Running: la Performance VS le Plaisir #225

29 novembre 2015 - Running, Sports - 26 commentaires

Hi,

courir running performance plaisir

Courir plaisir ou performance ?

Aujourd’hui, j’aborde un sujet qui me tient à coeur depuis quelques mois et qui m’agace de plus en plus dans mon sport, la course à pied. J’ai souvent l’impression que deux conceptions de la pratique s’affrontent et sont différenciées ainsi : plaisir VS performance.

Je vais un peu tomber dans le cliché mais il existe donc ceux « qui courent pour le plaisir » et ceux « qui courent pour la performance ». Souvent ceux-là, ne le savent pas vraiment qu’ils ont été mis dans cette case du coureur. En fait, c’est lorsque moi-même j’ai reçu l’étiquette de la « coureuse qui court pour la performance » que je me suis aperçue de ces 2 catégories. Elles ne devraient pas exister car peu importe la manière dont nous pratiquons la course à pied, nous prenons tous (je l’espère du moins 😀 ) énormément de plaisir.

C’est pourquoi, je vais essayer de remettre un peu tout cela en place pour comprendre comment certains coureurs arrivent à cette distinction qui n’a pourtant aucunement lieu d’être.

courir running performance plaisir

Courir plaisir, qu’est-ce que cela signifie ?

C’est vrai, on dit souvent « moi, je cours pour le plaisir aujourd’hui« . Personnellement, je le dis également ! Pourtant, je crois que nous devrions dire « je cours sans objectif, juste courir pour courir ». Or, même lorsque l’on court pour une performance (donc avec un objectif (temps/distance) qui implique de la préparation, de la concentration, de l’effort et de fait du travail), on prend du plaisir. C’est fou mais c’est bien vrai, je peux prendre autant de plaisir sur une course de 10km « pour le plaisir » que sur une course de 10km « pour la performance ». Le plaisir est différent à l’arrivée, mais il est pourtant là même quand cela a impliqué du « travail ».

Je crois qu’il ne faut pas complexer de vouloir « être performante » ni d’avoir honte « de ne pas l’être ». Courir plaisir ne devrait pas être une excuse parce qu’on a juste envie de pratiquer la course… pour ce sport en lui-même, juste POUR ce sport et tous ses autres bienfaits qui n’ont rien à voir avec la performance. Parfois, courir pour courir, il n’y a que ça qui fait du bien, on oublie tout : chronomètre, objectifs.

Mais, il ne faut pas pour autant rabaisser ceux qui aiment aussi courir pour la performance. Ils… nous aimons autant ce sport et nous partageons les mêmes valeurs, la pratique et l’approche de la course à pied est certes dans les faits un peu différente.

courir running performance plaisir

Je porte: Leggings et Pull Mizuno, Baskets Saucony

Plaisir et performance peuvent aller de pair. 

S’il y a bien quelque chose que j’ai appris à l’INSEP durant ce premier semestre, c’est que pour atteindre un tel haut niveau de performance, un sportif doit être dans le plaisir, sinon jamais il ne pourrait y parvenir et s’y tenir. Sans le plaisir, c’est le burn-out assuré, qui arrive souvent à certains sportifs (Laure Manaudou, dès que l’on n’aime plus ce que l’on fait, on le fait souvent mal, adieu la performance). Vous vous imaginez vous faire 8h de sport par jour et….détestez ça?

La performance rime avec plaisir. Le plaisir est même inhérent à la performance. Si vous ne prenez pas de plaisir, la performance est même difficile à développer. Sans l’envie, on ne va nul part. C’est pourquoi il est injuste de juger les coureurs et les coureuses qui cherchent une performance (quelque soit le niveau : boucler un 10km en 1h ou 40min) comme quelqu’un qui s’enferme dans une pratique sans envie ni plaisir.

courir running performance plaisir

Mon expérience

Pour se « taper » les fractionnés que j’avais en préparation marathon, je peux vous assurer qu’il fallait un peu de plaisir dans tout ça pour avoir le courage d’aller au stade puis les faire. Et honnêtement, même s’il y a de la douleur, un peu de « souffrance » (et encore) dans certains exercices, le plaisir et la fierté qui en découlaient, effaçaient tout. Le plaisir est donc subjectif.

Il n’existe pas de tout blanc ni de tout noir, il n’existe donc pas de tout performance et de tout plaisir. « Je cours pour le plaisir » est extrêmement excluant pour ceux qui veulent « un peu plus » de leur pratique. De fait, je crois que l’on confond les visés de la performance.

Non performance ne rime pas avec souffrance

Quand je discute avec des coureuses plus orientées « plaisir »(si je reste dans le raisonnement performance VS plaisir) , la perception de la performance est souvent très « négative ». Comme si dans la course « pour la performance », il n’y avait que de la souffrance.

Je ne le cacherai pas que « je souffre » durant certains exercices que j’effectue pendant mes sorties runnings, mais…n’ayez pas peur : j’aime ça. J’apprécie cette sensation de « galère physique », sentir mon corps vacillé car je le pousse dans ses retranchements. J’aime sentir mon corps me répondre, répondre à mon esprit qui lui dit « vas-y encore quelques centaines de mètre », me montrer que je peux y arriver, que ça fait mal dans les cuisses mais que « tu as vu, je pouvais le faire et je l’ai fait ! ». À l’arrivée, ça fait un bien fou de voir cet accomplissement.

Bien sûr ça tire, bien sûr ça peut « faire un peu mal », mais j’éprouve du plaisir car c’est pour moi inhérent à ma pratique de la course à pied telle que je le conçois et telle qu’elle a évolué, telle qu’elle se trouve être durant ce type de séance.

Mais ce n’est pas le cas pour chacune de mes sorties, au contraire. Pour d’autres, je laisse mon corps me guider, je mets mon esprit au repos, ma course est « pure », je n’ai pas de chronomètre, je ne cours pas pour me dépasser, je cours juste pour courir. C’est.. tout simple.

Que ça soit dans le premier cas de figure… comme dans le second, je prends du plaisir. C’est juste sous une forme différente. 

courir running performance plaisir

Je crois que l’essentiel est justement de TOUJOURS être capable de prendre du plaisir. Dès que l’on ne prend plus de plaisir, dès que le « je vais courir » se transforme en « je dois aller courir », c’est à ce moment-là qu’il faut se questionner et remettre en cause sa pratique. Quand il n’y a plus de plaisir, peu importe, avec ou sans objectif, il n’y a plus de sens au sport.

N’hésitez pas à relire mon article: Quand la motivation n’est plus là, il vous aide à faire le point sur justement la prise ou non de plaisir 😉

Le sport est un loisir… Loisir = Plaisir, ne perdez jamais cela de vue. 

De fait; Courir plaisir ? Courir performance ? C’est la même chose, nous courons car nous aimons ça. Ni plus ni moins. 

Au final, l’opposition plaisir et performance m’est tombée dessus comme un jugement sans fondement, comme une mauvaise étiquette qui n’a pas lieu d’être dans le sport. Ce que j’aime justement en course à pied, c’est bien qu’il y a une multitude de manière de pratiquer. Il n’y a pas de cases, chacun court comme il l’entend.

courir running performance plaisir

Arrêtons de juger la pratique de l’autre. Ce n’est pas parce que votre ami court « sans objectif » que sa pratique est moins intéressante que la vôtre. Nous courons tous pour NOS RAISONS, elles sont uniques et particulières à chacun. Parfois, ça fait un bien fou de se concentrer sur ce chronomètre car ce chronomètre nous fait oublier tout le reste, d’autre fois, ça nous fera autant plaisir de courir « sans rien », juste pour le coeur, juste pour nous, juste pour la course.

Vous aimez courir pour obtenir une belle performance à une course, super mais n’oubliez pas de prendre du plaisir en chemin sinon vous oublierez peut-être pourquoi à la base vous vouliez cette performance.

Vous aimez courir pour le plaisir de la course, de celui de juste et simplement courir, super mais n’oubliez pas que le plaisir peut aussi passer par un dépassement de soi = une belle performance…

courir running performance plaisir

Ne jugez pas. C’est bête mais je me sens hyper frustrée quand j’entends « ah nan mais moi je cours pour le plaisir »… ah donc parce que moi je veux battre un record, je ne cours pas pour ça …aussi ?

Les filles, COUREZ POUR VOUS 🙂 ! La beauté de ce sport c’est bien son approche universelle et plurielle. Ne vous prenez pas la tête avec ce que font les autres, pourquoi, comment, l’essentiel et c’est ça qui est bien : c’est POUR VOUS.

Que pensez-vous de ces étiquettes « courir plaisir  » VS « courir performance » ?

@ très vite

PS: Bénéficiez des frais de port offerts sur mon Guide Pour débuter le running 😉 >>>

PS2: Bénéficiez de -50% sur une large sélection chez Zalando 🙂

PS3: Chez I-run.fr bénéficiez de -30% sur toutes les nouveautés running/textile avec le code promo FRIDAYRUN >>

Article précédent Article suivant

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

26 commentaires

  • Repondre Margaux 29 novembre 2015 à 11 h 01 min

    Je comprends tout à fait ce que tu veux dire ! Parce qu’il faut aimer courir pour aller faire du fractionné (ou une simple sortie) pendant l’hiver. iI fait froid, il fait souvent nuit… Les gens ne comprennent pas que l’on puisse trouver du plaisir dans le dépassement de soi ! Il n’y a absolument aucune honte à « courir pour la performance ». Ça me gave quand je dis que je voudrais passer la barre des 60 min sur 10km et que l’on me répond que c’est déjà bien que je cours et qu’il ne faut pas que je perde le plaisir de vue !

  • Repondre Juliette 29 novembre 2015 à 11 h 27 min

    J’ai bien aimé ton article parce que ces derniers jours, j’avais un peu plus de mal à aller courir. En fait, je n’avais pas envie d’y aller parce que je savais que ça voulait dire de voir bosser ma vitesse ou mon endurance, essayer de grapiller un kilomètre de plus .. j’avais oublié que j’aimais courir pour mettre une basket devant l’autre et me vider la tête.
    J’étais stressée de devoir toujours m’améliorer parce que souvent quand je dis que je cours, on me demande combien ? , à quelle vitesse ? alors que j’aime courir aussi sans objectif.

  • Repondre Manon-sixthematique 29 novembre 2015 à 12 h 31 min

    Oui, je suis complètement d’accord avec toi. Je cours TOUJOURS pour le plaisir, parce que j’en ai envie. Il arrive que je veuille courir pour la performance mais c’est surtout pour avoir un objectif qui me motive… Donc quand je cours performance, je cours aussi plaisir!

  • Repondre Fanny 29 novembre 2015 à 13 h 19 min

    Bonjour Anne !
    Merci pour ce billet 🙂
    Je te suis entièrement sur ce que tu dis. J’ai commencé à courir un peu par plaisir et beaucoup par obligation. J’ai progressé lorsque c’est devenu un plaisir et je me suis autorisée alors à devenir compétitive ! De la même façon, j’ai crié sur tous les toits que le fractionné « j’aime pas » et quand j’en ai vu l’utilité et la progression qu’il m’apportait, j’ai commencé à prendre plaisir de ce rendez-vous hebdo.
    Aujourd’hui je cours avec un double plaisir : celui de courir et celui de me voir progresser pour atteindre mon futur challenge 😉
    Merci encore pour ton blog !
    Je te souhaite une belle journée 🙂

  • Repondre Audrey 29 novembre 2015 à 15 h 43 min

    Je trouve ça un peu bête de distinguer les deux… Pour moi, c’est lié! Même ceux et celles qui courent « sans objectif » font de la performance! Tout dépend du point de vue. L’air de rien, réussir à courir 30 minutes sans s’arrêter, même sans objectif temps, c’est une sacrée performance!

    Pour ma part, dès que j’ai commencé à courir, même quand je crachais mes poumons au début, c’était de la performance ET du plaisir, car j’étais fière de moi, ex-non sportive. Je passais du temps à l’extérieur, je sortais à des heures où je ne sortais jamais avant (8h du matin un dimanche… On voit le quartier différemment).
    Depuis peu, j’ai évolué dans ma pratique sportive, et ma vision du plaisir aussi. Bien sûr j’aime toujours voir le monde différemment (comme au début) mais je commence depuis quelques mois à penser plus au chrono. J’ai commencé sérieusement les fractionnés. Mon dieu que je souffre! Mais j’aime ça, j’aime la sensation de vitesse, j’aime me dire que je peux arriver au bout des intervalles.
    En lisant cet article, je me rends compte que j’ai 3 sorties par semaines et elles ont toutes un objectif différent : 1) fractionné 2) sortie moyenne (40-50-60 minutes max) sans vraiment d’objectif temps, parfois je pars sans montre, je ne regarde pas mon rythme 3) sortie longue (+60min) avec un rythme à tenir (c’est sur cette sortie que je vois les effets du fractionné), toutefois, je ne pousse pas trop non plus.
    Mais le points commun de ces 3 courses hebdomadaires, c’est le PLAISIR. Alors oui bien sûr je n’ai parfois pas de plaisir tout le temps, c’est difficile, pas en forme, il pleut, j’ai froid, je n’avais pas de motivation… Mais à chaque fois, lorsque je reviens, je suis contente de l’avoir fait!

    Et effectivement, il faut avant tout courir pour soi! Les objectifs des autres ne peuvent jamais être les nôtres (sinon, bonjour les objectifs irréalistes! et la chute de la motivation…)

  • Repondre SAndrine 29 novembre 2015 à 15 h 56 min

    Superbe article une fois de plus, plein de bon sens!
    J’ai commencé le running au mois d’août et au début je courrais juste pour me remonter le moral à cause d’une mauvaise passe, je souffrais pour courir 10 min sans m’arrêter mais le bien-être ressenti ensuite me poussait à me dépasser, à être plus performante (petite performance certes mais je m’améliore) … le plaisir et la performance pour être bien dans ma tête étaient mes motivations…. c’est ce bien-être qui a fait que j’ai continué à courir malgré une pause de 3 semaines due à des douleurs aux genoux (l’angoisse durant ces 3 semaines de ne pas retrouver l’envie de courir)
    Maintenant, je cours pour tout un tas de raison: le plaisir de la course, celui de la performance, mais aussi celui des bénéfices: humeur, moral, sommeil, mais aussi perte de poids… -7kg en 2 mois sans faire de régime… et aussi pour ces moments partagés avec l’amie qui m’accompagne, avec mes enfants qui doucement m’accompagnent mais aussi en solitaire….
    Ma seule angoisse c’est le temps hivernal…… 😉

  • Repondre Hélène 29 novembre 2015 à 16 h 14 min

    Bonjour Anne,
    j’ai débuté la course à pied il y 2 ans. Même si je suis partie de zéro, mon objectif à toujours été de progresser. C’est pour ça que je trouve absurde de dissocier plaisir et performance. Même les gens qui ne sortent courir que le dimanche remarquent leurs progrès à chaque sortie, et augmentent donc leurs performances !
    En tout cas j’aimerais dire que la course à pied est un sport où l’on retrouve des gens réellement bienveillants. Je me suis inscrite en club d’athlétisme en septembre, et je n’ai rencontré que des gens qui ne se prennent pas la tête. Même les « bêtes de compétition » échangent avec les débutants, et ça c’est vraiment chouette !

  • Repondre Mélanie 29 novembre 2015 à 17 h 43 min

    Hello Anne,

    Merci pour cette article remplie de sens ! J’ai la même pensé que toi, tout le monde court pour le plaisir. D’ailleurs si je ne courrais pas pour le plaisir je me serais déjà arrêter après les 5 premières minutes de course… Lorsque j’ai senti mes jambes souffrir du manque d’exercice physique. Quand on reprend une activité sportive et que l’on a pas pratiqué depuis longtemps le moindre effort devient « intense » et peut s’assimiler à une « performance physique ». Et il n’y a pas de plaisir dans la souffrance, le plaisir provient du résultat, de la fierté ressentie à la fin de l’effort. Au final, vouloir améliorer ses performances c’est vouloir prendre encore plus de plaisir 🙂 ! Le plaisir est dans l’effort mais aussi dans les bienfaits que celui-ci nous apporte 🙂 ! Après ce qui diffère c’est plutôt comme tu le dis nos objectifs 🙂 !

    Mélanie

  • Repondre Mathi 29 novembre 2015 à 19 h 37 min

    Tu as tout à fait raison Anne ! Je suis plus une coureuse « performance  » ou en tout cas à la recherche de la performance et pourtant je prends du plaisir ! Bien sûr et heureusement d’ailleurs ! Je prends justement du plaisir de me dépasser ! Donc oui on peut allier les deux !
    Bonne soirée Anne !

  • Repondre Sophie 29 novembre 2015 à 20 h 25 min

    Au secours… quel discours dramatique. Dramatique pour les jeunes qui te suivent… « J »aime souffrir » « J’aime sentir mon corps vaciller » « J’aime la galère physique » C’est grave et malsain de tenir ce genre de discours. Le sport est fait pour se faire du BIEN, pour avoir une meilleur santé… Je trouve ça dingue de lire des propose aussi grave qui poussent aux troubles du comportement… Attention à ce que tu dis.

    • Repondre Anne 29 novembre 2015 à 20 h 31 min

      Sophie je crois que c’est toi qui dramatise beaucoup…
      Il y a des guillemets partout dans mon texte notamment sur les expressions que tu cites.
      Bien sur que le sport est fait pour se FAIRE DU BIEN, c’est même le but de cet article.
      Mais l’autre but de ce post est aussi de respecter la pratique de chacun… et en l’occurrence le dépassement de soi, qui peut passer par la performance… bah ça peut « faire mal » (hop des guillemets car on est loin de la douleur malsaine que tu évoques).. un peu. UN PEU
      Donc attention de lire attentivement et de ne pas juger si rapidement.

  • Repondre olympiabydiane 29 novembre 2015 à 22 h 09 min

    Bonjour Anne !!
    J’aime beaucoup ton article car je partage totalement ton avis, je trouve cela contradictoire de dire je cours pour le plaisir, car est-ce qu’il existe des gens qui courent pour souffrir ?… Merci de remettre les pendules à l’heure !

  • Repondre Marie 30 novembre 2015 à 7 h 53 min

    Je pense que j’ai tendance à faire cette distinction mais dans ma tête, ce n’est pas du tout péjoratif. Pour moi, la performance, c’est se dépasser++++. Je cours pour courir (quoiqu’en découvrant une piste, ouverte à tous, gratuite, entretenue, près de chez moi, je me suis mise à rêver d’un 10 km en 2016)(je ne pensais jamais écrire ça ah ah). Je suis une traumatisée des joggings scolaires imposés, pour moi, courir, c’est déjà une performance ;-P Mais si la performance, c’est se dépasser, sortir de sa zone de confort (physique et psychique), alors je cours aussi pour la performance.

  • Repondre Fanny 30 novembre 2015 à 11 h 24 min

    J’aime bien me garder au moins une séance par semaine, ou toutes les 2 semaines en préparation, juste pour le plaisir. Aucune pression sur le chrono ou l’allure. Je fais plus attention au paysage et sur le plaisir de courir 🙂

  • Repondre josephyne G. 30 novembre 2015 à 13 h 47 min

    Je ne m’étais jamais posé la question d’une distinction entre plaisir et performance. Je vois plutôt une différence de niveau moi. Je cours depuis ce printemps et dès que je peux je file m’aérer. Ce qui m’a valu des réflexions carrément désobligeantes « accro au sport » « acharnée » « obsédée par le corps »…je cours pour 3 raisons : me faire du bien au moral et m’offrir un équilibre de vie…perdre mes kilos de grossesse (j’ai accouché il y a deux ans et ne pouvait pas me reprendre en mains auparavant .kilos de grossesse… Lucile Woodward si tu me lis….lol)…et enfin oui…je serais extrêmement fière d’augmenter mes capacités et les distances de mes sorties.
    Suis je donc dans la quête de la performance ? Peut être…
    Cependant je cours peu souvent. Je me sens surtout différente de celles qui peuvent courir 3 ou 5 fois par semaine. Là oui…il y a une distinction. J’aimerais courir une course officielle. J’ai envie de me lancer ce challenge par plaisir ! ‘Même si j’ai peur de vivre un gros moment de solitude comparé à la foule de nanas hyper entraînées…moi celle qui alterne encore course et marche rapide.

  • Repondre Emma 30 novembre 2015 à 15 h 06 min

    Sympa ton article.
    Moi j’ai toujours cru qu’il y avait effectivement deux catégories mais je ne savais pas que tu étais de celles qui courent pour la performance :p
    En fait ma théorie est que quand on cherche à atteindre une distance on court pour le plaisir parce qu’on est plutôt débutant de la distance et le fait de courir c’est génial, de finir des courses encore plus (après d’autres vont dire que c’est déjà une performance en soit mais bon bref) et une fois qu’on a atteint la distance souhaité et qu’on commence à faire quelques 10K, on commence à vouloir s’améliorer et regarder le temps et se féliciter de son temps, donc là on est plutôt dans la recherche de performance.
    Après tout est question de dosage au point de vue extérieur car les gens ne perçoivent pas vraiment les choses comme elle le sont parfois et certains peuvent penser qu’on court à fond pour le chrono sans prendre de plaisir, juste pour la gloire et se faire mousser etc. Mais ça c’est comme dans tout, certains jugent facilement et d’autres pas.
    Bref je crois encore un peu aux deux catégories mais différemment et sans pouvoir dire si c’est mieux ou pas en fait : dans la vie il y a ceux qui préfèrent le chocolat blanc et ceux qui préfèrent le chocolat noir…

    • Repondre Anne 30 novembre 2015 à 20 h 07 min

      Et le chocolat au lait alors 😛 ?
      Il y a vraiment de tout, mais ce que j’explique le dénominateur commun c’est l’objectif.
      Je trouve qu’en tout les cas, c’est que tant qu’on aime, qu’on prend du plaisir, peu importe le reste 😉

  • Repondre Frenchie au Canada 30 novembre 2015 à 18 h 08 min

    Personnellement, je cours pour me détendre, et pas forcement régulièrement. Je fais d’autres activités sportives comme la natation, le fitness et la boxe de manière plus régulière. Et bien je me sens parfois jugée par les gens qui courent pour la performance: Je ne fais pas assez. Comme quoi…
    Et c’est bien dommage, comme tu le dis si bien, on court pour nous-même 🙂
    Quand a la notion de dépassement et de performance, c’est vrai que de se pousser et de faire des progrès, c’est super et très valorisant. Et ceux dans tous les domaines, pas forcement que la course a pied 🙂

  • Repondre Brightsideofus 30 novembre 2015 à 23 h 06 min

    Merci pour cet article Anne !!! Je me sens parfois jugée (surtout par des non-sportifs) comme étant maso mais… j’aime ce que je fais, j’aime mettre mon réveil un dimanche ou enfiler mon kway pour me défouler et affronter le chrono ! Je prends du plaisir dans la performance ! Bisous !
    PS : je ne t’ai jamais prise pour une runneuse qui courrait juste apres un chrono. Au contraire, tu m’inspires beaucoup !

  • Repondre Cyrielle 1 décembre 2015 à 20 h 02 min

    J’ai enfin pris le temps de lire cet article que j’ai trouvé très pertinent. Toutefois j’aimerais ajouter quelques réflexions en lien avec mon expérience.

    Cela fait quelques temps que je me suis rendue compte que je suis devenue un runneuse qui cours « pour la perf ». Il ne s’est pas passé de changement radical mais petit à petit je me suis mis des objectifs et je m’entraîne pour y parvenir. Avant, lorsque j’ai commencé la course je répondais moi aussi « ah non mais je cours juste pour le plaisir moi » dès que je rencontrais un « vrai » runner. Cela n’avait rien de méprisant de ma part. En fait je ne jugeait pas la personne en face de moi, non, je jugeais ma propre pratique. Parce que non je n’avais pas envie d’avouer que mon objectif était de tenir une demi-heure sans cracher mes poumons. C’était une manière de couper court à la conversation.
    Souvent les jugements qu’ on formule pour les autres sont souvent des jugements qu’ on s’applique à soi-même… à méditer ^^
    Aujourd’hui je me sens fière de mon parcours de runneuse et je ne me sens ni superieure aux débutants ni complexée par les plus forts que moi. Alors oui je cours pour la perf et je prends mon pieds! 😀

  • Repondre Poooooooline 2 décembre 2015 à 12 h 40 min

    Merci pour ce chouette article! Je suis régulièrement ton blog depuis quelques mois et je le trouve super!
    Je trouve qu’il y a aussi courir plaisir VS courir pour maigrir.
    Quand on court on nous demande toujours si c’est pour perdre du poids et beaucoup s’y mettent pour ca (et y parviennent ou non).
    Je fais partie de la catégorie qui a commencé à courir car c’était vu comme le seul sport facilement accessible permettant de « maigrir ».
    Sujet d’un prochain article? 🙂

  • Repondre run_17000 3 décembre 2015 à 11 h 03 min

    Je suis complètement d’accord avec ton article! Effectivement j’ai commencé à courir pour le plaisir sans savoir ce que je valais en terme de « performance » mais depuis que j’ai commencé des courses officielles et que j’ai une base de temps/distance et bien les prochaines courses je cherche à faire mieux et donc je cherche la performance car je veux m’améliorer, cependant je prend toujours autant de plaisir à courir et à chercher cette performance! Ah ah!! Mais quand j’ai un 10km de prévu je veux me donner les moyens de battre mon RP, j’ai l’impression que c’est juste « normal » et on ne peut pas « nous » le reprocher…

    Bref merci pour cet article

    Bonne continuation

    Laurie

  • Repondre Laureen @Peachylau 15 décembre 2015 à 18 h 50 min

    Bravo pour cet article, je suis tout a fait d’accord avec toi.

  • Repondre Julie Lu 7 novembre 2016 à 21 h 57 min

    Bonsoir Anne,

    Je cours parce que courir me fait du bien, me fait me sentir vivante et humaine, courir ca me permet de me vider la tête ou au contraire mettre de l’ordre dans mes idées. Donc je cours pour me sentir vivante, pour me sentir bien, c’est mon but. Maintenant, pour m’aider à courir plus, je me donne des objectifs : des courses, des entraînements qui me rendent plus performante et qui me donne plus de plaisir à courir. J’essaie même la mediatation en courant, si si ! Et puis quel plaisir de courir vers le soleil levant, ou bien au ras des vagues avec ton cœur qui se synchronise avec les vagues…
    Je cours pour moi, je cours pour les autres, je cours comme une fille avec mes gadgets et mes fringues dernier cri parce que c’est moi qui met mes baskets et qui chante les chansons pour me donner de l’énergie ! Ah si mes profs d’EPS pouvaient me voir avec mes médailles et mes dossards !

  • Repondre isolde 14 mai 2017 à 23 h 07 min

    Bonjour Anne,
    J’ai lu ton billet avec attention, il est rédigé avec une grande justesse. En effet, toutes les raisons sont bonnes, tant que le plaisir est au rendez-vous.
    Je me suis pour ma part mise à la CàP pour une raison toute bête.
    J’ai une maladie auto-immune qui me raidit énormément, j’ai la chance d’avoir un traitement, certes lourd, mais existant, et relativement efficace, je dois le dire.
    Moins je bouge, plus je me raidis. Comme tout le monde. En pire… Le matin, je galère pendant près d’une heure avant de pouvoir me « verticaliser » et me tourner vers la droite ou la gauche.
    Il y a qq mois, marcher qq km était un calvaire. Je paie l’effort au centuple le lendemain.
    Et le traitement m’a fait gonfler énormément…
    Il y a un an, j’ai décidé que malade ou pas, je ne pouvais pas continuer à être moins en forme que ma grand-mère, alors que je suis à peine trentenaire.
    J’ai perdu 19kg.
    Je me suis mise à courir. Oui, c’était dur, très dur. J’en pleurais de douleur, les lendemains de sortie CàP…
    Mais mon corps s’y est habitué.
    Aujourd’hui, il me le réclame. Il ne peut plus être sans. Et il me remercie tous les jours de m’être lancée là dedans…
    Alors non, je ne vise aucun chrono, aucune perf. Mais OUI, un GRAND OUI, je prends un plaisir immense à courir, à sentir mon corps vivant, malgré les calcifications, malgré les douleurs…
    Et je tiens à te remercier personnellement, parce que c’est en parcourant ton blog que j’ai eu le déclic.
    Mille mercis, Anne.
    Sincèrement,
    Isolde.

  • Repondre maryline 16 mai 2017 à 12 h 24 min

    tu as bien raison de poser clairement ces questions; je cours depuis 20 ans et j’adore toujours autant courir parce que c’est un plaisir et un challenge personnel; je suis contente quand je suis allée courir et que j’ai dépassé mes limites et je suis contente aussi quand j’ai juste couru cool tranquille parce que j’en avais envie; et puis avec les blessures inhérentes à ce sport, j’ai appris à profiter de ce moment pour moi; tu aurais aussi pu poser la question courir seul pour soi et courir en club car ne faisant partie d’aucun club, il semble que cela soit aussi une tare; pire, je cours depuis 20 ans sans avoir fait de semi ou de marathon!! scandale… je plaisante bien sûr, mais de + en + il y a une pression pour suivre le mouvement. bonne continuation et bon run