait une petite bouteille avec lui. Je regarde toujours droit devant et j’essaie de relancer la machine. Je suis déterminée, je ne veux pas être passive comme sur la fin de mon premier marathon. Je veux le vaincre, je veux garder conscience et être maître de ma performance jusqu’au bout. J’essaie tout ce que je peux pour faire passer ces crampes. Matthieu OSE me proposer de marcher. Je lui hurle dessus que JAMAIS je marcherai ! C’est une COURSE you run for god’s sake. JAMAIS.

Les pauvres coureurs anglais doivent me prendre pour une folle à parler français (cela étant dit j’ai croisé deux coureurs avec le maillot du marathon de Paris 2014 et 2015, REPRESENT LA FAMILLE). Je connais tellement ce parcours que je faisais le long de la mer sur cette promenade-autoroute si large. Je sais combien il reste exactement de kilomètre pour revenir à l’arrivée près de la grande Roue que nous pouvons déjà voir en prime.

Je retrouve la piscine municipale, les petites maisonnettes colorés. c’est Chez moi. C’est chez TOI, c’est ta ville qui me dit Matthieu. Essayez de ne pas pleurer quand on vous dit ça et que vous revoyez ce parcours que vous avez tant aimé, tant parcouru. Mais je ne pleure pas, on reprend un rythme acceptable. Matthieu me dit qu’en tous les cas j’ai explosé mon record.

Franchement à ce moment-là je m’en fiche, je veux juste finir, arriver. Je crois que c’est que je répète « je veux arriver ». Pire qu’en enfant en voiture pour les vacances. Je râle qu’en Matthieu me dit « aller plus que 3km ». NOOON 3,5km ma montre DIT. Lui aussi il s’embrouille avec les miles, les km.. Mais je vous assure que 500m c’est 500m et il ne faut pas m’embrouiller, je suis hyper lucide sur le nombre de m qui me sépare de la ligne.

On se rapproche à nouveau de mon ancienne résidence. Km41. Mais vous savez quoi, je suis tellement concentrée à regarder devant moi… que je ne la vois même pas lol. Je capte à peine le défilé trop foufou de mini cooper, vespa, harley davison aux couleurs de l’Angleterre dans l’autre sens. Non mais WTF ??? Je passe sous l’arche dédié au Panda-maso alias WWF. Il nous reste 1km. J’entends un ALLEZ ANNE. Je me dis que j’ai rêvé (mais MERCI)

Je crois deviné l’arrivée. Je bois, je rassemble ce qui me reste de force et je sprinte… oui Madame j’ai vraiment sprinté, pas un faux sprint pour faire genre lol. Matthieu a pu rester avec moi jusqu’au bout. Je l’ai juste perdu quand…allez savoir pourquoi…Les cris de la foule (je ne sais pas combien il y avait de spectateurs mais je me suis cru dans une arène de finale de football !), la disparition des crampes, le speaker, la musique… Bref une petite douche d’adrénaline et mes jambes s’envolent jusqu’à l’arrivée où je retrouve Matthieu qui est accepté. Bisous, jambe en l’air en fait, mon popotin veut juste se trouver un coin de trottoirs.

Je prends le temps de pleurer, de chouiner, de hug l’adorable bénévole qui me tend ma médaille (Ne me demandez pas qui est le bonhomme dessus, j’en ai aucune idée). Cette fois j’ai vraiment pleuré un bon coup car là, j’ai mené ma barque jusqu’au bout. Là c’était MA préparation, MON plan, MON organisation pour ce weekend, MA ville, MON choix, c’était Moi. Je rendais visite à la Anne qui avait tant aimé cette ville.

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Heureuse

J’ai ma médaille et ma cape de super-woman…enfin ma couverture chauffante qui marche du feu de dieu, je peux m’allonger en paix. J’attends même pas la plage lol. Non en vrai, comme pour le marathon de Paris, j’ai immédiatement des crampes aux mollets. Comme au marathon de Paris, je retire trop tôt mes chaussettes. Dès que je les ai remises ça va mieux. Je marche en canard pour récupérer mon t-shirt de finisher. Je laisse Matthieu me prendre les ravitaillements de fin qu’il mangera… pas moi. On remonte doucement direction la plage de cailloux. On ne peut pas trop trainer Matthieu me dit qu’il est presque 15h (notre train est à 16h30). je panique.

Non en fait il est à peine 14h, il n’a toujours pas réglé sa montre depuis ce matin. Ce petit coup de panique m’a permis de faire 500m porté dans ces bras. merci la montre LOL. On marche doucement sur la plage. Merci l’organisation d’avoir mis en place un chemin avec des planches car là tout de suite, je ne me serai jamais vue marcher sur les cailloux. Les gens sont heureux, sont si beaux. C’est la fiesta : Bière, pizza, fish and chips. Tout le monde fête leur victoire sur la plage et pour une fois, pas besoin de payer pour une chaise lol.

C’est parti pour la photo finish :

La jambe est un peu moins haute que pour le semi de Marseille, mais le bonheur surpasse tout. Matthieu m’a déjà donné mon temps : 4h03. Je suis aux anges. J’ai pulvérisé mon temps du marathon de Paris. Il complimente l’application iPhone mise en place par l’organisation « c’est trop bien j’ai pu suivre où tu étais en temps réel »… Ah et le 13ième miles ? On ne sait toujours pas pourquoi on s’est ratés lol.

Peu importe. Je ne suis que JOIE et douleurs LOL Bon maintenant il faut marcher vers l’hôtel qui est en haut d’une ENORME colline à 10min à pied. J’entame déjà la récupération ahha. Je souris, je continue de pleurnicher un peu. Mais je me sens si légère et heureuse. Oui les jambes tirent mais j’ai ma médaille, je l’ai fait une nouvelle fois.

La joie est aussi belle qu’à Paris, différente car je savais que c’était dur, que ça allait être dur ces kilomètres mais cette fois je ne me suis pas laissée submerger, j’ai vraiment vécu consciemment ma fin de course. Pas d’absence…Je crois que c’est ça qui est différent avec un premier marathon. On sait exactement ce qui nous arrive, ce mélange du « j’en peux plus, mes jambes c’est du chamallow » VS « je veux le faire ! ». On est déjà préparé à ça. Pas de surprise. Je crois qu’on gère mieux ces sensations car on sait qu’elles vont nous tomber dessus. On est d’autant plus déterminé à terminer. Je n’ai plus eu de moment où je me disais « nan mais je peux plus là ». Non, pour cette deuxième fois, malgré les crampes aux cuisses, je ne voulais rien lâcher.

Voici en video ma story Snapchat (Pseudo: AnneDubndidu) réalisé le jour du Marathon pour mettre des images sur mes mots, si ça vous dit 🙂

En tout cas, ce marathon était juste parfait, malgré les crampes : le paysage, le temps, les spectateurs, l’organisation. Alors oui, je reconnais que devoir organisé mes propres ravitaillements étaient…embêtant, mais tout s’est presque bien passé. Heureusement qu’il y avait quelques oranges en « donation privé » par les brightoners lol. JE trouve ça fou qu’ils ne prévoient pas des ravitaillements en fruits et sucre, alors qu’il prévoit des stands… VASELINE .. oui oui vous avez bien lu. Il y a des mecs avec des pots de Vaseline (crème bien grasse qui évite les frottements), des gants en latex et qui tendent des noisettes de crème qui tu attrapes à la volée. Des coureurs le font vraiment. Ne sont-ils pas prévoyant ces anglais ? Fouuu moi je les ai trouvés adorables et tellement impliqués dans cette course. Tout Brighton s’est arrêté pour nous. C’est FOU FOU FOU.

Et si c’était à refaire ? Mais oui mille fois oui. Je crois que le marathon est vraiment une course qui surpasse toutes les autres : ambiance, sensation, entrainement, dépassement de soi… Tout. Il n’y a que pour ce format de course que je ressens autant d’émotions, de plaisir, de bonheurs, de fierté… d’épanouissement. C’est fou de dire ça alors qu’on a juste l’impression après de marcher comme un canard AVEC des boulets aux pâtes.

Bref. Merci… merci pour tous vos petits mots, de me suivre, de me soutenir, ça répresente beaucoup pour moi. Merci à toutes celles qui ont aussi participé à ma collecte de don pour la Croix Rouge (qui devrait recevoir ce gros chèque cette semaine)

Voilà Merci <3 et à très vite, je vous réserve une grosse surprise mercredi prochain

PS: Si le Marathon de Brighton vous tente, je vous conseille de prendre vite votre dossard, il est déjà plein à 70% en … une semaine

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23 commentaires

  • Repondre Laure 24 avril 2016 à 12 h 09 min

    Super article : j’ai eu les larmes aux yeux en te lisant !!
    Félicitation !! C’était une super course (je t’ai suivi sur snapchat ^^)
    C’est fou comme tu peux me motiver ; tu ne lâches jamais, tu es toujours positive… bref merci !!
    J’ai qu’une hâte : m’inscrire à mon 1er semi : ce sera mon objectif de l’année prochaine je pense !!
    Encore BRAVO
    Laure

  • Repondre Anaëlle 24 avril 2016 à 12 h 22 min

    Coucou Anne,

    Bravo ! Ca donne tellement envie de vivre cette expérience aussi malgré la difficulté, une ambiance qui donne envie ! Ca me fait rêver, un bel objectif pour se prouver tellement de choses. Mes seules courses (10et15) j’avais galéré avec les ravitaillements finalement pas très utiles mais bon je note tes astuces pour le futur. Je croise les doigts de recourir le plus tôt possible après mon opération des ligaments croisés du genou gauche en mai. Merci pour ce témoignage qui fait voyager. Maintenant tu es suivie par plein de personnes et sache que tu mérites tout ce que ça peut t’apporter, c’est toujours un vrai plaisir de lire tes mots et de regarder tes jolies tenues (ou coiffure ici). Je voudrai le même talent d’écriture et surtout avoir autant à raconter.
    Merci pour tout !

    Anaëlle, 17 ans & motivée à bloc

  • Repondre Jennifer 24 avril 2016 à 12 h 53 min

    Je suis émue pour toi après avoir lu ton compte-rendu. Bravo Anne !

  • Repondre Fanny 24 avril 2016 à 13 h 03 min

    Ton résumé est super ! J’adore Brighton et là tu me donnes vraiment envie de faire ce marathon, je vais clairement le noter quelque part dans ma petite tête pour une prochaine fois 🙂
    Encore bravo pour ta course et ton record c’est génial !

  • Repondre Lyly 24 avril 2016 à 14 h 07 min

    Bonjour Anne,

    Ton blog est vraiment génial, je l’ai découvert il y a quelques semaines seulement et je n’avais encore jamais posté de commentaires! Tu sembles avoir très bien vécu cette course et ton récit nous plonge en plein dans la course (sans les crampes: -))
    Ca me donne envie de me lancer sur des courses hors de France alors que je n’en voyais pas l’utilité avant!

    J’avais une question: trouves-tu que les chaussettes de compression sont utiles? J’ai toujours couru sans, y compris le marathon et je me demande si je ne vais pas m’en acheter… Tu as l’air de dire que ça soulage. Un petit post bientôt sur le sujet 🙂

    Encore bravo en tout cas, j’adore ton blog!

  • Repondre Aude C 24 avril 2016 à 14 h 50 min

    Merci Anne pour ce compte rendu plein d’émotions !
    Ça donne envie de se jeter dans le grand bain, de vivre ça à son tour
    J’avais déjà adore la story snapchat, mais là on le vit encore plus avec toi !
    A partir de quand seras – tu coach ? Prevoieras – tu des plans ou coachings « à distance » ?

    Encore félicitations !

  • Repondre Bérengère 24 avril 2016 à 16 h 47 min

    Très beau compte rendu. Magnifique course (tu as réussi a me faire pleurer en te lisant). A très vite. Merci pour tout ce que tu fais pour nous.
    Bérengère

  • Repondre Marine 24 avril 2016 à 16 h 54 min

    Juste : BRAVO !

  • Repondre Dorothee 24 avril 2016 à 17 h 44 min

    C’est génial !! Tu partages cela avec tellement de bonne humeur ça donne envie
    FÉLICITATIONS

  • Repondre Jessica 24 avril 2016 à 18 h 32 min

    Merci Anne pour ce récit tellement détaillé qui m’a mis les larmes aux yeux, comme si je vivais la course avec toi. J’en suis encore loin, mais ta motivation sans fin est impressionnante et tellement géniale ! Bravo pour ton chrono, c’est vraiment super. Et hâte de continuer à suivre tes aventures :))

  • Repondre Debbz 24 avril 2016 à 19 h 32 min

    Sublime article, on s’y croirait tellement ! J’en ai eu les larmes aux yeux. Quel parcours, quelle volonté…. Félicitations à toi, tu ne le dois qu’à toi-même !

  • Repondre Adèle 24 avril 2016 à 20 h 08 min

    Bravo Anne!!
    Ton compte-rendu m’a fait « voyager » et courir avec toi!
    Tu as superbement assuré!
    FÉLICITATIONS !!!

  • Repondre Caro 24 avril 2016 à 20 h 21 min

    Un grand bravo pour ce 2eme marathon et un grand merci pour ce compte rendu plus que génial dans sa plume et sa bonne humeur
    Tu as déjà trouvé le lieu de ton prochain marathon?
    ENJOYYYYYY
    Caro

  • Repondre Pauline 24 avril 2016 à 21 h 44 min

    Quel plaisir de lire ton compte-rendu ! Vraiment émouvant et inspirant 🙂
    Félicitations pour ce deuxième Marathon et cette très belle performance !

    Hihi on a rigolé avec mon copain car peut-être que c’est lui que tu as entendu juste avant Brighton Pier avec son « ALLEZ ANNE ! » (je t’ai encouragée aussi, mais j’ai une voix un peu plus fluette…) ^^
    Habitant à Londres, on avait prévu d’aller prendre l’air à Brighton le dimanche, et quand j’ai réalisé qu’il y avait le Marathon je me suis souvenue que tu le courais là bas. Merci à l’appli, effectivement très bien faite, elle nous a permis de savoir quand tu allais passer près de nous 🙂 J’étais hyper contente de te voir courir, c’était une fois de plus très inspirant !

    L’ambiance était vraiment chouette, positive et bon enfant pendant cette journée. C’était tellement agréable, même pour les spectateurs ! L’ensemble de l’organisation était vraiment au top pour nous.
    C’était beau de voir toutes ces personnes (aussi bien hommes que femmes, de tous âges, de toutes morphologies, et avec tous types de foulées) tout donner, s’accrocher et se surpasser, jusqu’à la ligne d’arrivée. De sacrées démonstrations de courage et ténacité qui nous ont bien impressionnés, moi et mon copain !

    Encore bravo donc et hâte de suivre tes prochains objectifs ! Bon dimanche soir 🙂

  • Repondre Heeey_milie 24 avril 2016 à 22 h 36 min

    Ton récit m’a captivé ! Je ne sais pas si j’aurai un jour le courage de me lancer mais en tout cas ça fait rêver !
    Bravo à toi encore 🙂

  • Repondre Alexandra 25 avril 2016 à 12 h 00 min

    Félicitations Anne, c’est très émouvant, tu peux être fière de toi !

  • Repondre audrey 25 avril 2016 à 12 h 17 min

    Bravo Bravo pour ce deuxième marathon!!c’est un très jolie récit qui me donne l’envie d’en courir un prochain, tu exprimes bien toutes les émotions que cette course, cette aventure procure, Force, persévérance, dépassement de soi, joie bonheur, cela dépasse tous les entraînements difficiles que l’on peut vivre lors de la prépa!

    encore bravo 😉

    Audrey

  • Repondre Mawa Jane 25 avril 2016 à 12 h 36 min

    Magnifique compte-rendu, très émouvant ! Bravo, tu es un tel exemple de fille positive et volontaire ! Tu es une warrior ! Cela me donne envie, moi aussi, de courir un marathon un jour pour vivre toutes ces sensations. Sache que je pense souvent à toi ou à tes articles quand je cours, tu m’inspires ! En tout cas bravo encore pour cet exploit et vivement le prochain !
    Bisous

  • Repondre Delphine B 25 avril 2016 à 13 h 01 min

    Waaaaw ! Merci d’avoir partagé toutes ces émotions et cette détermination avec nous. J’ai été super émue de lire cet article 🙂
    Félicitations pour ce second marathon !
    Tu m’as surmotivée à m’inscrire à des courses (je vais commencer pas plus facile qu’un marathon quand même, mais un jour pourquoi pas !)

  • Repondre Sylvie 25 avril 2016 à 16 h 45 min

    Félicitations pour la course ! Personnellement je commence à courir et j’avoue que c’est dur …. très dur.
    Au bout de 2 km je suis à bout de souffle alors le marathon ne sera pas pour tout de suite !

  • Repondre coralie 26 avril 2016 à 10 h 34 min

    Merci pour ce très bel article, merci d’avoir partager avec nous tes émotions. Comme l’an passé j’ai adoré te lire. Et encore bravo à toi !

  • Repondre Margaux Lifestyle 26 avril 2016 à 16 h 33 min

    Je n’ai qu’un mot à te dire :: Bravo !!!! Tu es vraiment une grande source d’inspiration ! Et bon voyage en Australie ! J’ai hâte de lire tes carnets de voyage.

  • Repondre Maëva 29 avril 2016 à 15 h 50 min

    j’ai versé ma larmichette… Je voulais tenter un marathon cette année mais je suis enceinte… Alors ça sera peut-être pour 2017, pour mes 30ans… Je pense que ça peut être un beau défi… J’ai eu des sensations de ouf en courant mon 1er semi l’an dernier (celui de Nîmes) alors j’imagine même pas un marathon, surtout celui de Brighton qui a l’air énorme (un ami l’a fait 2 années de suite)… Je continue de te suivre en t’enviant un peu avant que ça soit mon tour!!! Des bisous à toi petite warriorette 😉